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Salim Bachi

Salim Bachi
Salim Bachi est né en 1971 en Algérie. Ses précédents romans, Le chien d'Ulysse, La Kahéna et Tuez-les tous ont obtenu plusieurs prix littéraires.

Vidéos relatives à l'auteur

  • Autour d'un verre avec Salim Bachi

    L'année 2013 est la date anniversaire qui marque le centenaire de la naissance d'Albert Camus, aussi de nombreuses conférences et rééditions célèbrent cet événement.Salim Bachi, auteur du très remarqué, Le chien...

Articles en lien avec Salim Bachi (6)

Avis sur cet auteur (20)

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    Couverture du livre « La peau des nuits cubaines » de Salim Bachi aux éditions Gallimard

    Squirelito sur La peau des nuits cubaines de Salim Bachi

    Salim Bachi est une sorte d’Ulysse avec Ithaque pour écriture (ou inversement). Dans ce nouveau roman à la fumée de Havane, le narrateur est un réalisateur français mais venant de Cyrtha, dans la continuité du mythe du premier roman de l’écrivain : le chien d’Ulysse avec toute...
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    Salim Bachi est une sorte d’Ulysse avec Ithaque pour écriture (ou inversement). Dans ce nouveau roman à la fumée de Havane, le narrateur est un réalisateur français mais venant de Cyrtha, dans la continuité du mythe du premier roman de l’écrivain : le chien d’Ulysse avec toute l’interculturalité, l’errance, la réalité désespérante et le contraste saisissant des descriptions des ténèbres de l’existence dans un foisonnement verbal. S’ajoute pour ce nouvel opus, un chant goethien proche de celui des sirènes, la rencontre d’un diable de La Havane avec un Faust parisien. Lever de rideau le moteur tourne.

    A La Havane où le cinéaste se rend pour filmer le grand théâtre des gens qui passent, il rencontre Chaytan, un Iranien en exil, qui lui fera visiter les quartiers les plus mal famés de la capitale cubaine. Chaytan, personnage énigmatique, coureur de jupons, loyal en amitié, généreux et passablement colérique. Sa énième conjointe est tout aussi énigmatique et le couple est en désunion totale, avec quelques rebonds de temps à autre. Alcool et prostitution seront les cases récurrentes de ce Monopoly urbain et cubain mais avec un regard indescriptible sur une ville et un état enfouis dans des ombres douloureuses et où chaque citoyen semble agir comme une marionnette ne sachant qui manipule réellement les fils.

    A l’instar du narrateur j’ai pris goût à ces déambulations, à cette conception de l’art dans la multitude du monde, à cette recherche du concept de la vérité dérangeante ; l’exil des êtres n’est pas que dans les esprits et les corps, il est dans l’action et l’inaction, l’ordre et le désordre, les ambitions et les désillusions, le socle et la dérive, les tentations et les perditions.

    Comment ne pas comparer ce livre à un long-métrage ! Plutôt en noir et blanc façon Franck Capra ou encore et surtout, Stanley Kubrick tant on a l’impression de suivre les images d’un cinéaste plus que pessimiste sur la nature humaine. Pourtant ce livre n’est en rien déprimant tant la saveur des mots adoucit la rudesse de l’asphalte et met des couleurs sur la noirceur de l’ambiance des ruelles. La fin du roman est à la fois surprenante et prévisible et ajoute une plus-value à l’ensemble, un baisser de rideau sans théâtralité mais avec ô combien de références, contemporaines et antiques. Sans oublier, encore et toujours la mythologie. Sur tous les versants du monde et les flots perpétuels.

    Blog Le domaine de Squirelito => https://squirelito.blogspot.com/2021/06/une-noisette-un-livre-la-peau-des-nuits.html

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    Couverture du livre « Le consul » de Salim Bachi aux éditions Gallimard

    PommeBleu sur Le consul de Salim Bachi

    Je connaissais l'histoire de ce consul japonais Sugihara Chiune en Lituanie qui a délivré plus de 6000 visas de transit à des juifs fuyant la Pologne occupée par les nazis, mais je ne savais rien de ce consul portugais à Bordeaux qui, en juin 1940, attribua des milliers de visas aux réfugiés qui...
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    Je connaissais l'histoire de ce consul japonais Sugihara Chiune en Lituanie qui a délivré plus de 6000 visas de transit à des juifs fuyant la Pologne occupée par les nazis, mais je ne savais rien de ce consul portugais à Bordeaux qui, en juin 1940, attribua des milliers de visas aux réfugiés qui de présentaient à lui et cherchaient à fuir en Amérique via le Portugal.

    Ce livre raconte la désobéissance du consul Aristides de Sousa Mendes, racontée par la magnifique plume de Salim Bachi.
    Aristides est hébergé dans un monastère et mourant. Il raconte sa vie.
    Une vie mouvementée et insolite pour cet homme très croyant mais qui s'aménage des passe-droits en matière de fidélité conjugale et financière, confondant l'argent public et privé.

