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Robert Heinlein

Robert Heinlein

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Avis sur cet auteur (9)

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    Couverture du livre « Waldo » de Robert Heinlein aux éditions Le Belial

    kadeline sur Waldo de Robert Heinlein

    Waldo est une novella de science fiction assez pointu niveau physique et chimie. Quelle belle surprise de voir une maladie rare bien traitée au coeur de l’histoire. Ca n’a pas de prix oui même si le porteur est particulièrement antipathique pour rester polie. C’est un texte de 1942 et ce qui est...
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    Waldo est une novella de science fiction assez pointu niveau physique et chimie. Quelle belle surprise de voir une maladie rare bien traitée au coeur de l’histoire. Ca n’a pas de prix oui même si le porteur est particulièrement antipathique pour rester polie. C’est un texte de 1942 et ce qui est décrit colle avec les connaissances de cette période.
    Waldo a grandi en cherchant à tout prix comment pallier au fait que ces muscles sont particulièrement faibles, il est très intelligent mais aussi très isolé ce qui le rend particulièrement misanthrope. J’ai aimé la mise en avant du fait que le handicap pousse à chercher des plans b et permet de développer des capacités qu’on n’aurait pas développé sinon.
    On va être réaliste, Waldo se prend pour un être supérieur car affranchi des efforts physiques et se fait prier quand on lui demande de l’aide. Il est le seul à pouvoir élucider ce qui cloche avec la principale source d’énergie disponible. Elle n’est plus fiable, les moyens de transports se crashent et il semblerait qu’elle crée une nouvelle version de sa maladie chez tout le monde.
    L’histoire était chouette, le personnage de Waldo est complexe et bien développé. Ce n’est pas tous les jours qu’on tombe sur un personnage principal avec une maladie dégénérative et dont l’histoire n’est pas centrée sur le handicap.

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    Couverture du livre « Waldo » de Robert Heinlein aux éditions Le Belial

    Maju Twin Books sur Waldo de Robert Heinlein

    Dans le cadre des Explorateurs de l’Imaginaire, j'ai lu ce classique de la science-fiction mondiale de Robert Heinlein sorti en 1942 mais qui n’a été édité et traduit que l’année passée, en 2019, à l’occasion de la remise du prix Retro Hugo 2018 de la meilleure novella. Chercheuse en...
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    Dans le cadre des Explorateurs de l’Imaginaire, j'ai lu ce classique de la science-fiction mondiale de Robert Heinlein sorti en 1942 mais qui n’a été édité et traduit que l’année passée, en 2019, à l’occasion de la remise du prix Retro Hugo 2018 de la meilleure novella. Chercheuse en planétologie, je ne suis pas pour autant très porté vers la SF en littérature. Certes, j’ai lu quelques romans de « hard science » mais cela s’arrête là… J’ai pourtant été attirée par celui-ci dans la liste de l’opération qui ne m’inspirait pas beaucoup, il faut le dire. L’effort sur la couverture de l’excellent éditeur Le Bélial, comme à son habitude, a certainement joué également dans mon choix. On admire ici la magnifique réalisation de l’illustrateur Aurélien Police.

    Peu au fait de la littérature SF, je ne connaissais pas Robert A. Heinlein et avant de recevoir le roman, je ne savais même pas qu’il traduction inédite en français d'un texte paru en 1942. J’entrais donc dans l’univers de l’écrivain avec ce roman de sa jeunesse surprenant à plus d’un titre et déroutant à n’en pas douter.

    Dans un monde futuriste, post-1942 (on ne sait pas quand il situe cette histoire), l’humanité a créé l’énergie rayonnante capable d’alimenter les véhicules de la North American Power-Air. Alors que les récepteurs deKalb de cette société de transport censés capter cette énergie tombent en panne, l’ingénieur James Stevens fait appel à Waldo, un scientifique particulièrement doué mais profondément antipathique atteint de myasthénie. Pour s’affranchir des effets de cette maladie, ce dernier s’est isolé dans l’espace où l’apesanteur couplé à l’aide des waldos, des bras mécaniques de son invention, le soulagent énormément. Cependant, convaincre cet ermite de l’espace de venir au secours de la Terre ne va pas être une mince affaire… La première partie est terriblement réaliste et l’auteur se pose des questions que nous nous posons aujourd’hui à propos des rayonnements électromagnétiques à travers son personnage de Gus Grimes qui s’interroge sur les effets néfastes potentiels de cette énergie rayonnante sur les Hommes. Ceux-ci deviennent en effet de plus en plus fatigués et le découragement gagne de plus en plus la population. Les répercussions inconnues d’une technologie grandissante sont ainsi un des thèmes centraux du roman qui nous fait aussi réfléchir sur notre propre société. Bien que j’ai parfois été perdue dans les nombreuses explications et que le personnage de Waldo est terriblement irritant, j’ai plutôt aimé cette première partie assez tourné vers la hard-SF.
    Ensuite, dans la seconde partie, Waldo rencontre un étrange personnage, papi Schneider, lors de sa venue sur Terre. Ce dernier a une étrange solution pour remédier au problème des récepteurs des véhicules de NAPA : utiliser la force de l’Autre Monde. Ce virage métaphysique m’a profondément dérouté dans ma lecture. Je ne m’attendais pas à une incursion d’une sorte de « magie » dans un tel roman et j’ai quelque peu décroché. J’ai cependant aimé la façon dont il raccroche cela à la théorie de la physique quantique, ses explications sur plusieurs pages m’ont ravie.

    Je sors donc surprise de cette lecture car je ne m’attendais pas à ce genre d’histoire mais j’ai aimé l’écriture et certains parallèles que l’auteur fait avec notre société d’aujourd’hui tel un visionnaire. J’aimerais retenter un de ses romans écrit plus tard dans sa carrière et davantage tourné vers la science-fiction pure et dure.

