Sebastien Bohler

Sebastien Bohler
Sébastien Bohler est journaliste scientifique pour la revue Cerveau & Psycho et chroniqueur de l'émission "La tête au carré" sur France Inter et sur le site arretsurimages.net. Ancien élève de l'École Polytechnique, docteur en neurobiologie, il décrypte nos comportements en s'appuyant sur des ... Voir plus
Sébastien Bohler est journaliste scientifique pour la revue Cerveau & Psycho et chroniqueur de l'émission "La tête au carré" sur France Inter et sur le site arretsurimages.net. Ancien élève de l'École Polytechnique, docteur en neurobiologie, il décrypte nos comportements en s'appuyant sur des études de psychologues et neurobiologistes. Il a publié en 2007 aux éditions Aubanel La Chimie de nos émotions, depuis réimprimé.

Avis (4)

  • Couverture du livre « Neuroland » de Sebastien Bohler aux éditions Pocket

    Sandrine Tosti sur Neuroland de Sebastien Bohler

    Un bouquin qui tient sacrément en haleine !
    J’ai éteins tard, très tard à cause de lui, tant par rapport à l’intrigue que pour savoir ce qu’il allait advenir des personnages.
    Par contre, la personne qui a écrit la 4ème de couverture ne rend pas service au livre car elle n’y est pas vraiment...
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    Un bouquin qui tient sacrément en haleine !
    J’ai éteins tard, très tard à cause de lui, tant par rapport à l’intrigue que pour savoir ce qu’il allait advenir des personnages.
    Par contre, la personne qui a écrit la 4ème de couverture ne rend pas service au livre car elle n’y est pas vraiment fidèle.

    Dans ce thriller, nous avons 3 personnages principaux :

    1) Un très gentil : Vincent Carat.
    Plutôt spécialisé en biologie, il suit un master axé sur la physique. 19ème au classement il parvient à dégoter un stage à Neuroland, THE centre le plus convoité car le plus perfectionné en terme d’imagerie médicale.
    Malgré ses difficultés et surtout son classement au master, le directeur de Neuroland a décelé en lui la petite touche qui font les grands génies.
    Son objectif : des recherches sur la maladie d’Alzheimer. Il s’y intéressait déjà avant, mais depuis que sa mère en est atteinte il redouble de motivation.

    2) Une 2ème très gentille : une russe, Maria je sais plus quoi (les noms russes j’ai toujours du mal…).
    Elle est ce genre de nana qui agace un peu les autres : intelligente et très belle… trop (si, si reconnaissons le, ça énerve toujours un peu quand même). Bon, ceci étant, sa beauté lui cause pas mal d’ennuis. Suffisamment pour finalement ne plus l’envier… Elle va en baver…
    Elle a fui la Russie et ne peut y retourner sous peine d’y être exécutée (si vous voulez savoir pourquoi et par qui, faut lire le livre…). Arrivée en France avec son petit garçon, elle intègre le même master que Vincent Carat grâce aux magouilles d’une connaissance.

    3) Et enfin THE méchant, celui autour de qui tout va tourner : l’odieux Franck Corsa !
    Comme dans le livre « Derrière les portes » de B.A. Paris, c’est le personnage qui nous fait sans arrêt nous demander quand l’auteur va enfin lui faire commettre une erreur pour enfin lui régler son compte ! On a qu’une envie : l’étrangler, déchirer les pages du livre ou je ne sais quoi encore, bref il est ignoble !
    Inscrit au même master que les 2 autres, il est major de la promotion. C’est un vrai livre à lui tout seul, il sait tout sur tout, comprend et apprend tout très vite d’où son sentiment de supériorité absolu et gare à ceux qui osent penser qu’il n’est pas un dieu suprême !
    Il va avoir la possibilité d’occuper une place auprès du ministre de l’intérieur pour monter avec le partenariat de l’Etat et de nombreux autres ministères étrangers, un projet à Neuroland pour lutter contre le terrorisme en détournant des fonds aloués en principe à la recherche sur Alzheimer.
    A ce poste il devient intouchable ! Et là il va s’en donner à cœur joie : manipulations, corruption, viol, meurtres rien ne l’arrête pour accéder au pouvoir qu’il souhaite.
    Inutile de dire qu’il déteste Vincent Carat qui lui a piqué le meilleur stage à Neuroland et inutile de dire aussi qu’il déteste Maria qui a osé repousser ses avances !

    Le fin mot de l’histoire : le projet top secret dont l’argent sur la recherche Alzheimer a été détourné va-t-il aboutir ?

