Ragnar Jonasson

Ragnar Jonasson

Ragnar Jónasson est né à Reykjavik en 1976. Ses grands-parents sont originaires de Siglufjördur, la ville où se déroule Snjór, et où a grandi son père. Grand lecteur d’Agatha Christie dès son plus jeune âge – et plus tard de P.D. James ou Peter May –, il entreprend la traduction, à 17 ans, de qua...

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Ragnar Jónasson est né à Reykjavik en 1976. Ses grands-parents sont originaires de Siglufjördur, la ville où se déroule Snjór, et où a grandi son père. Grand lecteur d’Agatha Christie dès son plus jeune âge – et plus tard de P.D. James ou Peter May –, il entreprend la traduction, à 17 ans, de quatorze de ses romans en islandais. Avocat et professeur de droit à l’Université de Reykjavik, il est aussi écrivain et le cofondateur du Festival international de romans policiers «Iceland Noir ».

C’est l’agent d’Henning Mankell qui a découvert Jónasson et vendu les droits de ses livres dans près de dix pays, dont les États-Unis et l’Angleterre.

Avis (39)

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    Couverture du livre « Vik » de Ragnar Jonasson aux éditions La Martiniere

    Gerry sur Vik de Ragnar Jonasson

    Ouvrage qui se lit bien, mais j'ai dû passer à côté du thriller !

    Ouvrage qui se lit bien, mais j'ai dû passer à côté du thriller !

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    Couverture du livre « Nátt » de Ragnar Jonasson aux éditions La Martiniere

    Sandrine Fernandez sur Nátt de Ragnar Jonasson

    C'est l'été en Islande mais le soleil ne brille pas à Reykjavik. La ville subit encore les effets de l'éruption du volcan Eyjafjallajökull. le ciel n'est que cendre, l'air est irrespirable. Heureusement, le Nord de l'île est épargné et, à Siglufjördur, Ari Thor profite de la douceur de la...
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    C'est l'été en Islande mais le soleil ne brille pas à Reykjavik. La ville subit encore les effets de l'éruption du volcan Eyjafjallajökull. le ciel n'est que cendre, l'air est irrespirable. Heureusement, le Nord de l'île est épargné et, à Siglufjördur, Ari Thor profite de la douceur de la saison, lui qui supporte si mal le rude hiver de ce coin du pays. Mais la douceur de la saison n'empêche pas le crime et l'on retrouve le cadavre d'un homme battu à mort à Saudarkrokur. L'affaire ne concerne pas directement le poste de police de Siglufjördir mais comme l'homme était officiellement domicilié dans la ville, Ari Thor et son chef Tomas sont associés à l'enquête. Les deux hommes entament leurs recherches sur le défunt alors qu'ils sont tous deux perturbés par leur vie privée. Ari Thor ne se remet pas de sa rupture avec Kristin, son chef déprime depuis que son épouse a repris ses études à Reykjavik, et leur collègue Hlynur ne leur est d'aucune aide : il vit la peur au ventre depuis que des mails anonymes le rappelle à un passé peu glorieux.
    De son côté, Isrun, journaliste à Reykjavik, est bien décidée à obtenir un scoop à propos d'Elias Freysson, l'homme assassiné. Son job est en jeu mais elle a aussi des raisons personnelles de se confronter à cet assassinat.

    L'Islande...une île si paisible... Siglufjördur, une ville si paisible...Et pourtant c'est bel et bien la violence qui est au coeur de ce polar venu du Nord. La violence sous toutes ses formes : harcèlement scolaire, harcèlement au travail, maltraitance de l'enfant, viol, exploitation sexuelle, etc. Et bien sûr tout ce qui en découle : encore plus de violence, le désir de vengeance, les vies brisées.
    Mais cette noirceur est diluée dans un récit un peu brouillon qui multiplie autant les pistes que les personnages. Ari Thor, censément héros de la série, se montre sous son plus mauvais jour, malade de jalousie à propos d'une femme qu'il a lui-même allègrement trompée. Il est entouré de collègues dépressifs et d'une foule de suspects qui nous font perdre le fil de l'enquête. le mort est lui aussi des plus antipathiques, à tel point qu'on n'est pas trop pressé de voir le meurtrier arrêté. Quant à la journaliste, son histoire vient parasiter un récit qui était déjà mollasson au départ.
    Bref, Jonasson fait le job mais ne révolutionne pas le genre. Espérons que la suite soit un peu plus pêchue et originale...

