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Sandrine Collette

Sandrine Collette
Sandrine Collette est née en 1970. Elle partage sa vie entre l'université de Nanterre et ses chevaux dans le Morvan. Des noeuds d'acier, son premier roman, paru chez Denoël en 2013, a rencontré un vif succès critique et public avec plus de 8 000 exemplaires vendus.

Vidéos relatives à l'auteur

  • Sandrine Collette, récit d’une glaciale Patagonie

    Tonitruant, comme un sol de terre sèche foulé par les sabots d'un criollo. Il reste la poussière est de ces livres qui ne vous promettent rien, et qui vous donnent beaucoup. D'une mine presque douce, mais néanmoins affutée, Sandrine Collette raconte la...

Avis sur cet auteur (210)

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    Couverture du livre « Un vent de cendres » de Sandrine Collette aux éditions Lgf

    Dark Viki sur Un vent de cendres de Sandrine Collette

    Je n'ai malheureusement pas du tout aimé. C'était très bien partit au départ. La plume était fluide et quelques fois jolie avec un style remarquable, il y avait une atmosphère mise en place et il y avait un peu de suspens. Mais tout ça s'est arrêté, au moment où on a sut que le personnage Malo...
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    Je n'ai malheureusement pas du tout aimé. C'était très bien partit au départ. La plume était fluide et quelques fois jolie avec un style remarquable, il y avait une atmosphère mise en place et il y avait un peu de suspens. Mais tout ça s'est arrêté, au moment où on a sut que le personnage Malo avait disparu (je ne vous dirai pas comment). C'est comme si à partir de là l'histoire basculait. le style a continué au présent et n'avait plus rien de jolie, juste simplement descriptif, et le personnage de Camille a réagit de façon incohérente. Inquiète pour son frère, elle a simplement préféré rester à attendre au lieu de voir si elle ne pouvait pas revenir à Paris pour le chercher. D'ailleurs je n'ai pas du tout accroché au personnage de Camille.

    En outre, la disparition de Malo donne l'impression qu'à partir de là l'histoire était joué d'avance. L'ambiance déjà bien décrite n'a plus aucun intérêt le travail dans les vignes et devenu court et assez superficiel en terme de rédaction et l'intrigue avec Camille est à mon plus grand désespoir devenue prévisible. le suspens était partit. La magie du magie du début était partit.

    A l'arrivée de Malo il y avait des phrases intéressantes et philosophiques sur son mauvais pressentiment et sur le temps qui était comme suspendu, mais cela n'a pas du tout était reprit au cours du récit et exploité.

    La fin est également décevante de mon point de vue. La façon dont ça se terminerai était évidente, mais j'ai été un peu surprise, je dois l'avouer, par le personnage d'Octave. Mais c'est vraiment une petite révélation, je m'attendais une fois de plus à un retournement de situation ou le retour de Malo censé être mort, mais juste une scène gore rajouté pour les besoins de la cause sans que se soit vraiment utile.

    Je dois certainement horrifiée les fan de Sandrine Collette, et je m'en excuse, mais pour moi ce livre n'a rien d'exceptionnel. Je conseillerai quand même de lire le début dont certains passages étaient remarquables, et s'arrêter jusqu'à la disparition de Malo. C'est triste, mais je regrette vraiment mon achat et cette lecture, j'ai dût me forcer pour lire les 100 dernières pages.

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    Couverture du livre « Des noeuds d'acier » de Sandrine Collette aux éditions Lgf

    Virginie H sur Des noeuds d'acier de Sandrine Collette

    Après les quatre murs d'une prison, Théo se retrouve piégé entre les quatre murs d'une cave, esclave de deux frères complètement barjots ! Deux "crétins des Alpes", dégénérés, alcoolisés, toujours borderline, deux animaux vivant dans leur fange et qui amènent Théo, par le biais d'humiliations...
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    Après les quatre murs d'une prison, Théo se retrouve piégé entre les quatre murs d'une cave, esclave de deux frères complètement barjots ! Deux "crétins des Alpes", dégénérés, alcoolisés, toujours borderline, deux animaux vivant dans leur fange et qui amènent Théo, par le biais d'humiliations continues, à leur ressembler.
    Un huis-clos névrotique, fascinant (jusqu’où peut aller la cruauté humaine ?) dont les pages se tournent à grande vitesse tant le malsain entraîne le lecteur et bouleverse les préconçus.
    Rural et noir, forestier et diabolique, un polar étonnant de maîtrise pour un premier roman et une narration étonnante, comme détachée, neutre, libérée d'affect !

