Rick Bass

Rick Bass
Né en 1958, Rick Bass a grandi à Houston, Texas, avant de faire des études de biologie et de géologie à l'université de l'Utah. Il travaille pendant plusieurs années dans le Mississipi comme géologue spécialisé dans les gisements de pétrole et de gaz, ainsi qu'en témoigne son livre, Oil Notes. Ri... Voir plus
Né en 1958, Rick Bass a grandi à Houston, Texas, avant de faire des études de biologie et de géologie à l'université de l'Utah. Il travaille pendant plusieurs années dans le Mississipi comme géologue spécialisé dans les gisements de pétrole et de gaz, ainsi qu'en témoigne son livre, Oil Notes. Rick Bass dit avoir appris à écrire en lisant les romans de Jim Harrison, Eudora Welty et Thomas McGuane. Il est l'auteur d'une douzaine de livres de fiction. L'Ermite a été élu par le Los Angeles Times comme le meilleur livre de l'année. Il a également reçu le prix Pushcart et la O. Henry Award pour ses recueils de nouvelles. Le Sud profond et le Montana constituent les décors privilégiés de ses fictions. Il vit dans la vallée du Yaak, dans le Montana, avec sa femme et ses deux filles.

Avis (7)

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    Couverture du livre « Sur la route et en cuisine avec mes héros » de Rick Bass aux éditions Christian Bourgois

    Bono Chamrousse sur Sur la route et en cuisine avec mes héros de Rick Bass

    SUR LA ROUTE ET EN CUISINE avec mes héros
    de Rick Bass

    Traduit par Brice Matthieussent

    Publié chez Christian Bourgeois Éditeur

    Rick Bass n'est pas un inconnu pour moi car j'ai déjà lu (et adoré) plusieurs autres livres de lui alors je me doutais bien que j'allais aimer SUR LA ROUTE...
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    SUR LA ROUTE ET EN CUISINE avec mes héros
    de Rick Bass

    Traduit par Brice Matthieussent

    Publié chez Christian Bourgeois Éditeur

    Rick Bass n'est pas un inconnu pour moi car j'ai déjà lu (et adoré) plusieurs autres livres de lui alors je me doutais bien que j'allais aimer SUR LA ROUTE ET EN CUISINE mais pas au point de me chambouler... pourtant ce livre m'est allé droit au coeur et il m'a parlé du début à la fin !

    J'ai adoré que Rick Bass me fasse partager la cuisine et la vie de ses mentors, ceux qui ont fait de lui l'écrivain qu'il est aujourd'hui. Des écrivains comme Peter Matthiessen, Doug Peacock ("le plus sauvage de mes mentors grisonnants"), Barry Lopez, Thomas McGuane, ... mais aussi de Russel Chatham, un des plus grands peintres américains.

    J'ai adoré l'évocation du travail d'éditeur de Gordon Lish sur l'oeuvre de Carver sans que Rick Bass prenne parti ; avec raison car c'est, selon moi, au lecteur de comparer les nouvelles de Carver "avec ou sans" l'amputation faite par Gordon Lish et de se faire sa propre idée (pour ceux que ça intéresse, les Éditions de l'Olivier ont publié les nouvelles de Carver sans les coupes et en utilisant les manuscrits originaux).

    J'ai adoré que Rick Bass me fasse découvrir des auteurs que je ne connaissais pas et de me mettre dans l'URGENCE ABSOLUE de les lire. Eudora Welty, Amy Hempel, Denis Johnson, David Sedaris, John Berger, Gary Snyder, Terry Tempest Williams, ... inutile de dire que ma PAL va encore augmenter.

    J'ai adoré toutes les anecdotes sur ces écrivains que Rick Bass admire (Edward Abbey, Jim Harrison, Joyce Carol Oates, ...) et sur lesquels il porte toujours un regard bienveillant.

