Simon Liberati

Simon Liberati

Simon Liberati est un écrivain français.

Journaliste de magazine, Simon Liberati a publié un premier roman "Anthologie des apparitions" sur le thème de l'adolescence en 2004, puis "Nada exist" en 2007 en brossant un personnage de photographe de mode qui passe des paillettes et de la célébrité à ...

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Simon Liberati est un écrivain français.

Journaliste de magazine, Simon Liberati a publié un premier roman "Anthologie des apparitions" sur le thème de l'adolescence en 2004, puis "Nada exist" en 2007 en brossant un personnage de photographe de mode qui passe des paillettes et de la célébrité à la dérive.

Son troisième ouvrage intitulé "L’hyper Justine" est un roman "sadien" (le titre renvoie de façon claire au roman du marquis de Sade Justine ou les Malheurs de la vertu) qui mêle escroc, prostituée et création cinématographique. Il a été couronné par le Prix de Flore 2009 présidé par Frédéric Beigbeder, ami de l'auteur.

En 2011, il publie aux éditions Grasset son quatrième roman "Jayne Mansfield 1967", dans la collection "Ceci n'est pas un fait divers", un récit dans lequel il retrace le destin tragique de l'actrice. L'ouvrage est récompensé par le prix Femina le 7 novembre 2011.

En janvier 2013, il publie, chez Flammarion, "113 études de littérature romantique" et en 2015 "Eva"(Prix Transfuge du meilleur roman français).

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 12/05/1960

 

Articles (1)

Avis (21)

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    Couverture du livre « California girls » de Simon Liberati aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Lunartic sur California girls de Simon Liberati

    Tout d'abord, un grand merci aux éditions Grasset pour cet envoi, cela me fait toujours autant chaud au cœur et ce sentiment restera impérissable, sans aucun doute. J'ai été très honorée de recevoir ce service de presse, le jour même de mon anniversaire qui plus est. C'est la seconde année de...
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    Tout d'abord, un grand merci aux éditions Grasset pour cet envoi, cela me fait toujours autant chaud au cœur et ce sentiment restera impérissable, sans aucun doute. J'ai été très honorée de recevoir ce service de presse, le jour même de mon anniversaire qui plus est. C'est la seconde année de suite,-en voilà un beau cadeau ! Si cela devient une habitude, je ne m'en lasserais pas, héhé. Ce livre, paru tout récemment en poche aux éditions Le Livre de Poche pour les intéressés, est entré dans ma ligne de mire des lectures à faire grâce à la géniale Pinupapple & Books (oui, encore...). Malgré son avis mi-figue mi-raisin sur ce roman qu'elle jugeait beaucoup plus documentaire que psychologique (ce qu'elle espérait de ce type de fiction sur des criminels adolescents/jeunes adultes), je me devais de parcourir cet ouvrage par moi-même, de me forger une opinion d'après ce que l'auteur allait me délivrer. J'ai été d'autant plus piquée de curiosité en découvrant la quatrième de couverture, où Simon Liberati explique avoir voulu relater ces tragiques événements ayant entaché son enfance noir sur blanc, de manière très directe et frontale, afin de se purger de ce traumatisme baigné de sang et d'horreur inhumaine depuis près de cinquante ans. Le voyage en enfer commence maintenant.

    L'auteur a bien suivi sa trajectoire en nous proposant un récit qui relate de la manière la plus simple possible le Helter Skelter de Charlie et de sa Famille, de son élaboration au sein du Spahn Ranch où, après un an et de demi de pérégrinations en bus de grands chemins hippie, la Famille avait trouvé son nid bien puant, crade et délavé, à l'image de leur vie de débauche et de dévouement au plan de l'Apocalypse et à leur Jésus. Ce qui m'a épaté avec ce livre, et justement la raison pour laquelle je m'y suis intéressée, c'est que je connaissais "bien" les événements désastreux et sanguinolents qu'il dépeint. Il y a cinq ans de cela maintenant, je me suis trouvée fascinée face à la sublime Sharon Tate dans le film Le bal des vampires (excellent film par ailleurs, mais cela est une autre histoire, qui sera contée une autre fois). De fil en aiguille, je suis rapidement tombée sur la vérité effarante et sur des images profondément choquantes, d'un voyeurisme écœurant. J'ai visionné quelques documentaires, notamment un témoignage de Linda Kasabian, la seule membre de la secte qui a éprouvé de la pitié pour les victimes et qui a contribué à l'emprisonnement de son ancienne Famille. Je ne m'attendais donc pas à ce que ce roman me révèle des informations inédites.

