Sarah Cohen-Scali

Sarah Cohen-Scali

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Avis (29)

  • Couverture du livre « Max » de Sarah Cohen-Scali aux éditions Gallimard-jeunesse

    Maelou sur Max de Sarah Cohen-Scali

    J'ai emprunté ce livre du mercredi dans la chambre de mon adolescente sans savoir ce que je lui volais... et je suis restée scotchée par l'histoire. Je croyais avoir lu une partie conséquente des atrocités du régime hitlérien. Je n'avais pas découvert les lebensborn. Leur raison d'être ?...
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    J'ai emprunté ce livre du mercredi dans la chambre de mon adolescente sans savoir ce que je lui volais... et je suis restée scotchée par l'histoire. Je croyais avoir lu une partie conséquente des atrocités du régime hitlérien. Je n'avais pas découvert les lebensborn. Leur raison d'être ? Fabriquer des enfants parfaits.
    La force de ce livre est de faire entendre la parole de Max, un bébé de la seconde guerre mondiale qui attend dans le ventre de sa mère que l'horloge sonne minuit pour naître le jour de l'anniversaire du Führer. Pur représentant de la race aryenne, il va être conditionné dans l'idéologie nazie. Nous suivons la genèse de sa pensée, ses apprentissages, ses amitiés jusqu'à ses 9 ans, année de la défaite nazie. L' écriture est noire et pétillante. On ne repose pas cette histoire. On va jusqu'au bout en apnée.
    A la dernière page de ce roman bouleversant, les questions se bousculent : 20 000 bébés seraient nés dans les lebensborn. Ont-ils été considérés comme des victimes de guerre ? Combien d'enfants blonds aux yeux bleus volés en Pologne ? Combien de femmes blondes - souvent séquestrées et violées -séparées de leur nouveau né(e)s ? Les procès de Nuremberg ont-ils fait comparaître des directeurs de lebensborn ? J'ai cherché des réponses. J'ai trouvé des témoignages glacants.
    Je n'ai pas encore fini de penser à ce roman !!!

  • Couverture du livre « Max » de Sarah Cohen-Scali aux éditions Gallimard-jeunesse

    Sophie BLAISON sur Max de Sarah Cohen-Scali

    un livre surprenant , dérangeant mais qui donne envie d'aller jusqu'à la fin. Un livre que je me suis surprise a aimé malgré tout. un côté de l'histoire qu'on ne connait pas forcement.
    Le coté narratif est excellent. Les mots sont durs mais choisis à la perfection, pour montrer l'horreur de...
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    un livre surprenant , dérangeant mais qui donne envie d'aller jusqu'à la fin. Un livre que je me suis surprise a aimé malgré tout. un côté de l'histoire qu'on ne connait pas forcement.
    Le coté narratif est excellent. Les mots sont durs mais choisis à la perfection, pour montrer l'horreur de cette guerre.

  • Couverture du livre « Gingo » de Sarah Cohen-Scali aux éditions Gulf Stream

    Caroline Correia sur Gingo de Sarah Cohen-Scali

    J'ai pris beaucoup de temps à finir ce livre et plus encore à tenter de mettre des mots justes sur cette lecture.
    J'ai mis un peu de temps à rentrer dans les premières pages et chapitres. Je ne me suis pas attachée assez vite aux personnages ni à l'histoire qui m'a laissée assez indifférente au...
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    J'ai pris beaucoup de temps à finir ce livre et plus encore à tenter de mettre des mots justes sur cette lecture.
    J'ai mis un peu de temps à rentrer dans les premières pages et chapitres. Je ne me suis pas attachée assez vite aux personnages ni à l'histoire qui m'a laissée assez indifférente au début.

    Mais à la fin, j'ai trouvé ma lecture déstabilisante, l'écriture est presque froide et en même temps ce livre reflète un futur proche. Je m'imagine bien à cette "ère" d'ici une centaine d'années mais heureusement que je ne serais plus là pour voir ce monde !

    Le monde a alors changé mais pas autant que cela. La société est caractérisée par une hyperconnexion au numérique, des bébés génétiquement modifiés pour qu'ils correspondent aux critères de perfections et un air calculateur de chaque faits et gestes que tout le monde adopte. Ce sont des points déjà vus mais combinés ensemble, ils donnent Gingo. Mis à part le côté technologique, Gingo c'est aussi l'histoire une mère qui se bat pour son fils adoptif, cet "imparfait" qu'elle trouve elle parfait. Et c'est pas mal de trouver un semblant d'humanité dans toute cette inhumanité et cette froideur.