    J'ai adoré la façon détournée dont Rick Bass parle de la nature à travers ses mentors qui ne font rien d'autre que de transmettre leur amour, et l'engagement qui en découle, envers cette terre bien maltraitée par ses habitants humains.

    Et puis, j'ai adoré les réflexions de Rick Bass sur le divorce et qui font mouche à chaque fois.

    En plus (comme si ça ne suffisait pas), ce livre a été traduit par Brice Matthieussent, un des plus grands traducteurs actuels.

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    Couverture du livre « Winter » de Rick Bass aux éditions Gallimard

    Catherine Quart Foisset sur Winter de Rick Bass

    Je fends, tu fends, nous fendons... du bois
    C'est la deuxieme fois que j'essaie de lire Winter.
    J'aime les romans contemplatifs, d'espaces encore sauvages, la nature sous toutes ses formes, l'abandon...
    Ici il est question de tout ça. J'ai pourtant un avis mitigé.
    Je m'attendais peut-être...
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    Je fends, tu fends, nous fendons... du bois
    C'est la deuxieme fois que j'essaie de lire Winter.
    J'aime les romans contemplatifs, d'espaces encore sauvages, la nature sous toutes ses formes, l'abandon...
    Ici il est question de tout ça. J'ai pourtant un avis mitigé.
    Je m'attendais peut-être à un peu plus d'introspection de la part de l'auteur.
    Dans la première partie il est surtout question d'installation dans le chalet, de prendre ses marques avec les habitants de la vallée, comment fonctionne une tronçonneuse, comment fendre du bois....(c'est l'automne)
    Puis l'hiver arrive ....et surtout la première neige tant attendue. Pour l'auteur la neige est en quelque sorte son cadeau. La manne tombée du ciel, celle qui les isole de la société et qui les emmitoufle bien au chaud grâce au ...bois fendu!
    C'est un journal raconté d'une manière assez linéaire. On suit tant bien que mal les aventures du couple qui finalement s'en sort plutôt pas mal. Je m'imaginais un mode "survie" .Mais non, malgré l'absence d'électricité, ils arrivent à vivre tranquillement, même socialement (dîners, jeux, gouters, voyage).
    Souvent, je comparais ce récit avec les aventures hivernales de @Pete Fromm d' Indian Creek où je sentais vraiment que le jeune homme vivait son expérience "à fond", qui était vraiment coupé du monde.
    Je n'ai pas eu d'émotions vis à vis des personnages. Je n'ai pas eu froid, pas eu peur pour eux....
    En conclusion, je me suis ennuyée malgré l'écriture fluide de l'auteur.

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    Couverture du livre « Les derniers grizzlys » de Rick Bass aux éditions Gallmeister

    Jean-Paul Degache sur Les derniers grizzlys de Rick Bass

    Lire Rick Bass, c’est prendre un grand bain de nature mais c’est aussi recevoir un choc salutaire permettant de prendre conscience des dégâts irréversibles causés par l’homme au milieu naturel.
    Après une longue mise en situation, l’auteur détaillant tous les problèmes posés par l’expédition,...
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    Lire Rick Bass, c’est prendre un grand bain de nature mais c’est aussi recevoir un choc salutaire permettant de prendre conscience des dégâts irréversibles causés par l’homme au milieu naturel.
    Après une longue mise en situation, l’auteur détaillant tous les problèmes posés par l’expédition, nous arrivons enfin dans le vif du sujet : la recherche des derniers grizzlys du Colorado, s’il y en a encore… Rick Bass nous entraîne dans les San Juan, une chaîne des Montagnes Rocheuses, au sud du Colorado, où les plus hauts sommets culminent à plus de 4 000 m. Gérard Meudal qui a traduit ce livre, ayant fait le choix de conserver les unités de mesure américaines (mile, yard, pied, pouce, acre), c’est un peu gênant pour la lecture.
    Si les ours noirs sont encore nombreux dans ces montagnes, la rumeur fait croire que le grizzly, ours brun emblématique des Montagnes Rocheuses, a disparu. L’auteur et ses compagnons sont persuadés de la présence de l’animal mais il faut le prouver. Pour cela, le moindre indice peut être utile, que ce soit des crottes, des poils ou des empreintes. L’expédition est harassante et dangereuse parfois. Enfin, une empreinte de 22 cm prouve la présence du grizzly mais c’est la fin de la première recherche.
    Dans la seconde partie du livre, Rick Bass devient de plus en plus précis, expliquant le but recherché : réussir à délimiter de vastes territoires de nature vierge en les reliant entre eux afin de permettre à la vie sauvage de continuer à exister. Cette fois, ils sont six dont un cameraman, à effectuer une nouvelle expédition lancée parce qu’une famille de grizzlys aurait été vue. C’est dans la troisième expédition que l’épisode le plus palpitant maintient le lecteur en haleine. Les grizzlys sont bien là mais aussi les déchets abandonnés là, dans un milieu exceptionnel souillé par la négligence et la bêtise humaine. L’urgence absolue, c’est d’apprendre à l’homme à coexister avec les autres occupants de la Terre.

