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Stephane Servant

Stephane Servant
Stéphane Servant est né en 1975. Après des études de littérature anglaise puis divers projets alliant culture et animation auprès des enfants, il se consacre à l'écriture et à l'illustration, pour la presse jeunesse notamment. A Rue du monde, il a publié l'album Coeur d'Alice. Il est installé dan... Voir plus
Stéphane Servant est né en 1975. Après des études de littérature anglaise puis divers projets alliant culture et animation auprès des enfants, il se consacre à l'écriture et à l'illustration, pour la presse jeunesse notamment. A Rue du monde, il a publié l'album Coeur d'Alice. Il est installé dans l'Aude, près de Carcassonne.

Avis sur cet auteur (20)

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    Couverture du livre « Félines » de Stephane Servant aux éditions Rouergue

    Amelielit sur Félines de Stephane Servant

    Coup de coeur littérature jeunesse! A lire sans modération.
    Félines est un roman qui percute et fait réfléchir autour du thème de la différence et de l'acceptation. Tout commence lorsqu'une jeune lycéenne en retrait et mal dans sa peau se suicide après s'être retrouvée nue accidentellement...
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    Coup de coeur littérature jeunesse! A lire sans modération.
    Félines est un roman qui percute et fait réfléchir autour du thème de la différence et de l'acceptation. Tout commence lorsqu'une jeune lycéenne en retrait et mal dans sa peau se suicide après s'être retrouvée nue accidentellement devant ses camarades. Lors de cet épisode malencontreux sa différence a vu le jour aux yeux du public: son corps se recouvrait de poils tel le pelage de certains animaux. Cela aurait pu s'arrêter là sauf qu'en réalité, petit à petit, d'autres filles semblent frappées par le même processus.
    Notre narratrice, Louise, n'y échappera pas et prend à sa charge de raconter les différentes étapes du processus de métamorphose.
    Comment les filles atteintes par cette mutation vivront-elles ces changements corporels? Comment la société les accueillira-t-elle?
    Stéphane Servant nous propose d'y réfléchir en nous transportant dans un univers proche du nôtre, avec une narratrice qui pourrait être n'importe quelle jeune fille de notre entourage et tout ça à travers un style vif et percutant. Certains passages nous laissent sans voix et souvent l'émotion vient interrompre notre lecture.
    En résumé, ce roman se lit bien et contient les ingrédients d'une histoire qui plaît: de l'action, de l'amour, des principes et une vraie réflexion sur l'altérité.
    Je le recommande donc très vivement.

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    Couverture du livre « Félines » de Stephane Servant aux éditions Rouergue

    Dominique Voltz-Grasser sur Félines de Stephane Servant

    Un livre très fort sur l’acceptation des différences, plein d’espoir.

    Les jeunes filles du pays voient leur corps changer et se couvrir de poils. Les scientifiques sont désarmés et ne peuvent expliquer le phénomène. Les « Félines » ou « Obscures » vont très vite faire face au rejet, à...
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    Un livre très fort sur l’acceptation des différences, plein d’espoir.

    Les jeunes filles du pays voient leur corps changer et se couvrir de poils. Les scientifiques sont désarmés et ne peuvent expliquer le phénomène. Les « Félines » ou « Obscures » vont très vite faire face au rejet, à l’escalade de la violence, à la montée des extrêmes, ce qui n’est pas sans rappeler les démons auxquels notre société fait face.

    Mais peut-être les valeurs d’émancipation, le désir de liberté, la tolérance vont finir par triompher ?

    J’ai beaucoup aimé ce livre, destiné aux ados, mais devrait faire réfléchir aussi les adultes.

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    Couverture du livre « Le coeur des louves » de Stephane Servant aux éditions Rouergue

    Marie Kacher sur Le coeur des louves de Stephane Servant

    Il n’y a rien de plus perturbant, quand vous écrivez, de vous retrouver face à un ouvrage qui ressemble à vos propres écrits. Au fur et à mesure que j’avançais dans Le cœur des louves, mon trouble s’accentuait : le roman de Stéphane Servant résonnait fortement avec une nouvelle que j’ai écrit en...
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    Il n’y a rien de plus perturbant, quand vous écrivez, de vous retrouver face à un ouvrage qui ressemble à vos propres écrits. Au fur et à mesure que j’avançais dans Le cœur des louves, mon trouble s’accentuait : le roman de Stéphane Servant résonnait fortement avec une nouvelle que j’ai écrit en 2012 et qui s’insérait dans un cycle que je n’ai jamais eu le courage de mener à bien, car je me rendais compte que cette histoire disait bien trop de choses sur moi, sur ce que je gardais bien enfoui au plus profond de mon être. Et voilà que je retrouvais des bribes de ce texte bien secret disséminées ci et là dans un roman, comme si Stéphane Servant et moi avions arpenté les mêmes chemins de l’imagination au moment où cette idée se promenait tranquillement. Alors bien sûr, nos deux histoires n’ont rien à voir l’une avec l’autre, mais il y a suffisamment d’éléments qui se rejoignent pour que je sois troublée. Mais cela ne m’a nullement empêché de savoir ce récit pour lui-même, et de l’aimer autant que j’ai aimé La langue des bêtes et Sirius !