    Et là où ce livre est fort, très fort, et sonne juste, c'est qu'il a réussi à me couper le souffle et à me glacer le cœur et les sangs comme si j'étais retournée en arrière dans le temps. Cela a eu le temps de me laisser sonnée et les yeux écarquillés et incrédules, en y ajoutant cette fois le sentiment que je m'y trouvais réellement. Ce pourquoi j'ai trouvé que ce roman n'avait pas la prétention ou la fonction d'être un documentaire, un contenu purement informatif. Bien sûr, pour ceux qui ne connaissent pas cette histoire tragique du Crime du siècle, je trouve que cet ouvrage constitue une excellente entrée en matière, une mise en bouche sous une perspective inédite. J'avais connaissance de fictions qui s'inspiraient clairement du mode de vie de la Famille et de leurs actions infernales, tout en les plaçant à des époques différentes, avec des personnages forgés à leur image mais avec leur identité propre aussi. Or, ce livre nous présente les véritables membres de cette bande de prétendus hippies, qui ont déchaîné une immondice sans nom sur Los Angeles,-en tant de personnages romanesques, à la fois faits de chair et de sang (et ils en répandent beaucoup aussi, de manière quasi bestiale. Et encore, c'est méchant pour les bêtes...) et d'encre et de papier.

    Le pari était audacieux... et risqué aussi. Qui pourrait s'identifier à des créatures pareilles, des énergumènes aussi vides de sentiments que de bon sens et d'humanité, complètement détachés de ce qui rend le monde beau ? Et non, une orgie où on se fait l'amour dix fois par jour tous ensemble, c'est pas beau... Et pourtant, pari réussi ! Malgré le fait que les personnages soient absolument immondes, tant au niveau de leur vie sexuelle où Tout le monde appartient à tout le monde, dans la crasse, la poussière, les tâches de nourriture sur leurs vêtements élimés, et d'autres de ne me forcez pas à dire de quoi, où les jeunes filles se vouent avec adoration et amour convaincu et débordant s'évaporant de leurs corps jeunes et déjà souillés à leur mari commun, un petit homme malingre, au visage mauvais et disgracieux qui ne peut inspirer que de la répulsion, je me suis sentie aussi déconnectée qu'eux.

    Au cœur de cette odyssée du meurtre rocambolesque et désastreux dont ils ont été les acteurs, j'ai été complètement immergée, de l'odeur suintante de vous savez quoi (on entre pas dans les détails hein) à la texture poisseuse du sang en passant par les cris déchirants des victimes, Sharon et les occupants de la Love House en ligne de mire. Cela peut paraître perturbant que je ressente cette sensation de proximité envers eux, la clique de jeunes tueurs drogués, abrutis, bruyants et inexpérimenté, à l'aube de leur vie déjà piétinée, salie, disgraciée et foutue en pâture aux chiens telle une vulgaire charogne. Alors que je n'avais qu'une envie, cracher à la figure de Sadie Mae Glutz, l'affreuse sorcière qui a une place de choix au sein de ce récit, pour lui démontrer mon mépris profond de sa personne insupportable et imbécile, donner des claques aux garçons, Tex, qui semble évoluer en dehors de toute réalité, et Clem, qui avait peut-être un actuel potentiel dans la musique. On ne saura jamais tout ce qu'auraient pu devenir les Katie, Gypsy, Squeakie, Leslie et j'en passe... De par leurs crimes, leur aberrante froideur digne du Pôle Nord (et encore, c'est méchant pour le Pôle Nord), ils resteront à jamais au statut de paria, coincés en prison (dûment mérité).

    Ou bien leur image sera à jamais teintée du sang versé de Gary Hinman, de Sharon Tate, de son bébé, Paul, et de ses amis, de Leno et Rosemary LaBianca. Leur seul méfait fut d'avoir réussi leur vie et d'être bien intégré, ou alors de s'être trouvé au mauvais endroit au mauvais moment, telle une abominable ironie du sort. En tout cas, je vous encourage à lire ce roman qui m'aura ébranlé bien plus que je ne l'aurais pensé. Il aura réussi à m'emmener sur un chemin que jamais encore mon imagination ne m'avait fait prendre : celui qui mène en haut de la colline du 1020 Cielo Drive, cette nuit marquée par le diable ayant envoyé ses diablotins faire le sale boulot, et ce qui en résulte est une scène absolument atroce où la tension est tellement pesante que le rire nerveux est sorti, honteux mais bien là, de la barrière de mes lèvres. Pourtant, mes yeux semblaient s'être "adaptés" à ces images.

