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Sebastien Goethals

Sebastien Goethals
Sébastien Goethals est né en 1970. De 2000 à 2002, il met en images les trois albums de Tower (Vents d'Ouest). Mais l'autre domaine de compétence de Sébastien est l'animation, et notamment la création de personnage. Il a ainsi travaillé sur le long métrage Kong et les séries Lost Continent et Sta... Voir plus
Sébastien Goethals est né en 1970. De 2000 à 2002, il met en images les trois albums de Tower (Vents d'Ouest). Mais l'autre domaine de compétence de Sébastien est l'animation, et notamment la création de personnage. Il a ainsi travaillé sur le long métrage Kong et les séries Lost Continent et Stargate. Il fait son retour à la BD aux côtés de Damien Marie avec Ceci est mon corps chez Bamboo en 2009, puis en participant à l'aventure de Destins sur le tome 10. Également avec Damien Marie, il publie ensuite Need, Ceci est mon sang et Dans mes veines, dans la collection Grand Angle de Bamboo.Le site de l'auteur : http://goethalssebastien.ifrance.com

Avis sur cet auteur (16)

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    Couverture du livre « Le voyage de Marcel Grob » de Philippe Collin et Sebastien Goethals aux éditions Futuropolis

    Claire @fillefan2bd sur Le voyage de Marcel Grob de Philippe Collin - Sebastien Goethals

    Les malgré-nous, quand vous avez de la famille en Alsace ou en Moselle, vous ne pouvez que connaître cette expression. Vous en avez certainement entendu parler, mais pas par celles et ceux qui ont vécu cette période. Parce qu’une fois la paix revenue et ses territoires rendus à la France, il...
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    Les malgré-nous, quand vous avez de la famille en Alsace ou en Moselle, vous ne pouvez que connaître cette expression. Vous en avez certainement entendu parler, mais pas par celles et ceux qui ont vécu cette période. Parce qu’une fois la paix revenue et ses territoires rendus à la France, il fallait taire ce qui avait été fait.

    Ainsi a agi Marcel Grob. Mais le voici, alors âgé de 83 ans, convoqué par le juge Paulo Tonelli de la "Corte Verita". Cette institution judiciaire italienne juge les criminels de guerre nazis.
    Le vieil homme se voit donc contraint et forcé d’effectuer un retour dans ses souvenirs afin d’expliquer pourquoi il a intégré, en juin 1944, la Waffen SS.
    Malgré ses premières dénégations, la présence sur le bureau du juge de son Soldatbuch, le livret militaire, va anéantir toutes ses velléités de travestir la vérité.

    C’est ainsi que débute, sous la forme d’un interrogatoire, le parcours d’un jeune homme âgé de 17 ans qui certifie ne pas avoir été volontaire pour intégrer cette unité. Il faisait partie de ceux qu’on a appelé après-guerre, les malgré-nous.

    Il va sans dire que cet album, avec sa double narration faisant se croiser le présent et le passé, est extrêmement fort. Et il nous paraît encore plus prenant quand on découvre que ce vieil homme pourrait être un proche. Comme il l’a été pour Philippe Collin, le scénariste, en la personne de son grand-oncle.

    À aucun moment, il ne faut chercher quelle est la part de fiction ou la part de réalité dans ce récit. Il faut juste savoir que des Alsaciens et des Mosellans ont été intégrés dans la Wehrmacht ou la Waffen SS.
    Ce que l’on sait moins, c’est que des femmes, des malgré-elles, ont également dû rejoindre le KHD, le RAD ou la Wehrmacht.
    La contrainte était telle que ces jeunes gens ne pouvaient s’y soustraire. Le suicide ou la désertion conduisaient à des représailles envers les familles, déportées vers les camps français de sureté de Schirmeck ou de concentration de Natzwiller-Struthof.

    Un voyage jusqu’au bout de l’horreur raconté avec force par Philippe Collin et parfaitement dessiné par Philippe Goethals.

