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Samira Sedira

Samira Sedira

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Avis sur cet auteur (20)

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    Couverture du livre « Des gens comme eux » de Samira Sedira aux éditions Rouergue

    Joëlle Guinard sur Des gens comme eux de Samira Sedira

    https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2020/06/des-gens-comme-eux-de-samira-sedira.html

    " On est plus criminel quelquefois qu'on ne le pense."

    Anna et Constant Guillot vivent à Carmac, un petit village de la vallée montagneuse où il fait bon vivre. Tout le monde se connait, les villageois...
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    https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2020/06/des-gens-comme-eux-de-samira-sedira.html

    " On est plus criminel quelquefois qu'on ne le pense."

    Anna et Constant Guillot vivent à Carmac, un petit village de la vallée montagneuse où il fait bon vivre. Tout le monde se connait, les villageois sont des gens modestes qui vivent de bonheurs simples. Un jour, les Langlois vivent s'installer en face de la modeste maison des Guillot dans un chalet à l'opulence assez ostentatoire, ce sont visiblement des gens riches et puissants. Bakary doté d'une aisance naturelle fascine ses voisins.

    Entre les deux couples socialement opposés se noue une relation ambiguë. A la fascination va succéder la gêne, l'envie, la jalousie et un sentiment d'humiliation sournoisement ressenti par Anna et Costant. Le racisme n'est peut-être pas absent de cette histoire car Bakary Langlois est noir. Rien, toutefois, ne laisse présager le drame qui se produit lorsque Constant assassine sauvagement les Langlois et leurs trois enfants. Par quelle mécanique infernale cet homme ordinaire et droit a-t-il pu basculer dans une telle folie meurtrière ?
    Ce roman est inspiré d'un fait-divers réel qui a eu lieu en 2003 au Grand-Bornand, l'affaire Xavier Flactif. Des scènes du procès alternent avec des retours sur le passé à la recherche des clés de compréhension de ce passage à l'acte. Le tout est raconté par Anna, la femme du meurtrier qui s'adresse à son mari. J'ai aimé le choix de l'auteure de nous faire entendre la voix de cette femme dévastée, devenue du jour au lendemain compagne d'un meurtrier, assaillie de la culpabilité de n'avoir rien vu venir. L'auteure se met dans la peau de cette femme qui se sent indissociable de l'homme qu'elle a choisi un jour pour compagnon et qui est devenu le père de leurs deux enfants. Les détails de l'histoire personnelle de Constant et la véritable personnalité de Bakary qui se dévoile en cours de roman mènent le lecteur à éprouver une certaine empathie pour le meurtrier malgré l'horreur de l'acte qu'il a commis. Un acte dont la description par Constant lors de son interrogatoire au procès est complètement insoutenable. Le thème de ce roman est intéressant, l'atmosphère de vie en vase clos dans ce village est bien restituée mais la psychologie des personnages aurait mérité d'être plus fouillée. De la même façon la dimension raciale du drame est à peine effleurée. D'une écriture ordinaire, fluide et assez descriptive ce roman trop court offre un beau moment de lecture même s'il reste hélas à la surface des choses sans offrir de suspense ou de montée dans l'intensité dramatique. Sur un thème assez proche le roman de Tanguy Viel, Article 353 du code pénal, est beaucoup plus marquant.

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    Couverture du livre « Des gens comme eux » de Samira Sedira aux éditions Rouergue

    Mumu Dans le Bocage sur Des gens comme eux de Samira Sedira

    Inspiré de faits réels, le meurtre en 2003 au Grand-Bornand des cinq membres (parents + 3 enfants de la famille Flactif), Samira Sedira retrace à travers ce court roman les faits afin de tenter de comprendre ce qui a conduit Constant, ce père de famille, voisin de cette famille, à passer à...
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    Inspiré de faits réels, le meurtre en 2003 au Grand-Bornand des cinq membres (parents + 3 enfants de la famille Flactif), Samira Sedira retrace à travers ce court roman les faits afin de tenter de comprendre ce qui a conduit Constant, ce père de famille, voisin de cette famille, à passer à l'acte, avec une violence inouïe et se retrouver derrière les barreaux à perpétuité.

