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Sophie Adriansen

Sophie Adriansen
Sophie Adriansen est l'auteur entre autres de Je vous emmène au bout de la ligne, Trois années avec la SLA, J'ai passé l'âge de la colo !, Quand nous serons frère et soeur. Lectrice compulsive, elle contribue à plusieurs sites littéraires, participe à des jurys et tient depuis 2009 le blog de le... Voir plus
Sophie Adriansen est l'auteur entre autres de Je vous emmène au bout de la ligne, Trois années avec la SLA, J'ai passé l'âge de la colo !, Quand nous serons frère et soeur. Lectrice compulsive, elle contribue à plusieurs sites littéraires, participe à des jurys et tient depuis 2009 le blog de lecture Sophielit, finaliste du Prix des Bloggeuses de ELLE 2011. Elle est également l'auteur de Louis de Funès, regardez-moi la vous ! ed. Premium

Avis sur cet auteur (34)

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    Couverture du livre « Je ne suis pas un héros » de Sophie Adriansen aux éditions Fleurus

    Waterlyly sur Je ne suis pas un héros de Sophie Adriansen

    Tous les jours, en rentrant de l’école, Bastien, Capucine et leur maman se rendent à la boulangerie. Là, la famille aperçoit à chaque fois une jeune femme et ses deux petites filles, qui habitent dans la rue. Un jour, Capucine et sa maman décident de leur proposer leur aide et de les héberger....
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    Tous les jours, en rentrant de l’école, Bastien, Capucine et leur maman se rendent à la boulangerie. Là, la famille aperçoit à chaque fois une jeune femme et ses deux petites filles, qui habitent dans la rue. Un jour, Capucine et sa maman décident de leur proposer leur aide et de les héberger. Bastien ne s’y fait pas, et pourtant, c’est une belle amitié qui va prendre forme.

    Je ressors tout simplement conquise par ce roman jeunesse que tout le monde devrait découvrir. C’est une véritable ode à la tolérance, à la solidarité et aux belles valeurs que nous livre ici Sophie.

    Avec énormément de tact et de délicatesse, l’auteure va aborder des thématiques très dures. Elle le fera avec beaucoup de sensibilité, sans trop en faire, bien au contraire. L’histoire est riche en émotions.

    Les personnages sont très bien construits, notamment celui de Bastien. On sent la réelle évolution que va subir le jeune garçon. Si au début, il est totalement réticent à partager son appartement et ses affaires avec la famille qu’ils accueillent, au fil des pages, il va pourtant se prendre d’une affection indéfectible pour la jeune femme et ses deux filles.

    La plume est simple et abordable pour tous les publics. Ce roman est idéal pour sensibiliser les plus jeunes et avec un style qui parlera à tous, et avec un style qui plaira à tout le monde, l’auteure réussit à faire passer des messages forts.

    Un roman à mettre entre toutes les mains et idéal pour sensibiliser les plus jeunes. Une très belle lecture qui m’a beaucoup émue et que je recommande sans hésiter.

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    Couverture du livre « Papa est en bas » de Sophie Adriansen et Tom Haugomat aux éditions Nathan

