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Sawako Ariyoshi

Sawako Ariyoshi
Née en 1931 et morte à Tokyo en 1984, SAWAKO ARIYOSHI reste une des plus prestigieuses romancières japonaises contemporaines, auteur de plus de vingt romans. Les dames de Kimoto avait été publié en France en 1983, mais jamais réédité.

Avis sur cet auteur (15)

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    Couverture du livre « Le crépuscule de Shigezo » de Sawako Ariyoshi aux éditions Mercure De France

    Sandrine Fernandez sur Le crépuscule de Shigezo de Sawako Ariyoshi

    Akiko, dactylo dans un cabinet d’avocats, vit avec son mari et son fils dans un quartier tranquille de Tokyo. Très organisée, elle réussit tant bien que mal à concilier travail et famille. Quand sa belle-mère décède brutalement, ce fragile équilibre est mis à mal par les soins nécessaires à...
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    Akiko, dactylo dans un cabinet d’avocats, vit avec son mari et son fils dans un quartier tranquille de Tokyo. Très organisée, elle réussit tant bien que mal à concilier travail et famille. Quand sa belle-mère décède brutalement, ce fragile équilibre est mis à mal par les soins nécessaires à Shigezo, son beau-père. A quatre-vingt-quatre ans, Shigezo était jusque-là un homme égoïste et acariâtre qui n’avait jamais de mots assez durs pour critiquer sa belle-fille. Désormais, il est atteint de sénilité et ne peut plus vivre seul. Démunie face l’administration japonaise qui offre très peu de solutions pour accueillir les personnes âgées, Akiko est contrainte de mettre sa carrière en pause pour veiller sur lui. La charge est lourde mais heureusement le caractère de Shigezo s’est adouci, il se comporte dorénavant comme un enfant docile et un lien privilégié se crée entre eux.

    Dans ce magnifique roman, Sawako Ariyoshi traite du difficile sujet de la prise en charge de la vieillesse dans la société japonaise des années 70. Les structures pour accueillir les personnes âgées sont rares, la tradition voulant que les plus jeunes s’occupent de leurs aînés. Mais les mentalités ont changé, Akiko n’est pas une femme au foyer. Elle aime son travail même s’il l’oblige à jongler avec ses responsabilités d’épouse et de mère. Car, si on accepte dorénavant que les femmes exercent une activité professionnelle, la famille reste traditionnelle. Il ne viendrait jamais à l’idée de son mari de faire la cuisine ou le ménage ou de s’occuper de son père. Donc quand Shizego n’est plus capable de vivre seul, la question ne se pose même pas. Akiko va devoir se sacrifier pour s’occuper de lui. Ses jours et même ses nuits sont entièrement consacrés à son beau-père dont l’état se dégrade rapidement. Modèle de dévouement, elle s’interroge aussi sur son avenir, l’allongement de la durée de vie, sa propre vieillesse et la peur d’être un jour un poids pour son fils.
    Cinquante ans après son écriture, ce roman est toujours d’actualité et la charge mentale des femmes n’a pas changé. S’il est souvent dur, il est aussi plein de tendresse et d’humilité et rend un vibrant hommage aux capacités d’abnégation, de résilience, d’adaptation et de don de soi des femmes.
    C’est cru, réaliste mais aussi tendre et poétique. Une belle leçon de vie.

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    Couverture du livre « Les dames de Kimoto » de Cyril Bonin et Sawako Ariyoshi aux éditions Sarbacane

    Elizabeth Pianon sur Les dames de Kimoto de Cyril Bonin - Sawako Ariyoshi

    Quelle belle saga familiale !
    De la fin du XIXème siècle à la deuxième guerre mondiale, trois générations de femmes vivent des situations bien différentes.
    Hana, élevée dans la tradition japonaise n'aura cesse de transmettre ses convictions ancestrales
    Fumio, sa fille, n'aura cesse de...
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    Quelle belle saga familiale !
    De la fin du XIXème siècle à la deuxième guerre mondiale, trois générations de femmes vivent des situations bien différentes.
    Hana, élevée dans la tradition japonaise n'aura cesse de transmettre ses convictions ancestrales
    Fumio, sa fille, n'aura cesse de s'émanciper.
    Hanako, la petite-fille, plus douce appréciera les valeurs de sa grand-mère et la liberté de sa mère.
    C'est très bien écrit, absolument pas lassant.
    On apprend beaucoup sur la vie nippone et son évolution.
    Une immersion au Japon qui m'a captivée.

