Richard Powers

Richard Powers
Richard Powers est né en 1957 aux États-Unis. Trois fermiers s'en vont au bal, son premier roman, a valu à l'auteur d'être cité par le magazine Esquire comme l'un des trois plus grands auteurs de la décennie, aux côtés de Martin Amis et de Don DeLillo. Richard Powers a écrit depuis une dizaine d'... Voir plus
Richard Powers est né en 1957 aux États-Unis. Trois fermiers s'en vont au bal, son premier roman, a valu à l'auteur d'être cité par le magazine Esquire comme l'un des trois plus grands auteurs de la décennie, aux côtés de Martin Amis et de Don DeLillo. Richard Powers a écrit depuis une dizaine d'autres ouvrages, dont Le temps où nous chantions, élu meilleur livre de l'année 2003 par le New York Times et le Washington Post, et La Chambre aux échos, couronné par le National Book Award. Il vit aujourd'hui dans l'Illinois. Après Générosité et Gains, il signe son nouveau roman, Le dilemme du prisonnier, aux éditions du Cherche-Midi.

Avis (19)

  • Couverture du livre « L'arbre- monde » de Richard Powers aux éditions Cherche Midi

    Dominique Lemasson sur L'arbre- monde de Richard Powers

    Un gros pavé écologique autour de l'incapacité de l'espèce humaine à prendre soin de son environnement et tout particulièrement des arbres. Autour de quelques destins individuels que rien ne prédisposait à devenir des activistes virulents de la défense des forêts, on en apprend beaucoup sur les...
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    Un gros pavé écologique autour de l'incapacité de l'espèce humaine à prendre soin de son environnement et tout particulièrement des arbres. Autour de quelques destins individuels que rien ne prédisposait à devenir des activistes virulents de la défense des forêts, on en apprend beaucoup sur les arbres, leurs bienfaits et même sur la façon dont ils communiquent entre eux.
    C'est didactique, rempli de citations éclairées ou d'images très explicites sur la façon dont notre espèce continue à massacrer son environnement naturel. « le monde comptait six billions d'arbres quand les humains sont apparus. Il en reste la moitié. Dont la moitié encore aura disparu dans cent ans. »
    « Vous et l'arbre de votre jardin êtes issus d'un ancêtre commun (et) aujourd'hui encore vous partagez avec cet arbre le quart de vos gènes. »
    Brrr, les chênes et les noyers de mon jardin, que j'aperçois par ma fenêtre en rédigeant ce billet, m'apparaissent sous un jour nouveau même si je ne suis pas encore tout à fait mûr pour discuter avec eux quand je profite de leur ombre ou de leurs noix.
    C'est vrai qu'après avoir terminé cette lecture dense et touffue comme une forêt de séquoias, la perspective change. Reste la sensation mitigée de m'être engagé dans un très beau sous-bois puis, ayant perdu mes repères et commencé à tourner en rond, de n'avoir plus eu que l'envie d'en trouver la sortie. Ennuyeux ? Un peu, oui.

  • Couverture du livre « L'arbre- monde » de Richard Powers aux éditions Cherche Midi

    Catherine Quart Foisset sur L'arbre- monde de Richard Powers

    Un éco-roman sur la sauvegarde des arbres
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    Quand Léa, l'administratrice du Picabo Riverbookclub a proposé la lecture d'un roman américain dont le sujet principal est la forêt, j'étais toute excitée. Ayant lu récemment un essai sur la sylvothérapie ainsi que « les langages secrets de la Nature...
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    Un éco-roman sur la sauvegarde des arbres
    *
    Quand Léa, l'administratrice du Picabo Riverbookclub a proposé la lecture d'un roman américain dont le sujet principal est la forêt, j'étais toute excitée. Ayant lu récemment un essai sur la sylvothérapie ainsi que « les langages secrets de la Nature » du grand spécialiste des arbres, Jean-Marie Pelt, je ne pouvais qu'acquiescer pour une demande de lecture. Et quelques semaines plus tard, j'ai eu ce gros pavé « L'arbre-monde » dans mes mains. Une fébrilité toute religieuse.
    *
    Un plaidoyer pour tenter de rendre les hommes moins aveugles.
    *
    La trame du roman est originale puisque le premier chapitre débute par les Racines : 8 personnes, 8 vies déployées chacune à leur manière, ayant un lien plus ou moins fort avec un arbre. Des racines qui sortent du sol petit à petit, ces humains eux aussi à l'aube de leur vie. Une galerie de personnages émouvants, « exclus de la société », qui, pris isolément, sont indécis et perdus. Excepté peut-être Olivia, qui d'ailleurs fera le lien entre les deux chapitres.

    Le Tronc, dont les Racines s'entrelacent pour s'unir en un destin commun. Et lequel est-il? Il est colossal, gigantesque, quelque chose qui dépasse l'Homme. Un combat essentiel de la cause environnementale : protéger ces grands arbres de la destruction de l'homme.

