Shirley Jackson

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Avis (12)

  • Couverture du livre « La maison hantée » de Shirley Jackson aux éditions Rivages

    LeoLabs sur La maison hantée de Shirley Jackson

    Une histoire un peu fade, tous comme ses personnages d’ailleurs. Il manquait de tout, d'actions, de frissons, de psychologie. Même l'histoire de la maison m'a paru moyenne. Un livre vite terminé, vite oublié...

    Une histoire un peu fade, tous comme ses personnages d’ailleurs. Il manquait de tout, d'actions, de frissons, de psychologie. Même l'histoire de la maison m'a paru moyenne. Un livre vite terminé, vite oublié...

  • Couverture du livre « Nous avons toujours vécu au château » de Shirley Jackson aux éditions Rivages

    Anita Millot sur Nous avons toujours vécu au château de Shirley Jackson

    Mary Katherine (Merricat) Blackwood et sa soeur Constance vivent confinées dans leur grande propriété avec leur oncle Julian, depuis le drame qui a décimé toute la famille, empoisonnée à l’arsenic.
    Merricat est la seule à oser sortir pour aller se ravitailler dans un village où tout le monde...
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    Mary Katherine (Merricat) Blackwood et sa soeur Constance vivent confinées dans leur grande propriété avec leur oncle Julian, depuis le drame qui a décimé toute la famille, empoisonnée à l’arsenic.
    Merricat est la seule à oser sortir pour aller se ravitailler dans un village où tout le monde semble les détester et avoir une peur bleue desdits survivants … Parfois quelques anciens amis viennent prendre de leurs nouvelles sans avoir le courage d’entrer dans la maison ou d’y consommer quoi que ce soit … Ce qui semble prodigieusement ravir les trois occupants des lieux.
    Le drame est constamment discuté par l’oncle Julian et ses nièces : qui a versé l’arsenic dans le thé ?… L’ambiance est particulièrement bizarre dans ce roman qui tient davantage du fantastique que du policier, à tel point que je me suis demandée jusqu’à la dernière ligne si j’avais bien compris l’intrigue … Jusqu’à me poser la question : ne seraient-elles pas des fantômes, finalement ?…

  • Couverture du livre « La loterie » de Miles Hyman et Shirley Jackson aux éditions Casterman

    Missbook85 sur La loterie de Miles Hyman - Shirley Jackson

    Grand classique de la littérature américaine de Shirley Jackson, " La loterie " a été adapté en roman graphique en 2016 par Miles Hyman - son petit-fils - et est paru aux Editions Casterman.
    Dans un village de la Nouvelle-Angleterre, à la fin des années 40, est organisée chaque année, au début...
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    Grand classique de la littérature américaine de Shirley Jackson, " La loterie " a été adapté en roman graphique en 2016 par Miles Hyman - son petit-fils - et est paru aux Editions Casterman.
    Dans un village de la Nouvelle-Angleterre, à la fin des années 40, est organisée chaque année, au début de l'été, une loterie. Ainsi, chaque 27 juin, les habitants se rassemblent.
    p. 30-31 : " Dans certaines villes, il y avait tant d'affluence que la loterie prenait deux jours et devait commencer le 26 juin. "
    Tout a été scrupuleusement préparé la veille. Deux hommes ont rempli l'urne de plusieurs petits papiers blancs, pliés en deux. Seul l'un d'eux est marqué d'un gros rond noir.
    Le lendemain donc, les femmes et les hommes se rejoignent au centre du village pour participer à l'événement, quittant pour quelques heures les tâches domestiques pour les unes, les travaux des champs pour d'autres.
    p. 85 : " Avant on disait : Loterie en juin, abondance de grains. "
    Au même moment, curieusement, les enfants établissent un monticule de pierres...
    Le tirage au sort de la loterie peut enfin commencer. Au fur et à mesure que le lecteur tourne les pages, il ressent que quelque chose n'est pas normal, pas "conventionnel". Les visages se crispent. La tension monte. Que peut bien révéler ce rituel ?
    Au cœur d'une Amérique profonde et rurale, majestueusement reconstituée par des planches aux couleurs surannées, le dénouement est une véritable claque !
    Dans une implacable économie de moyens, le conte décrit avec brio la subtile transformation d'une anodine cérémonie en boucherie sanguinolente.
    L'ambiance est franchement pesante. Le texte qui est réduit au minimum instaure un climat d'une grande fébrilité.
    Shirley Jackson qui est donc à l'origine de cette nouvelle, était une romancière américaine, spécialiste du récit fantastique et d'horreur.
    Son petit-fils, Miles Hyman, peut aujourd'hui se targuer d'avoir rendu un si bel hommage à sa grand-mère, non seulement en restant fidèle au texte d'origine, mais aussi en l'illustrant avec efficacité, c'est-à-dire en conservant ce suspens déroutant.

  • Couverture du livre « La maison hantée » de Shirley Jackson aux éditions Rivages

    Chloë Luzillat sur La maison hantée de Shirley Jackson

    Que j'avais hâte d'y pénétrer, dans cette maison hantée ! Prêté par une amie qui ne m'en a dit que du bien, la quatrième de couverture annonçait elle aussi sans détour la couleur : Shirley Jackson serait l'une des auteures de son genre les plus talentueuses - Stephen King lui-même classe La...
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    Que j'avais hâte d'y pénétrer, dans cette maison hantée ! Prêté par une amie qui ne m'en a dit que du bien, la quatrième de couverture annonçait elle aussi sans détour la couleur : Shirley Jackson serait l'une des auteures de son genre les plus talentueuses - Stephen King lui-même classe La maison hantée comme l'un des meilleurs romans fantastiques du 20ème siècle - et je n'avais pas encore eu le plaisir de découvrir ses romans ? Voilà qui est fait !

    Cette dimension fantastique donc : rien à redire, elle est, qui plus est compte tenue de l'époque, époustouflante. Les faits paranormaux s'enchaînent sans jouer la surenchère, la curiosité est très vite emportée par la crainte de vraiment savoir ce qui se cache entre les murs bancals de la maison, les fantômes semblent se jouer tout autant des protagonistes que des lecteurs. L'exemple le plus criant est sans doute lorsque Eléanore et Theodora se tiennent par la main, semblant partager chacune avec l'autre le courage et la force dont chacune dispose, avant que le chapitre ne se close finalement sur la présence d'un troisième invité, qui en fait ne l'était pas.

    Tout dans la maison appelle à la prudence, et en même temps à l'impétuosité : comment ne pas résister à l'envie de grimper les marches de la bibliothèque, que se cache-t-il derrière chacune des portes de ce labyrinthe architectural qui semble ne pas vouloir indiquer la sortie ? Le personnel lui-même, dans son attitude étrange, ne serait-il pas plus lié à la maison qu'il ne veut le faire croire ? La fin, abrupte, est tranchante. Superbe.

    Si la lecture peut paraître ampoulée - de nouveau, ce roman date de la fin des années 50 - ce type d'écriture vient en fait donner davantage de consistance à la personnalité des protagonistes, invités du docteur Montague pour mener une expérience paranormale dans la maison hantée. L'humour, l'air de rien, s'invite parfois dans la discussion, donnant vraiment l'impression d'être nous aussi assis sur l'un des canapés du petit salon.

    Un petit livre (quelques deux cents pages) qui ne se lit pas si rapidement que ça, et qui de toute façon vaut largement qu'on lui consacre plusieurs soirées de rang pour plonger - et peut-être résoudre ? - les mystères de Hillhouse.

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