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    Couverture du livre « Le voyage de Marcel Grob » de Philippe Collin et Sebastien Goethals aux éditions Futuropolis

    HEIM sur Le voyage de Marcel Grob de Philippe Collin - Sebastien Goethals

    Un roman graphique de 191 pages, beau et instructif. Même si le thème de la 2ème guerre mondiale a souvent été abordé dans la littérature, celui des "Malgré-nous" l'a été aussi, un peu moins.
    Il nous plonge d'abord dans l'histoire d'une région, l'Alsace-Moselle, dont la population a été...
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    Un roman graphique de 191 pages, beau et instructif. Même si le thème de la 2ème guerre mondiale a souvent été abordé dans la littérature, celui des "Malgré-nous" l'a été aussi, un peu moins.
    Il nous plonge d'abord dans l'histoire d'une région, l'Alsace-Moselle, dont la population a été française, allemande à la faveur de la guerre franco-allemande de 1870, française suite à l'armistice de 1918 puis à nouveau sous le joug allemand sous la 2ème guerre. Les alsaciens nés entre 1871 et 1918 avaient par exemple la nationalité allemande, puis sont devenus français avec les deux langues dans leur patrimoine culturel.

    Ce roman graphique c'est aussi l'histoire d'un jeune alsacien enrôlé de force dans l'armée allemande sous peine de voir sa famille subir de tragiques conséquences et donc être considéré comme un Waffen SS. Quid des exactions commises par les Waffen SS. Quel regard porter sur une personne si elle est dans le camp des bourreaux malgré elle ? Exécuter les ordres sous la contrainte est-ce être complice ? Fallait-il fuir avec l'assurance presque certaine d'être tué ? Cette lecture questionne et pose la question de l'analyse avec le regard du XXIème siècle sur des événements du passé, loin du contexte de cette guerre.

    La fin du roman apporte également une synthèse fort utile du drame des malgré-nous, de ce qu'était la SS et la Waffen SS, du massacre de de Marzabotto en Italie, mais aussi des sanctions envers les crimes nazis.
    Une lecture plaisante et vraiment riche servie par un beau graphisme et des dialogues pertinents.

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    Couverture du livre « La patrie des frères Werner » de Philippe Collin et Sebastien Goethals aux éditions Futuropolis

    Bd.otaku sur La patrie des frères Werner de Philippe Collin - Sebastien Goethals

    Deux ans après leur succès avec « Le voyage de Marcel Grob » (120 000 exemplaires vendus), le duo Collin - Goethals récidive et nous propose « la patrie des frères Werner ». On franchit le Rhin et ce deuxième opus commence là où le premier s’arrêtait : à la fin de la seconde guerre mondiale. La...
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    Deux ans après leur succès avec « Le voyage de Marcel Grob » (120 000 exemplaires vendus), le duo Collin - Goethals récidive et nous propose « la patrie des frères Werner ». On franchit le Rhin et ce deuxième opus commence là où le premier s’arrêtait : à la fin de la seconde guerre mondiale. La couverture de ce nouvel album reprend la maquette du premier : même typographie, avec le titre placé en bandeau sur le tiers inférieur. Même reprise d’une légende avec une date de la couleur du titre : au « JUIN 1944, un jeune français de 17 ans est enrôlé dans la Waffen SS » fait écho le « JUIN 1974 : orphelins de guerre, deux espions communistes se retrouvent pour el match de l’Est contre l’Ouest » et même attitude enfin de Marcel et d’Andreas tous deux de trois quarts. Il me semble qu’il y a donc une volonté affichée de la part des auteurs non pas de surfer sur une recette éprouvée mais de construire ces œuvres en miroir voire en diptyque : après avoir montré une jeunesse prise en otage par la machine nazie, les auteurs vont raconter comment le communisme a également façonné une jeunesse perdue.

    Dans « Le voyage », la période contemporaine était en couleurs et les souvenirs au lavis. Ici toute la bande dessinée est au lavis et chaque séquence est réalisée dans différentes palettes toutes en bichromie oscillant entre l’ocre rouge ou rosé, le sépia, le jaune, le gris vert et le gris bleuté. Sébastien Goethals est assisté pour ce faire par Horne Perreard et c’est très réussi. La mise en page est classique et oscille entre 6 et 9 cases donc reste plutôt aérée même si l’on ne compte qu’une pleine page. On y retrouve les gouttières et il n’y a pas d’incrustations mais des cases bien délimitées. Contrairement à l’ouvrage précédent, il n’y a pas d’analepses mais un récit linéaire et chacune des séquences est souvent datée de surcroît ce qui favorise grandement la lisibilité.

