Pierre Pelot

Pierre Pelot
Né en 1945, Pierre Pelot a signé plus d'une centaine de livres, du polar à la SF, en passant par la BD. Il est l'auteur notamment de L'Été en pente douce, Natural Killer, C'est ainsi que les hommes vivent, Méchamment dimanche, L'Ombre des voyageuses et La Montagne des boeufs sauvages.

Articles en lien avec Pierre Pelot(2)

Avis sur cet auteur (19)

  • add_box
    Couverture du livre « Braves gens du purgatoire » de Pierre Pelot aux éditions Heloise D'ormesson

    Philippe DUVAL sur Braves gens du purgatoire de Pierre Pelot

    Règlement de compte à Purgatoire
    Dans un petit village du sud des Vosges, une question agite tous les esprits : Maxime Bansher a-t-il vraiment tué sa femme avant de se suicider ? Lorena sa petite-fille en doute et décide de mener une enquête à hauts risques avec l'aide du vieux Simon,...
    Voir plus

    Règlement de compte à Purgatoire
    Dans un petit village du sud des Vosges, une question agite tous les esprits : Maxime Bansher a-t-il vraiment tué sa femme avant de se suicider ? Lorena sa petite-fille en doute et décide de mener une enquête à hauts risques avec l'aide du vieux Simon, l'écrivain du coin, misanthrope et peu loquace, mais fin connaisseur de l'histoire de ces vallées. Ultime roman de P. Pelot selon ses dires. Testament d'un conteur prolifique? Polar rugueux, riche, foisonnant, d'une structure complexe pour ménager le suspens avec des allers et retours sur plus d'un siècle, fausses pistes, secrets familiaux bien cachés, rancœurs et amours secrètes. Les personnages sont hauts en couleur comme Zébulon, le cycliste hurlant, ou l'homme des loups, écolo avant la lettre. Un drame social couve aussi sur fond de mutation industrielle où le tourisme blanc et vert a supplanté le textile et le travail du bois. Avec la précision et le sens du détail d'un Brueghel, l'auteur brosse des tableaux plus vrais que nature de la vie villageoise et des forêts alentour au fil de phrases longues, enchevêtrées et envoûtantes. Cette œuvre ample et authentique emporte, captive et tient en haleine de bout en bout.

  • add_box
    Couverture du livre « Braves gens du purgatoire » de Pierre Pelot aux éditions Heloise D'ormesson

    Dominique Sudre sur Braves gens du purgatoire de Pierre Pelot

    A Purgatoire, un petit village des Vosges, Maxime Bansher a assassiné sa compagne puis s’est pendu. Meurtre et suicide, c’est la thèse des gendarmes. Pourtant si tout parait évident, ni sa petite fille Lorena, ni les relations proches ou éloignées du couple, ne sont convaincues. Alors en...
    Voir plus

    A Purgatoire, un petit village des Vosges, Maxime Bansher a assassiné sa compagne puis s’est pendu. Meurtre et suicide, c’est la thèse des gendarmes. Pourtant si tout parait évident, ni sa petite fille Lorena, ni les relations proches ou éloignées du couple, ne sont convaincues. Alors en partant de l’origine des familles, ces deux américains tout droit débarqués de la troupe de Buffalo Bill en 1889, à leurs descendants pendant la résistance, puis à aujourd’hui, chacun cherche un mobile. Peu à peu, les relations, les sentiments se dévoilent, noirceurs, secrets, vengeances dessinent peu à peu les contours nauséabonds des relations entre les principaux protagonistes.

    Lire un roman de Pierre Pelot, ça se mérite ! Il y a la force, la minutie et surtout la poésie de l’écriture, qui malgré des airs surannés est résolument actuelle. Chaque mot compte, chaque paragraphe amène le lecteur vers un évènement significatif, chaque digression l’entraine au loin, l’obligeant parfois à revenir en arrière.
    Lire ma chronique complète sur le blog Domi C Lire https://domiclire.wordpress.com/2019/09/08/braves-gens-du-purgatoire-pierre-pelot/

  • add_box
    Couverture du livre « Si loin de cain » de Pierre Pelot aux éditions Rivages

    Topette sur Si loin de cain de Pierre Pelot

    Quelle déception ! Quand on lit le résumé de ce roman, on se dit qu'il va être de la même trempe que « A toute berzingue » de Kenneth Cook. Non, pas du tout. C'est long, répétitif et vulgaire. Que les protagonistes soient vulgaires, pourquoi pas ! Mais, même le narrateur se sent obligé de placer...
    Voir plus