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    Couverture du livre « Toute la terre qui nous possède » de Rick Bass aux éditions Gallimard

    Virginie Willemont sur Toute la terre qui nous possède de Rick Bass

    Dans leurs écrits, les américains sont happés par l’espace, les espaces, ceux de la conquête jamais achevée, ceux des premiers colons, ceux des grandes plaines, des chaînes montagneuses, des fleuves immenses, des gorges vertigineuses. Happés par la Terre qui a été et est toujours le ferment ...
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    Dans leurs écrits, les américains sont happés par l’espace, les espaces, ceux de la conquête jamais achevée, ceux des premiers colons, ceux des grandes plaines, des chaînes montagneuses, des fleuves immenses, des gorges vertigineuses. Happés par la Terre qui a été et est toujours le ferment d’une littérature prodigieuse empreinte de force, de poésie et d’aventures. Sel, pétrole, fossiles, os, or, charbon. Dans la terre, tout est bon à prendre.
    Toute la terre qui nous possède rejoue la grande épopée de la conquête américaine, mais à la verticale, vers les profondeurs. Le récit de l’exploitation du pétrole est connu, il tient en quelques mots : sondes, forage, puits, pompage, intoxication des eaux, des sols, victimes nombreuses, négation de toute responsabilité par les responsables, reprise des forages un peu plus loin. Un univers impitoyable mais ici point de Dallas !
    Ici, il s’agit de l’histoire d’un lac salé, le lac Juan Cardona, situé à 20 km de Castle Gap, un endroit qui existe toujours et qui attire toujours les voyageurs. Y œuvre entre autre, Richard employé infatigable des compagnies pétrolières destructrices dans le Texas des années 60.
    Au fond, ce qui passionne le jeune géologue, ce sont les traces de vie, humaine et animale, enfouies dans la terre : chariots de la conquête de l’ouest retrouvés intacts, avec leur chargement entier, leurs conducteurs debout, crânes d’aventuriers d’un autre temps, ossements d’un troupeau emporté par un torrent, pétrifié par le sel, vestiges humains devenus sédiments. Voyage dans les profondeurs de la Terre et du temps, le récit se construit autour de quelques flash-back vertigineux inscrivant des vies humaines à l’intérieur du temps géologique.
    La deuxième passion du jeune homme est la belle Clarissa, un astre lunaire et lunatique qu’il tente de conquérir.
    A part eux, des tarentules, des coyotes, des moutons, des poissons et même un éléphant, seuls quelques personnages emblématiques peuplent ce roman. De toute façon, au bord du lac, c’est l’environnement qui façonne ses habitants et gare à celui qui n’en tient pas compte car il finit enseveli sous le sable ou aspiré dans un puits.
    A mi-chemin entre roman initiatique et roman écologique, c’est une histoire qui longtemps vous possède.

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