Samar Yazbek

Samar Yazbek
Née en 1970 à Jablé en Syrie, Samar Yazbek a publié quatre romans dans son pays dont Un parfum de cannelle (Buchet-Chastel, 2013). Feux croisés, journal de la révolution syrienne (Buchet-Chastel) a obtenu en 2012 une reconnaissance internationale et a été récompensé par plusieurs prix littéraires défendant la liberté d'expression et le courage : Prix PEN Pinter en Angleterre, Prix Tucholsky en Suède et le Prix Oxfam aux Pays-Bas. Journaliste et écrivain reconnue, figure de l'opposition à Bachar el-Assad, elle est contrainte à l'exil en 2011 et se réfugie en France avec sa fille. Entre « deux monstres » - le régime syrien et les jihadistes -, Samar Yazbek se dit aujourd'hui aux « portes du néant ».
Née en 1970 à Jablé en Syrie, Samar Yazbek a publié quatre romans dans son pays dont Un parfum de cannelle (Buchet-Chastel, 2013). Feux croisés, journal de la révolution syrienne (Buchet-Chastel) a obtenu en 2012 une reconnaissance internationale et a été récompensé par plusieurs prix littéraires défendant la liberté d'expression et le courage : Prix PEN Pinter en Angleterre, Prix Tucholsky en Suède et le Prix Oxfam aux Pays-Bas. Journaliste et écrivain reconnue, figure de l'opposition à Bachar el-Assad, elle est contrainte à l'exil en 2011 et se réfugie en France avec sa fille. Entre « deux monstres » - le régime syrien et les jihadistes -, Samar Yazbek se dit aujourd'hui aux « portes du néant ».

Avis (8)

  • Couverture du livre « Les portes du néant » de Samar Yazbek aux éditions Lgf

    0.25

    Sophie Gauthier sur Les portes du néant de Samar Yazbek

    La Syrie. Alep. Homs. Palmyre. Raqqa... Toute une géographie du sang et des larmes qui nous est devenue presque familière, presque "banale", par les journaux télévisés et la presse écrite. Tellement familière qu'elle revêt à force un caractère presque abstrait, nous faisant occulter l'effroyable...
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    La Syrie. Alep. Homs. Palmyre. Raqqa... Toute une géographie du sang et des larmes qui nous est devenue presque familière, presque "banale", par les journaux télévisés et la presse écrite. Tellement familière qu'elle revêt à force un caractère presque abstrait, nous faisant occulter l'effroyable réalité qui se cache derrière des informations militaires et politiques. Des populations, des personnes, des individus, des familles, des gens, de "vrais" gens, qui vivent la terreur sous les tirs aléatoires des snipers, sous le déluge des bombes, sous la menace des enlèvements, des exécutions, des emprisonnements.

    Samar Yazbek nous emmène à travers ces cercles de l'enfer, nous fait passer par ces portes qui ouvrent sur le néant d'un avenir fracassé. Témoigner, dire, exprimer, écrire. Crier et alerter. Sans répit. Parce que de répit il n'en existe pas pour Mohamed, Maysara, Ayham... et pour tous ceux à qui Samar Yazbek donne la parole. Son récit dit tout ce que ne peuvent évoquer les journalistes envoyés sur place. Tout ce qui faisait la beauté de son pays avant et tout ce qui en fait l'horreur maintenant.

    Exilée en France, elle refait trois fois le voyage jusqu'à Saraqeb et raconte l'enfoncement dans les ténèbres, la contamination de la haine et la progression des périls. Les repas partagés, les discussions, les rencontres avec les combattants, le sourire d'une petite fille, un ciel étoilé et les déflagrations des maisons qui s'effondrent sur leurs occupants forment le tissu de ce témoignage vibrant d'humanité désespérée. Il ne s'agit pas d'un document qui analyse la situation géopolitique, les causes et les enjeux de cette guerre, mais d'un récit à hauteur d'être humain, un récit qui rend palpable la nasse dans laquelle est piégé le peuple syrien entre armée gouvernementale, miliciens rançonneurs et extrémistes religieux.

