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Rachel Corenblit

Rachel Corenblit
Rachel Corenblit est un auteur de littérature de jeunesse française, née à Chicoutimi au Québec en 1969. Elle a vécu à Jérusalem, Nice, Paris, Albi et Marseille. Après des études de philosophie et diverses activités professionnelles, elle se tourne vers l'enseignement en 1997. Elle exerce aujourd... Voir plus
Rachel Corenblit est un auteur de littérature de jeunesse française, née à Chicoutimi au Québec en 1969. Elle a vécu à Jérusalem, Nice, Paris, Albi et Marseille. Après des études de philosophie et diverses activités professionnelles, elle se tourne vers l'enseignement en 1997. Elle exerce aujourd'hui à Toulouse en tant que professeur des écoles. Dans ses romans, elle aborde notamment la question de l'acceptation de soi, de la différence, de la maladie. Elle trouve ses sources d'inspiration dans le théâtre, les différents métiers qu'elle a exercés et la vie quotidienne.

Avis sur cet auteur (18)

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    Couverture du livre « Sortir du placard » de Rachel Corenblit aux éditions Nathan

    Cassy59 sur Sortir du placard de Rachel Corenblit

    Court toujours est une collection récente des éditions Nathan. Elle s’adresse aux adolescents et jeunes adultes de 15 à 25 ans environ. Ces titres peuvent se lire de trois façons différentes : sur papier, en ebook ou en livre audio, ces trois canaux sont compris dans le livre papier. Chaque...
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    Court toujours est une collection récente des éditions Nathan. Elle s’adresse aux adolescents et jeunes adultes de 15 à 25 ans environ. Ces titres peuvent se lire de trois façons différentes : sur papier, en ebook ou en livre audio, ces trois canaux sont compris dans le livre papier. Chaque titre aborde une thématique incontournable de la vie de jeune adulte. Dans ce titre, nous rencontrons Rita, dix-sept ans, qui n’est pas très attirée par les relations amoureuses. Sa première expérience ne l’a pas vraiment convaincue. A la terrasse d’un café, l’amie de sa mère avec une grande indélicatesse, émet l’hypothèse que Rita préférerait peut-être les filles. Ces paroles cheminent et poussent Rita à la réflexion. Vous l’aurez compris, ce titre parle du coming-out, du questionnement de soi, de l’acceptation. J’ai aimé la manière dont le sujet est traité. Même si l’histoire de Rita est unique, de nombreux jeunes lecteurs peuvent se retrouver. J’ai aimé la famille imparfaite de Rita, qui multiplie les bourdes et les maladresses mais qui s’aime profondément. Un joli titre qui m’a beaucoup plu, j’aurais juste souhaité qu’il dure plus longtemps.

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    Couverture du livre « Les enfants du Lutetia » de Rachel Corenblit aux éditions Les Editions Du Mercredi

    Sweetcactus sur Les enfants du Lutetia de Rachel Corenblit

    Un livre très bien écrit qui mérite autant d'être classé littérature adulte que littérature enfant.
    L'histoire de 4 enfants avec des parcours très différents qui viennent attendre leurs parents disparus durant la guerre, au Lutetia , point d'arrivée des déportés à partir de l'été 1945.
    Une...
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    Un livre très bien écrit qui mérite autant d'être classé littérature adulte que littérature enfant.
    L'histoire de 4 enfants avec des parcours très différents qui viennent attendre leurs parents disparus durant la guerre, au Lutetia , point d'arrivée des déportés à partir de l'été 1945.
    Une belle écriture, de beaux sentiments, une belle histoire un peu triste bien sûr puisque tous les parents ne reviendront pas . Les jours heureux disparus, les parents qui se sont sacrifiés pour leurs enfants, des adieux qui ne sont pas faits. Et puis , tous ces prisonniers qui reviennent décharnés et vides ....C'est aussi le point de départ d'une nouvelle vie pour oublier et soigner ses blessures.

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    Couverture du livre « La maledetta » de Rachel Corenblit aux éditions Nathan

    BERGAMOTELOVEBOOK sur La maledetta de Rachel Corenblit

    Eva adolescente de 16 ans n'est pas très bien dans sa peau. Elle part en vacances avec sa mère, son frère et le meilleur ami de celui-ci dans la maison que leur mère a nouvellement hérité. Très vite, elle va ressentir d'étranges sensations qu'elle voudra explorer et surtout comprendre. On...
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    Eva adolescente de 16 ans n'est pas très bien dans sa peau. Elle part en vacances avec sa mère, son frère et le meilleur ami de celui-ci dans la maison que leur mère a nouvellement hérité. Très vite, elle va ressentir d'étranges sensations qu'elle voudra explorer et surtout comprendre. On oscille entre le thriller et le roman fantastique. Il y a une atmosphère pesante, bref ça fonctionne bien. Le suspens est présent, les ambiances qui peuvent mettre mal à l'aise également.
    Un roman qui je pense fonctionnera très bien auprès des grands ados.
    Seul bémol à mon goût et j'ai demandé à mon ado de 13 ans ce qu'il en pensait, c'est la première de couverture : pas très attirante et qui fait un peu amateur. C'est dommage car j'ai peur qu'à cause de cela, des lecteurs potentiels ne s'y attardent pas en le voyant.