    Alors, chacun de ces personnages va utiliser ses propres moyens pour s'engager dans un processus qui vise à changer nos mentalités. Certains passeront par l'activisme (l'écoterrorisme, le « squat » sur Mimas, le séquoia géant), l'élaboration d'un roman botanique, l'utilisation de la technologie informatique… Mais tous utilisent leur puissance et leur volonté, et là on voit bien la similitude avec le fonctionnement d'une communauté sylvestre.

    Puis le troisième chapitre qui déploie tous ces humains vers la confrontation, la résilience, comme l'arbre qui se prolonge jusqu'à sa cime.
    *
    Un roman didactique dont l'Arbre est au coeur d'un problème mondial: que l'espèce humaine massacre le règne végétal sans vergogne, sans aperçu sur le très long terme.
    *
    Un texte dense, touffu rempli de citations et d'informations botaniques (je précise, au passage, que ces données sont entièrement exactes).

    Pat la botaniste est celle qui nous apprend par exemple que « même des arbres d'espèces différentes forment des partenariats. Si on abat un bouleau, un sapin voisin peut en souffrir. » , « Rien n'est moins isolé, plus sociable qu'un arbre », « Un arbre mort, c'est un hôtel infini (pour les organismes vivants) ».

    J'ai aimé son amour inconditionnel pour les arbres. Je me suis très vite identifiée à elle.

    Les arbres ont également une voix au chapitre. Par leur présence silencieuse, leur quasi -immobilisme et leur assise ancestrale, ils sont les héros de cette tragédie.
    *
    Parlons du constat final: la situation globale est catastrophique et terrifiante. Je pense que c'est un roman qui sert de plaidoyer, de lanceur d'alerte pour toutes les générations à venir. Un brin pessimiste et réaliste mais aussi optimiste si on sait où regarder d'une manière attentive, si on réapprend l'humilité , peut-être que tout ne sera pas perdu.
    *
    L'auteur a réalisé un énorme travail documentaire, avec des touches de poésie ainsi qu'un souffle romanesque. Et avec beaucoup de conviction qui je l'espère, aboutira sur « l'éveil des consciences ».

    Je ne peux que vous le conseiller. C'est même « presque » une obligation de le lire

  • Couverture du livre « L'arbre- monde » de Richard Powers aux éditions Cherche Midi

    Bono Chamrousse sur L'arbre- monde de Richard Powers

    L'ARBRE MONDE de Richard Powers
    Traduit par Serge Chauvin
    Éditions Le Cherche Midi

    Quand #LéaTouchBook propose un partenariat entre le #PicaboRiverBookClub et les éditions #LeChercheMidi pour le nouveau roman de Richard Powers... je me précipite !

    Et autant le dire tout de suite, j'ai...
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    L'ARBRE MONDE de Richard Powers
    Traduit par Serge Chauvin
    Éditions Le Cherche Midi

    Quand #LéaTouchBook propose un partenariat entre le #PicaboRiverBookClub et les éditions #LeChercheMidi pour le nouveau roman de Richard Powers... je me précipite !

    Et autant le dire tout de suite, j'ai adoré ce livre .

    On sait tous que Richard Powers est, depuis le superbe "Le temps où nous chantions", l'un des meilleurs romanciers américains actuels. Avec ce nouveau roman, "L'ARBRE MONDE", Richard Powers devient également lanceur d'alerte puisqu'il nous rappelle (ce que Darwin avait déjà compris, et que la science redécouvre depuis quelques années) que le monde végétal se comporte de façon intelligente et que sans les plantes il n'y a plus d'humanité. Alors, avant qu'il ne soit trop tard, il serait peut-être sage d'octroyer des droits aux arbres, non ?

    Richard Powers a su reprendre l'idée d'Edward Abbey et de son gang à la clé à molette pour en faire une histoire contemporaine sans trahir son prédécesseur. Le clin d'oeil est assumé et le personnage de Douglas Pavlicek est sans conteste le double de George Hayduke.

    La structure narrative est également très intéressante car le roman est calqué sur le modèle d'un arbre... 8 nouvelles qui, telles des racines sortant du sol dans la première partie, s'entrelaceront en une histoire commune pour former le tronc de la seconde partie et ensuite se déployeront en cîme dans la troisième partie.

    "L'ARBRE MONDE" est un livre militant et dangereux qui pourrait (si seulement) réveiller les consciences...

    ...mais les humains pourront-ils un jour s'empêcher de couper des arbres ? car, comme le dit Richard Powers, "Les forêts affolent les hommes. Il s'y passe trop de choses. Les humains ont besoin d'un ciel."

    Mille mercis à #LéaTouchBook, au #PicaboRiverBookClub et aux éditions #LeChercheMidi pour cette magnifique lecture.

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