    Notre regard rejoint celui de Samar Yazbek par la grâce des mots qu'elle choisit. C'est sous nos yeux que pleurent les enfants mutilés et les mères en deuil. Ils sont là, présents dans chaque ligne du livre, luttant pour survivre à l'heure où j'écris ces mots dans la tranquillité d'un pays en paix. Samar Yazbek les convoquent et ne me permet pas de les oublier. Elle me contraint à la lucidité. Et pour tout cela je la remercie.git sta

  • Couverture du livre « Les portes du néant » de Samar Yazbek aux éditions Lgf

    0.25

    Nathalie Chartier sur Les portes du néant de Samar Yazbek

    Un livre témoignage fort. Une lecture très éprouvante et pourtant nécessaire, presque d’utilité publique. J’ai été littéralement sonnée, tous ces témoignages de civils, femmes, enfants, hommes contraints de s’engager. Une survie sous les bombes, les obus, jamais à l’abri d’arrestations...
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    Un livre témoignage fort. Une lecture très éprouvante et pourtant nécessaire, presque d’utilité publique. J’ai été littéralement sonnée, tous ces témoignages de civils, femmes, enfants, hommes contraints de s’engager. Une survie sous les bombes, les obus, jamais à l’abri d’arrestations arbitraires, tortures, destructions de villes, villages, récoltes à venir. Et pourtant une dignité et une lumière dans les yeux de ces enfants martyrs. Puissent les années à venir apporter à cette partie du monde la paix que tous méritent.git sta

  • Couverture du livre « Les portes du néant » de Samar Yazbek aux éditions Lgf

    0.2

    TIRAND Catherine sur Les portes du néant de Samar Yazbek

    Samar Yazbek est syrienne, écrivain et journaliste et à ces titres elle témoigne sur la guerre qui a transformé « l’un des plus beaux pays du monde » en une terre de désolation.
    Exilée en France, l’auteur a eu à cœur de retourner dans son pays, au péril de sa vie, pour se tenir à côté de son...
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    Samar Yazbek est syrienne, écrivain et journaliste et à ces titres elle témoigne sur la guerre qui a transformé « l’un des plus beaux pays du monde » en une terre de désolation.
    Exilée en France, l’auteur a eu à cœur de retourner dans son pays, au péril de sa vie, pour se tenir à côté de son peuple dans son combat et mettre en place des actions à petite échelle pour les femmes, ainsi qu’une organisation visant à les responsabiliser et à instruire les enfants.
    Trois voyages, « trois portes » d’entrée dans sa patrie d’origine au cœur du conflit, comme reporter de guerre pour recueillir les témoignages des bélligérants au sujet de la révolution et pour donner une voix à ceux qui n’en ont pas. Là est la richesse de ce livre : des entretiens avec des activistes, des combattants ou de simples citoyens.
    La complexité du conflit, une révolution du peuple syrien contre le régime de Bachar Al Assad qui s’est muée en guerre de religion dans laquelle Daesh, l’état islamique tire son épingle du jeu.
    Le récit est poignant, enrichissant et instructif. Il a le mérite de clarifier les tenants et les aboutissants d’un conflit oh combien présent dans les média ces dernières années, même si la lecture en est ardue pour les néophytes dont je suis.
    Telle la Shéhérazade des « contes des milles et une nuits » Samar Yazbek raconte ou écoute la voix, les voix de son peuple.
    On ne peut qu’être bouleversés par l’impuissance des civils face aux obus, aux roquettes et aux barils d’explosifs, tous ces martyrs laÏcs qui souhaitaient construire un Etat qui aurait pour seule religion la liberté. Un pays en ruines où les mausolées romains millénaires sont pillés par les brigades djihadistes, où la mort est le seul vainqueur et où l’avenir est anéhanti.
    On applaudit le courage de l’auteur qui se démène pour que le reste du monde entende sa détresse et celle de son peuple.git sta

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