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Richard Guerineau

Richard Guerineau

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Avis sur cet auteur (10)

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    Couverture du livre « Henriquet ; l'homme-reine » de Richard Guerineau aux éditions Delcourt

    Dominique Sudre sur Henriquet ; l'homme-reine de Richard Guerineau

    Avec Henriquet, l’homme reine, l'auteur propose un portrait singulier et détonnant de son frère Henri III le méconnu. Enfin, méconnu au moins pour quelqu’un comme moi qui pourtant vient de Pau et de Navarre, patrie du bon roi Henri IV.

    Lorsque Charles IX décède, le royaume est en pleine...
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    Avec Henriquet, l’homme reine, l'auteur propose un portrait singulier et détonnant de son frère Henri III le méconnu. Enfin, méconnu au moins pour quelqu’un comme moi qui pourtant vient de Pau et de Navarre, patrie du bon roi Henri IV.

    Lorsque Charles IX décède, le royaume est en pleine guerre de religion, la Saint-Barthélemy n’est pas seulement un souvenir, c’est un massacre dont la portée est toujours prégnante dans la population. Catherine de Médicis fait revenir son fils Henri de Pologne. Le roi s’enfuit sans délai pour regagner Paris et succéder à son frère sur le trône du Royaume de France .

    Mais ce roi n’a pas vraiment l’envergure de ses prédécesseurs. Efféminé, portant bijoux et beaux habits aux tissus soyeux et chatoyants, il détone dans le paysage. Dès son accession au trône en 1574, les guerres de religions vont à nouveau s’enchaîner, laissant le pays exsangue. Il devra surtout gérer de nombreux conflits avec le Duc de Guise, les Malcontents du Duc d’Alençon, ou même son beau-frère Henri IV. Quand tout le monde veut prendre votre place, la lutte est parfois sans merci. Il décède en 1589, assassiné par le moine Jacques Clément.

    Mais ce qui ressort avant tout de ce roman graphique, c’est la personnalité du roi, sa façon de se vêtir, les affinités avec ses mignons, son besoin d’une hygiène corporelle parfois bien mal compris par ses pairs, ses nombreux problèmes de santé, son fort dégoût de la chasse et des armes, contraires aux habitudes de la cour et à l’image que l’on se fait d’un roi courageux et puissant guerrier. L’homme est décrit avec ironie et justesse, et l’on sent tout au long du récit une grande connaissance de l’époque et du personnage. Cela n’empêche pas l’auteur de se permettre un humour décapant et fort à propos. En même temps, il démontre si besoin était que loin de mériter les nombreuses critiques que lui ont fait ses contemporains comme les historiens qui se sont penchés sur son règne, cet homme là n’est sans doute pas né à la bonne époque, ce qui ne lui a pas permis de prendre sa véritable dimension.

    lire la chronique complète sur le blog Domi C Lire https://domiclire.wordpress.com/2021/02/26/henriquet-lhomme-reine/

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    Couverture du livre « Charly 9 » de Richard Guerineau aux éditions Delcourt

    Yv Pol sur Charly 9 de Richard Guerineau

    Août 1572, le roi Charles IX tente de résister aux demandes de sa mère, Catherine de Médicis et de ses conseillers qui veulent massacrer les huguenots présents à Paris pour le mariage de Marguerite de Valois avec Henri de Navarre.

    A bout de résistance et d'arguments, le roi finit par céder et...
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    Août 1572, le roi Charles IX tente de résister aux demandes de sa mère, Catherine de Médicis et de ses conseillers qui veulent massacrer les huguenots présents à Paris pour le mariage de Marguerite de Valois avec Henri de Navarre.

    A bout de résistance et d'arguments, le roi finit par céder et ordonne ce qui deviendra le massacre de la saint Barthélémy. Il ne parvient pas à s'en remettre et sombre bientôt dans la folie.

    Bande dessinée tirée du roman du même titre de Jean Teulé -j'aurais pu dire éponyme, ça aurait fait bien- que je n'ai pas lu -autant j'aime écouter le romancier, autant j'ai du mal à le lire. On y trouve tout ce qui fait le succès de Jean Teulé : langage enlevé, argotique, oral, virtuose du genre, réparties cinglantes et un mouvement permanent. Ses romans sont des livres d'action. La BD de Richard Guérineau itou. Assez sombre et puis très rouge, puisque le sang devient omniprésent. Elle décrit la folie du roi, la guerre de religion et de pouvoir. Les ambitions, les jalousies, les manigances, les vacheries...

    C'est un genre qui peut rebuter les historiens ou les pointilleux voire les amateurs de belles phrases qui eussent aimé me voir user du terme éponyme au début, mais qui permet aussi d'intéresser à l'histoire des moins passionnés, la gouaille et le ton direct de Jean Teulé le permettent déjà dans ses romans, la bande dessinée ouvre encore des horizons.

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    Couverture du livre « Croke Park ; dimanche sanglant à Dublin » de Richard Guerineau et Sylvain Gache aux éditions Delcourt

    Claire @fillefan2bd sur Croke Park ; dimanche sanglant à Dublin de Richard Guerineau - Sylvain Gache

    Une cathédrale où l'on peut communier, voilà ce que représente normalement un stade de rugby pour les amateurs de ce sport.
    Mais quand ce stade, le Croke Park de Dublin en République d'Irlande, a un ténébreux passé, peut-il quand-même permettre à deux nations de se réconcilier ?

    24 février...
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    Une cathédrale où l'on peut communier, voilà ce que représente normalement un stade de rugby pour les amateurs de ce sport.
    Mais quand ce stade, le Croke Park de Dublin en République d'Irlande, a un ténébreux passé, peut-il quand-même permettre à deux nations de se réconcilier ?