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    Couverture du livre « Un peu plus près des étoiles » de Rachel Corenblit aux éditions Bayard Jeunesse

    Marie Kacher sur Un peu plus près des étoiles de Rachel Corenblit

    Le mois de novembre était censé être placé sous le signe de la fantasy … mais quand j’ai croisé ce titre dans la sélection Masse critique, j’ai allégrement balourdé (au sens figuré uniquement) mes gros pavés remplis de dragons, d’elfes et de batailles sanguinolentes pour me ruer sur ce court...
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    Le mois de novembre était censé être placé sous le signe de la fantasy … mais quand j’ai croisé ce titre dans la sélection Masse critique, j’ai allégrement balourdé (au sens figuré uniquement) mes gros pavés remplis de dragons, d’elfes et de batailles sanguinolentes pour me ruer sur ce court roman qui promettait d’être riche en émotions et en poésie. Pour lui, j’ai été jusqu’à interrompre ma lecture d’une saga – ce que je ne fais généralement qu’à contrecœur car j’aime lire tous les tomes d’une saga d’une seule traite ! Il y a quelque chose sur cette couverture, quelque chose dans ce titre, quelque chose dans ce résumé, qui m’a donné cette envie de tout laisser tomber pour me plonger aussi vite que possible dans cette lecture. Je le sentais, je n’allais pas en sortir tout à fait indemne, et la raison aurait voulu que j’attende d’être un peu moins déprimée pour m’y mettre … mais « le cœur a ses raisons que la raison ignore », semblerait-il.

    Rémi, quatorze ans, presque quinze, a déménagé dix-neuf fois pour suivre son père, médecin remplaçant qui semble s’être donné pour objectif de visiter tous les hôpitaux, cliniques et maisons de retraite de la France. Solitaire et introverti, le jeune homme ne prend même plus la peine d’essayer de s’intégrer dans les différents établissements scolaires qu’il fréquente quelques mois chacun. Il préfère se réfugier dans la musique, trimbalant où qu’il aille le vieux Walkman de sa mère pour écouter les cassettes que cette dernière a enregistré lorsqu’elle avait son âge. Dans ce cocon acoustique des années 80, Rémi tente de se convaincre que le monde ne peut pas l’atteindre … Jusqu’au jour où son père et lui débarquent dans un centre de repos pour les chirurgies réparatrices et qu’il croise Sara. Sara et son visage défiguré, monstrueux, repoussant. Sara et ses yeux magnifiques, envoutants, méprisants. Car malgré les avertissements de son père, Rémi n’a pas pu s’empêcher d’écarquiller les yeux, effaré par ce qu’il voyait. A partir de cet instant, le jeune garçon doit se rendre à l’évidence : il ne veut plus être seul. Et peut-être que ces jeunes écorchés pourraient bien être les seuls à l’accepter …

    Un, deux, trois … Les chuchotis de sa mère au début de chaque cassette rythme le quotidien de Rémi, notre héros et narrateur. Rengaine familière et rassurante qui berce le jeune homme jour après jour, tandis que grandit en lui le ras-le-bol d’être trimballé d’hôpitaux en hôpitaux, de collèges en collèges. On s’attache rapidement à Rémi, adolescent solitaire qui vit avec la crainte – mêlée à un incompréhensible espoir – d’avoir hérité de la folie de sa mère. Mère dont son père et lui ne parle jamais, et que Rémi ne connait finalement qu’à travers ses gouts musicaux enregistrés sur dix cassettes qu’il écoute en boucle. On a de la peine pour lui, mais cela ne nous empêche pas d’approuver Sara lorsque celle-ci le traite de blaireau après leur rencontre … Mais on ne peut cependant pas lui en vouloir complétement : il y a fort à parier qu’on aurait réagi exactement de la même manière en se retrouvant face à Sara et aux autres jeunes de ce centre de repos pour les patients qui viennent de subir une opération de chirurgie réparatrice. Face à une petite fille qui n’a pas de nez, face à une ado qui n’a plus de visage. Même en sachant que c’est mal, on n’aurait probablement pas pu empêcher notre cerveau de faire un arrêt sur image, nos yeux de fixer ces aberrations physiques, notre corps même d’avoir un petit mouvement de recul.

