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Robert Alexis

Robert Alexis

Après La Robe, bien reçu du public et de la critique, Robert Alexis publie son deuxième roman. Il ne nous avait donné de sa biographie qu’un lieu : il vit à Lyon, et deux repères : a été l’élève du philosophe François Dagognet, apprécie la discrétion de B. Traven. Nous respecterons encore sa disc...

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Après La Robe, bien reçu du public et de la critique, Robert Alexis publie son deuxième roman. Il ne nous avait donné de sa biographie qu’un lieu : il vit à Lyon, et deux repères : a été l’élève du philosophe François Dagognet, apprécie la discrétion de B. Traven. Nous respecterons encore sa discrétion.

Avis sur cet auteur (1)

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    Couverture du livre « La robe » de Robert Alexis aux éditions Points

    Démiane Ugo sur La robe de Robert Alexis

    Robert Alexis fait partie de ses rares auteurs contemporains que l'on peut qualifier de « créateur ». Créateur, car le style, l'atmosphère, tout ensemble s'élèvent en mat pour gonfler les voiles du roman d'un vent d'aventure, rendant le lecteur avide de le sentir souffler sur son visage.
    C'est...
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    Robert Alexis fait partie de ses rares auteurs contemporains que l'on peut qualifier de « créateur ». Créateur, car le style, l'atmosphère, tout ensemble s'élèvent en mat pour gonfler les voiles du roman d'un vent d'aventure, rendant le lecteur avide de le sentir souffler sur son visage.
    C'est d'abord le style qui marque chez cet auteur, et sa puissance évocatrice qui nous invite, sans délai, à pénétrer l'âme des protagonistes. Il est prompt à créer une atmosphère propice aux secrètes confidences dont nous, le lecteur, ne rechignons pas à nous repaitre, tirant du cou pour qu'une oreille impatiente ne perde rien de ce court récit si singulier.
    Si l'époque et l'endroit restent imprécis, l'on peut aisément se situer dans la Mitteleuropa de la Belle Époque (on se prend d'ailleurs à rêver de ce qu'un certain Visconti en eût fait...). La suggestion reste l'arme la plus sûre de cette œuvre, mais lorsqu'elle cesse, c'est pour nous en remontrer sur nous même: Est-on homme? Est-on femme? Qui peut le dire, malgré les atours dont chacun se pare pour effacer toute ambiguïté?(Du moins le croit-on.)
    La Robe renferme tout ce que l'homme et la femme, la moralité et l'instinct, l'inné et l'acquis se disputent en nous chaque jour, à notre insu.
    Si la philosophie dont fait état Robert Alexis sert à merveille le Romanesque, elle résonne en nous comme un appel sourd à la fin des convenances et des lois établies pour nous par d'autres.
    Qui serions-nous si nous abolissions toutes les digues qui assujettissent nos mœurs à notre intellect? Et quel serait le prix à payer?
    Serions-nous vraiment libres, ou nous enfermerions-nous dans une nouvelle prison?
    On ne sort pas indemne d'une telle lecture...