    24 février 2007, 3e journée du Tournoi des 6 nations, l'Irlande rencontre l'Angleterre à domicile. Habituellement les matchs de rugby en Irlande ont lieu au mythique Lansdowne road de Dublin, mais le stade étant en travaux, le XV du trèfle rencontrera le XV de la rose au Croke Park. C'est la première fois depuis 1920, que ces deux équipes se retrouvent face à face dans ce lieu, symbole de mauvais souvenirs pour l'Irlande.

    21 Novembre 1920, un match de bienfaisance de football gaélique, au profit des familles de prisonniers de l'IRA, doit opposer Dublin à Tipperary. Mais depuis 1919, sévit une guerre entre l'IRA et l'armée britannique, l'Irlande réclamant son indépendance vis-à-vis de la couronne britannique. La veille du match, des membres de l'IRA, dirigée par Michael Collins, vont organiser une action pour éliminer une cinquantaine d'officiers de renseignement britanniques en passant à l'œuvre le matin du match. L'armée britannique va alors décider de retrouver les assassins, en menant une opération de représailles lors du match. Mais cette opération ne va pas se dérouler comme prévu et donnera lieu à un massacre, un premier Bloody Sunday (le second aura lieu en 1972, repris par U2 dans sa chanson éponyme).

    Cet album, intitulé Croke Park, est l'objet d'une collaboration entre Sylvain Gâche et Richard Guérineau, dans une nouvelle collection de chez Delcourt, Coup de tête, dont le but est de revenir sur des événements majeurs liant Histoire et Sport, ici opposant l'Irlande et l'Angleterre lors de deux matchs. Ce scénario intelligent, combine deux histoires parallèles et permet de revenir sur cette lutte armée, pour mieux se rendre compte du chemin parcouru afin d'aboutir à une réconciliation entre deux peuples, celà à l'aune du centième anniversaire de cette journée qui fit 30 morts et 70 blessés.

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    Couverture du livre « Croke Park ; dimanche sanglant à Dublin » de Richard Guerineau et Sylvain Gache aux éditions Delcourt

    Sébastien Beaujault sur Croke Park ; dimanche sanglant à Dublin de Richard Guerineau - Sylvain Gache

    Chers Sylvain Gâche et Richard Guerineau,

    me vient, enfin, l’occasion de vous écrire. Mais je ne suis pas totalement hors du temps, car on annonce une réimpression de votre ouvrage. C’est heureux !

    Vous nous proposez un récit éclairant dont on connaît l’issue, mais qui n’empêche pas que...
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    Chers Sylvain Gâche et Richard Guerineau,

    me vient, enfin, l’occasion de vous écrire. Mais je ne suis pas totalement hors du temps, car on annonce une réimpression de votre ouvrage. C’est heureux !

    Vous nous proposez un récit éclairant dont on connaît l’issue, mais qui n’empêche pas que nous y plongions avec exaltation et je dois dire, avec excitation.

    Bien sûr, nous ne sommes pas de ceux-là. Je veux dire en cela, pas biberonné à l’histoire irlandaise. Pas nés en terre anglaise, non plus. Si peu concerné, de fait.

    Pas nourris, ni élevés par les histoires comptées au coin de la cheminée par des grands-parents qui ont entendu l’homme qui a vu l’homme qui dans les rues de Dublin tua pour la cause.

    Et pourtant, nous voici embarqués, en un début de siècle déjà ravagé, meurtrier, dans une quête d’indépendance pour les uns. D’appartenance pour les autres. Les morts se comptent dans chaque camp. C’est, œil pour œil, dent pour dent et le dernier survivant.



    “Bien sûr, il y a les guerres d’Irlande, mais voir un ami pleurer” – Brel



    1920, Croke Park, est le stade de foot gaélique !

    Croke Park, ça claque !

    Ça claque, comme un coup de pistolet !

    2007, l’équipe d’Irlande reçoit l’Angleterre, dans le tournoi des cinq nations à… Croke Park !

    Croke Park, ça claque !

    Ça claque, comme une entrée en mêlée !

    Et voici que sur la même pelouse, s’ouvrent les espaces-temps. Nous allons, aller et retour entre deux époques, deux mondes, deux atmosphères, deux ambiances. Une bande dessinée comme une machine à remonter le temps. 1920 – 2007. Les deux font la terre. Celles des rebelles et des conquérants.

    Les stades deviennent mythiques parce que l’on y gagne ou parce que l’on y meure. Parfois les deux !

    Voici un récit historique et gaélique ! Les bons, ça osent tout, et c’est justement à ça qu’ont les reconnait, chers Sylvain Gâche et Richard Guérineau.

    C’est ainsi que les hommes vivent et meurent. C’est ainsi que les peuples se dissocient, je veux dire en cela, qu’ils ne se réconcilient jamais vraiment.

    Sur la couverture, le ballon est rouge sang. De rage, de honte, de colère, de vengeance, de haine… Il est à terre et n’est plus vivant ! Ce n’est pas le seul.

    Les cicatrices sont si profondes. Les humiliations si fortes, les blessures encore récentes. Il y aura d’autres Sunday bloody Sunday !

    Croke Park, en somme, est un stade qui résume assez bien l’esprit de cette nouvelle collection (aux éditions Delcourt) “coup de tête”. Un lieu où se côtoient le sport et l’Histoire.

    Vivement la suite !

    Sébastien Beaujault



    “Croke Park”
    Sylvain Gâche et Richard Guérineau
    Collection coup de tête
    Editions Delcourt

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