  • Couverture du livre « L'homme qui haïssait le bien » de Sebastien Bohler aux éditions Robert Laffont

    Cassandre Drd sur L'homme qui haïssait le bien de Sebastien Bohler

    L’homme qui haïssait le bien est un bon thriller, même si je l’ai trouvé un ton en dessous de Neuroland !

    Franck Corsa, le plus dangereux psychopathe de France est de retour. La science a découvert que la psychopathie était une maladie soignable. Franck Corsa, se voit donc contraint de subir...
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    L’homme qui haïssait le bien est un bon thriller, même si je l’ai trouvé un ton en dessous de Neuroland !

    Franck Corsa, le plus dangereux psychopathe de France est de retour. La science a découvert que la psychopathie était une maladie soignable. Franck Corsa, se voit donc contraint de subir une opération lors de laquelle des cellules souches lui permettront de connaître le sens du bien et du mal. Cependant, tout ne se passe pas comme prévu avec ces fameuses cellules…

    Je préfère vous prévenir, ceux qui souhaiteraient se lancer dans cette lecture sans avoir lu Neuroland se trouveront un peu lésés. En le commençant au départ, je me suis vite rendu compte qu’il fallait que je lise Neuroland avant, sans quoi un bon nombre d’éléments me paraîtraient incompréhensibles.

    L’homme qui haïssait le bien est donc une bonne suite à Neuroland même si je l’ai trouvé un peu moins complet et un peu moins réaliste.

    J’ai été ravie de constater que l’on avait enfin des éléments nous permettant de mieux appréhender le personnage de Franck Corsa. Des bribes de son enfance nous sont relatées et l’on peut alors constituer son profil psychologique ainsi que les causes de sa psychopathie. Si le personnage de Franck est toujours aussi effrayant, je l’ai en revanche trouvé un peu moins charismatique que dans le roman précédent. En effet, il perd de sa superbe, n’ayant plus un rôle franchement prédominant. De plus, j’ai été un peu déçue parce que son personnage perd en réalisme. Je pense notamment à une scène durant laquelle il se « lobotomise » tout seul, sans mourir ni subir de dommage, ce qui me parait complètement irrationnel.

    J’ai aimé le fait que l’on soit moins dans la science pure et dure et un peu plus dans la politique et toutes les magouilles qui en ressortent. La manipulation et la corruption sont encore de mise et j’ai apprécié que les dirigeants, notamment le Premier Ministre, doivent user de stratégie malsaine pour mettre à mal celui qui risquerait de compromettre leurs carrières et leur intégrité.

    Si l’histoire perd en crédibilité en raison d’actions si irréalistes qu’elles en deviennent presque loufoques (je pense toujours à cette « autolobotomie » entres autres), elle augmente par contre en intensité dans l’horreur. Un nouveau personnage, le Docteur Nichols avec sa société « Ovotech » fait preuve d’une monstruosité sans nom, provoquant l’indignation et le dégoût. On verse dans le trafic humain et scientifique. L’éthique n’existe plus, seul l’argent est important, c’est aussi abominable que fascinant.

    En définitive, L’homme qui haïssait le bien est un bon thriller qui, s’il manque de réalisme par moment, provoque avec succès des sentiments multiples face à la corruption, aux trafics et à la manipulation. La fin laisse penser que l’on n’a pas fini d’entendre parler de Franck Corsa… et je m’en réjouis !

  • Couverture du livre « Neuroland » de Sebastien Bohler aux éditions Pocket

    Cassandre Drd sur Neuroland de Sebastien Bohler

    Neuroland est un thriller vraiment original qui défie les lois du « genre » littéraire !

    Nous rencontrons une multitude de personnages dans Neuroland. Tous ont un point en commun : Ils connaissent Franck Corsa. Jeune étudiant dans le très réputé master de Serge Larcher, Franck aspire à un...
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    Neuroland est un thriller vraiment original qui défie les lois du « genre » littéraire !

    Nous rencontrons une multitude de personnages dans Neuroland. Tous ont un point en commun : Ils connaissent Franck Corsa. Jeune étudiant dans le très réputé master de Serge Larcher, Franck aspire à un avenir brillant. Cependant, un de ses camarades, Vincent Carat se situe en travers de son chemin. C’est ce dernier qui a décroché le stage tant convoité à Neuroland alors qu’il n’est que dix-neuvième dans la promo. Franck, major de promo, ne peut pas laisser passer ça et se lance dans une entreprise aussi grande qu’effrayante.

