Serguei Dounovetz

Serguei Dounovetz
Après avoir été guitariste dans un groupe de rock, tourné des courts-métrages, pratiqué les métiers de maître nageur sauveteur puis de machiniste au Lido, Serguei Dounovetz se consacre depuis une quinzaine d’année à l’écriture. Il a publié plusieurs romans noirs pour adultes, notamment Moviola(Le... Voir plus
Après avoir été guitariste dans un groupe de rock, tourné des courts-métrages, pratiqué les métiers de maître nageur sauveteur puis de machiniste au Lido, Serguei Dounovetz se consacre depuis une quinzaine d’année à l’écriture. Il a publié plusieurs romans noirs pour adultes, notamment Moviola(Le Dilettante, 1994), Odyssée Odessa (Fleuve Noir, 1999), Spirit 59(Le Rocher, 2006). Parallèlement, il est directeur de la collection « Polar Rock » aux éditions Mare Nostrum. Serguei Dounovetz habite à Montpellier.

Avis (2)

  • Couverture du livre « Les loups de Belleville » de Serguei Dounovetz aux éditions French Pulp

    0.15

    yannick provost sur Les loups de Belleville de Serguei Dounovetz

    L’agence Fiat-Lux et son détective Nestor Burma, créés par Léo Malet en 54, sont de retour. Après une quinzaine de romans qui prenaient place dans un arrondissement différent de la capitale sous couvert des « Nouveaux mystères de Paris », d’une série télévisée populaire avec Guy Marchand dans le...
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    L’agence Fiat-Lux et son détective Nestor Burma, créés par Léo Malet en 54, sont de retour. Après une quinzaine de romans qui prenaient place dans un arrondissement différent de la capitale sous couvert des « Nouveaux mystères de Paris », d’une série télévisée populaire avec Guy Marchand dans le rôle éponyme, et des bandes dessinées dont les splendides oeuvres de Tardi et Moynot, c’est à Serguei Dounovetz que revient la tâche de redonner forme à Burma.

    Il étrenne ces Nouvelles aventures de Nestor Burma, avec Les Loups de Belleville chez French Pulp.

    Burma me renvoie à mes 20 ans. Un poil coincé entre surréalisme, anarchisme. Comme pour beaucoup, l’idée de voir reprendre ce privé populaire, de le moderniser pour le voir évoluer dans le Paris d’aujourd’hui est une gageure.

    Quant à la mention Pulp, c’est pour moi, un aller direct dans l’univers de Bukowski et celui des romans de gare populaires. De ces revues au papier plutôt médiocre que j’achetais l’été chez les bouquinistes.

    Mais revenons aux Loups de Belleville. French Pulp a eu l’excellente idée d’imposer un cahier des charges serré pour ne pas dénaturer l’œuvre de Malet. Une liste d’ingrédients à doser et des personnages à respecter. Car offrir ces « Nouvelles enquêtes de Nestor Burma » à des auteurs variés ne doit pas ouvrir la porte à une vrille anarcho-littéraire. Moralité entre hommage et humour, l’aventure Burma continue. Plutôt elle évolue. Car pour faire un parallèle avec Millénium (cf ma chronique sur le 4), si la reprise du personnage central est de mise, il faut le faire vivre par ailleurs. Le copier/coller est impossible. Il revient à l’auteur et à l’éditeur de s’approprier le personnage, de le faire grandir, lui et ses collatéraux. Et chez French Pulp, c’est des petits malins. Ils ont bien compris que le succès ne pouvait venir que si l’environnement collait autant à l’actualité qu’à l’inné de l’auteur. Chacun devra apporter sa différence et son œil. Ce Nestor promet une ribambelle de thématiques empêchant tout parallèle insipide et potentielle redite.

    Ici, Burma est comme il se doit, entouré. Jamais loin de la belle Kardiatou Châtelain et de son physique de rêve, cette métisse attirante reprend le rôle d’Hélène Châtelain. A Florimond Faroux succède sa fille, la commissaire Stéphanie Faroux quinqa à la tête du 36 Quai des Orfèvres et leurs relations restent toujours sur le fil. Enfin, il y a Mansour Kébaïli, rejeton de banlieue, geek à ses heures faisant office d’employé freelance de Burma.

    Les Loups de Belleville, démarrent sec. Un des potes de Burma, Niki Java, journaliste est tué. Burma reprend le dossier poisseux qui le mène à une féministe et activiste kurde, un diplomate proche du pouvoir, un marchand d’armes, une mère maquerelle refusant son âge. En tache de fond, les ombres des renseignements généraux et bien sûr un lot de cadavres. Bref avec ça, cher lecteur, je ne te dis rien. Charge à toi d’ouvrir ce livre et de te régaler. Car si Malet maniait l’ironie, l’auteur use d’humour à grands coups de calembours parfois foireux dans la bouche de Burma. Jusque-là c’est raccord. Et comme il se doit, il encaisse pas mal de coups. Si le privé est un solitaire, s’il doit refréner ses pulsions avec son secrétaire, il se laisse bien sûr aller avec la gente féminine.

    Mais par-delà, les multiples rebondissements que l’auteur nous balance à chaque chapitre de ce court roman – le rythme est soutenu comme dans les bons romans de gare et tu ne lâches le livre qu’à l’arrivée. Dounovetz, fait péter l’actualité à travers la Turquie et les revers ambigües de son pouvoir, les résistants kurdes face à cette dictature turque, les fameux loups gris qui fleurent bons les extrêmes. Bref, c’est aussi un éclairage sur le PPK de Sakine Cansiz, le Parti des travailleurs du Kurdistan, et sur ce groupuscule, les loups gris qui prirent forme aux yeux du monde avec Ali Agca.

    Avec Les Loups de Belleville, Dounovetz redonne vie à Burma et son détective de choc. Vivement que l’on change d’arrondissement.

  • Couverture du livre « Le rap de la butte aux cailles » de Serguei Dounovetz aux éditions Syros

    0.25

    clara klara de lat. sur Le rap de la butte aux cailles de Serguei Dounovetz

    SUPER LIVRE !!!!!!

    SUPER LIVRE !!!!!!

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