    L'auteur m'a donné l'impression que je ne les avais jamais véritablement vues, cette violence et cette horreur inouïes, tant que je n'avais pas accompagné notre bande hésitante mais immergée dans la folie jusqu'au cou à leur point de non-retour, me tenant aux côtés de Linda, le témoin muet et meurtri, aux premières loges.

    Et cela a recommencé. Une autre nuit comme celle-là, plus expéditive et assurée, au silence plus assourdissant. Ce qui n'était pas pour me rassurer. Et l'angoisse a duré et a pris de l'ampleur. Je n'avais qu'une envie : me sortir de cette spirale infernale, loin de toute cette folie ambiante,-résolument malsaine et à vomir, loin de toute cette ignominie qui m'a brisée le cœur... Une motocyclette (alors que je déteste ça, grands dieux...) aura peut-être été la solution à tous mes maux, dans le brouillard du matin alors qu'un nouveau jour se lève, tandis que les Beach Boys chantaient au loin :

    I been all around this great big world
    And I seen all kinds of girls
    Yeah, but I couldn't wait to get back in the states
    Back to the cutest girls in the world

    (bah en tout cas mes aïeux, on parle pas des filles de Manson là).

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    Couverture du livre « Occident ; roman » de Simon Liberati aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Christlbouquine sur Occident ; roman de Simon Liberati

    Alain est peintre. Un cliché d’artiste, drogué, coureur et alcoolique. Il rencontre Poppée (ce prénom !), une femme apparemment manipulatrice qui tombe enceinte dès la première fois où ils font l’amour.

    Convaincu de devoir échapper à l’emprise de cette femme destructrice, Alain part en...
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    Alain est peintre. Un cliché d’artiste, drogué, coureur et alcoolique. Il rencontre Poppée (ce prénom !), une femme apparemment manipulatrice qui tombe enceinte dès la première fois où ils font l’amour.

    Convaincu de devoir échapper à l’emprise de cette femme destructrice, Alain part en Espagne sur les traces d’une adolescente, Emina (ces prénoms décidément !), une sorte de fantasme mais psychologiquement perturbée.

    Vous êtes perdus dans mon résumé ? Pas étonnant, je me suis moi-même perdue dans ce livre.
    Absolument pas familière de l’univers de Simon Liberati, je suis passée totalement à côté de toutes les clés de ce roman.

    La première partie m’a semblé très longue et répétitive, les atermoiements d’Alain, ses rencontres avec ses maîtresses, Poppée donc et Lukardis (définitivement je ne me remets pas du choix des prénoms ! La fille de Poppée et d’Alain s’appelle Galatée pour en finir avec ce sujet. Certainement plein de symboles à y voir), ses soirées avec ses amis, ses élans créatifs... tout cela ne fait que revenir durant 230 pages.

    La seconde partie. Comment dire. Nous l’entamons au cœur des pensées déstructurées d’Emina. Un délire qui m’a définitivement perdue. J’avoue avoir sauté des pages. Pour finir par tout simplement abandonner la lecture, chose extrêmement rare pour moi.

    À côté de cela, le style est vif, tranchant, parfois poétique. Mais j’ai aussi besoin d’une histoire construite pour y adhérer.

    Un livre qui n’était visiblement pas fait pour moi et peut-être pas le meilleur choix pour découvrir Simon Liberati.

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    Couverture du livre « Occident ; roman » de Simon Liberati aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Nathalie Chartier sur Occident ; roman de Simon Liberati