    La narration est donc très fluide. C’est nécessaire pour une histoire aussi complexe. On a à la fois un récit historique, une histoire familiale, une tranche d’histoire du sport et un récit d’espionnage. « Le voyage de Marcel Grob » était basé sur des faits réels (la biographie du grand-oncle du scénariste), ici on a un mélange : le match de foot et les joueurs sont bien sûr authentiques mais les frères Werner sont inventés. Le récit évite le didactisme tout en étant prenant puisqu’il est effectué à hauteur d’homme et mélange la grande Histoire à des destins individuels. Collin est chroniqueur de « l’œil du tigre » et il parvient à rendre palpitant un match de foot (sport que je déteste !) grâce à un exposé très clair de tous les enjeux géopolitiques.
    On a la chronique d’un double destin. Et la mise à mal des liens du sang par idéologie. Ainsi la relation des frères Werner est comme une métaphore de la destinée des deux Allemagnes. Les dialogues sonnent justes et de nombreuses pages muettes sont elles aussi très efficaces (la découverte émerveillée par Andreas de sa chambre d’hôtel fort commune qu’il juge très luxueuse est évocatrice du dénuement qui règne en RDA).


    Le graphisme est élégant, la mise en page aussi bien que très classique. Goethals a gagné en fluidité : ses personnages sont moins figés. Les cadrages pour le match de foot sont innovants. J’ai beaucoup aimé le surdécoupage et le ralenti de l’action au moment du but fatidique de la RDA. En revanche je trouve que les personnages féminins sont très souvent ratés : Steffi Herzog ou la prostituée de Hambourg sont « hommasses ». La directrice de l’hôtel ne se ressemble plus d’une case à l’autre. Les traits de Konrad et Andreas adultes sont aussi fluctuants ce qui peut parfois nuire à la lisibilité. Les personnages d’après nature (les joueurs), les héros enfantins et les regards sont eux réussis et expressifs.

    Collin a réussi à donner toute la complexité des relations fraternelles et c’est le point fort de cet album. Les caractères sont bien typés avec l’aîné réfléchi et avide de reconnaissance (qui se trouve un père de substitution avec Gronau et surinvestit la mère patrie) tandis que le cadet, plus chien fou, met en doute « au nom du père », la doctrine de la RDA (qui occulte sa judéité et ne reconnaît pas le massacre de ses parents). J’ai beaucoup aimé l’utilisation de l’épisode historique des « enfants-loups » pour créer le lien indissociable entre les deux frères. Leur relation est au cœur de l’histoire et crée des enjeux dramatiques et des conflits de loyauté. Il n’y a pas de manichéisme même dans l’histoire amoureuse qui va lier Steffi et Andreas. L’épilogue de 1992 lie encore une fois superbement la destinée des héros et des sœurs ennemies que sont RFA et RDA en montrant le match de la réconciliation. La boucle est bouclée : tous les thèmes historique, intime et sportif sont à nouveau liés dans un scénario maîtrisé. Un bel album.

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    Couverture du livre « Le voyage de Marcel Grob » de Philippe Collin et Sebastien Goethals aux éditions Futuropolis

    bulle.noire sur Le voyage de Marcel Grob de Philippe Collin - Sebastien Goethals

    Tout a déjà été dit. Qu’ajouter de plus devant un tel témoignage ? C’est une lecture nécessaire, qu’il faut encourager et conseiller. Je salue bien sûr les auteurs de cet album, qui ont su habilement associer l’interrogatoire dans le bureau du juge et les souvenirs de Marcel Grob qui ont la...
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    Tout a déjà été dit. Qu’ajouter de plus devant un tel témoignage ? C’est une lecture nécessaire, qu’il faut encourager et conseiller. Je salue bien sûr les auteurs de cet album, qui ont su habilement associer l’interrogatoire dans le bureau du juge et les souvenirs de Marcel Grob qui ont la force des drames vécus. Le récit est dynamique, on ne s’ennuie pas une seconde. On ne peut qu’apprécier aussi la volonté d’éviter tout jugement, tout manichéisme. A chaque page, le lecteur pourra s’interroger … Qu’aurais je fait à sa place ?

    « Serions-nous de ceux qui résistent ou bien les moutons d'un troupeau
    S'il fallait plus que des mots?
    ……
    Et qu'on nous épargne à toi et moi si possible très longtemps
    D'avoir à choisir un camp »
    JJ Goldman – Né en 17 à Leidenstadt.

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