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Sarah Cohen-Scali

Sarah Cohen-Scali

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Avis sur cet auteur (34)

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    Couverture du livre « Max » de Sarah Cohen-Scali aux éditions Gallimard-jeunesse

    Maureen sur Max de Sarah Cohen-Scali

    Une belle petite claque...

    Ici nous assistons à la naissance de Max ou plutôt Konrad. Enfin, il nous raconte sa naissance
    et sa création. Il est le premier bébé de l'ère Aryenne voulue et désirée par Hitler, du
    programme "Lebensborn" un peu avant le début de la Seconde Guerre Mondiale. Il...
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    Une belle petite claque...

    Ici nous assistons à la naissance de Max ou plutôt Konrad. Enfin, il nous raconte sa naissance
    et sa création. Il est le premier bébé de l'ère Aryenne voulue et désirée par Hitler, du
    programme "Lebensborn" un peu avant le début de la Seconde Guerre Mondiale. Il nous raconte
    sa création, sa venue au monde, sa croissance dans les bras de sa Frau. Il doit montrer la voie
    aux autres bébés Aryens, étant lui-même né le même jour que le Führer. Sauf que bien sûr,
    la vie lui sera difficile malgré le moment de gloire qu'a connu l'Allemagne Nazie.

    C'est une récit assez difficile à lire, même si l'histoire est connue de tous. Le fait de
    voir les horreurs qu'ont commis les Nazis aux peuples qu'ils ont jugés "inférieurs" à
    travers les yeux d'un enfant est déjà difficile à supporter, mais quand en plus il s'agit
    d'un enfant modulé pour diriger et soumettre les autres, c'est compliqué.
    L'auteure à su nous montrer la cruauté des Nazis différemment, mais je déconseille tout de
    même cette lecture à des enfants, il y a dans cette histoires des mots assez cru, des scènes
    choquantes qui ne sont pas à mettre dans les mains de tout le monde.
    Le travail de l'auteure est assez remarquable, de part les détails qu'elle nous fournit,
    la justesse des faits.
    Je me suis tout de même attaché à Konrad, qui au final reste un enfant comme les autres
    malgré la doctrine qu'il a eu. Il a juste reproduit ce qu'il pensait être juste ayant vu
    des adultes faire ces choses. Et Lukas, lui est un sacré personnage et je salue son
    caractère et sa force de se battre.

    Au delà de ce qu'il s'est passé durant cette guerre, ce récit reste un témoignage bouleversant
    d'un enfant durant la Seconde Guerre Mondiale sous le régime d'un dictateur fou et sanguinaire.
    Des scènes qui se sont réellement passées et qu'on voudrait oublier tellement elles sont
    horribles, on ne peut que souffrir et prier pour ne jamais connaitre de tels actes de cruautés.

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    Couverture du livre « Gingo » de Sarah Cohen-Scali aux éditions Gulf Stream

    Colorandbook sur Gingo de Sarah Cohen-Scali

    https://colorandbook.blogspot.com/2020/05/gingo-de-sarah-cohen-scali.html?m=1

    Dans l'ensemble, j'ai passé un très bon moment de lecture avec ce livre. L'univers créé par l'auteur a su me convaincre. Par contre je n'ai pas été convaincue par la fin. J’ai aimé les différents sujets/thèmes...
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    https://colorandbook.blogspot.com/2020/05/gingo-de-sarah-cohen-scali.html?m=1

    Dans l'ensemble, j'ai passé un très bon moment de lecture avec ce livre. L'univers créé par l'auteur a su me convaincre. Par contre je n'ai pas été convaincue par la fin. J’ai aimé les différents sujets/thèmes abordés comme par exemple la tolérance, la différence sociale, physique ou mentale, mais également les dangers que peut apporter la technologie, notamment sur la liberté de chacun par exemple. Un livre intéressant mais qui aurait pu être plus approfondi.



    Les + :





    * J'ai totalement été conquise par l'univers créé par l'auteur. J'ai aimé voir les différences entre la cité blanche, une société surconnecté au point qu'ils ne prennent plus aucune décision sans leur intelligence artificielle. Ils se comportent comme des marionnettes dirigées par la technologie. La cité bleue, elle refuse la technologie mais vit dans la misère sociale et financière.


    * J’ai particulièrement apprécié les personnages. Jade et son besoin d'être mère est terriblement touchante. Voir tout ce qu’elle fait pour Gingo. D’ailleurs ce petit garçon de par sa différence, son handicap est touchant.



    * L'histoire en elle-même est agréable à lire et très intéressante. J’ai été captivée du début à la fin, même si quelques moments étaient prévisibles. J’ai apprécié voir la relation entre Jade et son fils adoptif : Gingo.





    Les - :



    * La fin m'a profondément frustrée. Une impression de bâclé et d'inachevé qui a vraiment gâché ma lecture !


    * J'aurais aimé voir beaucoup plus de la cité blanche. Au début du livre, on a deux points de vue : celui de Jade de la cité bleue et celui de la famille Alma de la cité blanche, mais celui des Alma est vite abandonné malheureusement

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    Couverture du livre « Août 61 » de Sarah Cohen-Scali aux éditions Albin Michel

    EmilieG sur Août 61 de Sarah Cohen-Scali

    Lors de la dernière masse crique de Babelio, j’ai eu la chance de recevoir le dernier roman de Sarah Cohen-Scali que j’avais découverte lorsque j’enseignais en collège. Août 61 s’annonce comme un récit historique avec des personnages forts.


    Voici la présentation des éditions Albin Michel...
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    Lors de la dernière masse crique de Babelio, j’ai eu la chance de recevoir le dernier roman de Sarah Cohen-Scali que j’avais découverte lorsque j’enseignais en collège. Août 61 s’annonce comme un récit historique avec des personnages forts.