    C'est à Anna, sa femme, que l'auteure donne la parole, celle qui est sensée la mieux placée pour expliquer et analyser et en nous invitant au procès de cet homme que rien ne prédestinait à se retrouver dans le box des accusés.

    Racisme (Bakary Langlois était noir), vengeance, rancune, jalousie, pas à pas Samira Sedira prospecte toutes les pistes. Elle nous plonge dans ce village où tout le monde se connaît et se ressemble jusqu'à l'arrivée de cette famille, qui détonne dans le paysage : grosses voitures, grand train de vie et une image du bonheur qui pourrait bien intriguer et devenir suspecte.

    N'attendez pas de réponses aux nombreuses questions sur les raisons d'un tel crime, l'auteure se contente de retracer les faits, de cette amitié rapide qui se transforme, d'après elle, au fil du temps en un rapport de force, où la naïveté et peut-être le désir de leur ressembler va transformer un homme sans histoire en criminel.

    Je suis un peu restée sur ma faim car ayant connu les faits, je n'ai pas eu le sentiment d'en apprendre plus sur les causes et sur la personnalité éventuelle du meurtrier. C'est assez fidèle à l'impression ressentie à l'époque, celle que toute vie peut basculer dans l'horreur, que tout homme peut se transformer en monstre sans que même ses proches ne réalisent ou comprennent ce qui a provoqué un tel sentiment de haine, même si certaines blessures du passé peuvent expliquer un manque d'assurance et d'accomplissement mis à jour par l'arrivée d'êtres à qui tout semble réussir.

    Ecriture fluide, attachement au personnage d'Anna, femme dévouée et fidèle qui tentera jusqu'au bout de comprendre, mais que peut-on réellement comprendre à de tels actes ? Constant restera, comme beaucoup d'autres, une énigme et peut-être que lui-même ne sait pas réellement pourquoi il est devenu cet assassin.

    Evoquer le racisme comme motif du crime est un faux motif car rien dans le récit n'est apporté pour alimenter cette hypothèse mais finalement tout tient dans le titre du roman : ce sont des gens comme eux, comme nous, tout peut basculer parce que trop d'envie, trop de blessures, trop de rancunes.....

    Un roman journalistique.

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    Couverture du livre « Des gens comme eux » de Samira Sedira aux éditions Rouergue