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    Couverture du livre « La dame de Reykjavik » de Ragnar Jonasson aux éditions La Martiniere

    mavic_lit sur La dame de Reykjavik de Ragnar Jonasson

    Quittons le temps d'un livre Siglufjördur et Ari Thor et plongeons nous au cœur d'une nouvelle histoire avec un personnage principal tout autant charismatique.

    Un personnage qui dès le début perd tous ses repères et se rattrape à la dernière branche qui la maintient : sa dernière enquête...
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    Quittons le temps d'un livre Siglufjördur et Ari Thor et plongeons nous au cœur d'une nouvelle histoire avec un personnage principal tout autant charismatique.

    Un personnage qui dès le début perd tous ses repères et se rattrape à la dernière branche qui la maintient : sa dernière enquête avant son départ définitif, non voulu, à la retraite.

    Et pas n'importe quelle enquête, un cold case vieux de plusieurs années qui a été négligée pour de nombreuses raisons.

    Un cold case qui va soulever des questionnements autant au niveau de l'enquête que sociétalement parlant.

    Encore une fois Ragnar Jonasson nous offre une enquête tout en douceur et qui pourtant vous prend à la gorge à bien des moments.

    Je vous parle aujourd'hui de La dame de Reykjavik de Ragnar Jonasson aux éditions de La Martinière.

    Mon ressenti général sur cette lecture c’est qu’une ambiance pesante et mélancolique se fait sentir tout du long.

    Et ce n’est pas pour me déplaire.

    Tout d’abord parce qu’on a Hulda, inspectrice poussée à la retraite parce que trop âgée et parce qu’elle ne s’est jamais réellement intégrée à cette équipe qu’elle a vu changé au fur et à mesure du temps. Et une équipe où elle a également dû faire sa place en tant que femme qualifiée pour mener des enquêtes à bien.

    Mais Hulda ce n’est pas que cela.

    C’est aussi une femme que la vie n’a pas vraiment épargnée et qui encore aujourd’hui la rappelle à l’ordre. Elle respire la mélancolie autant qu’elle insuffle la force d’aller au bout de ses convictions, de persévérer et de continuer à aller de l’avant.

    Hulda c’est un peu tout ça à la fois et au final j’ai développé une certaine sympathie pour elle parce que j’ai été révolté de comment elle était traité sur son lieu de travail après autant d’années de travail mais aussi pour cette persévérance qui l’amène à déterrer une affaire mené un peu par-dessus la jambe.

    Et pour cause, la victime est russe. Et tous les étrangers ne sont pas aussi bien acceptés qu’il n’y paraît.

    J’ai trouvé intéressant de soulever cette problématique. Au-delà d’en constituer une intrigue où tout va se tourner autour de la victime et du combat qu’elle aura mené pour rester dans ce pays, c’est également un fait de société que dénonce l’auteur. Ou plutôt, on en apprend un peu plus sur ce pays nordique qui fait rêver tant de voyageurs aujourd’hui. Et moi j’aime apprendre des choses quand je lis.

    C’est un thème qui est bien amené à travers l’enquête que va mener Hulda. Parce qu’à travers ses recherches elle va se confronter au problème de l’immigration mais aussi au parcours du combattant que cela peut représenter. Et c’est assez fou de se dire que votre vie ne tient qu’à quelques papiers administratifs, tout pays confondus.

    Le cold case que décide de rouvrir Hulda va la mener sur bien des pistes, bien des mystères qu’elle devra tenter de démêler seule, aidé seulement des témoins qui acceptent de répondre à ses interrogations des années plus tard. Autant dire qu’elle avance sur un chemin miné où les langues ont quelques difficultés à se délier et où toute vérité n’est pas bonne à entendre.

    Mais comme d’habitude depuis que j’ai découvert Ragnar Jonasson c’est un plaisir à lire, à savourer chaque page.

    Autant pour les paysages que pour l’intrigue en elle-même. En peu de pages il y met l’essentiel sans s’appesantir sur trop de détails mais en nous offrant des coins de l’Islande que l’on a aucun mal à s’imaginer.

    Cependant ici même le paysage devient menaçant, mélancolique et amène cette sensation de pesanteur.

