Severine Vidal

Severine Vidal

Séverine Vidal est née en 1969. Après des années dans l'enseignement, elle se consacre depuis 2011 à l'écriture à plein temps. Elle écrit des romans et des albums pour la jeunesse, des scénarios de BD, de la poésie ou des textes pour la presse. Elle participe à de nombreux salons et rencontres sc...

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Séverine Vidal est née en 1969. Après des années dans l'enseignement, elle se consacre depuis 2011 à l'écriture à plein temps. Elle écrit des romans et des albums pour la jeunesse, des scénarios de BD, de la poésie ou des textes pour la presse. Elle participe à de nombreux salons et rencontres scolaires partout en France et mène des ateliers d'écriture. Elle vit dans les Yvelines.

Avis (32)

  • Couverture du livre « Nos coeurs tordus » de Severine Vidal et Manu Causse aux éditions Bayard Jeunesse

    Solène Leroy sur Nos coeurs tordus de Severine Vidal - Manu Causse

    Livre que j'ai acheté par hasard, « Nos coeurs tordus » est - encore - un roman sur le handicap et la maladie. Je dois me faire une raison ; il faut croire que j'adore ce genre de roman.

    Nous allons suivre plusieurs personnages, dont notre personnage principal, Vladimir. Handicapé de...
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    Livre que j'ai acheté par hasard, « Nos coeurs tordus » est - encore - un roman sur le handicap et la maladie. Je dois me faire une raison ; il faut croire que j'adore ce genre de roman.

    Nous allons suivre plusieurs personnages, dont notre personnage principal, Vladimir. Handicapé de naissance, il a besoin de béquilles pour se déplacer, et marche comme un pantin désarticulé. Il va entrer en ULIS, au collège, où il va rencontrer d'autres personnes handicapés, dont une en fauteuil roulant, et un trisomique. Mais surtout, il va rencontrer Lou. Lou est une adolescente banale et jolie, mais elle sort avec le grand et fort Morgan... pourtant Vlad va avoir du mal à ne pas succomber.

    Quelle joie de retrouver des enfants/adolescents en ULIS, là où je fais mon stage actuellement (sauf que je le fais en ULIS école, tandis qu'ici, ils sont en ULIS collège) ! Une lecture en adéquation avec ma vie en ce moment donc. Heureuse de comprendre les sigles présents dans le texte, bien qu'une personne ne les comprenant pas ou n'ayant jamais entendu parler de ça, peut très bien comprendre parfaitement ce qu'il lit.

    Si je peux dire une première chose, c'est que j'ai été déçue de la longueur du roman. Qu'est-ce-que j'aurais aimé approfondir certains personnages qui n'ont la parole que durant quelques pages ! Et ce que j'aurais aimé aussi qu'on approfondisse plus ce côté « handicap » ! C'est sûrement ce que je lui reproche le plus.

    Un deuxième point qui me chagrine, toujours dans la même lignée, c'est que l'on suit de nombreux personnages (donc pas assez approfondis, comme Mathilde, Saïd, Dylan ou même Flachard !), SAUF Lou. J'aurais aimé avoir son point de vue sur la situation, son regard sur le handicap de Vlad. Le seul qui parle réellement du handicap d'un point de vue extérieur est SaÏd. C'est tout. Je trouve ça dommage !

    Cependant, j'ai apprécié (genre énormément) la manière dont l'auteure parle du handicap. Je vous mettrais d'ailleurs la phrase qui m'a chamboulé en fin de chronique ! Elle en parle comme si ce n'était pas grave, comme s'ils ne l'étaient pas. Les handicapés peuvent avoir des actes, des paroles, tout aussi fabuleux que les gens normaux. Ils ne sont pas moins intelligents, pas moins drôles, pas moins beaux pour autant. Ils ont aussi des sentiments, ce que nous montre bien le roman en abordant le sujet de l'amour, notamment à l'adolescence. Et surtout, ils sont plus humains que n'importe qui.

    J'ai apprécié le cas de Saïd, qui n'est pas handicapé à proprement parler, dans le sens où il n'a rien de particulier, si ce n'est sa couleur de peau. Et il ne faut pas oublier que parfois, être différent, avoir une couleur de peau différente, peut être handicapant. Ce n'est pas pour rien que les professeurs et autres adultes voient Saïd comme un jeune délinquant rebelle.

    Je retiendrais de ce roman qu'il est regrettable d'avoir « bâclé » de nombreux points, mais qu'au vu de sa petitesse, il fait son job ! Pas un coup de coeur donc, mais un petit roman qui se lit rapidement et agréable dans son ensemble. Après, il ne faut pas oublier que c'est un roman pour les plus jeunes que ce que j'ai l'habitude de lire !

