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Sandrine Collette

Sandrine Collette
Sandrine Collette est née en 1970. Elle partage sa vie entre l'université de Nanterre et ses chevaux dans le Morvan. Des noeuds d'acier, son premier roman, paru chez Denoël en 2013, a rencontré un vif succès critique et public avec plus de 8 000 exemplaires vendus.

Vidéos relatives à l'auteur

  • Sandrine Collette, récit d’une glaciale Patagonie

    Tonitruant, comme un sol de terre sèche foulé par les sabots d'un criollo. Il reste la poussière est de ces livres qui ne vous promettent rien, et qui vous donnent beaucoup. D'une mine presque douce, mais néanmoins affutée, Sandrine Collette raconte la...

Avis sur cet auteur (210)

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    Couverture du livre « Il reste la poussière » de Sandrine Collette aux éditions Lgf

    Sandrine Coeurdevey Louis sur Il reste la poussière de Sandrine Collette

    Je ne connaissais pas cette auteure (seulement de nom !) avant de lire ce roman. J'ai été transportée par son style bien particulier, envoûtée par son écriture fluide et parlante (parfois cela me faisait penser à du Giono concernant la description des paysages) ; l'histoire est dure, noire et...
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    Je ne connaissais pas cette auteure (seulement de nom !) avant de lire ce roman. J'ai été transportée par son style bien particulier, envoûtée par son écriture fluide et parlante (parfois cela me faisait penser à du Giono concernant la description des paysages) ; l'histoire est dure, noire et aride, telle le décor du livre qui se déroule en Patagonie. Franchement, je pense très bientôt relire Sandrine Collette, c'est pour moi une excellente découverte !!

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    Couverture du livre « Les larmes noires sur la terre » de Sandrine Collette aux éditions Denoel

    Joëlle Guinard sur Les larmes noires sur la terre de Sandrine Collette

    http://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2017/03/les-larmes-noires-de-la-terre-de.html

    Dans ce nouveau roman noir, Sandrine Collette situe cette fois son récit dans un futur proche en France dans une ville qui n'est pas nommée.

    Moé a quitté son île pour les beaux yeux de Rodolphe qui se montre...
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    http://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2017/03/les-larmes-noires-de-la-terre-de.html

    Dans ce nouveau roman noir, Sandrine Collette situe cette fois son récit dans un futur proche en France dans une ville qui n'est pas nommée.

    Moé a quitté son île pour les beaux yeux de Rodolphe qui se montre vite sous son vrai jour, odieux et violent une fois qu'ils sont installés en Métropole. Elle doit aussi subir le racisme ambiant dans le village où ils vivent. Elle a un enfant avec un homme rencontré dans un bal, ne sait pas aimer ce bébé les premiers mois et tente de le rendre invisible pour que Rodolphe supporte sa présence, ainsi elle n'appelle jamais son fils par son prénom.

    Un jour elle décide de partir dans l'espoir de pouvoir regagner Papeete. Après quelques jours passés chez une copine, c'est dans la rue puis aux urgences de l'hôpital qu'elle trouve refuge. Mais les services sociaux interviennent pour les envoyer, elle et son fils, dans un camp où sont regroupés tous les sans-abris, tous les laissés pour compte de la société. Ce camp est une Ville-Casse, ce qui signifie que tous ces déshérités sont logés dans des voitures, la Ville-Casse est un cimetière de voitures organisé par quartiers.
    Ce bidonville regroupe 8000 personnes et frappe par sa crasse, ses odeurs, la promiscuité imposée, l'intimité impossible et l'insécurité permanente, il faut toujours que les femmes se méfient "des mains toujours à l'affût pour détrousser une jupe ou un portefeuille ". Il convient aussi de se méfier des gardiens, dans ce lieu où règne la loi de la jungle.
    Moé découvre vite qu'ici chacun est appelé par le numéro de la voiture qui lui est attribué, qu'il faut travailler dans les champs et les vergers pour payer le loyer et se nourrir. Comment économiser l'argent du retour à Papeete avec le salaire de misère qui leur est octroyé, d'autant plus qu'il faut s'acquitter d'un droit de sortie exorbitant de 15000 euros?

    Dans cette cour des miracles Moé a la chance d'être affectée dans un îlot de voitures occupées par cinq femmes qui la prennent sous leur aile. Il s'agit de Poule, Nini, Marie Thé, Jaja et enfin d'Ada, une vieille Afghane qui soigne rhume et fièvre avec ses plantes mais qui délivre aussi les femmes des grossesses indésirables par des avortements qu'elle pratique avec respect et peine. Ce groupe de femmes bénéficie de la protection d'Ada dont les dons de guérisseuse lui assurent une certaine immunité dans le camp. La plupart de ces femmes vivent dans ce lieu depuis de nombreuses années.

    Peu à peu Moé s'installe dans cette vie qui n'en est pas une, une vie sans avenir " Vivre elles ont laissé cela de côté, il ne reste que la survie", économise pièce après pièce mais se retrouve aussi confrontée au problème de son fils qu'elle peut enfin nommer par son prénom Côme. Dans ce camp les enfants peuvent être adoptés jusqu'à l'âge de un an, n'est-ce pas le moyen par lequel elle doit passer pour que son fils échappe à son destin, n'aurait-il pas plus d'avenir ailleurs en étant adopté?
    Moé se bat, veut y croire, tente par différents moyens illégaux de gagner quelques billets, aspirée par une terrible spirale.