    Quelle déception ! Quand on lit le résumé de ce roman, on se dit qu'il va être de la même trempe que « A toute berzingue » de Kenneth Cook. Non, pas du tout. C'est long, répétitif et vulgaire. Que les protagonistes soient vulgaires, pourquoi pas ! Mais, même le narrateur se sent obligé de placer des vulgarités partout. 
Puis, tout-à-coup, dans cet imbroglio de vulgarité, on retrouve des mots du langage soutenu. C'est qui est très déstabilisant pour le lecteur. de grandes incohérences de langage …
    Quelle est cette façon d'écrire ? L'auteur fait un exposé parfois : « aux pieds des arbres, par exemple …. » On ne comprend pas bien. Et puis pourquoi mixer les genres ? Roman ou pièce de théâtre ?
    Par ailleurs, l'auteur écrit souvent en « langage parlé » ce qui alourdit atrocement le texte.
    On remarque également que l'auteur aime nous faire part de choses inutiles, par exemple, ce qu'ils mangent. Où est l'intérêt de savoir qu'ils mangent des saucisses grillées dans l'intrigue. Aucun ! C'est peut-être simplement une façon d'ajouter des caractère pour gonfler l'oeuvre.
    Ah, le sexe ! Comment les auteurs pourraient-ils vendre leurs romans s'ils ne faisaient jamais allusion au sexe ? Celui-ci regorge de scènes malaisantes. Un cousin qui se masturbent devant sa cousine, ou en pensant à sa tante. Puis, une cousine qui fera une gâterie à son cousin …. Où va-t-on ? D'autant plus, que le sexe n'a pas grand chose à voir avec l'intrigue.
    Et la fin est magique ! On sait que Bibi est mort et que Zuco est allé à la gendarmerie. Mais que deviennent Cyrille et Léna ? Pas d'Ici ? Tout ce qu'on sait, c'est que le chien est rentré chez lui et en sentant l'odeur du sang, il s'est mis à pleurer. Chouette, on est content de l'apprendre … C'est horriblement bâclé !
    On comprend très vite que l'auteur à écrit ce roman pour les hommes. Il joue sur le cliché du bûcheron rustre et le pousse relativement loin. Malheureusement, les femmes ont du mal à s'approprier l'histoire tant elle est masculine et vulgaire. le seul élément qui nous permet de nous « attacher », bien que ce soit un grand mot, à Bibi, c'est lorsqu'il parle de sa femme Anise. L'auteur nous promet de l'horreur, du sang, du tragique … Où y en a-t-il eu ? La seule chose dont on se souvienne, c'est que la famille Dubat était folle, et encore bien moins que ce qu'elle aurait pu être. On oublie pas, toutefois, que ce roman a été publié en 1988. À l'époque, les lecteurs avaient sans doute bien moins soif de cruauté que nous, lecteurs de 2018. Il n'en reste pas moins, que cette histoire n'a rien de trépidante et n'est pas spécialement bien écrite. Au contraire !

  • add_box
    Couverture du livre « Braves gens du purgatoire » de Pierre Pelot aux éditions Heloise D'ormesson

    L'atelier de Litote sur Braves gens du purgatoire de Pierre Pelot

    Un retour dans le passé de tout un village afin de mieux comprendre le drame qui vient de s’y dérouler. Lorena apprend que son grand-père Maxime vient d’assassiner sa femme avant de mettre fin à ses jours, cela elle ne peut y croire pas plus que son père Adelin. Pourtant c’est la thèse...
    Voir plus

    Un retour dans le passé de tout un village afin de mieux comprendre le drame qui vient de s’y dérouler. Lorena apprend que son grand-père Maxime vient d’assassiner sa femme avant de mettre fin à ses jours, cela elle ne peut y croire pas plus que son père Adelin. Pourtant c’est la thèse officielle et aucune enquête ne sera menée au-delà des apparences aussi, elle décide de chercher à comprendre avec l’aide du vieux Simon. Pour nous Pierre Pelot fait parler « l’oncle Simon » l’écrivain qui a conservé la mémoire du village et de ses fondateurs. Un roman rural fort et taiseux dont on suit la piste sinueuse auprès de Lorena. C’est un peu comme remonter un arbre généalogique, aller de branche en branche et s’accrocher à l’écorce pour arriver à comprendre l’étendue et la singularité de la famille Bansher. Même si le rythme est lent, les événements s'enchaînent et ne nous laisse pas indifférents car mettre en lumière les zones sombres du passé est tout un art que maîtrise fort bien l’auteur. Sa façon de décrire l’environnement est majestueuse, j’ai adoré découvrir la région en suivant le vélo de Zébulon ou en marchant aux côtés de la jument de Lorena. J’étais aussi rendu à espérer une belle histoire d’amour pour la dernière génération, tout autant j’ai apprécié découvrir les turpitudes de la famille Bansher.
    Si j’en ai aimé le contenu je ne peux pas en dire autant de la forme, c’est un style particulier qui n’est pas des plus aisés à lire. J’ai eu très peur aux toutes premières pages alors que les phrases semblent ne jamais vouloir finir, tant les digressions sont nombreuses. Je me suis retrouvé plus d’une fois complètement perdue dans ma lecture à ne pas savoir de qui on parlait, à remettre en question ma faculté de compréhension. Pourtant j’ai persévéré parce que je voulais vraiment comprendre la mort des grands-parents de Lorena. J’ai bien fait parce que j’ai su apprivoiser au fur des phrases ce style incroyable d’où une poésie s’échappe et vient nous prendre comme par surprise. Au final ce fut une très belle lecture, une belle découverte et un roman noir familial que je n’oublierai pas tant il est riche de tout le cœur qui a mis son auteur. Bonne lecture.