Stanislas Petrosky

Stanislas Petrosky
vit en Normandie. Sa profession, thanatopracteur, n'est probablement pas pour rien dans son goût pour le crime et l'humour. noir.

Avis (11)

  • Couverture du livre « Le diable s'habille en licorne ; une aventure de requiem » de Stanislas Petrosky aux éditions Lajouanie

    yannick provost sur Le diable s'habille en licorne ; une aventure de requiem de Stanislas Petrosky

    Notre curé exorciste favori enfile pour la 3ème fois son perfecto et on se retrouve attaché à son goupillon dans un Dunkerque foutraque, coloré et bruyant. Le Carnaval bat son plein, ça déboule dans tous les sens. Un lieu de choix pour Esteban Lehydeux dit Requiem, qui est appelé en renfort...
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    Notre curé exorciste favori enfile pour la 3ème fois son perfecto et on se retrouve attaché à son goupillon dans un Dunkerque foutraque, coloré et bruyant. Le Carnaval bat son plein, ça déboule dans tous les sens. Un lieu de choix pour Esteban Lehydeux dit Requiem, qui est appelé en renfort pour une suspicion de possession dans le lycée privé catholique Sainte-Croix du Christ Rédempteur. L’Évêché a besoin de lui. Tu as sans doute déjà lu les deux 1er tomes donc tu connais, la ritournelle – Ce n’est pas le cas, tu fonces chez ton dealer de livres et tu te procures sans attendre Je m’appelle Requiem et je t’… et Dieu pardonne, lui pas. C’est en vente libre. Ça comptera dans ton évaluation devant les apôtres. Mais revenons à nos brebis. Tu tournes les pages, direction Dunkerque. Les roues de la Mustang laissent des traces dans le bitume et le Desert Eagle est prêt à distribuer l’eucharistie. A son arrivée, pas de bol, la gamine à désenvoûter est morte et d’autres mômes ont la fâcheuse tendance à poinçonner leur aller direct chez Saint Pierre. Une fâcheuse épidémie de suicide due à une drogue nommée la Licorne.
    Voilà pour le cadre. Fait est que la photo est encore décalée. Cela aurait pu être sombre et violent. Mais …. c’est un roman policier mais pas que… Stan manie l’ironie avec une verve sans pareille. Moralité, je me retrouve à me gausser à chaque page. Je me gondole pourtant Dunkerque ce n’est pas Venise. Fait une croix sur la place Saint-Marc, le Rialto et les palais. Ici, c’est plutôt Harengs, fanfares, binouzes et calibres. Une fois encore, l’humour est sans pareil. Ça tape de la vanne à tire larigot. Tu as le cul qui se trémousse à chaque calembour (cherche pas, y’en a pas).
    Chez Requiem, le démon prend souvent forme humaine. Et sous des traits d’auto-dérision, c’est l’occasion d’aller fureter vers les religions extrémistes et son pendant notoire, le terrorisme. Ici le catholicisme devient Dardesque (y’a pas de raison que je n’invente pas des mots).
    Requiem manie le second degré avec brio. Certes, il a la soutane légère et continue à culbuter Cécile aux attributs divins – Oh, le retour de la coachonne du Body Perfect. Te tapes pas, elle n’est pas toute seule à revenir. Pour te tenir compagnie, il y a aussi Régis qui faisait ses armes dans le second opus.
    Mais n’oublie pas, si Esteban s'adresse à nous, avec régularité, pour nous associer à une sainte hilarité il n’en démord pas et continue à affirmer une forme toute personnelle de respect envers son Patron. Car il va au bout de ses enquêtes, le curé. Le pitbull du diocèse ne lâche rien. On ne touche pas à ses ouailles impunément. L'humour est noir. Et s’il te file ta dose de jovialité, Stan n’en oublie pas l'action et le suspense. Les 200 pages filent à un rythme endiablé.
    Bref, ce n’est pas un roman, mais une prescription jubilatoire
    Nota : Non que j’en prenne ombrage, mais il faudrait tout de même que Requiem cesse de m’appeler Ma lectrice adorée. Ce n’est pas que ça me défrise mais je vais finir par y prendre gout.

  • Couverture du livre « Dieu pardonne, Lui pas ! Requiem est de retour » de Stanislas Petrosky aux éditions Lajouanie

    yannick provost sur Dieu pardonne, Lui pas ! Requiem est de retour de Stanislas Petrosky

    Béni soit le retour de Requiem. Un tome en sa compagnie est assurément un moment de bien-être. Je me suis surpris à pouffer, pour ne pas dire rire tout seul dans mon coin. Dieu pardonne, lui pas aurait pu tout aussi bien se nommer Mon curé chez les putrides.

    Alors quoi que c’est Dieu...
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    Béni soit le retour de Requiem. Un tome en sa compagnie est assurément un moment de bien-être. Je me suis surpris à pouffer, pour ne pas dire rire tout seul dans mon coin. Dieu pardonne, lui pas aurait pu tout aussi bien se nommer Mon curé chez les putrides.

    Alors quoi que c’est Dieu pardonne, lui pas ?

    En gros, car je ne vais pas te dévoiler le truc, c’est une poilade polarisante sur fond de docks, de groupuscule néo-nazi et d’histoire de meurtre. Intrigué par un fait divers, un docker accusé de meurtre, notre prêtre exorciste préféré, perfecto sur le dos, Doc Martens sur l’accélérateur de sa Ford Mustang, fond sur le Havre.