    Au fil du récit chacune de ses voisines-amies va raconter son histoire à Moé, Poule a subi les conséquences du terrorisme en France, Ada a fui le régime taliban en Afghanistan, Marie-Thé a été adoptée par un couple de français à Haïti... Moé découvre aussi l'histoire de Jo qui occupait sa voiture avant... Pour chacune la vie a basculé à un moment...
    Ce sont des récits de vies brisées qui vont de l'extrême pauvreté subie au bout du monde au drame de l'abandon et de l'esclavage domestique en passant par la guerre...

    Cette lecture a été un vrai choc pour moi !
    J'ai trouvé Moé terriblement émouvante dans son amour fou pour son fils, dans sa volonté de s'en sortir et de se battre pour son fils, j'ai adoré la très belle relation faite de solidarité qui s'instaure entre les six femmes, j'ai été émue par ces personnages très forts aux destins bouleversants dont on suit la vie pendant une dizaine d'années.
    Sandrine Collette a toujours la même capacité à créer une atmosphère et dans ce cas à la rendre malheureusement plausible. C'est vraiment une auteure que j'affectionne de plus en plus.
    Noir, désespérant mais captivant !

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    Couverture du livre « Les larmes noires sur la terre » de Sandrine Collette aux éditions Denoel

    Alex Mot-à-Mots sur Les larmes noires sur la terre de Sandrine Collette

    Tant pis si je me répète : ouvrir un roman de Sandrine Collette, c’est savoir que l’on va plonger dans un univers noir.

    Et ce roman-ci l’est à plus d’un titre : noir de crasse, noir d’avenir bouché, noir d’une humanité qui tente de survivre, noir de mauvais sentiments.

    Une seule lueur : le...
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    Tant pis si je me répète : ouvrir un roman de Sandrine Collette, c’est savoir que l’on va plonger dans un univers noir.

    Et ce roman-ci l’est à plus d’un titre : noir de crasse, noir d’avenir bouché, noir d’une humanité qui tente de survivre, noir de mauvais sentiments.

    Une seule lueur : le bébé de Moe pour qui elle se battra bec et ongles, jusqu’à commettre de nombreux forfaits pour s’en sortir.

    Je me demandais pourquoi une casse en couverture du roman : c’est parce que l’action se déroule dans une casse transformée en camp de détention des services sociaux.

    J’ai aimé les digressions qui nous racontent l’histoire des filles du bloc de Moe. Nous découvrons ainsi leur parcours et comment la vie les a malmené. Toutes les filles, sauf une : la moins résignée.

    Une fin en happy end que je n’attendais pas. Je ne saurai dire si elle m’a déçu. Mais le roman est poignant.

    L’image que je retiendrai :

    Celle de la petite voiture attribuée à Moe, dans lequel elle va faire son nid tant bien que mal.

    http://alexmotamots.fr/les-larmes-noires-sur-la-terre-sandrine-collette/

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    Couverture du livre « Les larmes noires sur la terre » de Sandrine Collette aux éditions Denoel

    patrice chauville sur Les larmes noires sur la terre de Sandrine Collette

    Il est où le bonheur , il est où
    Il est où
    Il est pas là le bonheur , il est pas là
    Il est pas là...
    Pourtant, elle y croyait Moe quand elle a quitté son île pour suivre Rodolphe en France.
    Mais elle a bien vite déchanté, corvéable à merci, battue, sans l'amour ni la tendresse espérée, elle...
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    Il est où le bonheur , il est où
    Il est où
    Il est pas là le bonheur , il est pas là
    Il est pas là...
    Pourtant, elle y croyait Moe quand elle a quitté son île pour suivre Rodolphe en France.
    Mais elle a bien vite déchanté, corvéable à merci, battue, sans l'amour ni la tendresse espérée, elle tombe de haut.
    C'est ailleurs qu'elle ira chercher le bonheur, et lorsqu'elle ramènera dans son ventre le fruit de ses plaisirs, elle devra faire le choix, pour sa survie et celle de l'enfant, de tout quitter.
    Errante, elle se retrouve.... à la Casse.
    Avec pour toit, la carcasse d'une vieille voiture, attribuée par les services sociaux.
    Un roman noir, magnifique, signé de la plume d'une auteure qui ne cesse de nous surprendre.
    Le destin de six femmes, des écorchées de la vie, qu'elle nous livre ici est dramatique.
    Ou, comment la vie bascule, face à une société inhumaine et violente, d'où que l'on soit, quel que soit notre passé, seule la solidarité et l'entraide aident à survivre dans un monde où il n'y a rien à espérer.
    Noir c'est noir, il n'y a plus d'espoir...
    Moe n'aspire qu'à une chose, ne pas entrainer son fils dans les sombres abîmes de notre monde, et pour ça, elle devra faire des choix.
    Un grand roman, un de plus pour Sandrine Collette et moi, j’attends déjà avec impatience le suivant.