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    Couverture du livre « Les dames de Kimoto » de Cyril Bonin et Sawako Ariyoshi aux éditions Sarbacane

    Claire @fillefan2bd @bd.pour.enfants.sages sur Les dames de Kimoto de Cyril Bonin - Sawako Ariyoshi

    Ce n’est pas faute d’y avoir été invitée, maintes et maintes fois, mais je n'avais toujours pas franchi le Rubicon qui me séparait du travail de Cyril Bonin. Les dames de Kimoto ont donc été mes intermédiaires pour découvrir un travail qu’on m’avait toujours vanté comme étant très littéraire,...
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    Ce n’est pas faute d’y avoir été invitée, maintes et maintes fois, mais je n'avais toujours pas franchi le Rubicon qui me séparait du travail de Cyril Bonin. Les dames de Kimoto ont donc été mes intermédiaires pour découvrir un travail qu’on m’avait toujours vanté comme étant très littéraire, très poétique.

    Adapté du roman éponyme écrit en 1959 par la romancière japonaise Sawako Ariyoshi (1931-1984), ce récit relate l’histoire de quatre femmes de la même famille mais de quatre générations successives dans un Japon empreint de traditions.
    Toyono, l’arrière-grand-mère, pour qui le sens du fleuve indique la direction pour trouver un époux.
    Hana, la grand-mère, épouse modèle, mariée sans avoir pu voir au préalable son futur époux.
    Fumio, la mère, rebelle, qui fera des études et partira.
    Et enfin Hanako, celle qui pourrait bien se révéler être le lien entre toutes ces générations…

    Tout dans cet album n’est que référence à la condition féminine au Japon.
    Le rythme lent du récit est une judicieuse métaphore pour nous montrer que les choses ne peuvent bouger instantanément.
    Les combats se déroulent sur des années, sur plusieurs générations, afin de tenter de faire évoluer durablement les traditions patriarcales.
    De plus, les références historiques, bien évidemment non européocentrées, qui parsèment cette lecture, sont d'un intérêt indéniable pour mieux la comprendre.

    Les dessins dans des camaïeux de vert et de rose ne sont pas sans rappeler les couleurs de cet arbre emblématique, le cerisier du japon pendant la période du sakura, sa floraison au printemps.

    Tout pourrait dans cet album n'être que Luxe, calme et volupté comme dans Les Fleurs du mal ( Baudelaire 1857).
    Le luxe de pouvoir travailler graphiquement sur un magnifique roman.
    Le calme des paysages quand l'Histoire ne fait pas rage.
    La volupté de ces magnifiques personnages féminins, qui malgré leurs différences, incarnent la Femme japonaise à travers ce 20e siècle.

    Des portraits de femmes écrits par les yeux d’une femme et adaptés par les yeux d’un homme qu'on sent admirer ces femmes.
    Comment, dans ces conditions, ne pas être séduite ?

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    Couverture du livre « Les dames de Kimoto » de Cyril Bonin et Sawako Ariyoshi aux éditions Sarbacane

    bulle.noire sur Les dames de Kimoto de Cyril Bonin - Sawako Ariyoshi

    Ce fût d’abord une surprise. Je ne m’attendais pas à voir Cyril Bonin adapter ce roman japonais… puis ce fut une évidence tant le style bien reconnaissable du dessinateur magnifie ce récit qui couvre plusieurs générations de femmes japonaises.

    De Hana à Hanako, sa petite-fille, sans oublier...
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    Ce fût d’abord une surprise. Je ne m’attendais pas à voir Cyril Bonin adapter ce roman japonais… puis ce fut une évidence tant le style bien reconnaissable du dessinateur magnifie ce récit qui couvre plusieurs générations de femmes japonaises.

    De Hana à Hanako, sa petite-fille, sans oublier Fumio sa fille et Toyomo sa grand-mère, on suit l’histoire d’une famille, entre traditions et modernité, deuils et naissances… Cette lignée de femmes permet de brosser l’évolution du Japon sur toute la première moitié du 20ème siècle. La condition de la femme est au cœur du récit : Hana, personnage central, est l’emblème d’une certaine tradition, d’une vision ancestrale du rôle de la femme… elle sera confrontée au désir de modernité de sa fille Fumio.

    Cette saga est sublimement représentée par le trait caractéristique de Cyril Bonin. C’est beau, doux, délicat, la soie et les étoffes, les maisons et décors, les personnages, les couleurs… On sent l’immense travail qu’il a fallu mener pour obtenir une telle précision.

    Un travail dont il a bien voulu me parler dans l’interview qu’il m’a accordée, c’est sur ma page !

    Au final, Cyril Bonin offre un écrin merveilleux à un récit passionnant ! Un album à ne pas manquer !