    A travers un hommage appuyé aux dockers et aux luttes syndicales – je ne connaissais pas Jules Durand – Stanislas Petrosky plonge Esteban Lehydeux dans une boîte d’import-export louche. Très louche. Les salariés sont étrillés et certains triés sur le volet officent dans l’ombre. Ça fleure bon le trafic d’armes et avec des relents nazis.

    Les personnages secondaires sont taillés sur mesure. Il y a de quoi rabattre à grands coups de goupillon dans la sacristie tant chez les méchants tordus que chez les sympathiques assimilés collaborateurs de Requiem. Et si certaines semblent avoir le jupon léger, notamment une jeune femme si mal fringuée qu’elle nécessite d’être déshabillée sans cesse, c’est toujours pour la bonne cause. Tu l’auras compris, il y a bien entendu un lot de galipettes.

    La chair est faible, mais l’âme s’élève. Et si Petrosky fait couler davantage de bière que d’eau bénite entre ses pages, c’est pour faire laver l’aspect glauque du sujet en un éclat de rire.

    Comme pour le 1er tome, le récit est rythmé, la plume vive et le langage pour le moins fleuri. Tourne les pages de cette œuvre et tu constateras que l’on fait dans le grossier mais pas dans le vulgaire. La nuance est de mise. La gouaille est sans pareille (mis à part les aventures de San A bien entendu). Le fait qu’Esteban s’adresse sans arrêt au lecteur ne fait que rehausser la promiscuité qui s’installe entre nous. Ce niveau de familiarité est à mon sens agréable. Que dis-je généreuse ! Ce roman s’avale comme une grande lampé de whisky écossais. C’est plein de saveur et ça réchauffe.

  • Couverture du livre « Je m'appelle Requiem et je t'... » de Stanislas Petrosky aux éditions Lajouanie

    yannick provost sur Je m'appelle Requiem et je t'... de Stanislas Petrosky

    Ben voilà par un doux week-end ensoleillé, j’ai mis le nez dans un bouquin de Stanislas Petrowski. Je m’appelle Requiem et je t’…OK le titre est accrocheur et plein de promesses.

    Arghhh. Qu’ai-je fais ? J’ai marché dans la 1ère aventure d’Estéban Lehydeux. J’y ai sauté les deux pieds dedans....
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    Ben voilà par un doux week-end ensoleillé, j’ai mis le nez dans un bouquin de Stanislas Petrowski. Je m’appelle Requiem et je t’…OK le titre est accrocheur et plein de promesses.

    Arghhh. Qu’ai-je fais ? J’ai marché dans la 1ère aventure d’Estéban Lehydeux. J’y ai sauté les deux pieds dedans. Ce curé haut en couleur préférant qu’on l’appelle Requiem, exorciste et chasseur de démons est génial. J’aime mieux te dire, lecteur de mes chroniques, que j’ai lu ça, les doigts dans le nez. T’as vu ! C’est flippant, en un rien de temps, on reprend les codes de San-A. On se tutoie et et je suis proche de la logorrhée.

    Avec Requiem, j’ai rencontré un curé qui réconcilie avec la messe. Amateur de bières et de 18 ans d’âge, fin connaisseur des dix commandements et des 7 péchés capitaux, qu’il pratique avec conviction, voire assiduité, préférant les minettes aux bigotes et posant son cul dans une redoutable Mustang Fastback qu’il manie avec dextérité. Je me suis régalé. Que dis-je, je me suis gondolé en me retrouvant pouffant dans mon canapé, car j’y ai retrouvé les codes et la verve, les jeux de mots et l’humour décapant de sieur Dard.

    Bon, on n’est pas là pour dégoiser non plus. Faut envoyer la purée. Je m’appelle Requiem et je t’… débute avec la rencontre de Requiem et de Martine. Et Martine s’envoie en l’air, Martine est gaulée comme une DS, Martine se filme et Martine s’éclate. Mais surtout Martine reçoit une proposition pour un film mettant en scène des enfants. Le sang de Requiem ne fait qu’un tour. Et le curé fantasque se met en chasse de ces barjots. En face, c’est un peu Laissez tomber la fille et ça colle bien avec Réglez-lui son compte.

    Ça sent la progéniture, l’adoption de San-A chez les curés avec Béru à la fourrière. Et ça marche !

    Tu l’auras compris, le langage est fleuri, grivois. C’est du haut en couleur, du 35mn en quadriphonie. Ce court roman est bourré de créativité, le style est atypique et le rythme incroyable. Les dialogues sont jouissifs. Cela faisait des années que je ne m’étais pas retrouvé dans cet état. Y’a du bourre-pif, du sexe, et de l’action. Et bien entendu, y’a de l’humour à revendre. Les échanges avec le lecteur, les interactions d’Esteban avec son patron, sont fleuris et mettent en valeur toute la dérision dont fait part Stanislas Petrowski.

    Les éditions Lajouanie ont eu du pif et ont su relever le pari. C’est un foutu bon exercice. Un roman drôle et un bon polar. Bref, Un roman policier mais pas que. Comme quoi la littérature peut et doit être variée. Faut que je te laisse, je dois me mettre en chasse du second. Car Dieu pardonne. Lui pas !

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