Stanislas Petrosky

Stanislas Petrosky
Après avoir vainement essayé de faire croire à ses lecteurs qu'il était un réfugié arménien, Stanislas Petrosky a décidé de tomber le masque mortuaire. Si Petrosky n'est toujours pas son vrai nom, on sait désormais que l'individu, français, qui se cache derrière ce pseudonyme est un ancien thanat... Voir plus
Après avoir vainement essayé de faire croire à ses lecteurs qu'il était un réfugié arménien, Stanislas Petrosky a décidé de tomber le masque mortuaire. Si Petrosky n'est toujours pas son vrai nom, on sait désormais que l'individu, français, qui se cache derrière ce pseudonyme est un ancien thanatopracteur ayant travaillé pendant plus de trente ans dans le funéraire. L'homme voue un culte immodéré à Frédéric Dard, Michel Audiard. Sa plume est trempée dans la même encre, une encre sympathique. Résultat, on se gondole au fil des pages.

Avis (13)

  • Couverture du livre « Requiem pour un fou t.1 » de Stanislas Petrosky aux éditions French Pulp

    annesophiebooks sur Requiem pour un fou t.1 de Stanislas Petrosky

    Voilà un roman pas commun. Faut dire que son protagoniste principal n’est pas un homme banal.
    Estéban Lehydeux est prêtre, exorciste, agent secret, et écrivain.
    Mais Père Lehydeux, ça fait pas l’affaire. Alors appelez-le Requiem.
    Et entre deux bonnes œuvres et trois messes, quand il n’est pas...
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    Voilà un roman pas commun. Faut dire que son protagoniste principal n’est pas un homme banal.
    Estéban Lehydeux est prêtre, exorciste, agent secret, et écrivain.
    Mais Père Lehydeux, ça fait pas l’affaire. Alors appelez-le Requiem.
    Et entre deux bonnes œuvres et trois messes, quand il n’est pas en train de se défroquer avec sa gourgandine, il lui arrive de mener des enquêtes.
    Et oui, m’sieur dame, c’est que ce curé là ne vous fera pas l’aumône d’un péché, pas plus que vous ne lui donnerez le bon Dieu sans confession.
    D’ailleurs, lui, il n’a rien contre le con, et encore moins contre les fesses. Le célibat, d’accord, mais pour la chasteté vous repasserez !
    Et sa façon de parler, pour sûr, ça fera rougir les vierges effarouchées. Faut avouer qu’il manie la langue de Molière aussi bien que celle du p’tit Jesus...
    Alors quand son vieil ami, le commissaire Labavure, l’appelle pour une histoire pas très catholique, c’est sûr qu’il y va, soutane au vent.
    Parce que quelqu’un s’amuse à tuer de pauvres gens dans des mises en scène à faire frémir Satan lui-même.
    Et non seulement cet impie-killer s’amuse à laisser des messages dans lesquels il mélange prières et chansons de Johnny Hallyday, mais en prime il laisse un exemplaire du livre de notre bon curé sur les scènes de crime.
    Vous avouerez que, niveau publicité, c’est pas ce qu’il y a de plus accrocheur...
    Tout cela est suffisant pour que Requiem voit couleur vin de messe. Et, foi d’un enfant de chœur, cette enquête va vous en faire voir de toutes les couleurs.
    Vous l’aurez compris, ce roman est savoureux. Stanislas Petrosky nous offre une fois de plus une aventure endiablée et totalement déjantée, avec son cureton 2.0, gouailleur comme jamais !
    Un régal de noirceur, d’humour et de réflexion.
    Oui de réflexion.
    Parce qu’il n’y a pas qu’une histoire de meurtres dans ce livre, il y a un état des lieux de la pauvreté également.
    Et c’est là que c’est très fort, parce qu’en plus d’être idéalement addictif, très noir, et absolument hilarant, ce polar nous délivre un message.
    Et rien de tel qu’une prose bien sentie pour nous rendre attentif à celui-ci.
    Ça tombe bien, puisque la plume de l’auteur est terriblement aiguisée...

  • Couverture du livre « Requiem pour un fou t.1 » de Stanislas Petrosky aux éditions French Pulp

    Marie Kirzy sur Requiem pour un fou t.1 de Stanislas Petrosky

    Dites au curé, dites au pasteur
    Qu'ailleurs ils aillent se faire pendre
    Le diable est passé de bonne heure
    Et mon âme n'est plus à vendre
    Si vous me laissez cette nuit
    À l'aube je vous donnerai ma vie
    Car que serait ma vie sans elle ?

    Comme une envie de hurler du Johnny à m'en péter la...
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    Dites au curé, dites au pasteur
    Qu'ailleurs ils aillent se faire pendre
    Le diable est passé de bonne heure
    Et mon âme n'est plus à vendre
    Si vous me laissez cette nuit
    À l'aube je vous donnerai ma vie
    Car que serait ma vie sans elle ?

    Comme une envie de hurler du Johnny à m'en péter la glotte ( RIP ma glotte ) en refermant ce bouquin !!! Et un curé, y en a bien un dans ce polar déjanté, un qui se pendrait bien pour tâter une belle paire de fesses. Esteban Lehideux, dit Requiem. Prêtre pour le moins atypique , exorciste, agent secret du Vatican, écrivain de polar, qui se retrouve mêler au coeur d'une série de meurtres visant des SDF et mettant en scène à la fois ses bouquins et des chansons de Johnny. Vi vi, rien que ça !