    A travers le personnage de Rémi, qui est loin d’être parfait, qui est juste éminemment humain, qui est juste exactement comme nous, l’autrice nous place finalement face à notre propre comportement. Elle nous oblige à nous rendre compte de notre « cruauté ordinaire ». Car malgré tous les beaux discours de tolérance, il ne faut pas se voiler la face : la différence fait peur, surtout quand cette différence est « moche ». Face à de telles difformités, on ne peut pas s’empêcher de détourner le regard – regard par ailleurs empli de pitié –, sans songer une seule seconde à la souffrance que cela fait naitre chez l’autre. Comme si cet autre, qui ressemble si peu à un humain, n’était plus tout à fait humain. Comme si sa malformation impliquait nécessairement qu’il ne pouvait pas comprendre et ressentir les choses. Rémi a toujours cru qu’il était « bienveillant », qu’il savait accepter la différence sans souci, mais cette rencontre lui fait douloureusement prendre conscience qu’il a encore bien du chemin à faire. Heureusement, malgré le fiasco de leur première rencontre, les sept jeunes de la « cabane thérapeutique » vont l’accepter parmi eux. Et lui apprendre à voir la beauté de l’âme et du cœur. La plus importante. Celle que rien ne peut altérer, pas même un dramatique accident de voiture ou l’explosion d’une bombonne de gaz. Pour reprendre l’expression de Saint Exupéry, une beauté qu’on ne voit pas avec les yeux mais avec le cœur. Et croyez-moi, le cœur de Rémi va apprendre à battre avec une ardeur nouvelle ….

    Ce livre, c’est un véritable ouragan littéraire. Au début, c’est le silence, le calme avant la tempête. Le temps semble suspendu, il y a comme une bulle de coton qui nous entoure. Il y a Rémi et sa musique, jour après jour. Il y a les descentes quotidiennes au réfectoire pour chercher un plateau repas. Il y a l’ennui et la solitude. Et soudain, le cataclysme se déclenche, et vous ne pouvez absolument rien faire pour lutter : la tornade vous entraine dans un tourbillon d’émotions et vous ne pouvez pas vous en sortir. Vous espérez, vous riez, vous pleurez, vous hurlez. Avec Rémi. Avec Sara et Adonis. Avec Clothilde et Maxime. Avec Pascal, Zoé et Milie. Avec ces huit jeunes. Sept gueules cassées et une âme brisé, qui se rencontrent et s’apprivoisent. Qui font face aux plus terribles épreuves. Qui se déchirent, aussi, quand Rémi n’a pas le courage suffisant pour assumer leur amitié au grand jour. Quand il se comporte comme un blaireau. Qui se réunissent à nouveau quand vient le moment de soutenir un d’entre eux. Car pour ces sept jeunes écorchés, le combat n’est jamais terminé : opérations après opérations, ils espèrent retrouver un visage qui n’attirera plus les regards. Un visage pour ne plus être à l’écart … C’est un livre déchirant, mais étonnamment profondément réjouissant en même temps. Ils sont beaux, ces sept jeunes, oui, ils sont si beaux.

    En bref, vous l’aurez bien compris, c’est un véritable coup de cœur pour ce bref récit coup de poing, qui ne laissera aucun lecteur indifférent. Comment rester de marbre face à cette magnifique histoire d’amour et d’amitié ? Comment ne pas s’attacher à Rémi et ses nouveaux amis, malmenés d’une façon ou d’une autre par la vie ? Comment ne pas avoir envie de les serrer dans nos bras, non pas pour exprimer notre pitié, mais bien pour les remercier d’exister, même uniquement sur le papier ? Ils nous donnent une formidable leçon de vie, par leur courage et leur générosité, mais aussi par leurs faiblesses et leurs erreurs. Si je pouvais vous donner un conseil, c’est vraiment de lire chaque chapitre en écoutant la chanson qui va avec. La musique des années 80 constitue ici un personnage à part entière, tant elle a d’importance dans la vie de Rémi, et ça permet vraiment de se plonger dans l’ambiance de ce récit vraiment émouvant et captivant que je conseille chaleureusement. Oui, c’est un roman déchirant, on en sort avec le cœur en miettes, mais on en sort aussi avec du baume au cœur, car c’est un roman d’une beauté rare, et d’une poésie inouïe. Une formidable découverte !

    https://lesmotsetaientlivres.blogspot.com/2020/01/un-peu-plus-pres-des-etoiles-rachel.html