Sebastien Vassant

Sebastien Vassant

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Avis (8)

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    Couverture du livre « Les heures passées à contempler la mère » de Sebastien Vassant et Gilles Larher aux éditions Futuropolis

    Missbook85 sur Les heures passées à contempler la mère de Sebastien Vassant - Gilles Larher

    Je remercie les éditions Futuropolis pour l’envoi de ce roman graphique.
    Dix ans après le joli succès de » L’accablante apathie des dimanches à rosbif « , le tandem Vassant / Larher se retrouve pour un roman graphique volubile et sensible.
    Publié en ce printemps 2019, » Les heures passées à...
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    Je remercie les éditions Futuropolis pour l’envoi de ce roman graphique.
    Dix ans après le joli succès de » L’accablante apathie des dimanches à rosbif « , le tandem Vassant / Larher se retrouve pour un roman graphique volubile et sensible.
    Publié en ce printemps 2019, » Les heures passées à contempler la mère « est un bouleversant portrait de femme contemporaine, en proie à des interrogations sur son origine.
    De retour de Copenhague suite à la promotion de son second roman, Cassandra Page, la trentaine, apprend de manière brutale que son compagnon l’a quittée. En plus de partager sa vie, Lazare Desmeaux était son éditeur.
    p. 23 : » Le jour où Lazare m’a fait dégringoler de mon petit nuage danois pour me précipiter dans l’accablement, j’ai compris que l’on pouvait sancir sur le plancher des vaches. «
    Plongée dans la solitude, la jeune femme vit cette rupture comme un abandon. Trouble parallèle avec la disparition de sa mère lorsqu’elle n’était encore qu’une enfant.
    De sa mère elle n’a conservé que son pseudo d’écrivain : Sandra Rebourg.
    Entre excès d’alcool et crises de boulimie, elle peine à refaire surface.
    p. 110 : » J’ai l’impression, après quasiment huit ans passées à côté de Lazare, d’avoir été transformée en jardin où plus rien ne pousse. »
    Malgré la présence indéfectible et le soutien de sa meilleure amie, elle ne peut retrouver la sérénité qu’en quittant provisoirement la capitale et retrouver son frère en Bretagne.
    Le lien qui unit Sandra à son frère est fort et touchant. Fanch est son unique lien avec sa mère défunte. En sa présence, Sandra peut se laisser aller aux confidences et aux troubles qui la submergent depuis sa séparation d’avec Lazare.
    En plongeant dans le passé de sa mère, cette actrice trop tôt disparue, Sandra se pose la question de sa propre maternité. A trente ans passé, Sandra souhaiterait devenir mère à son tour. C’est alors que l’écriture se révèle salvatrice. Poser des mots pour atténuer ses maux.
    Cette introspection, bien que douloureuse, aura le mérite d’ouvrir de nouveaux horizons à Sandra. La révélation qui lui sera faite va bouleverser sa vie, et l’aider ainsi à faire des choix. En recherchant des souvenirs de sa mère, elle se cherche elle-même. Et la réponse va s’imposer à elle.
    p. 140 : » La clef de tout ça, au fond, c’est toi. Si j’arrivais à me rapprocher de toi, fusse à travers la fiction, je pourrais enfin devenir moi-même. «
    Les deux cent cinquante pages de cet ouvrage sont essentiellement composées de graphismes aux couleurs turquoises, rappelant ainsi le milieu aquatique, qui prend tout son sens au fur et à mesure de la lecture. Si le sujet est grave et l’atmosphère mélancolique, certains passages ne sont pas dénués d’humour, ce qui en allège un tant soit peu la lecture. Cette histoire de femme contemporaine, d’une grande sensibilité, a le parfum d’une époque, où la notion de filiation prend tout son sens.

    p. 168 : » Lire enracine. Lire permet d’appréhender les autres et le monde. De se gaver de sentiments et d’émotions, de prendre des risques, d’entrevoir d’autres psychés. «

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    Couverture du livre « Histoire dessinée de la guerre d'Algérie » de Sebastien Vassant et Benjamin Stora aux éditions Seuil

    Yves MABON sur Histoire dessinée de la guerre d'Algérie de Sebastien Vassant - Benjamin Stora

    1954/1962, c'est la guerre d'Algérie, ce que la France a longtemps appelé des événements ou une "opération de maintien de l'ordre". Elle est d'abord cantonnée sur le territoire algérien, un peu désordonnée, puis les Algériens créent des mouvements de libération et devant la répression commettent...
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    1954/1962, c'est la guerre d'Algérie, ce que la France a longtemps appelé des événements ou une "opération de maintien de l'ordre". Elle est d'abord cantonnée sur le territoire algérien, un peu désordonnée, puis les Algériens créent des mouvements de libération et devant la répression commettent des actes violents et c'est le début d'un engrenage, d'une guerre qui ne dit donc pas son nom, dénoncée un peu partout dans le monde, mais la France ne veut pas renoncer à son empire colonial. Sept années de guerre pour conclure presque 150 ans de colonisation.

