Raoul Cauvin

Raoul Cauvin

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Avis (16)

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    Couverture du livre « L'agent 212 T.8 ; pas de panique » de Daniel Kox et Raoul Cauvin aux éditions Dupuis

    Gérald LO sur L'agent 212 T.8 ; pas de panique de Daniel Kox - Raoul Cauvin

    L’agent 212 est un personnage atypique dans la bande dessinée. Premièrement, il n’évolue pas comme certains personnages. Son époque, ses camarades, son environnement restent identique. Ainsi, vous pouvez lire dans n’importe quel ordre les albums, il n’y aura pas de dépaysement. Deuxièmement, les...
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    L’agent 212 est un personnage atypique dans la bande dessinée. Premièrement, il n’évolue pas comme certains personnages. Son époque, ses camarades, son environnement restent identique. Ainsi, vous pouvez lire dans n’importe quel ordre les albums, il n’y aura pas de dépaysement. Deuxièmement, les gags sont toujours aussi hilarants et les auteurs nous déroutent à chaque nouvel album.

    Autant certains albums proposent des gags sur une page ou sur deux pages, cet album quant à lui étalent ses gags sur trois ou quatre pages. C’est un réel plaisir et il faut remercier les auteurs qui ont su faire perdurer ce personnage pendant quelques décennies sans jamais changer de ligne de conduite.

    Dans cet album, l’agent 212 fait gaffes sur gaffes, montrant tantôt une intelligence sournoise, tantôt un coeur. L’agent 212 est un personnage attachant avec beaucoup de défauts mais qui sans se moquer de la profession montre une personne passionnée.

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    Couverture du livre « L'agent 212 T.12 ; ris, ô poulet » de Daniel Kox et Raoul Cauvin aux éditions Dupuis

    Gérald LO sur L'agent 212 T.12 ; ris, ô poulet de Daniel Kox - Raoul Cauvin

    Ce douzième album de l’agent 212 qu’on ne présente plus est une suite gags humoristique très bon enfant. Dans cet album, il y a beaucoup d’auto dérision sur la fonction d’agent mais garde toujours un esprit correct sans méchanceté. Les gags s’étalent sur trois pages permettant aux auteurs de...
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    Ce douzième album de l’agent 212 qu’on ne présente plus est une suite gags humoristique très bon enfant. Dans cet album, il y a beaucoup d’auto dérision sur la fonction d’agent mais garde toujours un esprit correct sans méchanceté. Les gags s’étalent sur trois pages permettant aux auteurs de pouvoir proposer des petites histoires plus longues, mieux construites. L’avantage d’être sur plusieurs pages permet aussi aux auteurs de présenter l’entourage de l’agent 212 de manière plus profonde. On fait la connaissance de ces collègues et de sa femme de meilleure manière que dans les albums précédents. Au niveau du graphisme, les auteurs conservent toujours les décors de l’époque du premier album. Ce héros rondouillard est sympathique, et ne vieillit pas malgré les albums qui avancent. Le travail de Kox est irréprochable faisant de cet album un album très réussi.

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    Couverture du livre « Cédric ; best of t.4 ; feu aux trousses » de Laudec et Raoul Cauvin aux éditions Dupuis

    Claude Stas sur Cédric ; best of t.4 ; feu aux trousses de Laudec - Raoul Cauvin

    « Feu aux trousses est donc un recueil de gags animaliers. Et même s’il est bien agréable de retrouver le chien Caligula, si impulsif, le cygne de l’étang, si colérique et possessif, ou le cheval, la chèvre, les vaches, cela n’empêche que tout cela n’est que du réchauffé : tous ces gags ont déjà...
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    « Feu aux trousses est donc un recueil de gags animaliers. Et même s’il est bien agréable de retrouver le chien Caligula, si impulsif, le cygne de l’étang, si colérique et possessif, ou le cheval, la chèvre, les vaches, cela n’empêche que tout cela n’est que du réchauffé : tous ces gags ont déjà été publiés dans les volumes de la série. Bref, sous un nouvel emballage (une chouette couverture), de vieilles recettes. Une grosse déception car nulle part est indiqué que nous sommes en présence d’un tome du Best of.

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    Couverture du livre « Les tuniques bleues t.56 ; dent pour dent » de Raoul Cauvin et Willy Lambil aux éditions Dupuis

    Claude Stas sur Les tuniques bleues t.56 ; dent pour dent de Raoul Cauvin - Willy Lambil

    epuis 1972, deux soldats de l’armée de l’Union, le sergent Cornelius Chesterfield et le caporal Blutch, vivent leurs aventures sous le crayon de Lambil. Et si, graphiquement, il n’y a plus guère de surprise (nous en sommes, malgré tout, à la cinquante-sixième aventure), l’originalité surgit des...
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    epuis 1972, deux soldats de l’armée de l’Union, le sergent Cornelius Chesterfield et le caporal Blutch, vivent leurs aventures sous le crayon de Lambil. Et si, graphiquement, il n’y a plus guère de surprise (nous en sommes, malgré tout, à la cinquante-sixième aventure), l’originalité surgit des scenarii de Raoul Cauvin. Certaines histoires s’inspirent directement des événements de la guerre de Sécession, ce qui n’est pas le cas, ici. Au contraire, le prolixe Cauvin prend la vie de camp militaire comme ressort narratif : l’hôpital et ses blessés, la hiérarchie, les rapports humains, la camaraderie. Il part du fait (avéré) que certains militaires (aussi bien nordistes que sudistes) usaient, pour pouvoir tenir le coup face à la violence de la situation, d’alcool et de drogues. Ce qui donne une très mauvaise idée à Chesterfield pour mettre Blutch dans une situation délicate. Le caporal, teigneux comme pas possible, mettra au point une réelle machination pour se débarrasser définitivement du sergent. Mais celui-ci ne restera pas sans réagir. Il appliquera la loi du talion : œil pour œil, dent pour dent.
    Bien entendu, sont présents, en plus des deux héros, les personnages récurrents : le capitaine Stark, le général Alexander, le capitaine d'État-Major Stephen Stilman (toujours sirotant son verre), l’officier Horace et le cheval Arabesque. Mais certains personnages d’albums précédents ressurgissent : le père et la mère de Chesterfield, Charlotte et son père, le sergent recruteur…
    Une fois de plus, Cauvin, que j’aime envisager comme antimilitariste, nous présente l’absurdité de la guerre mais également nous pose la question des qualités humaines. A quoi sert l’intelligence si elle est mise au service de la violence, de la mesquinerie et de l’exploitation de la chair à canon ? Que devient un homme dès qu’il reçoit un peu de pouvoir ? Que faire pour ne plus voir un homme, même pas un ami, pleurer ou souffrir ?
    Un épisode est assez signifiant à ce propose quand la hiérarchie s’inverse : l’oppressé devient, bizarrement, l’oppresseur. D’autres affirmeraient : naturellement. Mais, avec Cauvin, j’ai encore un peu de confiance en l’homme.
    Par ailleurs, l’inanité des actions humaines est parfois soulignée par des plans inserts, sans aucun rapport avec l’histoire : des corbeaux sur le toit de l’hôpital, un chat sur le rebord de la fenêtre, deux pies sur une branche. Le monde continue de tourner quoiqu’il arrive, et il ne sera ni meilleur ni pire si des milliers d’hommes meurent pour des idées. Comment ne pas être désabusé, voire cynique comme Stilman, face à la bêtise de l’homme, avec sa mauvaise foi et ses agissements étriqués ?

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