Sandor Marai

Sandor Marai
Né en 1900 à Kassa, en Hongrie, Sándor Márai fait ses études à Leipzig, puis vit à Francfort, Berlin et Paris, avant de rentrer dans son pays où il devient, dans les années 30, un auteur adulé. Tombé dans l'oubli après 1948, date de son exil en Europe puis en Californie, il se suicide, à San Dieg... Voir plus
Né en 1900 à Kassa, en Hongrie, Sándor Márai fait ses études à Leipzig, puis vit à Francfort, Berlin et Paris, avant de rentrer dans son pays où il devient, dans les années 30, un auteur adulé. Tombé dans l'oubli après 1948, date de son exil en Europe puis en Californie, il se suicide, à San Diego, en 1989. Son oeuvre a été redécouverte dans les années 90. Le roman La Soeur, qui succède aux Braises, est le dernier que Márai publia en Hongrie, en 1946.

Avis (15)

  • Couverture du livre « La nuit du bucher » de Sandor Marai aux éditions Lgf

    Lettres & caractères sur La nuit du bucher de Sandor Marai

    Il y a quelques jours, j'ai pu prendre conscience de tout ce que la religion produisait de pire à l'heure actuelle grâce à Yasmina Khadra et à son inquiétant Khalil. Désormais je sais ce qu'elle a pu produire de pire par le passé grâce à Sandor Marai et à son terrifiant La nuit du bûcher....
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    Il y a quelques jours, j'ai pu prendre conscience de tout ce que la religion produisait de pire à l'heure actuelle grâce à Yasmina Khadra et à son inquiétant Khalil. Désormais je sais ce qu'elle a pu produire de pire par le passé grâce à Sandor Marai et à son terrifiant La nuit du bûcher. Pourtant je n'étais pas totalement ignorante des ignominies de l'Inquisition, ayant visité le musée de l'inquisition à Carcassonne il y a quelques années, j'en étais ressortie abasourdie et choquée. Mais de découvrir à travers ce roman les schémas de pensée de ces fanatiques religieux si peu sûrs du bien fondé de leurs propres croyances qu'ils se sentent obligés de massacrer des supposés hérétiques afin que ceux-ci ne mettent pas à mal leur dogme, il y a là un nouveau pas de franchi dans ce que l'humanité a pu engendrer de pire dans son histoire. Parce que, comme l'explique si bien le personnage central de ce récit, le carme d'Avila rendu à Rome pour prendre des cours de torture (pardon, d'Inquisition), il ne s'agit pas uniquement d'éradiquer des impies mais de leur faire vivre les pires supplices pour assouvir un appétit démoniaque (pardon, pour sauver leur âme). Après avoir lu des romans comme ceux-là, j'ai bien du mal à trouver une circonstance atténuante aux religions de toutes sortes mais heureusement pour moi, je peux aujourd'hui le dire haut et fort sans risquer de finir sur le bûcher.

  • Couverture du livre « Les braises » de Sandor Marai aux éditions Lgf

    Isabelle PURALLY-BOISSEL sur Les braises de Sandor Marai

    Il y a des auteurs dont on connaît le nom, dont on sait que leur œuvre a conquis des millions de lecteurs et qui vous demeurent inconnus.
    C’était en ce qui me concerne le cas pour Sandor Marai, dont je n’avais jamais ouvert un livre.
    Je serais bien incapable d’en donner la raison.
    J’ai été,...
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    Il y a des auteurs dont on connaît le nom, dont on sait que leur œuvre a conquis des millions de lecteurs et qui vous demeurent inconnus.
    C’était en ce qui me concerne le cas pour Sandor Marai, dont je n’avais jamais ouvert un livre.
    Je serais bien incapable d’en donner la raison.
    J’ai été, je dois le dire conquise dès les premières lignes de ce magnifique roman.