    Missbook85 sur Des gens comme eux de Samira Sedira

    Reçu dans le cadre du Cercle livresque 2020, je remercie l’équipe de Lecteurs.com ainsi que les éditions du Rouergue pour l’envoi de ce livre.
    Quatrième roman de Samira Sedira, » des gens comme eux « est publié en cette année 2020 aux éditions du Rouergue.
    p. 12 : » La vie est paisible à...
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    Reçu dans le cadre du Cercle livresque 2020, je remercie l’équipe de Lecteurs.com ainsi que les éditions du Rouergue pour l’envoi de ce livre.
    Quatrième roman de Samira Sedira, » des gens comme eux « est publié en cette année 2020 aux éditions du Rouergue.
    p. 12 : » La vie est paisible à Carmac, tranquille et ordonnée. Mais ce qu’il y a de plus impressionnant, ici, à l’arrivée de l’hiver, c’est le silence. «
    L’arrivée de la famille Langlois dans le petit village de Carmac attise la curiosité des habitants. Il faut dire que Bakary Langlois est chef d’entreprise et noir. Alors, la manière dont ils exhibent leur réussite suscite la fascination autant que la gêne. Mais leur sympathie et leurs efforts pour s’intégrer vont vite faire l’unanimité. C’est tout naturellement qu’ils se rapprochent de leurs voisins, Constant et Anna Guillot et leurs deux filles, partageant de conviviaux moments.
    p. 13 : » C’est peut-être à cause de ce vacarme que personne n’a rien entendu le soir où ils ont été tués. On dit qu’il y a eu des hurlements, des coups de feu, des supplications. Mais les murs du chalet ont tout absorbé. Un carnage à huit clos. Et personne pour les sauver. Dehors pourtant, pas la moindre respiration du vent. Rien qu’un interminable silence d’hiver. «
    Qu’est-ce qui va pousser Constant à commettre l’irréparable ? Quel est l’élément déclencheur qui va faire bousculer un homme lambda à accomplir une telle atrocité ?
    p. 22 : » C’est au cours de cette nuit affreuse que j’ai réalisé que tu étais devenu indissociable de moi, puisqu’un jour je t’avais aimé et que l’histoire de ta vie avait rejoint l’histoire de la mienne dans un irréparable malheur. «
    Dans une narration très personnelle et bouleversante, Anna revient sur le parcours de vie de son compagnon, depuis leur rencontre, tentant non pas de justifier mais tout du moins de comprendre le processus de son passage à l’acte inéluctable. Un geste atroce dont sa femme deviendra le principal dommage collatéral.
    p. 58 : » Moi qui partageais ta vie, et te connaissais mieux que quiconque, je voyais bien que quelque chose, en toi, s’était fissuré. Quelque chose que tu avais fini par consolider, mais dont l’équilibre fragile risquait à tout moment de céder. «
    Au cours du procès, lorsque l’avocat général interrogera ses amis et son entourage, tous répondront l’homme honnête et de valeurs ils côtoyaient quotidiennement et bon père de famille de surcroît. Mais peut-être qu’à bien y réfléchir, il y avait quelque chose de sous jacent…
    p. 123 : » – Comment expliquez-vous son geste ?
    – On se l’explique pas, mais… parfois, parfois je me dis qu’il a peut-être… été blessé.
    – Par qui ? Par quoi ?
    – Par la vie, par monsieur Langlois, quelque chose comme ça. «
    Inspiré d’un fait divers, » des gens comme eux » est le reflet d’un drame sociétal dont chacun porte sa part de responsabilité, et de l’ambiguïté entre la notion de bien et de mal.
    p. 139 : » Je ne sais pas si nous sommes tous capables de tuer avec autant de sauvagerie que tu en as eue. Je ne comprends toujours pas d’où elle a pu jaillir, ce mystère me hantera probablement jusqu’à la fin. Ce que je sais, en revanche, c’est qu’autour de toi, il n’y a pas d’innocents. Nous avons tous collaborés. Et j’insiste sur le mot « collaborer ». Comme une contribution, en chaîne, à un résultat. A un drame atroce. Un désastre. Notre désastre. Je me dis aussi que peut-être il y avait des mots qu’il aurait suffi de dire pour t’empêcher de sombrer, mais nous ne savions même pas que nous étions en train de te perdre, nous ne l’avions pas encore compris. «
    Mariage subtil de la sensibilité, de l’humilité et de la pudeur dans une écriture percutante. Coup de cœur !

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    Couverture du livre « Des gens comme eux » de Samira Sedira aux éditions Rouergue

    Manue14 sur Des gens comme eux de Samira Sedira

    L'histoire est originale dans ses idées.
    L'auteure nous fait partager, à travers un point de vue interne, le quotidien d'une femme dont le mari a tué cinq personnes (d'une même famille). Nous avons donc l'avant, le procès et l'après.
    Personnellement je n'avais encore jamais lu de roman de ce...
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    L'histoire est originale dans ses idées.
    L'auteure nous fait partager, à travers un point de vue interne, le quotidien d'une femme dont le mari a tué cinq personnes (d'une même famille). Nous avons donc l'avant, le procès et l'après.
    Personnellement je n'avais encore jamais lu de roman de ce point de vue là et j'ai donc trouvé cela vraiment intéressant.
    Les chapitres sont un peu trop courts selon moi et auraient mérités d'être davantage approfondis.

    Si les idées m'ont plu et sont originales, elles ne sont, selon moi, pas assez approfondies. J'aurais vraiment appréciée lire un roman plus étoffé avec davantage de descriptions et de détails.

    Concernant les descriptions, elles sont sommaires. Je pense sincèrement que l'auteure aurait pu décrire plus en profondeur les lieux, l'ambiance, les personnages et ce qu'ils pouvaient ressentir.
    Je ne suis malheureusement pas arrivée à m'imaginer les personnages et l'ensemble du roman.

    Le style de l'auteure est agréable à lire et fluide. On sent tout de même que l'auteure à travaillé sur son histoire.

    En résumé, une histoire très intéressante par rapport aux idées et au point de vue mais qui aurait méritée d'être vraiment plus approfondie.
    Si vous ne connaissez pas cette auteure je vous recommande ce roman !

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