    Avant de vous donner mon avis, je dois vous avouer que je n’avais pas prévu de lire Neuroland. Je l’ai lu parce que j’ai demandé L’homme qui haïssait le bien de Sébastien Bohler sur Netgalley et je me suis rendue compte en commençant ce dernier qu’il s’agissait d’une suite : celle de Neuroland. En me renseignant, je me suis dit que Neuroland me tentait moyennement (surtout quand on sait que c’est un vrai pavé !) et je me suis lancée, un peu à contrecœur. Et bien ma foi, je suis très contente de l’avoir lu parce que je ne m’attendais pas du tout à un thriller d’un tel acabit et ça aurait été dommage de passer à côté !

    Ce thriller politico-scientifique est aussi déroutant qu’intéressant. Je le dis d’emblée, on a parfois la sensation de faire face à un exposé scientifique sur les composants et les réactions du cerveau humain. Ca peut-être perturbant par moment, mais au fond, ce n’est pas une mauvaise chose parce qu’on apprend énormément ! Evidemment, si c’est un thème qui ne vous intéresse pas, l’histoire ne vous plaira pas. Personnellement, tout ce qui touche à la neurologie, neurobiologie ou neuropsychologie m’intéresse beaucoup et j’ai été captivée par toute cette masse de données que Sébastien Bohler nous apporte à travers son intrigue de grande ampleur.

    L’histoire commence avec un terroriste, Ali Saleh et l’on pense évidemment à l’actualité. Puis, le récit dévie vers autre chose, une nouvelle méthode d’interrogatoire (pour éviter la torture qui est contraire aux droits des hommes) et l’on entre dans un tout autre monde. On se demande où l’auteur veut nous emmener parce qu’au final, on se rend rapidement compte que le résumé ne comporte qu’une infime partie de ce qui se joue dans le livre. Et si cela peut dérouter au début, j’ai finalement trouvé que c’était très intéressant. On part de rien, et on avance à l’aveugle vers quelque chose d’énorme, car il faut le dire, Neuroland, plus qu’un simple thriller, s’apparente à un projet littéraire franchement ambitieux.

    Franck Corsa, le personnage qui ressort le plus du roman est un être absolument imbuvable, immonde, qui met le monde à ses pieds. Tous les personnages qui gravitent autour de lui lui obéissent au doigt et à l’œil, peu importe l’éthique et la morale. C’est un homme d’une intelligence exceptionnelle qui malheureusement la met uniquement au service de ses aspirations personnelles. C’est aussi horrible qu’énervant.

    Ce livre rend vraiment fou. Tout tourne autour de la manipulation, de la corruption et surtout du mensonge qui domine l’entièreté de l’intrigue. C’est insupportable, c’est frustrant, c’est angoissant. J’ai dû m’arrêter à plusieurs reprises dans ma lecture tant la tension devenait trop intense. On a envie de balancer le livre par la fenêtre, de crier à plein poumons pour ensuite le récupérer et se jeter dessus à nouveau pour lire la suite. C’est un thriller qui met franchement les nerfs à vif !

    En définitive, Neuroland relève d’un genre hybride qui mélange thriller, science-fiction, science et politique avec beaucoup de maîtrise. Je suis contente d’avoir été séduite (même si j’ai eu envie de m’arracher les cheveux un nombre incalculable de fois) et c’est avec plaisir que je vais donc enfin aller me plonger dans L’homme qui haïssait le bien pour suivre ce psychopathe de Franck Corsa !

  • Couverture du livre « L'homme qui haïssait le bien » de Sebastien Bohler aux éditions Robert Laffont

    Karine Mansard sur L'homme qui haïssait le bien de Sebastien Bohler

    Dans le cadre d’une nouvelle loi de santé pénale, des psychopathes emprisonnés pour de lourdes peines seront des cobayes humains expérimentant l’implantation de cellules souches censées « réparer » les neurones à l’origine de leurs déviances ou palier à leur absence.

    Dès les premières pages,...
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    Dans le cadre d’une nouvelle loi de santé pénale, des psychopathes emprisonnés pour de lourdes peines seront des cobayes humains expérimentant l’implantation de cellules souches censées « réparer » les neurones à l’origine de leurs déviances ou palier à leur absence.

