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Stephane Pajot

Stephane Pajot
Journaliste à Presse Océan, Stéphane Pajot  est l'auteur de nombreux livres sur Nantes et sa région, ainsi que d'essais  et de romans. Collectionneura verti de photos anciennes  et de cartes postales, c'est aussi un fouineur d'archives toujours à la recherche d'anecdotes inédites et de témoignag... Voir plus
Journaliste à Presse Océan, Stéphane Pajot  est l'auteur de nombreux livres sur Nantes et sa région, ainsi que d'essais  et de romans. Collectionneura verti de photos anciennes  et de cartes postales, c'est aussi un fouineur d'archives toujours à la recherche d'anecdotes inédites et de témoignages insolites. Il se passionne depuis toujours pour sa ville et en découvre avec le temps tous les secrets, qu'il se plaît à partager.

Avis sur cet auteur (11)

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    Couverture du livre « Meurtres en Bretagne : les disparus ne le sont jamais vraiment » de Stephane Pajot aux éditions Geste

    Yv Pol sur Meurtres en Bretagne : les disparus ne le sont jamais vraiment de Stephane Pajot

    Stéphane Pajot est journaliste culture dans un quotidien du pays nantais, il connaît la ville, ses moindres recoins, ses personnages typiques, connus ou marquants, les anecdotes qui les entourent, les divers changements de la ville au cours des années qu'il traque avec sa collection de cartes...
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    Stéphane Pajot est journaliste culture dans un quotidien du pays nantais, il connaît la ville, ses moindres recoins, ses personnages typiques, connus ou marquants, les anecdotes qui les entourent, les divers changements de la ville au cours des années qu'il traque avec sa collection de cartes postales et dévoile sur ses divers comptes sur les réseaux sociaux. Stéphane aime semer dans ces livres les traces de tel ou tel personnage, ses acrobaties -car il aime les acrobates, les freaks, les chanteurs de rues, les clodos flamboyants...- décrire tel monument ou installation qui n'existe plus. Quand on connaît ses livres, on se plaît à chercher où il a pu les cacher, et quand on ne les connaît pas, ce qui entre nous est une faute impardonnable, ils donnent des couleurs, une ambiance.

    Pour ce roman, l'auteur quitte un peu Nantes pour la Bretagne profonde, celle de Brocéliande et de ses légendes. Mathieu Leduc a délégué à moins impliqué que lui les recherches qui vont assez vite flirter avec le fantastique, l'immatériel. Les âmes errantes des morts, les Dames Blanches... Et la forêt de Brocéliande, terre de légendes s'il en est -je m'y suis perdu une fois- et le typique village de Tréhorenteuc. 

    Stéphane Pajot écrit là un roman noir, un roman d'ambiance, de ceux qui laissent une présence longtemps après l'avoir lu : la force de l'imagination et de la visualisation. J'aime beaucoup les romans de l'auteur. Il sait, à chaque fois, se renouveler tout en gardant une voix personnelle reconnaissable.

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    Couverture du livre « Matos » de Stephane Pajot aux éditions Moissons Noires

    Yv Pol sur Matos de Stephane Pajot

    Stéphane Pajot est journaliste à Presse Océan et auteur de pas mal de livres soit sur Nantes, sa ville natale et les figures locales, soit des polars ou romans noirs. Et souvent dans ces derniers, sa toile de fond est nantaise et peuplée des personnages et des rues et des lieux qu'il décrit dans...
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    Stéphane Pajot est journaliste à Presse Océan et auteur de pas mal de livres soit sur Nantes, sa ville natale et les figures locales, soit des polars ou romans noirs. Et souvent dans ces derniers, sa toile de fond est nantaise et peuplée des personnages et des rues et des lieux qu'il décrit dans ses autres ouvrages. Ce livre, je l'ai vu sur les rayons de la librairie, et hop dans ma besace. Puis, un jour où j'étais sur la terrasse à lézarder, la flemme de monter un étage pour aller chercher le livre commencé, j'ai attrapé Matos et n'ai pas pu m'en décrocher avant la fin. Stéphane Pajot y décrit très bien la vie des cités encore paisibles au début des années 90 -c'est personnellement le moment où je les ai quittées après presque vingt ans, pour prendre mon indépendance- et le changement qui s'opère au mitan de la décennie avec le marché parallèle qui explose, les caïds qui veulent imposer leur lois et les parents qui ne parviennent plus à empêcher leurs enfants de mettre un doigt dans le trafic. Argent facile. Chômage très présent.

    Le récit de l'auteur est touffu, puisqu'il y fait également intervenir son journaliste récurrent Mathieu Leduc, qui enquête sur la cité des Cerisiers, puis qui s'éclipse et revient pour le final. Il y parle de la vie en cité, du trafic, de la prison, de la vengeance, des femmes battues. Tout se lie, tout s'emboîte aisément. C'est un roman noir pas commun, qui nous emmène de Nantes à Essaouira en passant par Paris et Le Havre, qui souffle les airs de Jimi Hendrix à quasiment toutes les pages, évoque sa vie, sa mort et tous les doutes qu'elle a provoqués parmi ses fans, renforcés par la mort de son ancien manager en 1973, dans un crash d'avion au-dessus de Nantes. Voilà, c'est cela ce roman de Stéphane Pajot, un amour pour Jimi Hendrix et Nantes, et une foultitude de faits avérés, d'événements qui se retrouvent dans sa fiction, l'alimentent lui donnent corps. Et tout cela tient dans un format resserré pour mon plus grand plaisir. Excellent, comme d'habitude.

