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Romain Rolland

Romain Rolland
Romain Rolland (1866-1944) a composé une ?uvre considérable qui s'est illustrée dans de nombreux genres (romans, essais, journal, théâtre, critique musicale...). Prix Nobel de littérature en 1915, il est l'auteur du cycle romanesque Jean-Christophe. Au centre de la vie intellectuelle et engagée d... Voir plus
Romain Rolland (1866-1944) a composé une ?uvre considérable qui s'est illustrée dans de nombreux genres (romans, essais, journal, théâtre, critique musicale...). Prix Nobel de littérature en 1915, il est l'auteur du cycle romanesque Jean-Christophe. Au centre de la vie intellectuelle et engagée du début du XXe siècle, ami notamment de Stefan Zweig, il fonda la revue Europe. Il a bénéficié d'une immense notoriété de son vivant avant de connaître une éclipse. Il est temps aujourd'hui de le redécouvrir.

Articles en lien avec Romain Rolland (1)

  • Romain Rolland – Stefan Zweig : correspondance 1910-1919
    Romain Rolland – Stefan Zweig : correspondance 1910-1919

    Romain Rolland (1866-1944), écrivain français humaniste, en quête d'un monde non violent, est récompensé du prix Nobel de littérature en 1915.Stefan Zweig (1881-1942), écrivain, dramaturge et biographe juif autrichien quitta son pays en 1934 pour fuir le nazisme. Ces deux génies, dans une longue correspondance, de plus de trois cents lettres, nous projettent un siècle en arrière.

Avis sur cet auteur (3)

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    Couverture du livre « Jean-Christophe » de Romain Rolland aux éditions Albin Michel

    Cristian Golcher Carranza sur Jean-Christophe de Romain Rolland

    Sans aucun doute l'un des joyaux le plus brillant de la littérature française. Jean Christophe dépasse bien davantage les frontières de la France et constitue un témoignage unique d'humanisme et d'universalité simple et authentiques et que l'on ne trouve pas toujours si claire et distinctement...
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    Sans aucun doute l'un des joyaux le plus brillant de la littérature française. Jean Christophe dépasse bien davantage les frontières de la France et constitue un témoignage unique d'humanisme et d'universalité simple et authentiques et que l'on ne trouve pas toujours si claire et distinctement exprimé chez tant d'autres écrivains. Lire ce formidable ouvrage est certes un grand plaisir mais encore c'est une véritable école de vie dont il s'agit; un chemin pour mieux nous connaître et mieux apprendre à connaitre la réalité d'autrui pour finalement mieux vivre ensemble. J'encourage vivement les décideurs à faire que les nouvelles générations prennent ce trésor en main; le fruit de cet entente ne peut être bénéfique et généreux.

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    Couverture du livre « Vie de Michel-Ange » de Romain Rolland aux éditions Bartillat

    Claude Stas sur Vie de Michel-Ange de Romain Rolland

    J’ai dix-huit ans. L’obligation de lire « le Rouge et le Noir ». Je n’y comprends rien. Je m’ennuie ferme. Puis j’ai repris le livre à trente-trois ans et là, j’ai compris quel écrivain était Stendhal. Un romancier sensible et épique. Mais il s’intéressait également à la peinture. Et il a écrit...
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    J’ai dix-huit ans. L’obligation de lire « le Rouge et le Noir ». Je n’y comprends rien. Je m’ennuie ferme. Puis j’ai repris le livre à trente-trois ans et là, j’ai compris quel écrivain était Stendhal. Un romancier sensible et épique. Mais il s’intéressait également à la peinture. Et il a écrit sur la peinture. Stendhal, dans cet ouvrage, se demande « Comment peindre les passions, si on ne les connaît pas ? » Il pose la question aux artistes mais, me semble-t-il, il se la pose surtout à lui-même, comme une sorte d’introduction à l’écriture de ce texte. Mais rassurez-vous, rien de desséché, d’austère, d’élitiste ne se dissimule derrière ce long titre. Bien sûr, Stendhal parle de l’Histoire, de la peinture, de l’Italie également. Et nous avons le plaisir de digressions, de circonvolutions, de tours et détours : l’importance des populations, l’influence des climats, les contextes culturels, tout ce qui nourrit le tempérament des artistes.
    Stendhal n’est probablement pas Giorgio Vasari (1511-1574), la référence en matière de biographies d’artistes italiens de la Renaissance. Mais il fait de Léonard de Vinci et de Michel-Ange les deux pivots de son étude, tout en nous offrant des légendes, des péripéties de voyage, des angoisses, des complots et même une tentative d’assassinat. Pourtant, le chapitre qui m’a le plus passionné est intitulé « De l’Amour », titre d’un futur essai publié en 1822. Dans ces lignes, Stendhal transforme la théorie en un récit pour mieux nous persuader et mieux nous conquérir. En effet, en demandant aux artistes de vivre avant de peindre, il fait de ce livre, qui n’est confus qu’en apparence, un plaidoyer pour l’esthétique romantique. Ecrit entre 1812 et 1816, et publié en 1817, il est avant tout une charge contre le retour de l’Antiquité prôné par Johann Joachim Winckelmann et le néoclassicisme. Et, d’autre part, il défend l’esthétique « moderne » (le romantisme) impliquée pleinement dans son époque. En réalité, Stendhal instrumentalise l’Histoire pour justifier ses choix personnels. Le meilleur exemple se trouve dans les pages consacrées au cénacle de Léonard à Milan. Il se permet de décrire le Christ comme étant victime de spleen, le visage las et dégoûté par l’échec de son message d’amour universel. Stendhal se moque bien du Nouveau Testament, du moment, que cela lui permet d’illustrer parfaitement sa conception de la peinture.

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    Couverture du livre « Jean-Christophe » de Romain Rolland aux éditions Albin Michel

    Claire Strohm et Robert Roth de AU MOULIN DES LETTRES sur Jean-Christophe de Romain Rolland

    Elevé dans les récits de la guerre de 1870, admirateur fervent de la culture germanique (Goethe et Beethoven en tête), Romain Rolland fait le pari risqué au début du 20ème siècle de prendre pour héros un Allemand, Jean-Christophe, de le confronter à sa propre culture, d'abord, puis à la culture...
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    Elevé dans les récits de la guerre de 1870, admirateur fervent de la culture germanique (Goethe et Beethoven en tête), Romain Rolland fait le pari risqué au début du 20ème siècle de prendre pour héros un Allemand, Jean-Christophe, de le confronter à sa propre culture, d'abord, puis à la culture française, qui est celle de sa patrie d'adoption.
    Ce roman, incroyablement ambitieux, dresse un portrait croisé de deux sociétés. Sa force est de ne pas les confondre, les réduire à deux entités semblables. Au contraire, Rolland s'applique à en détailler les fondements, les aspirations, les singularités. Comprendre et accepter, ce pourrait être la devise de Jean-christophe, qui se pose lui-même en énigme, à ses compatriotes, tout d'abord, aux Français, ensuite. Musicien incompris, il peine à trouver sa place. D'un côté ou de l'autre du Rhin, ce qui importe au fond n'est-ce pas d'accepter l'autre, quelques soient ses différences. Mais ce chemin vers la paix, que trace le roman, est douloureux, ardu. C'est le prix à payer pour devenir à ses propres yeux un homme acceptable, un homme tout simplement.