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    Couverture du livre « Il reste la poussière » de Sandrine Collette aux éditions Lgf

    Yves Pol sur Il reste la poussière de Sandrine Collette

    Que voilà un roman sombre, dur, violent, noir et en même temps passionnant et avec quelques lueurs d'espoir. En Patagonie, la mère a hérité d'une estancia dans un milieu désertique, hostile. Elle rapporte peu, même pas de quoi payer les dettes accumulées du temps du père et du grand-père,...
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    Que voilà un roman sombre, dur, violent, noir et en même temps passionnant et avec quelques lueurs d'espoir. En Patagonie, la mère a hérité d'une estancia dans un milieu désertique, hostile. Elle rapporte peu, même pas de quoi payer les dettes accumulées du temps du père et du grand-père, alcooliques. C'est une femme forte, au caractère d'acier qui élève ses fils à la dure. Aucun ne se rebelle ni même ne moufte. Durs à la tâche, ne gagnant rien, pas un peso pour aller à la ville de San Léon boire une bière ou voir les filles. Ils grandissent ne semant pas le moindre amour entre eux et ne récoltant donc rien, d'autant plus que leurs cœurs sont aussi secs que leurs terrains. La haine, la jalousie, la domination et la soumission par la force et puis le travail, l'abrutissement au travail, et encore du travail, sept jours sur sept. Rafael et Steban sont ceux dont on pense qu'ils pourront s'en sortir, plus sensibles, plus rabroués, tabassé même pour le petit. On sent qu'il pourrait faire quelque chose, mais osera-t-il quitter cette terre et sa famille ?

    "- Les gars disent que ton estancia, c'est l'enfer sur terre. Joaquin se tourne vers les troupeaux sans répondre, perplexe. L'enfer. Merde, d'où ça sort, ça, qu'ils connaîtraient la ferme et la mère, qu'ils parlent de chez lui comme d'un abîme - ou alors certains sont venus pour les saisons, il ne les remet pas, c'était il y a longtemps car la mère a décidé depuis des années que ses fils suffiraient à la peine, mais tout de même, il a bonne mémoire lui Joaquin, surtout les visages, est-ce qu'ils étaient là pour les tontes ? L'enfer." (p.104)

    Roman à multiples voix, tous les garçons, tour à tour, puis la mère et quelques autres personnages en fonction de leur arrivée dans l'histoire, ce qui nous donne plusieurs points de vue pour un même événement, ou des explications lorsque la mère remonte dans le temps. Une histoire âpre, sèche, dure, pas dans les mots mais dans les faits décrits, les personnages. Un roman sous tension, ce n'est pas pour rien que Sandrine Collette est connue pour ses romans au suspense très soutenu -comme Six fourmis blanches. Les paysages sont à l'avenant, rudes, secs, on les imagine très bien similaires à la couverture du bouquin (très belle, gris métallique, brillante). Pas vraiment de temps mort dans ce livre même s'il n'y a pas beaucoup d'actions, le rythme de travail est élevé, mais répétitif, la vie à l'estancia est répétitive, les mêmes gestes quotidiennement, Sandrine Collette en profite pour nous faire entrer dans les têtes de ses personnages, dans leurs questionnements, leurs doutes, leurs peurs, leurs faiblesses. Un texte aux phrases parfois sèches, courtes et d'autres passages aux phrases plus longues, très ponctuées, ce qui donne des rythmes différents tant dans l'histoire que dans la lecture. Une belle surprise, je m'attendais à une écriture moins travaillée, plus taillée pour un polar dans lequel -parfois, mais heureusement pas toujours- les auteurs s'attachent plus à l'intrigue qu'au style.

    Vraiment bien vu, ce roman entre le noir et le western, étouffant, suffocant, ne vous lâchera pas.

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    Couverture du livre « Un vent de cendres » de Sandrine Collette aux éditions Lgf

    Sandrine Fernandez sur Un vent de cendres de Sandrine Collette

    Pour Laure, Andreas et Octave, la vie s'est arrêtée par une belle journée ensoleillée. Jeunes, beaux et insouciants, ils rentraient d'un mariage quand la voiture d'Andreas, lancée à pleine puissance, s'est encastrée dans un camion en panne en travers de la route. Laure meurt sur le coup dans des...
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    Pour Laure, Andreas et Octave, la vie s'est arrêtée par une belle journée ensoleillée. Jeunes, beaux et insouciants, ils rentraient d'un mariage quand la voiture d'Andreas, lancée à pleine puissance, s'est encastrée dans un camion en panne en travers de la route. Laure meurt sur le coup dans des conditions effroyables.
    Dix ans plus tard, Andreas vit toujours dans le souvenir du drame, entretenant le souvenir de celle qu'il voulait épouser, reclus dans sa propriété viticole. Octave, boiteux et défiguré s'occupe du domaine. Réservé, il ne se mêle jamais aux jeunes qui viennent prêter main forte pour les vendanges. Mais cette année, il est immédiatement subjugué par Camille, fidèle portrait de Laure. Des regards appuyés, un baiser échangé, la jeune fille n'est pas insensible au charme ténébreux d'Octave. Par contre, Malo, son frère, voit d'un mauvais oeil cette idylle naissante. Il crie, il menace et, le lendemain, il disparaît. Ses amis pensent à une fuite dictée par la colère mais Camille, sans nouvelles, soupçonne le pire.

    Un roman noir au charme indéniable, dû sans doute à l'atmosphère du vignoble champenois, mais qui manque d'endurance... Un départ du feu de dieu avec un terrible et sanglant accident, puis un suspense savamment distillé, une ambiance pesante, un malaise latent et, malheureusement, un final usé jusqu'à la corde aux allures grand-guignolesques. Dans l'ensemble, Un vent de cendres est une déception, une idée originale qui sombre dans le banal. Tout à fait dispensable.