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    Couverture du livre « Nantes bang bang ! » de Stephane Pajot aux éditions D'orbestier

    Yv Pol sur Nantes bang bang ! de Stephane Pajot

    Onze quartiers de Nantes, onze nouvelles. Recueil noir et rock et local. Stéphane Pajot, journaliste à Presse Océan et écrivain, moult fois ici chroniqué fait le tour de la ville qu'il affectionne tant et qu'il connaît par cœur. Parfois, c'est son journaliste fétiche qui est le narrateur,...
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    Onze quartiers de Nantes, onze nouvelles. Recueil noir et rock et local. Stéphane Pajot, journaliste à Presse Océan et écrivain, moult fois ici chroniqué fait le tour de la ville qu'il affectionne tant et qu'il connaît par cœur. Parfois, c'est son journaliste fétiche qui est le narrateur, Mathieu Leduc. Parfois, il est absent. Mais toujours la ville est là et ses habitants, ceux de la nuit, ceux qui fréquentent les cafés-concert, les rades où les habitués se rencontrent, les musiciens, les rockeurs...

    Chez Stéphane Pajot, tout est élégance et simplicité. Ses personnages ressemblent à ceux qu'on croise tous les jours, sans doute parce qu'ils sont ceux qu'il croise tous les jours : les patrons de bar, les copains, les journalistes, photographes, musiciens... Très attaché à Nantes, il la raconte en détail ce qui ravit le Nantais -ou presque- que je suis et qui ne connaît pas tout et qui ravira ceux qui ne connaissent pas la ville, comme une première visite.

    Une petite inclinaison pour Cimetière Saint-Jacques (Nantes sud), parce que d'abord l'histoire me plaît mais aussi parce que c'est le quartier de mon enfance. Pour ne rien cacher, j'avais envisagé d'écrire cette recension en détaillant mes nouvelles préférées, comme je la fais souvent pour les recueils de nouvelles. Mais toutes me plaisent parce qu'elles mettent en scène des gens simples et les relations qui les lient. L'amitié qui fait faire des choses folles. Elles peuvent aussi parler de vengeance, de meurtre, n'oublions pas que c'est du noir. L'alcool et le rock coulent en abondance, n'oublions pas que c'est du noir. Et parfois, elles flirtent avec le "no future", n'oublions pas que c'est du noir.

    Si l'on connaît l’œuvre de Stéphane Pajot, on peut reconnaître tel ou tel personnage parce la nouvelle qui lui est consacrée est devenue un roman, et c'est un plaisir que de plonger dans les origines. Si l'on ne connaît pas les livres de Stéphane Pajot... eh bien c'est un tort que l'on peut contredire en lisant ce Nantes Bang ! Bang ! qui bénéficie en outre, d'un couverture superbe.

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    Couverture du livre « Cuba à en mourir » de Stephane Pajot aux éditions D'orbestier

    Yv Pol sur Cuba à en mourir de Stephane Pajot

    Retour de Stéphane Pajot et de Mathieu Leduc déjà rencontré dans Le rêve armoricain. Cuba à en mourir en est la suite, mais on peut lire l'un sans lire l'autre, même si, le mieux c'est de lire les deux.

    Court roman noir en deux parties, l'une à Cuba et l'autre à Nantes, tous les ingrédients...
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    Retour de Stéphane Pajot et de Mathieu Leduc déjà rencontré dans Le rêve armoricain. Cuba à en mourir en est la suite, mais on peut lire l'un sans lire l'autre, même si, le mieux c'est de lire les deux.

    Court roman noir en deux parties, l'une à Cuba et l'autre à Nantes, tous les ingrédients du genre y sont et fort bien dosés et mélangés. Sexe, drogue et rock'n'roll, bien sûr mais aussi deux ambiances. Celle de Cuba où il ne fait pas bon trop parler, ni s'attirer les foudres des policiers, le rhum, les cigares, la chaleur du soleil mais aussi la chaleur humaine : les amis de Carlos vont aider le journaliste à retrouver celui qu'il recherche. En peu de mots, Stéphane Pajot montre la difficulté à vivre dans ce pays pauvre où Fidel Castro règne encore en maître. Puis la partie nantaise, tout aussi pleine de la chaleur humaine de la bande d'amis de Mathieu, mais ici, c'est plutôt le muscadet qui coule... et la pluie aussi.

    Même s'il est la suite du Rêve armoricain, ce Cuba à en mourir est construit différemment, plus linéairement et plus classique, et le charme opère de nouveau. Cela prouve toute l'étendue du talent de l'auteur qui sait jouer sur plusieurs styles qu'il maîtrise totalement.

    Ne croyez pas à du chauvinisme de ma part puisque Stéphane et moi sommes Nantais, non, il est simplement un excellent auteur de romans noirs et polars, l'un de ceux qui inventent le plus, capable de me surprendre à chaque fois, et ça j'aime beaucoup. Si l'envie vous prend de me suivre et de lire Stéphane Pajot, ce que je ne peux que vous conseiller très vivement, lisez la série des deux romans noirs cités dans cette recension (et les autres aussi).