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Soseki Natsume

Soseki Natsume
Natsume Sôseki (1867-1916) dont on commémore en décembre de cette année le centenaire de la disparition et, en février 2017, le cent-cinquantième anniversaire de la naissance,  gure avec Mori Ôgai au premier rang des écrivains japonais de l'époque moderne. Professeur d'anglais au début de sa c... Voir plus
Natsume Sôseki (1867-1916) dont on commémore en décembre de cette année le centenaire de la disparition et, en février 2017, le cent-cinquantième anniversaire de la naissance,  gure avec Mori Ôgai au premier rang des écrivains japonais de l'époque moderne. Professeur d'anglais au début de sa carrière, la parution du roman Je suis un chat, en1905 lui confère immédiatement la notoriété et lui permet de se consacrer dès 1907 à l'écriture. Les oeuvres suivantes, Botchan, Oreiller d'herbes, ont pour caractéristique une tendance à prôner l'individualisme (kojinshugi), volonté d'indépendance vis-à-vis de l'État et de la société, pensée éprise de li berté. Dès l'âge de 45 ans, l'expérience d'une grave maladie (ulcère gastrique) l'amène à une ré exion plus approfondie sur le sens de la vie. Il laissera inachevé son dernier roman, Clair obscur.

Avis sur cet auteur (6)

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    Couverture du livre « Petits contes de printemps » de Soseki Natsume aux éditions Picquier

    Marie Jouvin sur Petits contes de printemps de Soseki Natsume

    1909. Sôseki se lance dans l’écriture du feuilleton Petits contes de printemps pour un journal. De contemplations philosophiques en moments singuliers de l’existence, l’auteur japonais observe le monde avec vivacité et nostalgie tout en révélant les fragments de sa vie à travers cette panoplie...
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    1909. Sôseki se lance dans l’écriture du feuilleton Petits contes de printemps pour un journal. De contemplations philosophiques en moments singuliers de l’existence, l’auteur japonais observe le monde avec vivacité et nostalgie tout en révélant les fragments de sa vie à travers cette panoplie de textes délicats.

    C’est en lisant ce grand auteur que nous pouvons aisément nous rappeler mille choses qui nous transcendent, le coté éphémère de la vie, la beauté d’un petit rien, l’inconnu suscité par le voyage et la simplicité absolue de toute chose en ce bas monde. Lire Sôseki, c’est prendre part l’espace d’un moment à cette douceur chère à la littérature japonaise, à cette contemplation constante et ce rythme d’écriture lancinant.

    J’ai énormément aimé ce recueil de textes courts qui n’ont en vérité rien du conte si ce n’est une morale quelques fois. Nous prenons part à l’intimité de Natsume Sôseki et ses états d’âme. Sans prétention, l’auteur évoque son travail d’écrivain, ses études, Londres, mais surtout les fragments de son pays natal qu’il laisse derrière lui. Ses appréhensions sont totalement intemporelles et par cela il ne manque pas de créer un lien indéfectible avec son lecteur.

    Elisabeth Suetsugu, la traductrice, nous livre une interprétation très poétisée de son écriture, ce qui donne encore plus de cachet à ce court ouvrage anthologique. Ses notes sont également très intéressantes et subliment parfaitement un pont entre les histoires narrées ici et l’aspect autobiographique de cet ouvrage. Petits contes de printemps est un moment suspendu dans la littérature étrangère classique, un instant hors du temps à apprécier entre deux récits haletants.

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    Couverture du livre « Oreiller d'herbes - fermeture et bascule vers 9782743631628 » de Soseki Natsume aux éditions Rivages

    Jeanne-Marie sur Oreiller d'herbes - fermeture et bascule vers 9782743631628 de Soseki Natsume

    Il y a longtemps que je l'ai lu mais c'est un livre qui s'est imprégné en moi. Avec lui j'ai voyagé, humé l'air humide, senti l'oreiller d'herbes, franchi des montagnes... J'ai beaucoup aimé l'écriture poétique de cet auteur.

    Il y a longtemps que je l'ai lu mais c'est un livre qui s'est imprégné en moi. Avec lui j'ai voyagé, humé l'air humide, senti l'oreiller d'herbes, franchi des montagnes... J'ai beaucoup aimé l'écriture poétique de cet auteur.

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    Couverture du livre « Je suis un chat » de Soseki Natsume aux éditions Gallimard

    Sandrine Fernandez sur Je suis un chat de Soseki Natsume

    Instinct de survie, culot et persévérance ont conduit le chat dans la maison du professeur Kushami où il a été recueilli malgré l'opposition farouche d'O-San, la bonne. Ignoré par la maîtresse de maison, harcelé par les fillettes du professeur, détesté par la bonne, le chat n'est pas très...
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    Instinct de survie, culot et persévérance ont conduit le chat dans la maison du professeur Kushami où il a été recueilli malgré l'opposition farouche d'O-San, la bonne. Ignoré par la maîtresse de maison, harcelé par les fillettes du professeur, détesté par la bonne, le chat n'est pas très apprécié, on ne s'est même donné la peine de lui donner un nom, mais il a un toit sur la tête, des repas réguliers et un certain prestige, dû au statut de professeur de son maître. Aussi mène-t-il tranquillement sa vie de chat, entre exploration du quartier, rencontres avec ses congénères et surtout observation des humains qui l'entourent et qu'il juge avec acuité et ironie.

    Sentiments ambigus à la lecture de ce roman : plaisir et ennui.
    Plaisir d'abord parce que tout commence très bien avec ce jeune chat qui s'immisce dans un foyer où il n'est pas forcément le bienvenu. L'animal est malin, sagace, attachant et très drôle. Par sa bouche, Sôseki met à mal la nouvelle société japonaise qui se dessine avec l'ère Meiji et l'ouverture du Japon sur le monde. On rejette les valeurs traditionnelles, on glorifie tout ce qui vient d'Occident sans esprit critique et les intellectuels perdent de leur prestige au profit des hommes d'affaires. Plaisir aussi devant l'autodérision de Sôseki qui, s'il parle avec la voix d'un chat, s'est également mis en scène dans le personnage du professeur Kushami avec qui il a de nombreux points communs. Discrètement, le chat écoute son maître et ses amis refaire le monde. Histoires abracadabrantes, théories loufoques, batailles d'ego sont au menu des discussion de ces pédants ridicules qui sont plus sots que malins.
    Mais si l'on s'amuse de cet homme dépassé par l'évolution de la société, entêté dans ses certitudes et aux prises avec ses voisins, on finit par se lasser des discussions philosophiques de ses acolytes. Au fil des pages, l'humour s'étiole et l'intérêt aussi, dommage.
    Je suis un chat reste un livre au ton original qui met la lumière sur cette période charnière où le Japon a opéré sa mutation d'une société traditionnelle vers une ère plus ''occidentalisée'', provoquant une vague de suicides chez les intellectuels. En même temps roman et essai, il est parfois ardu à suivre et demande beaucoup d'attention. A réserver aux passionnés de l'histoire du Japon.

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    Couverture du livre « Choses dont je me souviens » de Soseki Natsume aux éditions Picquier

    Catherine Louise Bernadette sur Choses dont je me souviens de Soseki Natsume

    Sôseki raconte sa maladie et son séjour à l'hopital, ses visites, ce qu'il voit de sa chambre et ses réflexions entre la vie et la mort, le temps qui s'écoule.

    Sôseki raconte sa maladie et son séjour à l'hopital, ses visites, ce qu'il voit de sa chambre et ses réflexions entre la vie et la mort, le temps qui s'écoule.