    Benjamin Stora, né en Algérie, un peu avant le début de la guerre et devenu historien, spécialiste de ce conflit est pédagogue, précis, se met de tous les côtés pour ne rien oublier. Cent quatre-vingt dix pages qui montrent la montée des violences de part et d'autre, l'exportation du conflit en métropole, la lassitude des Français face à une guerre dans laquelle le pays envoie de jeunes appelés du contingent -mon papa y était, tous les jeunes gens nés entre 1932 et le début de la décennie suivante y sont passés, peu en parlent. Elles éclairent également les relations toujours particulières et tendues entre les deux pays.

    Bien dessinée, formidablement documentée, cette page de l'histoire de France et de l'Algérie est accessible à un plus large public qu'un essai historique. C'est une des qualités de la bande dessinée en général et d'icelle en particulier. Peut-être pas pour les plus jeunes, mais pas mal d'ados peuvent la consulter pour comprendre dans quelle galère ont été engagés leurs grands-pères et arrière-grands-pères.

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    Couverture du livre « Histoire dessinée de la guerre d'Algérie » de Sebastien Vassant et Benjamin Stora aux éditions Seuil

    Marie Kirzy sur Histoire dessinée de la guerre d'Algérie de Sebastien Vassant - Benjamin Stora

    Remarquable BD historique !
    Le récit respecte parfaitement la complexité de l'engrenage de cette guerre qui a laissé des plaies ouvertes de part et d'autre de la Méditerranée. J'ai par exemple découvert les luttes fratricides entre le FLN et le MNA de Messali Hadj pour s'imposer dans le camp...
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    Remarquable BD historique !
    Le récit respecte parfaitement la complexité de l'engrenage de cette guerre qui a laissé des plaies ouvertes de part et d'autre de la Méditerranée. J'ai par exemple découvert les luttes fratricides entre le FLN et le MNA de Messali Hadj pour s'imposer dans le camp des nationalistes algériens. Pas de tabous, tout est évoqué.
    Bien évidemment, un expert de la guerre d'Algérie n'apprendra pas grand chose de cette BD, mais pour tous les autres et notamment nos jeunes, c'est juste impeccable ! Benjamin Stora fait montre de pédagogie et on comprend ainsi avec clarté les étapes et les enjeux. Chacun des 5 chapitres correspond à une phase de la guerre, le tout dans un ordre chronologique. Mais quand il y a besoin, le récit fait une pause et les auteurs nous proposent des sortes de fiches présentant les acteurs et faisant des retours en arrière pour éclaire l'histoire par le passé.
    Au-delà de ses qualités pédagogiques, ce que j'ai beaucoup apprécié dans cette histoire dessinée, ce sont les planches interviews d'acteurs de la guerre, des personnalités parfois mais surtout des anonymes, appelés français, harkis, civils algériens, fellaghas. L'histoire s'incarne , s'humanise, devient sensible et touche son lecteur.
    Le style semi-réaliste de Sébastien Vassant, avec son dessin moderne, trouve la bonne distance, sans fausse note et apporte de la force au récit : magnifique double page évoquant l'exode des pieds-noirs, aucun mot, juste des dessins d'intérieurs de maisons vides mais intacts.
    A compléter avec le remarquable documentaire de Patrick Rotman, La Déchirure.

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    Couverture du livre « Mai 68 ; la veille du grand soir » de Sebastien Vassant et Patrick Rotman aux éditions Delcourt

    Sarah Comte sur Mai 68 ; la veille du grand soir de Sebastien Vassant - Patrick Rotman

    Quoi de mieux qu'un gros pavé pour raconter mai 68? C'est chose faite avec le roman graphique de Patrick Rotman au scénario et Sébastien Vassant au dessin.
    En 68, j'avais 4 ans, et aucun souvenir de ce qui pouvait bien se passer à Paris, ni au fin fond de ma Bretagne.
    Patrick Rotman lui a vécu...
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    Quoi de mieux qu'un gros pavé pour raconter mai 68? C'est chose faite avec le roman graphique de Patrick Rotman au scénario et Sébastien Vassant au dessin.
    En 68, j'avais 4 ans, et aucun souvenir de ce qui pouvait bien se passer à Paris, ni au fin fond de ma Bretagne.
    Patrick Rotman lui a vécu les évènements de l'intérieur puisqu'il était étudiant à la Sorbonne.
    A travers les yeux d'un jeune étudiant embringué là un peu par hasard, mais aussi à travers ceux de la classe dirigeante au pouvoir, des politiques, des militants, des ouvriers, il nous fait vivre de l'intérieur cette crise qui a laissé sa trace dans l'histoire de notre pays. La mise en image de Sébastien Vassant est sobre et laisse toute sa place au texte pour bien comprendre ce qui a poussé la jeunesse puis les ouvriers, les employés, les enseignants et autres fonctionnaires dans la rue pour une révolution inachevée.
    Un véritable ouvrage de vulgarisation.
    Passionnant ! Un beau pavé !

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