Stephane Servant

Stephane Servant
Stéphane Servant est né en 1975. Après des études de littérature anglaise puis divers projets alliant culture et animation auprès des enfants, il se consacre à l'écriture et à l'illustration, pour la presse jeunesse notamment. A Rue du monde, il a publié l'album Coeur d'Alice. Il est installé dan... Voir plus
Stéphane Servant est né en 1975. Après des études de littérature anglaise puis divers projets alliant culture et animation auprès des enfants, il se consacre à l'écriture et à l'illustration, pour la presse jeunesse notamment. A Rue du monde, il a publié l'album Coeur d'Alice. Il est installé dans l'Aude, près de Carcassonne.

Avis (16)

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    Couverture du livre « La langue des bêtes » de Stephane Servant aux éditions Rouergue

    Cécile Thonet sur La langue des bêtes de Stephane Servant

    Petite vit heureuse au Puits aux Anges, sous un vieux chapiteau troué. Belle, sa mère, ancienne trapéziste à la main tordue et au corps meurtri de cicatrices et d'hématomes, n'est ni chaleureuse ni tendre, mais l'enfant ne manque pas de tendresse pour autant : le Père, un ogre aux mains...
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    Petite vit heureuse au Puits aux Anges, sous un vieux chapiteau troué. Belle, sa mère, ancienne trapéziste à la main tordue et au corps meurtri de cicatrices et d'hématomes, n'est ni chaleureuse ni tendre, mais l'enfant ne manque pas de tendresse pour autant : le Père, un ogre aux mains gigantesques, Major Tom le nain, Colodi le ventriloque, Pipo le clown et Franco le tigre, l'entourent d'amour et l'élèvent dans l'idée qu'il faut croire aux histoires.
    Ce bel équilibre est rompu le jour où les bulldozers débarquent pour construire une route. Petite est alors sommée d'aller à l'école où elle doit faire face à la méchanceté des enfants du Village. Quant à Belle, elle noue une idylle avec le Professeur, pour le plus grand désespoir du Père.
    Alors que tout s'écroule peu à peu autour d'elle, Petite décide d'en appeler à la Bête de la légende du Puits aux Anges...
    Petite hésite entre ces deux mondes qui s'opposent : celui des animaux sauvages et des histoires, et celui de la Ville, si fascinant. Elle cherche aussi à comprendre Belle, cette mère si distante dont l'amour lui manque tant et qui fait chavirer le cœur des hommes. Quel secret cache-t-elle derrière toute cette tristesse ?
    Une histoire à l'aura indéniable. Mais force est de constater que le fait de vivre marginalement a une incidence profonde sur le comportement et les actions de Petite. Elle est vraiment enfermée dans une bulle concoctée par ses parents et ils ne s'inquiètent pas de savoir comment elle va bien pouvoir survivre sans eux, face au monde réel, elle qui a toujours vécu à travers les histoires qu'ils lui ont racontées.
    Avec de la réflexion et du recul, ce livre nous confronte avec la réalité et la difficulté de l'insertion sociale pour les gens vivant ou ayant vécu en marge de la société et de la "normalité".
    Quel regard portons -nous sur ces personnes? Ferions-nous quelque chose si nous étions confrontés à cette situation? Quelle éducation donner à nos enfants pour qu'ils soient préparés et prêts dans l'avenir parce que, au vu des événements actuels, la question se pose tous les jours.
    Mais je garde en première impression que, dans une langue poétique et envoûtante, La langue des bêtes nous rappelle qu'il est essentiel de croire à la magie des histoires et donc de nourrir l'imaginaire de nos enfants avec des contes fantastiques et merveilleux; de leur raconter des histoires dès leur plus jeune âge et de les faire rêver à travers des mots et des images.
    Un vrai coup de coeur pour ce livre.

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    Couverture du livre « Le coeur des louves » de Stephane Servant aux éditions Rouergue

    Marianne Wroblewski de MOTS & IMAGES sur Le coeur des louves de Stephane Servant

    Un village, une sorcière, des louves, un lac noir maudit...
    Des enfants disparaissent et une jeune fille va percer des secrets qui pèsent sur ce village et sa famille. Le Coeur des Louves se lit comme un conte. Et jusqu'à la dernière page, l'écriture ronde et fluide de Stéphane Servant sait...
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    Un village, une sorcière, des louves, un lac noir maudit...
    Des enfants disparaissent et une jeune fille va percer des secrets qui pèsent sur ce village et sa famille. Le Coeur des Louves se lit comme un conte. Et jusqu'à la dernière page, l'écriture ronde et fluide de Stéphane Servant sait nous tenir en éveil.
    A lire dès 16 ans, et même après...

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    Couverture du livre « Souviens-toi de la lune » de Stephane Servant aux éditions Rouergue

    Audrey DEVOLDER sur Souviens-toi de la lune de Stephane Servant

    l'intrigue est beaucoup trop complexe. je n'ai meme pas réussi à le finir. je suis déçue

    l'intrigue est beaucoup trop complexe. je n'ai meme pas réussi à le finir. je suis déçue

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    Couverture du livre « Souviens-toi de la lune » de Stephane Servant aux éditions Rouergue

    Claire Lebreuvaud de ANECDOTES sur Souviens-toi de la lune de Stephane Servant

    «Carrefour était comme l'écume des villes. Tout ce que la mer urbaine n'avait pas englouti était venu s'échouer ici, dans les derniers méandres du Mississipi. Un amas hétéroclite d'anciens ouvriers des raffineries er des puits de pétrole, de paumés qui croyaient poser leurs sacs quelques...
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    «Carrefour était comme l'écume des villes. Tout ce que la mer urbaine n'avait pas englouti était venu s'échouer ici, dans les derniers méandres du Mississipi. Un amas hétéroclite d'anciens ouvriers des raffineries er des puits de pétrole, de paumés qui croyaient poser leurs sacs quelques semaines et qui sont restés accrochés là, de chasseurs d'alligators ratés attendant sans fin les touristes, de familles fuyant les banques et les dettes impayées. Des noirs et des indiens pour la plupart. Carrefour : juste le bout de la course pour des itinéraires tordus.» David est né et a grandi à Carrefour avec une seule perspective : être embauché chez le gros Miles, le garagiste du coin. Alors pour élargir l'horizon de ses possibles, David écrit, partout, tout le temps. Seulement un jour, après s'être fait humilié par un auteur venu dans son lycée à qui il a montré ses textes, David voit surgir sur sa peau des écailles : une chose, une sorte de double créateur s'empare de lui.
    Et puis, il y a aussi ces disparitions étranges d'adolescents. Des gosses qui du jour au lendemain ont disparu sans laisser de traces. Des gosses ambitieux, qui se rêvaient peintres, musiciens juste histoire de se tirer de Carrefour.
    Un roman fort réussi. Un récit enivrant, troublant, difficile à lâcher, qui oscille dans la moiteur du bayou entre roman noir et fantastique.

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