    Tu l'auras compris, on est dans le polar joyeusement foutraque, tout pour l'éclate. Et tu t'y éclates à suivre ce Requiem qui doit souvent s'excuser auprès de son Patron, notre Père qui êtes aux cieux ! Côté langue, c'est hommage au grand Frédéric Dard, ça trucule à tout va, les mots se pourlèchent avec délectation même si parfois, l'auteur en fait un peu trop, notamment à haranguer trop systématiquement le lecteur.

    Mais peu importe, tu suis l'enquête whodunnit sans qu'elle ait finalement beaucoup d'importance , juste parce que t'es content d'être là. Mais, attention, ce n'est pas que la déconne pour la déconne, ce serait trop facile, non tu plonges en immersion dans le monde des SDF parisiens infiltré par des méchants fachos beurk. On sent la veine humaniste d'un auteur indigné entre deux parties de jambes en l'air avec une accueillante maquilleuse qui aide Esteban à infiltrer les SDF jusqu'à résolution.

    Je n'étais qu'un fou mais par amour
    Elle a fait de moi
    Un fou, un fou d'amour
    Mon ciel, c'était ses yeux, sa bouche
    Ma vie, c'était son corps, son corps
    Je l'aimais tant, oui que pour la garder, je l'ai tuée.

    Amen.

  • Couverture du livre « Le diable s'habille en licorne ; une aventure de requiem » de Stanislas Petrosky aux éditions Lajouanie

    yannick provost sur Le diable s'habille en licorne ; une aventure de requiem de Stanislas Petrosky

    Notre curé exorciste favori enfile pour la 3ème fois son perfecto et on se retrouve attaché à son goupillon dans un Dunkerque foutraque, coloré et bruyant. Le Carnaval bat son plein, ça déboule dans tous les sens. Un lieu de choix pour Esteban Lehydeux dit Requiem, qui est appelé en renfort...
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    Notre curé exorciste favori enfile pour la 3ème fois son perfecto et on se retrouve attaché à son goupillon dans un Dunkerque foutraque, coloré et bruyant. Le Carnaval bat son plein, ça déboule dans tous les sens. Un lieu de choix pour Esteban Lehydeux dit Requiem, qui est appelé en renfort pour une suspicion de possession dans le lycée privé catholique Sainte-Croix du Christ Rédempteur. L’Évêché a besoin de lui. Tu as sans doute déjà lu les deux 1er tomes donc tu connais, la ritournelle – Ce n’est pas le cas, tu fonces chez ton dealer de livres et tu te procures sans attendre Je m’appelle Requiem et je t’… et Dieu pardonne, lui pas. C’est en vente libre. Ça comptera dans ton évaluation devant les apôtres. Mais revenons à nos brebis. Tu tournes les pages, direction Dunkerque. Les roues de la Mustang laissent des traces dans le bitume et le Desert Eagle est prêt à distribuer l’eucharistie. A son arrivée, pas de bol, la gamine à désenvoûter est morte et d’autres mômes ont la fâcheuse tendance à poinçonner leur aller direct chez Saint Pierre. Une fâcheuse épidémie de suicide due à une drogue nommée la Licorne.
    Voilà pour le cadre. Fait est que la photo est encore décalée. Cela aurait pu être sombre et violent. Mais …. c’est un roman policier mais pas que… Stan manie l’ironie avec une verve sans pareille. Moralité, je me retrouve à me gausser à chaque page. Je me gondole pourtant Dunkerque ce n’est pas Venise. Fait une croix sur la place Saint-Marc, le Rialto et les palais. Ici, c’est plutôt Harengs, fanfares, binouzes et calibres. Une fois encore, l’humour est sans pareil. Ça tape de la vanne à tire larigot. Tu as le cul qui se trémousse à chaque calembour (cherche pas, y’en a pas).
    Chez Requiem, le démon prend souvent forme humaine. Et sous des traits d’auto-dérision, c’est l’occasion d’aller fureter vers les religions extrémistes et son pendant notoire, le terrorisme. Ici le catholicisme devient Dardesque (y’a pas de raison que je n’invente pas des mots).
    Requiem manie le second degré avec brio. Certes, il a la soutane légère et continue à culbuter Cécile aux attributs divins – Oh, le retour de la coachonne du Body Perfect. Te tapes pas, elle n’est pas toute seule à revenir. Pour te tenir compagnie, il y a aussi Régis qui faisait ses armes dans le second opus.
    Mais n’oublie pas, si Esteban s'adresse à nous, avec régularité, pour nous associer à une sainte hilarité il n’en démord pas et continue à affirmer une forme toute personnelle de respect envers son Patron. Car il va au bout de ses enquêtes, le curé. Le pitbull du diocèse ne lâche rien. On ne touche pas à ses ouailles impunément. L'humour est noir. Et s’il te file ta dose de jovialité, Stan n’en oublie pas l'action et le suspense. Les 200 pages filent à un rythme endiablé.
    Bref, ce n’est pas un roman, mais une prescription jubilatoire
    Nota : Non que j’en prenne ombrage, mais il faudrait tout de même que Requiem cesse de m’appeler Ma lectrice adorée. Ce n’est pas que ça me défrise mais je vais finir par y prendre gout.

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