    Dès les premières pages, je suis gênée…
    En effet, pour les personnes qui n’auraient pas lu Neuroland, dont je fais partie, il est un peu agaçant de voir passer des rappels de ce roman par bribes alors qu’il eût été si simple d’ajouter un paragraphe ou deux, dès le départ, pour que le lecteur ne se sente pas en dehors du coup et reconnecte les liens entre les uns et les autres.
    Le fameux Franck est bardé de pansements mais pourquoi, on ne sait.
    Maria est une survivante traumatisée mais j’ai tiqué à chaque fois qu’elle appelle son bourreau par son prénom, comme un membre de la famille.
    Il y a eu le scandale Transparence mais quid? Rien n’est clair pour le lecteur.
    Dommage. Cela n’enlève pas grand chose à la compréhension de l’intrigue présente mais c’est agaçant.

    Si on s’en tient exclusivement à la 4ème de couv’ accompagné du titre, le lecteur s’attend à un thriller médical avec une forte dose de psychologie, une dualité chez le personnage censé être principal entre ce qu’il a été, un monstre amoral, et ce que l’expérimentation médicale lui aura apporté, la « normalité ».
    Or, à mon sens, le sujet est survolé.
    Est-ce dû au fait que je n’ai pas lu les horreurs qu’il a commises dans Neuroland et qu’ainsi je n’ai pas su faire la différence entre avant et après?
    Je ne pense pas car nous ne partageons que très très peu ce que Franck peut ressentir dans sa tête et ses pensées.
    Je reste sur ma faim.
    Un manque de profondeur sur cette expérience médicale enlève toute dimension propre à la révolution annoncée supposée « guérir » les psychopathes.

    Très rapidement, je me suis dit que l’auteur a été trop ambitieux en essayant de mener de front un thriller médico-psy, un scandale politique, avec au milieu des espions, des terroristes et une pauvre tribu nicaraguayenne victime de sa pauvreté.
    La trame de base avait du potentiel, l’intrigue se voulait riche, dense et passionnante. Mais aucune ramification de cette intrigue n’est, à mon sens, suffisamment travaillée pour apparaître totalement crédible et donc, addictive.

    400 pages, c’est insuffisant pour exploiter efficacement tous ces thèmes. Le résultat semble par conséquent bâclé et l’auteur utilise des raccourcis douteux.
    Par exemple, quant à la présentation du projet de loi, son adoption éclair et simpliste prêtant pourtant à polémique (et je n’ai même pas vu passer sa promulgation!).
    Quant aux autorisations d’essais cliniques sur les êtres humains alors que la recherche effleure à peine certaines découvertes dans le domaine (les tests sur animaux sont zappés: enfin une victoire pour les défenseurs de la protection animale?).
    Pas une seule fois il n’est question du Comité Consultatif National d’Éthique, le CCNE, indépendant de toute autorité de tutelle, en matière notamment des problèmes soulevés par l’utilisation et le commerce des cellules souches et de l’expérimentation sur l’Homme.
    L’avocat de Dylan, un condamné éligible au programme d’implantation ne remplit absolument pas son rôle de conseil auprès de son client et ne lit même pas la totalité du « contrat »! (tu signes et tu es libre! Zou!)
    L’auteur parle de « délit » alors qu’il est question de crime. Oui, je sais, déformation professionnelle, mon côté juriste se rebelle!
    Et connaissant l’enfer administratif de notre pays, la chaîne d’autorisations, financements et contrôle de la mise en place de cet essai médical par un organisme privé semble totalement incohérent!
    Je vous annonce également que les gardiens et flics chargés d’un transfert de prisonnier ne sont pas fichus de vérifier leurs armes pour s’apercevoir qu’elles sont chargées à blanc, hein! (Mais la mort, elle, est bien réelle!)
    J’avoue qu’avec toutes ces approximations ou incohérences, la lectrice que je suis est tombée de son fauteuil à plusieurs reprises!

    En ce qui concerne les personnages, je n’ai pas ressenti d’empathie.
    Même pour Marie, la survivante ayant connu d’effroyables souffrances trop brièvement évoquées pour avoir une quelconque portée de compassion et qui, comme ça, d’une minute à l’autre, avec quelques mots, se retrouve libérée de ses blocages. C’est un peu fort et peu crédible! Et elle est tellement présente à chaque étape du processus qu’elle en devient lourde!
    Même réflexion pour les autres personnages, trop peu fouillés voire insignifiants.
    Il n’y a guère que le passage au Nicaragua qui aura suscité quelques émotions, avec ses jeunes filles exploitées et meurtries pour la seule cupidité d’un malfrat sans scrupule.

    L’auteur avait tous les éléments pour écrire un roman époustouflant mais, à trop vouloir en faire, il n’aura pas atteint le but de me captiver. Je ne suis pas convaincue et je suis restée sur ma faim. Dommage…

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