    Père de 14 enfants, il menait une belle vie jusqu'à cette période de juin 1940 où il décide d'attribuer des visas (sans en référer à Lisbonne - circulaire 14) à milliers de réfugiés sans distinction de race, de religion ou de condition sociale. La plupart ont un passeport Nansen (réfugiés apatrides).
    C'est la course contre la montre, car Salazar vient de le destituer. Il faut faire passer au plus vite le poste frontière qui ouvrira un avenir certain à tous ces gens.

    J'ai fait des recherches concernant les visas et j'ai découvert que Dali et sa femme Gala (âgé de 46 ans et 36 ans) font partie de la liste voir Spain : http://sousamendesfoundation.org/countries.

    L'histoire méconnue d'un Juste servie par une belle écriture.

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    Couverture du livre « L'exil d'Ovide » de Salim Bachi aux éditions Lattes

    Squirelito sur L'exil d'Ovide de Salim Bachi

    « Sa terre d’accueil lui paraît inhospitalière et barbare comparée à Rome qui lui manque. Pour Ovide, le seul moyen de fuir ce quotidien de solitude et de tristesse est l’imagination qui le transporte dans la ville de sa jeunesse ».

    Pourtant Ovide prend conscience que son exil est définitif,...
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    « Sa terre d’accueil lui paraît inhospitalière et barbare comparée à Rome qui lui manque. Pour Ovide, le seul moyen de fuir ce quotidien de solitude et de tristesse est l’imagination qui le transporte dans la ville de sa jeunesse ».

    Pourtant Ovide prend conscience que son exil est définitif, il abandonne le combat ; le désenchantement et la solitude l’emporteront face à la vie. Une mort lente, de plusieurs années, mais irrépressible.

    Le romancier Salim Bachi signe un nouvel opus sur l’exil qui met l’accent sur la détresse psychologique de celui qui part et ne reviendra pas, en prenant l’exemple du poète latin Ovide, relégué sur l’île de Tomis pour des motifs qui restent et resteront probablement obscurs. Non déchu de ses droits, il sera néanmoins contraint au silence, à l’inaction. Il écrivit « Les Tristes » et « Les Pontiques » d’où sortent un chant mélancolique et douloureux. Il suit aussi les traces d’écrivains plus contemporains, d’Hermann Broch à Fernando Pessoa, d’Alfred Döblin à Stefan Zweig en passant par James Joyce. Seul l’exil de Thomas Mann semble être réussi, les autres ont sombré, certains se sont même suicidés.

    En parallèle, l’auteur exprime son désarroi, la nostalgie de sa jeunesse en Algérie, cette Algérie qu’il a quittée durant la guerre civile des années 90. Ses regrets sont vertigineux, son mal-être visible. Son passage à la Villa Médicis n’est pas un souvenir intarissable même s’il se met à errer sur le parcours d’Ovide et les sites antiques. Seulement aucune métamorphose ne se déclenche. Il en est de même à Lisbonne où suivre les pas de l’écrivain portugais n’est qu’une errance. Paris, sa ville d’écriture ne lui plait guère et seule Grenade semble lui remettre un peu de baume au cœur, la beauté mauresque aidant.

    L’abandon géographique est le thème récurrent des romans de Salim Bachi, Le chien d’Ulysse entre autres, parce que seul un être qui a vu sa jeunesse plongée dans l’enfer et qui ensuite a été obligé de fuir, peut se rendre compte de la souffrance de l’exilé, du déraciné.

    Une très belle plume qui confirme combien les mots ont une puissance quand ils sont déposés avec talent et finesse sur le papier. Et combien l’envie de relire Ovide envahit l’ esprit pour justement prouver que l’écriture est une arme contre l’oubli et un acte cathartique.

    https://squirelito.blogspot.com/2018/11/une-noisette-un-livre-lexil-dovide.html

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    Couverture du livre « Le consul » de Salim Bachi aux éditions Gallimard

    Sophie Moisy sur Le consul de Salim Bachi

    Salim Bachi romance la vie du consul portugais de Sousa Mendes qui délivra de nombreux visas aux réfugiés lors de la seconde guerre mondiale.

    Personnage emblématique, puisque croyant, royaliste et profondément humaniste. Le protagoniste se confie à son amante au fil des pages tout en se...
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    Salim Bachi romance la vie du consul portugais de Sousa Mendes qui délivra de nombreux visas aux réfugiés lors de la seconde guerre mondiale.

    Personnage emblématique, puisque croyant, royaliste et profondément humaniste. Le protagoniste se confie à son amante au fil des pages tout en se reprochant cette relation infidèle qui va à l'encontre de ses convictions et sa vie établie auprès de sa femme et de ses quatorze enfants.
    Son action durant la guerre est remarquable, grâce à lui de nombreuses personnes ont pu survivre, même si la fin de sa vie reste triste, il se console par les résultats de son action et on ne peut que lui rendre hommage