    « Je lui ai dit qu'il y a mille raisons d'aimer ou de respecter les handicapés,
    mais sûrement pas parce qu'ils le sont »


    Chronique sur : https://solivresse.blogspot.fr/2018/02/nos-coeurs-tordus-severine-vidal-et.html#more

  • Couverture du livre « Nos coeurs tordus » de Severine Vidal et Manu Causse aux éditions Bayard Jeunesse

    eva muñoz sur Nos coeurs tordus de Severine Vidal - Manu Causse

    Je ne suis pas une spécialiste de littérature jeunesse, même si je ne suis pas fermée à ce genre. Je reconnais tout de même que je suis davantage attirée par les beaux albums qui exacerbent les sentiments mêlés de nos drôles de vies que les romans jeunesse. Mais il se trouve que j’ai reçu, grâce...
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    Je ne suis pas une spécialiste de littérature jeunesse, même si je ne suis pas fermée à ce genre. Je reconnais tout de même que je suis davantage attirée par les beaux albums qui exacerbent les sentiments mêlés de nos drôles de vies que les romans jeunesse. Mais il se trouve que j’ai reçu, grâce à Lecteurs.com, ce livre par la poste : Nos cœurs tordus. Et avant de l’offrir à mes filles, je me devais de le lire et d’en faire une chronique, car là est l’engagement que nous prenons quand nous participons aux différents concours de Lecteurs.com.

    Je me suis donc attelée à la lecture de ce petit roman en décembre, presque ma dernière lecture de l’année, au moment de noël. Ce qui signifie avoir un bouquin que l’on glisse partout : dans le sac à main, à l’avant de la voiture, dans la valise, qu’on oublie à côté de la cheminée… Une lecture-plaisir sans « prise de tête ».

    Le héros est Vladimir, Vlad pour les intimes, que l’on découvre le jour de sa rentrée en troisième dans un nouvel établissement, le collège Georges Brassens ouvrant une section ULIS cette année-là. Vlad sera le point d’ancrage de toute l’histoire qui se déroule sur une année scolaire (de septembre à juin), le lien entre les différents personnages, tous de sacrés « bras cassés » ou cabossés de la vie. Il sera le point d’ancrage tout en laissant d’autres voix se faire entendre. Là est un des intérêts de ce roman, à mon avis : cinq points de vue s’entremêlent sans cesse, donnant la parole avec la même densité à plusieurs types de personnages en plus de notre protagoniste (qui souffre d’athétose mais qui assume totalement son handicap, à l’humour incisif, salvateur, aux très beaux yeux et qui ne manque pas d’esprit) : Dylan le trisomique qui a un peu peur d’arriver au collège, Saïd qui redouble sa troisième et qui est empêtré dans l’étiquette qu’on lui colle depuis si longtemps mais dont il aimerait bien se défaire, l’adulte Flachard, le principal-adjoint, qui semble avoir le même « cœur tordu » que les élèves qu’il a dans son établissement et Mathilde, la fille en fauteuil roulant et surtout en colère contre la terre entière, celle qui –contrairement à Vlad- n’assume pas du tout et vit très mal sa situation.

    Et cela donne un roman assez joyeux, finalement. Bien sûr qu’on y parle de handicap mais ce qui m’a plu, c’est que ce thème n’apparaît pas de façon trop appuyée, les auteurs ne cherchant pas à « faire pleurer » le lecteur mais plutôt à lui montrer –presque de façon allégorique- que les différences sont partout, tout le temps, à tous les niveaux ; on y parle presque plus de cinéma, de rêves, de sentiments. Et à y réfléchir, on y parle davantage encore de la difficulté de grandir, de la difficulté d’être un adolescent au collège que celle d’être un adolescent handicapé.

    Ce court roman-jeunesse est réussi, je pense, et il atteint son but : faire réfléchir « l’air de rien » et surtout faire goûter le plaisir d’une écriture drôle, tendre et poétique.

    « Et comme chaque matin, elle ne voit pas les genoux cagneux, les hanches en vrille, le dos en virage et les doigts crochus. C’est ça l’amour d’une mère. Ça me tient debout. » (p.8)

    « Elle, elle fait comme si… Comme si de rien, comme si je ne lui avais pas envoyé de SMS, hier soir. Le mois dernier. L’année dernière. Il y a une vie, un siècle, une éternité. » (p.121)

    Ce ne sera pas ma lecture la plus forte de l’année deux mille dix-sept mais je ne vais pas non plus bouder mon plaisir car cette lecture est arrivée à point nommé et j’ai hâte de le donner à mes filles, avoir leurs retours, savoir si elles partagent mon avis. Ou pas ! Et je le conseille bien sûr à tous ceux et toutes celles qui aiment la littérature jeunesse.

    (Chronique qui vient de mon blog: https://unbouquindanslapocheblog.wordpress.com/2018/01/17/nos-coeurs-tordus-severine-vidal-et-manu-causse/ )

  • Couverture du livre « Nos coeurs tordus » de Severine Vidal et Manu Causse aux éditions Bayard Jeunesse

    Célia Glosable sur Nos coeurs tordus de Severine Vidal - Manu Causse

    Une jolie histoire d’amitié et d’amour autour du personnage de Vlad, jeune homme au caractère affirmé et à la sensibilité marquée, qui va se lancer – avec ses camarades de la classe ULIS et d’autres – dans un concours de court-métrage.
    Une lecture agréable qui a le mérite de parler de...
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    Une jolie histoire d’amitié et d’amour autour du personnage de Vlad, jeune homme au caractère affirmé et à la sensibilité marquée, qui va se lancer – avec ses camarades de la classe ULIS et d’autres – dans un concours de court-métrage.
    Une lecture agréable qui a le mérite de parler de différences et de handicap sans pathos. Tout en gardant une richesse de perception grâce à l’alternance des voix et des points de vue.

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