    Cela ne fait que renforcer et exacerber les émotions qui te prennent durant la lecture et te plonger encore un peu plus dans La dame de Reykjavik.

    Ca reste du polar nordique où le déroulement se fait en douceur et pourtant, ici et là, l’intrigue s’agrémente de petit retournement de situation ou de découverte qui fait que je ne me suis jamais lassée de ma lecture.

    Au final elle prend aux tripes, parce que j’insiste, mais l’atmosphère qui se dégage de cette lecture t’enveloppe pour ne jamais vraiment te lâcher.

    L’environnement a toute son importance parce qu’elle majore cette atmosphère si particulière. Je l’ai déjà dit pour un des romans de Ragnar Jonasson mais c’est limite si je ne considère pas le décor et plus particulièrement les paysages comme un personnage à part entière.

    En bref,
    La fin est bluffante.

    L’enquête d’Hulda passe à la vitesse supérieure et elle fonce accompagnée de ses convictions les plus profondes. Jusqu’à la fin on appréhende ce qu’il peut, ce qu’il va arriver et on serre les dents face à ce dénouement. Tout comme le reste de l’histoire elle semble aller de soi et continue de t’impacter une fois la dernière page tournée. Tout simplement parce que je trouve que Ragnar Jonasson parvient à saisir l’essence même de son personnage et qu’elle nous devient familière, amicale et que l’on traverse avec lui ses peurs, ses joies, ses victoires mais aussi ses défaites. Pas besoin de prendre 100 pages pour raconter en long, en large et en travers l’histoire du personnage principal, seul quelques mots bien choisis suffisent. Et ici, c’est exactement ça. L’auteur nous dévoile des pans succincts de vie de Hulda en plus de la voir se démener pour résoudre sa dernière enquête et du coup on ne peut être que pris dans cette histoire.

    C’est juste un sans faute de la part de l’auteur mais aussi pour celui qui a traduit ce livre.

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    Couverture du livre « La dame de Reykjavik » de Ragnar Jonasson aux éditions La Martiniere

    jml38 sur La dame de Reykjavik de Ragnar Jonasson

    Après avoir découvert Ragnar Jonasson avec sa précédente série dont j'ai lu avec plaisir les trois premiers opus, cette «Dame de Reykjavik» m'a fait de l'œil et je me suis laissé tenter.
    Et j'ai bien fait, car avant tout je dois dire que j'ai beaucoup apprécié cette lecture grâce au style de...
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    Après avoir découvert Ragnar Jonasson avec sa précédente série dont j'ai lu avec plaisir les trois premiers opus, cette «Dame de Reykjavik» m'a fait de l'œil et je me suis laissé tenter.
    Et j'ai bien fait, car avant tout je dois dire que j'ai beaucoup apprécié cette lecture grâce au style de l'auteur d'une grande fluidité.

    Les femmes sont à l'honneur dans ce roman, mais pas épargnées par la vie ni par l'auteur.
    Hulda est une policière qui n'a pas beaucoup brillé dans sa carrière, même si elle a toujours eu de bons résultats dans ses enquêtes. Son caractère et la misogynie ambiante l'ont souvent laissée en bas de l'ascenseur promotionnel.
    On découvre peu à peu que sa vie n'a pas été un long fleuve tranquille.

    A l'approche de la retraite, elle apprend brutalement qu'elle est devenue indésirable et doit laisser prématurément son poste à un petit jeune prometteur.
    Son chef Magnus, magnanime, lui permet de reprendre une dernière affaire parmi celles non résolues.

    Elle décide de s'attacher à la mort d'une jeune demandeuse d'asile Russe, Elena, dont le décès a été qualifié d'accidentel ou de suicide lors d'une enquête qu'elle pense avoir été bâclée par un de ses collègues.

    Ce qu'elle va découvrir lors de ses investigations va la faire se sentir investie d'une mission envers des jeunes femmes qui ont tout laissé derrière elles pour refaire leur vie en Islande et ont tout perdu.

    Malgré un rythme assez lent, avec de superbes descriptions des paysages Islandais à la beauté sauvage, l'intrigue surprend par une densité inattendue.
    L'ensemble est particulièrement réussi, à la fois prenant et émouvant, et j'ai été littéralement bluffé par la fin.

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