    Après des années d’errance, à voguer de maisons en appartements au gré des aventures et des ruptures de sa mère, écrivaine dépressive en panne d’écriture, Célia pose ses bagages dans la demeure de sa défunte grand-mère, cette maison qui l’accueillait chaque été durant son enfance. Mais les habitants de ce petit village perdu au cœur de la montagne sont loin de les accueillir avec le sourire : ici, on les hait autant qu’on les craint, on baisse la tête et on murmure sur leur passage. Seule Alice, son amie d’enfance, semble ravie de la revoir, et l’entraine nuit après nuit dans de folles cavalcades sauvages au cœur de la montagne, des peaux de louves comme seuls vêtements, des cris de louves comme seules paroles, des jeux de louves comme seule liberté. Sans le savoir, Célia marche sur les pas de Tina, sa grand-mère, cette femme que les villageois montraient du doigt mais chez qui ils venaient confier les maux des corps, des cœurs et des âmes. Le retour de Célia et de Catherine ravive les mémoires et déterrent les vieilles histoires. Mais « dans les histoires, il y a toujours une part de vérité » … et c’est peut-être dans ces vérités cachées que se cache le secret qui pèse silencieusement sur leur existence.

    Pour être parfaitement honnête, je ne sais pas où commencer pour vous parler de ce roman : chaque mot qui me vient à l’esprit me semble affreusement terne en comparaison avec ce que je viens de lire. Car la première chose que vous devez savoir, c’est que Stéphane Servant manie les mots comme personne. Il y insuffle une poésie qui n’appartient qu’à lui. Une poésie faite de phrases courtes mais percutantes, de phrases simples mais efficaces. Une poésie faite de jeux de rythmes et de sonorités, de mots qui coulent et de mots qui buttent. De mots qui sont à leur juste place. Sans fioriture. Juste là où ils doivent être. Je me suis régalée de chaque phrase, j’ai savouré chaque paragraphe, j’ai dévoré chaque chapitre avec l’avidité des fins de famine. Il y a une telle urgence dans ce livre ! Il y a ce passé qui court après le présent, qui le rattrape, avec tous ses secrets et ses dangers. Et le lecteur est prisonnier de ces mots, de ces phrases, de cette histoire aussi belle que cruelle. Il ne peut plus s’en défaire, car cette histoire n’est pas seulement celle de Célia, Catherine et Tina, elle est bien plus celle de toute femme, de toute homme, de tout enfant qui découvre avec fracas l’horreur de la vie. Célia, c’est toi, c’est moi, c’est nous.

    Car dans cette histoire, humanité et bestialité s’entremêlent, sans que l’on ne soit plus capable de distinguer où termine l’une et où commence l’autre. Car parfois, les hommes sont plus bestiaux que les bêtes, et les bêtes plus humaines que les hommes. Car « les bêtes les plus terrifiantes ne viennent pas la nuit. Elles n'ont ni griffes ni crocs. Elles vont sur deux jambes et elles ont tout de l'apparence d'un homme. ». Et c’est ce qui se cache au cœur de cette histoire : la violence qui se tapie dans le cœur des hommes, ces hommes qui cachent par leur violence toute leur faiblesse. Car « tu seras un homme mon fils » : un homme, ça ne pleure pas, ça cogne ; un homme, ça ne se laisse pas marcher sur les pieds, ça frappe ; un homme, ça ne se laisse pas humilier, ça tue. De tous les romans de Stéphane Servant que j’ai lu jusqu’à présent, celui-ci est indiscutablement le plus dur, le plus douloureux, le plus sombre. Et cela d’autant plus qu’il ne dissimule rien, qu’il n’atténue rien : l’horreur est là, bien cachée au plus profond des demeures, derrière le visage de l’homme le plus respecté du village, derrière la porte de l’église elle-même. Il y a cette rudesse, cette brutalité, qui plane sur cette histoire …

    Mais il y a aussi la lumière. Il y a cette force qui anime Célia et qui vient briser cette chaine de de souffrance. Car Célia refuse de se plier au silence ancestral, refuse de rentrer dans le moule que les hommes imposent aux femmes. Alors elle se fait louve, se fait prédatrice pour ne plus être proie, chasseuse pour ne plus être victime. Elle quitte le manteau de l’enfance, quitte cette cape de servitude effacée pour s’affirmer comme seul guide de son existence. Ce livre, c’est aussi une véritable ode à la liberté, cette liberté d’être pleinement celle qu’elle veut être et non pas celle qu’on veut qu’elle soit, non pas celle que fut sa mère et sa grand-mère avant elle. Elle a besoin de comprendre ce qui leur est arrivée pour comprendre d’où elle vient, mais elle refuse de se laisser enfermer par ce passé qui n’est pas totalement le sien. Il y a dans ce livre la métamorphose de l’adolescente pleine de regrets et de questions en jeune femme pleine de certitudes sur ce qu’elle veut devenir. Et il y a la beauté de la nature, cette nature qui devient ici un personnage à part entière, tantôt mère bienveillante, tantôt bête sauvage, cette nature qui se fait le reflet de l’humanité, dans sa cruauté mais aussi dans sa bonté. Il y a cette force, cette puissance, cette flamme qui brule en chacun de nous et qui se dévoile dans ce livre.