    Dans un château isolé, Henri, général à la retraite âgé de soixante-quinze ans dîne avec Conrad, un ami perdu de vue depuis quarante et un ans.
    De nombreuses questions se posent lors de ces retrouvailles et c’est à un quasi monologue que se livre Henri évoquant une série d’anecdotes, de souvenirs, de silences et de faux-fuyants.
    La tension est palpable et l’auteur réussit à doser savamment les révélations pour replonger ses personnages dans leurs ressentiments alors que l’on croyait qu’une réconciliation était possible.
    J’ai été happée par cette écriture d’une intensité remarquable retraçant l’atmosphère et les usages de l’Empire austro-hongrois.

    Sandor Maria m’est apparu comme un peintre de l’âme humaine pour démontrer les rouages psychologiques de drames intimes dans un huis-clos haletant et nous donne à lire une magnifique étude des rapports de classes, de l’amitié et de la trahison.

    J’ai bien l’intention de poursuivre très rapidement ma découverte de l’œuvre de l’auteur.

  • Couverture du livre « La nuit du bucher » de Sandor Marai aux éditions Lgf

    Jean François SIMMARANO sur La nuit du bucher de Sandor Marai

    Stage de formation. Intitulé : Réussir son inquisition.
    Le stagiaire est un jeune moine espagnol venu à Rome se perfectionner en matière d'Inquisition, sur les pas de Bernardo Guy et Torquenada. Mais voilà, la dernière séance consiste à faire abjurer le boss des hérétiques, Giordano Bruno...
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    Stage de formation. Intitulé : Réussir son inquisition.
    Le stagiaire est un jeune moine espagnol venu à Rome se perfectionner en matière d'Inquisition, sur les pas de Bernardo Guy et Torquenada. Mais voilà, la dernière séance consiste à faire abjurer le boss des hérétiques, Giordano Bruno himself.
    On ne s'ennuie pas une seconde dans cette descente au fin fond du délire religieux qui, bien évidemment pour le Hongrois Sandor Marai, était une façon adroite et moins risquée de parler du Stalinisme. Extrêmement brillant et savant. Chaud devant.

  • Couverture du livre « Les braises » de Sandor Marai aux éditions Lgf

    Emmanuelle matoussowsky sur Les braises de Sandor Marai

    Une amitié disséquée au scalpel
    A Vienne, fin du 19e siècle, Henri et Conrad sont d'inséparables amis d'enfance que beaucoup de choses, cependant, séparent. Henri est le fils d'un d'officier aristocrate et très fortuné et son avenir s'annonce brillant. Conrad n'a pas de fortune et a épousé la...
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    Une amitié disséquée au scalpel
    A Vienne, fin du 19e siècle, Henri et Conrad sont d'inséparables amis d'enfance que beaucoup de choses, cependant, séparent. Henri est le fils d'un d'officier aristocrate et très fortuné et son avenir s'annonce brillant. Conrad n'a pas de fortune et a épousé la carrière militaire sans passion car au fond, c'est la musique qui le fait vibrer.
    Malgré leurs différences, jamais leur amitié ne s'est démentie et après le mariage d'Henri avec Christine, Conrad continue à être reçu chez eux jusqu'au jour où…
    41 ans plus tard, Henri et Conrad se retrouvent autour d'un diner au château dans un huis-clos qui leur permettra de s'expliquer.
    D'expliquer quoi ? de disséquer ce qu'a été leur amitié, l'amour, la haine, la trahison, la passion… la vie. Et il leur aura fallu 40 ans pour qu'apaisés, ils puissent analyser ce qui les a séparés.
    J'ai été un peu agacée par la répétition assez artificielle d'adverbes ponctuant les interventions de Conrad et d'Henri qui s'expriment tour à tour « sèchement », « avec calme », « froidement », « timidement », « en souriant », « sur un ton hostile » ou « d'une voix forte »…
    Un beau texte très théatral qui m'a rappelé Zweig, une analyse fine de sentiments nobles.

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