    kadeline sur Papa est en bas de Sophie Adriansen - Tom Haugomat

    Ce petit roman jeunesse marqué à partir de 10 ans peut être découvert plus jeune en une lecture accompagnée si l’enfant est concernée tout comme il peut faire aussi être mis dans les mains des adultes pour casser un peu le validisme.
    Il y a beaucoup de choses abordées dans ce texte et toujours...
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    Ce petit roman jeunesse marqué à partir de 10 ans peut être découvert plus jeune en une lecture accompagnée si l’enfant est concernée tout comme il peut faire aussi être mis dans les mains des adultes pour casser un peu le validisme.
    Il y a beaucoup de choses abordées dans ce texte et toujours avec un joli regard, celui d’Olivia, une enfant dont le papa cache une maladie dégénérative du moins au début de l’histoire. Ce roman permet de voir la vision d’un proche de malade qui n’est pas l’aidant à temps plein. On découvre le quotidien à travers les yeux d’une enfant tout en naïveté mais dans le bon sens du terme. Elle ose poser toutes ces interrogations sans filtre et sans arrière pensée. Ca donne un texte beau et abordable, tout en osant mettre le doigt sur les soucis qu’un adulte n’oserait probablement pas aborder ou du moins pas avec autant de douceur et d’absence de jugement. Je trouve que c’est un excellent moyen d’aborder le quotidien des proches tout en gardant un aspect qui ne sera pas misérabiliste au sujet du handicap. C’est agréable d’avoir tout ces sujets abordés sans tomber dans un apitoiement malaisant. Il y a tout dans ce roman, le changement dur à accepter, le fait qu’une enfant peut en avoir marre, être en colère, ne pas être d’accord avec l’évolution de la situation… car son papa, elle l’aime, ne veut pas le perdre et se sent impuissante quand ça se dégrade. Le message est important on fait ce qu’on peut avec les moyens du bord et des fois on craque, ça arrive c’est normal. Il y a aussi le rappel que l’on a le droit de continuer à rire, d’avoir de bonnes choses qui nous arrivent…
    Le déroulement est très juste. Chaque étape est crédible.
    La succession des premiers événements est intéressante et illustre le besoin de protection de la part des parents. Ils commencent par cacher les choses et ne l’annoncent qu’au moment où elle demande ce qui se cloche avec son père. J’aime les réactions successives qui la mette sur la voie : il a toujours des excuses, il l’a prend pour une idiote ou quoi, ça doit pas être ça car la situation dure, il doit y avoir un secret, elle va chercher les réponses.
    Une autre chose importante, mise en avant ici, le fauteuil qui est souvent associé à un « c’est le début, de la fin, c’est nul » ici apparait comme une bonne chose car il fait regagner de l’autonomie, c’est une bouffée d’oxygène qui améliore la situation au moins temporairement.
    Je donne quelque uns des autres sujets abordés et bien traités :
    - le problème monétaire, non toutes les aides et besoins ne seront pas pris en charge, oui il vaut mieux être riche, oui c’est double peine si tu es pauvre on ose aborder le soucis de l’argent
    - l’importance de différencier malade de maladie, avec la mise en place d’un surnom pour la maladie pour l’apprivoiser ce qui la rend plus réel et la distance de la personne
    - toutes les petites choses évidentes qui ne le sont pas en fait largeur de porte, escalier…
    - « vivement qu’il parte ça te libèrera » la phrase horrible et si fréquente que beaucoup trop de valides balance encore aux aidants
    Le point de vue choisi est vraiment intelligent, ça rend l’histoire accessible aux plus jeunes, et on ose aborder beaucoup de choses importantes et souvent boudés des livres adultes.

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    Couverture du livre « Ailleurs meilleur » de Sophie Adriansen aux éditions Nathan

    Lunartic sur Ailleurs meilleur de Sophie Adriansen

    Coucou mes petits amis ! Aujourd'hui, je vous retrouve pour la chronique d'un merveilleux petit roman à la saveur d'authentique et gigantesque miracle, j'ai nommé Ailleurs meilleur écrit par Sophie Adriansen, qui m'avait déjà résolument conquise par le biais de sa plume sincère, d'une grande...
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    Coucou mes petits amis ! Aujourd'hui, je vous retrouve pour la chronique d'un merveilleux petit roman à la saveur d'authentique et gigantesque miracle, j'ai nommé Ailleurs meilleur écrit par Sophie Adriansen, qui m'avait déjà résolument conquise par le biais de sa plume sincère, d'une grande franchise et sensibilité, avec ses précédentes parutions Lise et les Hirondelles et surtout le tout bonnement magnifique Papa est en bas. Je remercie infiniment les éditions Nathan pour cet envoi qui s'est une fois plus révélé être une belle réussite de mon côté !

    Tout comme Sophie Adriansen dans sa façon de manier sa plume d'autrice définitivement en accord avec son temps, j'irai droit au but : j'ai trouvé l'essence, la direction de ce roman tout simplement inspirante et irradiante d'une lumière pure et porteuse d'espoir.

    En effet, Alassane, personnage principal de ce récit de vie juste extraordinaire (mais en réalité pas tant que ça, vous allez vite comprendre pourquoi), et en particulier son parcours qui dépasse l'entendement, sa détermination inébranlable malgré toutes les épreuves que ce jeune homme va devoir traverser, m'a bouleversée outre mesure. Il est l'incarnation vibrante de tous ces êtres qui cherchent purement et simplement un coin de paix et de sûreté, d'accueil et de bienveillance, où exister et se sentir à leur place.

    Ailleurs meilleur, c'est l'histoire d'un périple que personne ne devrait jamais entreprendre et pourtant, ils sont légion à devoir le faire car ils n'ont pas d'autre choix. Aucune échappatoire à l'horreur de leur quotidien ne s'offre à eux si ce n'est partir, se déraciner. Selon moi, il n'y a guère acte plus courageux que celui-là : celui d'aller de l'avant malgré tous les obstacles qui se dressent devant nous, à commencer par nos propres doutes et angoisses, et ne jamais quitter son objectif des yeux, au sens propre comme métaphorique du terme. C'est là l'exploit que va accomplir Alassane au cours du roman, et ce avec beaucoup de bonne volonté et d'humilité.

    Et ce qui m'émeut d'autant plus profondément avec ce livre, c'est qu'il prend ses racines d'une véritable rencontre qui a changé la vie autant de Sophie Adriansen que de ses deux lecteurs pas comme les autres qui lui ont inspiré la douloureuse mais aussi instructive épopée d'Alassane. J'ai trouvé que l'intrigue était ainsi d'autant plus ancrée dans le réel qu'elle est imprégnée de l'expérience bouleversante et singulière de deux admirables êtres humains en chair et en os.