    En bref, vous l’aurez bien compris, une fois encore, je suis sous le charme, sous le choc. C’est une lecture coup de poing, coup de foudre, coup de cœur. Car dans ce livre, il y a ce cœur qui bat, celui de la liberté, celui de la vie, coute que coute. Il y a le passé qui façonne, le présent qui doute et l’avenir qui rêve. Il y a la nature sauvage qui se fait refuge. Il y a nos peurs et nos doutes, nos espoirs également. Car ce livre, il ne parle pas uniquement de Célia, il parle de chacun d’entre nous, car il est tellement facile de s’identifier à elle, tellement évident de voir notre vie se glisser dans celle de Célia. Il y a de la douleur dans ce livre, de la peine à n’en plus finir, mais il y a aussi tellement d’espérance, tellement de joie qui ne demande qu’à se libérer du carcan de nos craintes. C’est un livre qui nous invite à vivre, pleinement, purement et simplement, sans se laisser enfermer par les jugements et les envies des autres. Certaines histoires ne sont pas faites pour être racontées, mais pour être vécues, et Le cœur des louves en fait partie. Pour le savourer, pour l’apprécier, il faut se laisser aller, se laisser entrainer par cette histoire d’une grande beauté, d’une grande justesse et d’une grande délicatesse. Ce n’est peut-être pas le roman de Stéphane Servant le plus facile, mais c’est peut-être le plus puissant que j’ai lu de lui jusqu’à présent …

    http://lesmotsetaientlivres.blogspot.com/2020/10/le-coeur-des-louves-stephane-servant.html

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    Couverture du livre « Félines » de Stephane Servant aux éditions Rouergue

    Rêver de bouquins en livres sur Félines de Stephane Servant

    Ce roman semble au premier abord être un roman fantastique, mais il est en réalité bien plus que cela.

    L'histoire correspond au témoignage d'un personnage qui est maintenant une Féline, ce qui correspond à une mutation arrivée du jour au lendemain sans qu'on ait le temps de la...
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    Ce roman semble au premier abord être un roman fantastique, mais il est en réalité bien plus que cela.

    L'histoire correspond au témoignage d'un personnage qui est maintenant une Féline, ce qui correspond à une mutation arrivée du jour au lendemain sans qu'on ait le temps de la comprendre.
    L'intrigue a de ce fait quelques lenteurs, puisque écrit sous cette forme de témoignage, qui part des éléments déclencheurs en passant par toutes les petites choses qui ont menées aux événements. Mais au final, on se rend compte que l'action et le fantastique ne sont pas le sujet du roman et ne servent que de support à quelque chose de plus général, de plus grand et plus social.

    Derrière le texte, on comprend que c'est en réalité une sorte de critique de notre société ainsi qu'un appel à plus d'égalité, d'acceptation et de tolérance, et c'est par le biais de ce roman que l'auteur le fait. Il traite de sujets actuels de notre société, tout en rendant hommage à toutes les femmes. Parce que ce roman a un véritable aspect féministe, montrant que les femmes aussi peuvent être fortes, déterminées, indépendantes, et bien d'autres, et ce malgré les faiblesses humaines, peu importe le genre ou non-genre, que chacun a. Les femmes sont ainsi le point de central de ce roman, mais pas que. C'est aussi une histoire sur l'acceptation de tout un chacun, en acceptant les différences donc l'unicité de chacun. Des éléments forts qui résonnent en nous de part l'écho à notre réalité.

    Dans un même temps, on voit comment, en un laps de temps restreint, les gens peuvent se retourner les uns contre les autres quand ils ont peur de la différence et de ce qu'ils ne comprennent et ne connaissent pas. On voit comment les extrêmes peuvent prendre place et à quel point cela peut être rapide et virulent, cruel.

    Concernant les personnages, je ne peux pas dire que je me sois totalement attachée à eux, mais il y a réellement de l'empathie pour eux, pour ce qu'ils vivent, pour leur combativité tout en ayant leur part d'humanité. J'ai eu du respect pour leur combat, à faire tout pour qu'une place leur soit proposée dans la société au même titre que les autres.


    En conclusion, un roman vraiment intéressant, qui sonne comme un rappel de notre réalité et société, une belle ode aux femmes et à la différence.