Shilpi Somaya Gowda

Shilpi Somaya Gowda
SHILPI SOMAYA GOWDA , née en Inde, vit aujourd'hui aux États-Unis avec son mari et ses enfants. Elle est l'auteur d'un premier roman, La fille secrète, paru au Mercure de France et vendu à plus de 15.000 exemplaires en Folio.

Avis (13)

  • Couverture du livre « Un fils en or » de Shilpi Somaya Gowda aux éditions Gallimard

    Alice Porra sur Un fils en or de Shilpi Somaya Gowda

    C’est une histoire magnifique très moderne et très actuelle que j’ai emmenée dans mes bagages lors de mon voyage en Inde du Nord.

    Shilpi Somaya Gowda nous entraîne au cœur de la culture indienne dans la famille du jeune Anil. On y découvre les nombreuses traditions : culinaires, religieuses,...
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    C’est une histoire magnifique très moderne et très actuelle que j’ai emmenée dans mes bagages lors de mon voyage en Inde du Nord.

    Shilpi Somaya Gowda nous entraîne au cœur de la culture indienne dans la famille du jeune Anil. On y découvre les nombreuses traditions : culinaires, religieuses, hiérarchiques en mettant l’accent sur le rôle de décideur. Ce rôle est donné à une personne de la famille Patel qui règle ensuite les différends des habitants alentours lors d’audiences publiques. Pour Anil tout est clair : il doit devenir médecin et pour cela quitter l’Inde. C’est à travers ses yeux qu’il nous fera partager son arrivée et son acclimatation à la culture américaine et le choc des cultures. Il essaie de gérer son rôle de décideur à distance. En parallèle Leena, amie d’enfance d’Anil, reste au pays et suit le chemin classique d’une jeune femme indienne, mariage arrangé, regard des autres et honneur seront des thèmes importants pour son histoire.

    Ici les femmes sont extraordinairement fortes et courageuses, elles prennent des décisions et affrontent les hommes. Leena par exemple possède un caractère hors du commun mais qui lui va très bien et va lui permettre d’avancer malgré les obstacles qu’elle rencontrera.

    Petite parenthèse. Il est souvent question de nourriture j’ai trouvé et c’est très agréable d’avoir des petites notes de bas de pages qui viennent nous détailler un peu tous les mets préparés par les personnages. J’imaginais très bien le fumet odorant et épicé de tous ces plats. C’était un peu magique je dois dire ! Fin de la parenthèse.

    Le scénario pourrait semblé usé, en mode bollywood movie mais il n’en est rien et la fin est une belle surprise. En effet ici rien ne m’a semblé exagéré, cliché ou exacerbé mais écrit avec une réelle justesse et un réalisme impressionnant. C’est pourquoi j’ai été surprise d’apprendre à la fin que le nom des villes et de l’hôpital étaient fictifs. J’avais l’impression qu’elle s’était appuyé sur de l’existant. En tout cas cela me permet de pouvoir imaginer ses personnages extraordinaires, je me suis dit qu’ils existaient forcément, sur plusieurs endroits de la planète

  • Couverture du livre « Un fils en or » de Shilpi Somaya Gowda aux éditions Gallimard

    Sihtamenamor T. sur Un fils en or de Shilpi Somaya Gowda

    Une belle histoire et des personnages auxquels on s'attache, c'est pourquoi j'étais triste de la finir.
    Deux histoires en parallèle : celle d'Anil, un indien qui part faire des études de médecine aux Etats Unis (mais qui revient en Inde régulièrement avec diverses choses à gérer quant à sa...
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    Une belle histoire et des personnages auxquels on s'attache, c'est pourquoi j'étais triste de la finir.
    Deux histoires en parallèle : celle d'Anil, un indien qui part faire des études de médecine aux Etats Unis (mais qui revient en Inde régulièrement avec diverses choses à gérer quant à sa famille) puis celle de Leena, son amie d'enfance, dont le mariage va être arrangé comme toutes les femmes indiennes, qui va subir la dure loi de la dot, du silence et des préjugés...

    A travers la vie des 2 personnages principaux, on découvre de nombreuses choses sur les moeurs et coutumes en Inde qui m'ont d'ailleurs incité à aller en savoir plus sur internet.
    Considéré comme un des pays les plus dangereux pour les femmes, il est édifiant de voir à quel point ce pays est encore "arriéré" pour pas mal de choses mais surtout en ce qui concerne la condition des femmes !
    En dehors de ces travers et des personnes mal pensantes et mal intentionnées, on ressent une façon de penser pour certaines choses et des vraies valeurs qui font du bien.

    J'avais déjà été plus que touchée par le film "la cité de la joie", je viens de m'acheter "la fille secrète" de la même auteure qu'"un fils en or" pour me plonger à nouveau dans la même ambiance, mais aussi le livre sur l'enquête de Bénédicte Manier qui fait référence en la matière : "Quand les femmes auront disparu".

  • Couverture du livre « Un fils en or » de Shilpi Somaya Gowda aux éditions Gallimard

    Anthony Descaillot sur Un fils en or de Shilpi Somaya Gowda

    J’avais juste entrevu quelques bonnes critiques de ce roman sur la blogosphère lorsqu’il a atterri en mes mains. Je ne savais vraiment pas quoi attendre de cette expérience indienne. Mais dès les premières pages, j’ai vite été rassuré.

    Plus qu’un pays, c’est une culture qui est décortiquée...
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    J’avais juste entrevu quelques bonnes critiques de ce roman sur la blogosphère lorsqu’il a atterri en mes mains. Je ne savais vraiment pas quoi attendre de cette expérience indienne. Mais dès les premières pages, j’ai vite été rassuré.

    Plus qu’un pays, c’est une culture qui est décortiquée tout au long de ce livre. On va découvrir le mode de fonctionnement de ces contrées très éloignées de nos standards européens. Dans les coutumes indiennes, tout doit être fait selon certaines règles, souvent strictes. Le personnage principal, expatrié en Amérique, va alors faire le constat des différences qui peuvent exister entre les deux mondes. Mariages arrangés, violences conjugales, jugements hâtifs d’un côté du globe et racisme ordinaire, ambitions exacerbées de l’autre côté.

    Cette aventure pose aussi la question de la migration des peuples. Même après plusieurs années, installé aux États-Unis, « pays de la liberté » (j’ai mis des guillemets !), Anil ne se sent pas chez lui. Son quotidien médical et occidental, qui fait la part belle à la compétition, le rappelle toujours à sa différence et sa condition d’étranger. Et quand il rentre à la maison familiale avec son œil neuf, il constate les incohérences et la violence de sa patrie natale. Sans n’être jamais complètement intégré dans son pays d’accueil, il s’éloigne aussi significativement de sa terre d’origine. Cette sensation est d’ailleurs bien résumée page 328: « Il habitait deux pays mais n’était accepté par aucun »… Étranger dans l’un, touriste dans l’autre !

    Dans la même veine qu’ « Americanah » de Chimamanda Ngozi Adichie, mais un peu plus efficace et moins longuet, j’ai eu un coup de cœur pour ce livre de Shilpi Somaya Gowda. Elle a su, grâce à ce texte débordant d’humanité, mettre en exergue le poids des traditions omniprésentes dans les communautés. Avec beaucoup de tendresse et de subtilité, elle m’a sorti de mon quotidien assez libre en somme, afin d’ouvrir mon esprit sur d’autres cultures insoupçonnées.

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