    Pour conclure, Ailleurs meilleur, c'est ce genre d'écrit qui vous donne une sacrée claque, certainement pas volée, et qui vous rappelle la chance inouïe que vous avez d'entre qui vous êtes dans le pays où vous vous trouvez, au sein duquel vous êtes généralement nés et grandi, et en lequel vous savez que vous pouvez avoir toute confiance et fierté... Enfin, plus ou moins, mais n'ouvrons pas ici le débat sur la question ou on y sera encore demain. Vous l'aurez compris, si j'ai autant aimé cette histoire, c'est parce qu'elle m'a ébranlé et donné l'envie d'agir, pour moi-même et pour les autres, de garder mon esprit et mon cœur ouverts au monde et à ceux qui en ont le besoin vorace et effarant comme certains des protagonistes le font avec une immense ardeur, farouche, indomptable et franchement admirable. Pour résumer efficacement, ce livre, c'est un appel vibrant à ce que notre humanité a de meilleur, c'est un cri d'amour et de solidarité envers ceux qui sont différents, qui viennent de loin et qui n'ont pas démérité pour obtenir le droit de vivre une vie normale, saine, pour avoir le quotidien de Monsieur-tout-le-monde. Pour citer la phrase d'accroche d'une publicité qui m'avait marquée, « Rien, c'est parfois la meilleure chose qui puisse vous arriver ». Il serait peut-être grand temps de prendre conscience du réconfort que nous apporte notre routine et de cesser de se plaindre pour tout et n'importe quoi dès que la moindre petite chose nous contrarie. C'est ce que l'humilité et la robustesse mentale d'Alassane face à tant d'injustice et de tourments m'ont appris entre autres et je ne suis certainement pas prête d'oublier ma leçon.

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    Couverture du livre « Le test » de Sophie Adriansen aux éditions Magnard

    Mes écrits d'un jour sur Le test de Sophie Adriansen

    Madeleine a quinze ans, elle attend « Enceinte, pas enceinte ? » et sous ses yeux « Deux barres. Comme deux personnes dans ce corps. Ou comme les deux barreaux d’une cellule de prison. Brusque bifurcation à gauche. Il fallait bien que ça m’arrive. Je suis gauchère. Et je suis enceinte. »
    Avec...
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    Madeleine a quinze ans, elle attend « Enceinte, pas enceinte ? » et sous ses yeux « Deux barres. Comme deux personnes dans ce corps. Ou comme les deux barreaux d’une cellule de prison. Brusque bifurcation à gauche. Il fallait bien que ça m’arrive. Je suis gauchère. Et je suis enceinte. »
    Avec Ulysse, son premier amour, ils ne l’ont fait qu’une fois mais cela a suffi à bouleverser leurs vies d’ados. Madeleine est la seule à décider si oui ou non elle garde cet enfant. Elle n’a personne sur qui s’appuyer. Ses parents, propriétaires du Grand Hôtel, n’ont que peu de temps à lui accorder. La gouvernante, Nana, sent un p’tit truc mais préfère ignorer. Quant à Ulysse, il a disparu des écrans radar dès que Madeleine lui a annoncé la nouvelle.
    « Je me sens comme emprisonnée. En cage. Dans ce corps, dans ce CDI, dans ce lycée, dans ce monde. Pourtant je suis libre. Mais la cage est dedans. Dans mon ventre. Et c’est pire que tout. Il n’y a pas moyen de l’en faire sortir. »
    Alors Madeleine plonge, elle aime ça et peut-être que cela l’aidera à prendre sa décision…

    Dès le début le ton est donné, Madeleine est enceinte. Le test sort des sentiers battus de l’avant/après grossesse. Il joue sur l’instant T, là, maintenant, tout de suite. Cette grossesse qui survient brutalement à quinze ans, ne pas y croire, comment y faire face, l’accepter, et puis douter, décider. Le parcours de réflexion de Madeleine se construit au fil des chapitres avec une alternance de passé/présent. Il est intéressant d’entrer dans sa tête, capter ses maux, suivre sa route vers ce choix qui à jamais la changera. Madeleine est seule, aussi paradoxal que cela puisse paraître car elle a du monde autour d’elle mais pas pour cette situation. Madeleine prend conscience de ce qui l’entoure et est maîtresse de son destin.
    Le test est un roman important pour un sujet assez banalisé dans notre société. « En France, près de 20 000 mineures découvrent chaque année qu’elles sont enceintes, et ce malgré les dispositifs de prévention mis en place. » Je ne cite pas ce passage pour vous faire peur, juste pour montrer à quel point c’est important de communiquer sur les rapports sexuels. Le test aborde tout en douceur le premier amour, le premier rapport sexuel, le planning familial, l’éducation sexuelle… et c’est joliment écrit.

    http://www.mesecritsdunjour.com/archives/2020/04/06/38171875.html