    Voici la présentation des éditions Albin Michel
    B en ne sait plus qui il est, il ne reconnaît plus ses proches. Alzheimer ?
    Il va devoir revisiter un passé douloureux dans l'Allemagne en guerre et celle de la libération, puis dans l'Angleterre et la France des années cinquante. Son fil rouge, fil d'Ariane dans le labyrinthe d'une mémoire traumatique : son amour d'enfance, Tuva, née dans un Lebensborn norvégien, qu'il rejoint à Berlin, un soir d'août 1961, alors que le Mur va scinder la ville en deux.

    La première de couverture annonce une déchirure et une date clé : Août 61. Des fils barbelés qui rappellent la 2nde guerre mondiale et les camps, le rouge du sang et de la mort et cette date qui dans l’histoire de l’Europe est celle de la construction du mur de Berlin…
    Le début du récit est un peu perturbant par la polyphonie surprenante mais à laquelle le lecteur s’habitue sans souci. L’histoire n’est jamais racontée du même point de vue : Beniriek en 1945, Ben Junior en 1955, Benni en 1961, l’Inconnue… autant de voix qui reconstruisent le puzzle des souvenirs de Benjamin, le héros de cette histoire en quête de celle qu’il aime depuis toujours : Tuva. Plus que l’histoire forte et émouvante de ces deux personnages, c’est toute l’histoire de l’Europe et plus particulièrement de l’Allemagne qui sert de toile de fond. Cette grande Histoire qui encadre l’histoire de Ben et Tuva rappelle de sombres moments : les Lebensborn, les camps de concentration et d’extermination, la guerre froide, le mur de Berlin. Alors que l’oublie semble frapper Ben, Sarah Cohen-Scali par cette fresque fait le devoir que chacun devrait faire : le devoir de mémoire, celui de ne pas oublier alors que l’histoire s’accumule de faits, reléguant dans un passé si lointain cette menace encore si présente du fascisme.
    En résumé : un récit de littérature jeunesse que des adultes apprécieront aussi et surtout un récit qui rappelle le rôle de la littérature : ne pas laisser l’oubli effacer l’Histoire, se souvenir pour ne pas reproduire les malheurs de l’Histoire.

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    Couverture du livre « Max » de Sarah Cohen-Scali aux éditions Gallimard-jeunesse

    Christelle Point sur Max de Sarah Cohen-Scali

    Il s’appelle Max, tout du moins c’est ainsi que sa mère biologique l’a appelé, L’Allemagne, elle l’appellera Konrad. Max est né le jour de l’anniversaire du Führer, le 30 avril 1936, dans un Lebensborn. Il est le fruit de l’expérience nataliste du régime nazie, sa mère biologique était une bonne...
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    Il s’appelle Max, tout du moins c’est ainsi que sa mère biologique l’a appelé, L’Allemagne, elle l’appellera Konrad. Max est né le jour de l’anniversaire du Führer, le 30 avril 1936, dans un Lebensborn. Il est le fruit de l’expérience nataliste du régime nazie, sa mère biologique était une bonne aryenne bien blonde, et son père biologique un SS mais son vrai père c’est Hitler et sa vraie mère c’est l’Allemagne. Nazi avant même sa venue au monde, Max naît sans famille, dans l’unique optique de servir son pays, sa race et son Führer. De 1936 à 1945, de l’Allemagne triomphante à l’Allemagne ruinée, du Lebensborn à la cave confinée du Berlin de 1945, Max passe de main en main, d’institut en instituts jusqu’à ce que l’avancée russe le jette sur la route, sans but, sans famille, sans rien. Le roman de Sarah Scali, très documenté, très facile à lire (à tel point qu’il est tout à fait abordable pour des adolescents), aborde un aspect fort mal connu du régime nazi : la recherche eugénique de l’enfant (futur soldat) parfait à travers d’abord des usines à bébés (longtemps méconnues, voire niées historiquement), puis de la « germanisation » des enfants polonais compatibles (volés pendant l’invasion de la Pologne), puis par les « Napola », véritables machines de propagande d’un Reich qui devait durer mille ans. Même en connaissant un peu le sujet, même avec tout le recul historique possible, cette obsession hitlérienne pour la pureté de la race, ce programme de fabrication de parfait nazi fait froid dans le dos. Le personnage de Max, que l’on suit pendant 9 ans et demi, a une attitude, une mentalité, une idéologie nauséabonde, il participe activement à des méfaits innommables et pourtant, ce n’est qu’un enfant, une victime de plus d’un régime mortifère et insensé. On n’arrive pas à le détester, on peut même le trouver touchant lorsque presque à son corps défendant, il recherche une mère de substitution, un grand frère de substitution (qui seront juifs tous les deux, ce qui ne manque pas de lui poser un sacré problème!). Il est la preuve que toute la propagande du monde ne parvient jamais à annihiler cet instinct là, celui de l’amour familial. C’est un roman qui fonctionne d’emblée et jusqu’à la dernière page. Au travers de ce que je pourrais qualifier d’un roman de qualité pour adolescent, j’ai malgré tout appris pas mal de choses que j’ignorais encore sur l’horreur nazie, et notamment sur cet aspect précis, bien particulier et mal connu encore aujourd’hui (assez peu évoqué dans la fiction, au regard de tous les autres aspects de l’Allemagne nazie). « Max » est la preuve que, avec une fiction de qualité et sans prétention, on peut encore ouvrir les yeux et apprendre des choses sur une période que l’on croit pourtant très bien connaître.