    Simon Libérati emporte le lecteur dans le sillage d’Alain, un peintre pas maudit mais presque, riche de temps en temps, égoïste, cocaïnomane, vaguement alcoolique qui entretient deux liaisons, devient père sans être certain d’être le géniteur, bref un long roman fantaisiste, parfois...
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    Simon Libérati emporte le lecteur dans le sillage d’Alain, un peintre pas maudit mais presque, riche de temps en temps, égoïste, cocaïnomane, vaguement alcoolique qui entretient deux liaisons, devient père sans être certain d’être le géniteur, bref un long roman fantaisiste, parfois ennuyeux.
    J’ai souri à ces diners de collectionneurs, de gens branchés qui peuvent exposer ou bannir un artiste. J’ai aimé les affres de la création lorsqu’Alain se réfugie dans sa maison de campagne et qu’il devient inspiré, exalté ou au contraire dans l’incapacité de peindre.
    Son rapport à la paternité subie (la mère est manipulatrice et déjà mariée), à l’enfant qui grandit est délicat malgré l’indifférence dont il se pare.
    Ses déconvenues et mésaventures le conduiront en Andalousie aux côtés d’une jeune femme à la santé mentale défaillante, Emina. L’art et l’amour vont-ils assagir et réconcilier Alain avec la création et surtout lui-même ?
    Au début, Je n’ai ni aimé, ni détesté et j’ai continué cette lecture me laissant bercer par les fantaisies d’Alain.
    Et puis, je me suis définitivement perdue dans les délires d’Emina où j’ai écarquillé les yeux ébahie d’incompréhension :
    Je cite « …une contraction intime exterminatrice manqua d’expulser hors du ventre de la jeune fille toute une guirlande de parasites, de présences oubliées dont un Polichinelle préorgasmique, combinard, ridicule, désoeuvré, réduit à la taille d’un fœtus de poule nageant dans la glaire …».
    Bref, un avis très mitigé et pourtant j’étais impatience de découvrir cet auteur qui m’intriguait.
    Ce texte n’était pas pour moi.

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    Couverture du livre « California girls » de Simon Liberati aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Delphine de Du calme Lucette sur California girls de Simon Liberati

    J’étais curieuse de lire au sujet de la folie meurtrière de la « Famille » Manson en 1969 puisque je n’avais pas une grande connaissance de ce tragique évènement. Je dois dire que ce roman de Simon Liberati nous informe assez bien sur ce qu’a pu être la vie et les mentalités des « filles » de...
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    J’étais curieuse de lire au sujet de la folie meurtrière de la « Famille » Manson en 1969 puisque je n’avais pas une grande connaissance de ce tragique évènement. Je dois dire que ce roman de Simon Liberati nous informe assez bien sur ce qu’a pu être la vie et les mentalités des « filles » de Charles Manson, gourou adulé. Même si je n’ai pas été absolument emportée, j’ai tout de même apprécié cette lecture.

    L’auteur nous décrit les faits avec beaucoup de distance, d’une façon presque clinique. Peut-être est-ce cela qui m’a empêchée de plonger davantage dans le récit et au cœur de cette époque hippie dont le meurtre de Sharon Tate, alors enceinte de huit mois de Roman Polanski, a marqué un bien malheureux tournant. On sait à peu près ce qu’il va se passer (s’il on n’a pas déjà planché sur le sujet comme c’était le cas pour moi) mais on espère pourtant jusqu’au bout que ces jeunes drogués, ensorcelés d’une certaine façon, épargnent au moins cette jeune femme bientôt maman. Les faits sont terribles. On se demande comment de si jeunes personnes aient pu commettre de tels actes. Le roman tourne surtout autour des jeunes filles, parfois âgées de seulement 16 ans, ayant déjà eu un enfant pour certaines, étant les maîtresses de « Charlie », droguées à longueur de temps, dont l’hygiène déplorable leur offrait multiples maladies. De temps à autre, leur innocence et leur naïveté ressortent du récit, mais leurs actes implacables les ramènent brutalement et rapidement à leur rôle de meurtrières. Tels des robots manipulés par leur Maître, elles lacèrent leurs proies, les insultent, les saignent comme des cochons. Une grande froideur envahit le texte et sa lecture est ahurissante.

    Nous suivons ces jeunes gens sur quelques jours. Il n’y a pas vraiment de fil conducteur, on passe d’un acte à l’autre, d’un lieu à un autre. J’aurai préféré que le récit soit concentré sur le meurtre de Sharon Tate et de ses amis, avec un vrai développement de la psychologie des personnages. Cela aurait été très intéressant d’entrer profondément dans la tête de ces jeunes meurtriers. Malgré tout, l’auteur a réussi à romancer ces faits très naturellement, ce qui nous offre une lecture fluide.

    Grâce à ce roman, nous mettons un pied dans la secte de Manson et ce que l’on découvre n’est vraiment pas beau à lire. La distance imposée par l’auteur a rendu ma lecture moins édifiante, mais j’ai tout de même apprécié en savoir plus à ce sujet. Un roman à découvrir donc !

    Sur mon blog : https://ducalmelucette.wordpress.com/2018/04/08/lecture-california-girls-de-simon-liberati/

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