Salim Bachi

Salim Bachi
Salim Bachi est né en 1971 en Algérie. Ses précédents romans, Le chien d'Ulysse, La Kahéna et Tuez-les tous ont obtenu plusieurs prix littéraires.

Vidéos relatives à l'auteur

  • Autour d'un verre avec Salim Bachi

    L'année 2013 est la date anniversaire qui marque le centenaire de la naissance d'Albert Camus, aussi de nombreuses conférences et rééditions célèbrent cet événement.Salim Bachi, auteur du très remarqué, Le chien...

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Avis sur cet auteur (18)

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    Couverture du livre « L'exil d'Ovide » de Salim Bachi aux éditions Lattes

    Squirelito L'écureuil sur L'exil d'Ovide de Salim Bachi

    « Sa terre d’accueil lui paraît inhospitalière et barbare comparée à Rome qui lui manque. Pour Ovide, le seul moyen de fuir ce quotidien de solitude et de tristesse est l’imagination qui le transporte dans la ville de sa jeunesse ».

    Pourtant Ovide prend conscience que son exil est définitif,...
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    « Sa terre d’accueil lui paraît inhospitalière et barbare comparée à Rome qui lui manque. Pour Ovide, le seul moyen de fuir ce quotidien de solitude et de tristesse est l’imagination qui le transporte dans la ville de sa jeunesse ».

    Pourtant Ovide prend conscience que son exil est définitif, il abandonne le combat ; le désenchantement et la solitude l’emporteront face à la vie. Une mort lente, de plusieurs années, mais irrépressible.

    Le romancier Salim Bachi signe un nouvel opus sur l’exil qui met l’accent sur la détresse psychologique de celui qui part et ne reviendra pas, en prenant l’exemple du poète latin Ovide, relégué sur l’île de Tomis pour des motifs qui restent et resteront probablement obscurs. Non déchu de ses droits, il sera néanmoins contraint au silence, à l’inaction. Il écrivit « Les Tristes » et « Les Pontiques » d’où sortent un chant mélancolique et douloureux. Il suit aussi les traces d’écrivains plus contemporains, d’Hermann Broch à Fernando Pessoa, d’Alfred Döblin à Stefan Zweig en passant par James Joyce. Seul l’exil de Thomas Mann semble être réussi, les autres ont sombré, certains se sont même suicidés.

    En parallèle, l’auteur exprime son désarroi, la nostalgie de sa jeunesse en Algérie, cette Algérie qu’il a quittée durant la guerre civile des années 90. Ses regrets sont vertigineux, son mal-être visible. Son passage à la Villa Médicis n’est pas un souvenir intarissable même s’il se met à errer sur le parcours d’Ovide et les sites antiques. Seulement aucune métamorphose ne se déclenche. Il en est de même à Lisbonne où suivre les pas de l’écrivain portugais n’est qu’une errance. Paris, sa ville d’écriture ne lui plait guère et seule Grenade semble lui remettre un peu de baume au cœur, la beauté mauresque aidant.

    L’abandon géographique est le thème récurrent des romans de Salim Bachi, Le chien d’Ulysse entre autres, parce que seul un être qui a vu sa jeunesse plongée dans l’enfer et qui ensuite a été obligé de fuir, peut se rendre compte de la souffrance de l’exilé, du déraciné.

    Une très belle plume qui confirme combien les mots ont une puissance quand ils sont déposés avec talent et finesse sur le papier. Et combien l’envie de relire Ovide envahit l’ esprit pour justement prouver que l’écriture est une arme contre l’oubli et un acte cathartique.

    https://squirelito.blogspot.com/2018/11/une-noisette-un-livre-lexil-dovide.html

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    Couverture du livre « Le consul » de Salim Bachi aux éditions Gallimard

    Sophie Moisy sur Le consul de Salim Bachi

    Salim Bachi romance la vie du consul portugais de Sousa Mendes qui délivra de nombreux visas aux réfugiés lors de la seconde guerre mondiale.

    Personnage emblématique, puisque croyant, royaliste et profondément humaniste. Le protagoniste se confie à son amante au fil des pages tout en se...
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    Salim Bachi romance la vie du consul portugais de Sousa Mendes qui délivra de nombreux visas aux réfugiés lors de la seconde guerre mondiale.

    Personnage emblématique, puisque croyant, royaliste et profondément humaniste. Le protagoniste se confie à son amante au fil des pages tout en se reprochant cette relation infidèle qui va à l'encontre de ses convictions et sa vie établie auprès de sa femme et de ses quatorze enfants.
    Son action durant la guerre est remarquable, grâce à lui de nombreuses personnes ont pu survivre, même si la fin de sa vie reste triste, il se console par les résultats de son action et on ne peut que lui rendre hommage

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    Couverture du livre « Un jeune homme en colère » de Salim Bachi aux éditions Gallimard

    Héloïse Goy sur Un jeune homme en colère de Salim Bachi

    Quand la littérature a le pouvoir de transmettre toute la peine, la colère et la furie d'un jeune homme qui vient de perdre sa soeur dans des conditions épouvantables, la puissance et la précision des mots pour les maux bouleversent. J'ai lu ce livre comme un grand cri de révolte, comme une...
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    Quand la littérature a le pouvoir de transmettre toute la peine, la colère et la furie d'un jeune homme qui vient de perdre sa soeur dans des conditions épouvantables, la puissance et la précision des mots pour les maux bouleversent. J'ai lu ce livre comme un grand cri de révolte, comme une renaissance d'un jeune homme en colère qui hurle pour mieux vivre. Un livre coup de poing.

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    Couverture du livre « Un jeune homme en colère » de Salim Bachi aux éditions Gallimard

    Virginie Vertigo sur Un jeune homme en colère de Salim Bachi

    http://www.leslecturesdumouton.com/archives/2018/04/19/36331608.html

    Un jeune homme de dix-sept ans, Tristan, a perdu sa sœur Eurydice dans des conditions particulières. Il n’arrive pas à s’en remettre, à l’accepter. Salim Bachi nous transcrit sa peine, son refus, sa colère lors d’une journée...
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    http://www.leslecturesdumouton.com/archives/2018/04/19/36331608.html

    Un jeune homme de dix-sept ans, Tristan, a perdu sa sœur Eurydice dans des conditions particulières. Il n’arrive pas à s’en remettre, à l’accepter. Salim Bachi nous transcrit sa peine, son refus, sa colère lors d’une journée banale. L’écriture représente bien l’état de Tristan, elle est sèche, violente, crue. Le deuil lui ouvre les yeux sur le monde qui l’entoure : l’inertie de ses parents, l’arrogance et l’hypocrisie de ses amis nés avec une cuillère d’argent dans la bouche. Critique de la parentalité, critique sociale, critique de ce monde où règnent l’intolérance et le fanatisme religieux, ce roman est finalement aussi un roman d’apprentissage de la vie. Tristan fait le deuil de ses illusions, de son innocence. Ce deuil est brutal, mal canalisé, le jeune homme peut apparaître arrogant alors que c’est la souffrance qui le consume. Progressivement, on est en empathie pour lui sans être pour autant dans la pitié. On le regarde déambuler dans Paris comme un somnambule, présent tout en étant absent, jugeant les faits et gestes de son entourage. Le monde qu’il décrit avec force est réaliste même s’il semble parfois un peu caricatural, un peu surexposé par sa rage, une rage nécessaire. La violence est un exutoire vital pour ne pas devenir fou, ne pas basculer dans l’irréparable peut-être.

    Salim Bachi livre un roman fort qui ne peut laisser indifférent.