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    Couverture du livre « L'âge des étoiles » de Robert Heinlein aux éditions Lgf

    Bernard Viallet sur L'âge des étoiles de Robert Heinlein

    Tom et Pat Bartlett sont deux frères jumeaux dotés d’une caractéristique assez rare : ils peuvent communiquer par télépathie. Cherchant à recruter des « communicateurs de l'espace », un institut contacte leur père pour leur faire subir une batterie de tests. Ils sont jugés aptes à participer au...
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    Tom et Pat Bartlett sont deux frères jumeaux dotés d’une caractéristique assez rare : ils peuvent communiquer par télépathie. Cherchant à recruter des « communicateurs de l'espace », un institut contacte leur père pour leur faire subir une batterie de tests. Ils sont jugés aptes à participer au projet « Lebenraum » (espace vital). La terre étant surpeuplée, il faut trouver de nouvelles planètes habitables. L’un des jumeaux partira dans l’espace pendant que l’autre restera sur Terre. Ainsi, grâce à leur don, l’expédition pourra toujours donner des informations, même à des années-lumière, là où des moyens traditionnels comme la radio ne fonctionnent plus. D’abord volontaire pour partir, Pat, victime d’un accident, doit céder sa place à Tom qui embarque sur le « Lewis et Clarck », un vaisseau-torche capable de filer à la vitesse de la lumière. L’ennui, c’est que le temps ne s’écoule pas à la même vitesse sur terre et aux confins de la galaxie. Quand Tom ne vieillit que de quelques jours, Pat prend des années.
    « L’âge des étoiles » est un roman de science-fiction de belle qualité du regretté Robert Heinlein qui fut avec Isaac Asimov et Arthur C.Clark un des trois « grands » de la SF américaine de l’autre siècle. Bien que ce ne soit pas le plus remarquable des ouvrages du maître, il se lit encore avec beaucoup de plaisir. Le style est agréable, l’intrigue solide et bien menée avec quelques rebondissements allant crescendo pour parvenir à une fin bien trouvée mais qu’il ne faut pas dévoiler. Au total, un livre divertissant mais donnant aussi à réfléchir sur la relativité, le temps qui passe, celui qui reste, l’incommensurable difficulté que pourrait représenter la colonisation de planètes lointaines. Avec cependant un côté naïf et optimiste bien dans l’esprit de l’époque : le « Lewis et Clark », merveille de technologie au début est surpassé à la fin par des fusées beaucoup plus rapides, capables de quasiment annihiler l’espace et le temps. C’est dire !

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    Couverture du livre « Waldo » de Robert Heinlein aux éditions Le Belial

    Coralie sur Waldo de Robert Heinlein

    Robert A. Heinlein a écrit, en 1942, un petit ovni étrange par son style ; une novella moitié Hard SF, moitié fantasy.

    Au centre de l’histoire, un génie, Waldo Farthingwait-Jones et sa personnalité antipathique.
    Sa maladie neuromusculaire congénitale, la myasthénie, l’a rendu misanthrope et...
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    Robert A. Heinlein a écrit, en 1942, un petit ovni étrange par son style ; une novella moitié Hard SF, moitié fantasy.

    Au centre de l’histoire, un génie, Waldo Farthingwait-Jones et sa personnalité antipathique.
    Sa maladie neuromusculaire congénitale, la myasthénie, l’a rendu misanthrope et détestable. Son impossibilité à se débrouiller par lui même l’a poussé a développer son intellect afin de créer des machines à son service, les Waldos [il est intéressant de préciser que depuis la publication de ce texte, le mot « waldoes » est un terme commun, en anglais, pour définir des outils pour manipuler des objets, télécommandé]. Il s’est exilé en orbite autour de la Terre, loin des effets néfastes que la gravité peu avoir sur son corps infirme, dans un petit paradis technologique.

    Sur Terre, la North American Power-Air est en proie à la panique suite à leurs pannes moteurs inexplicable, menaçant l’ensemble du trafic. Sans issu, ils doivent faire appel au plus détestable des grands esprits humain, Waldo.

    La science fiction n’a l’air d’être qu’un prétexte dans cette novella pour parler du dépassement de soit. L’aspect « fantasy » apparaît relativement tôt : grâce à la volonté, on obtient ce que l’on veut. De fait, réparer les moteurs défectueux s’avère facile… Tout comme marcher, courir, danser... Waldo tente d’allier son côté pragmatique aux aspects mystique qui se présente, mais sans succès : il a les faits, mais aucune explication rationnelle. La magie ne s’explique pas. Une longue théorie plutôt farfelue est tout de même déroulé : « le Chaos règne et l’ordre qu’on croit voir autour de nous n’est que le fruit de notre imagination ».

    C’est donc bien, au final, la quête d’humanité de Waldo que nous poursuivons le long de ce texte. Les problèmes techniques qui occupaient tout le livre sont écartés pour ne laisser place qu’à sa réussite social pleine et entière.

    Nous sommes face à une sorte de dystopie, un monde régit par des énergies rayonnantes, dérivé du nucléaires, qui affaiblissent l’air de rien les hommes d’année en année ; et qui, au final, ne s’attache qu’à la réussite d’un homme à vaincre sa maladie incurable par sa volonté supérieur.

    Pour conclure, le personnage de Waldo Farthingwait-Jones et son parcours demeurent très intéressant mais cet aspect « mystique » reste déroutant dans un livre où on ne l’attend pas. Quelque peu déstabilisée, je pense que Waldo reste un classique à lire !

    Merci aux éditions Le Bélial' et à Lecteurs.com pour cette découverte.