    Le style de Sarah Cohen Scali est dérangeant par moment, j'ai eu l'impression de me déconnecter des personnages comme ce monde déconnecté de la réalité.

    En conclusion, c'était dérangeant et je suis assez mitigée parce que je ne sais pas quoi penser de cette lecture.

  • Couverture du livre « Orphelins 88 » de Sarah Cohen-Scali aux éditions R-jeunes Adultes

    Clara Pailhon sur Orphelins 88 de Sarah Cohen-Scali

    Ma lecture de Max de Sarah Cohen-Scali a été une expérience intense et très éprouvante. Elle aborde le programme nazi du Lebensborn mis en place par Himmler en Allemagne et puis dans tous les pays d'Europe. Avec ce roman, l'auteure tape fort puisqu'on est dans la peau d'un enfant né de ce...
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    Ma lecture de Max de Sarah Cohen-Scali a été une expérience intense et très éprouvante. Elle aborde le programme nazi du Lebensborn mis en place par Himmler en Allemagne et puis dans tous les pays d'Europe. Avec ce roman, l'auteure tape fort puisqu'on est dans la peau d'un enfant né de ce programme. Malgré la dureté du roman, je l'ai adoré. J'ai adoré le personnage de Max et tout ce que l'auteure transmet à travers son histoire. À l'annonce de la parution d'Orphelins 88 chez la Collection R, je ne pouvais pas ne pas me jeter dessus lors de sa sortie. Dans ce roman cette fois-ci, Sarah Cohen-Scali parle de ces adolescents survivants, les orphelins du programme Lebensborn. Si avec Max on a le déroulement du programme, ici, elle nous montre l'après. Que sont devenus tous ces enfants victimes du Lebensborn ?

    « Josh » est un jeune garçon qui a dû fuir la Napola et le centre de Rufach où il était après que les instructeurs lui ont dit de fuir, à la fin de la guerre. Il est recueilli par les Alliés où il sera nommé Josh. Il n'a plus aucun souvenirs de son identité, ni de son âge. Les plus lointains remontent à la Napola. Le récit nous montre la quête d'identité de ce personnage, le chemin vers la « redécouverte » de soi. Comment se définir après la guerre ? Après l'horreur et les drames qu'on a vu et vécu ? Comment réveiller les souvenirs qui ne sont plus à portée de nous ? Josh est au centre du récit mais on fera connaissance de plusieurs autres orphelins ; les germanisés comme Josh, les juifs qui ont été dans les camps de concentration, les bébés abandonnés et autres victimes de cette tragédie. Certains se souviennent, d'autres non. Ils ont tous un point en commun ; ce sont des combattants.

    Tout cela est mené par une plume intelligence et d'une grande justesse. Comme pour son précédent roman, l'auteure ne tente pas de minimiser les dégâts. Elle montre les ravages de la guerre sur chacun des enfants : embrigadement, camp de concentration, la mort et ce qu'ils ont été poussés à faire ou à voir pour survivre. L'impact n'a pas été le même pour chacun et Sarah Cohen-Scali prend le temps de montrer les différentes réactions face à ce drame et les séquelles qu'ils gardent en eux.

    Nous sommes plongés dans les pensées de Josh, en même temps que lui nous allons retrouver la mémoire. Tout le long du récit, j'ai été poussée par cet envie de savoir. Je voulais découvrir qui était Josh. Nous suivons le personnage dans le présent mais aussi dans ses souvenirs. À l'orphelinat on fera aussi la connaissance de Halina, Wally, Ida et d'autres personnages.

    Ce roman aborde l'après-guerre plus généralement. L'Europe est détruite, il faut reconstruire le pays, faire le deuil, vivre avec la perte et les horreurs subites. La guerre terminée, ce n'est pas pour autant qu'elle a éteinte avec elle toute la cruauté. Les viols, la famine, le vol, la prostitution sont présents. Le peuple se bat pour survivre. La mort plane sur la population. Le racisme est toujours là et certains s'adonnent encore à des pogroms. Sarah Cohen-Scali nous montre la vérité brute, sans fioritures, sans l'édulcorée.

    En conclusion, Orphelins 88 est un roman poignant, plein d'émotions. L'auteure y mêle fiction et faits historiques, tout en restant au plus proche de la réalité. Josh est un personnage touchant et authentique. Je n'ai pas pu faire autrement que de m'attacher à lui. La psychologie des personnages est bien travaillé. Encore une fois, Sarah Cohen-Scali m'a emporté dans son récit, malgré sa dureté. J'aime son écriture qui ne cherche pas à nous protéger et à minimiser. Elle relate les événements avec sincérité et son cœur, et cela se ressent. ​

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