Pierre Linhart

Pierre Linhart

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Avis (6)

  • Couverture du livre « Une mère modèle » de Pierre Linhart aux éditions Anne Carriere

    Mes écrits d'un jour sur Une mère modèle de Pierre Linhart

    Florence mène une vie parfaite. Elle est cheffe de chant épanouie à l’Opéra de Paris, mère comblée et femme amoureuse. Oui mais seulement son gosse capricieux l’insupporte de plus en plus et son mari vit la moitié du temps à New-York. Ce bonheur s’effondre et Florence se sent impuissante. Comme...
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    Florence mène une vie parfaite. Elle est cheffe de chant épanouie à l’Opéra de Paris, mère comblée et femme amoureuse. Oui mais seulement son gosse capricieux l’insupporte de plus en plus et son mari vit la moitié du temps à New-York. Ce bonheur s’effondre et Florence se sent impuissante. Comme pour relancer la machine, elle s’invente un deuxième fils en Moussa et refuse de s’exiler aux USA. Croyant faire de son mieux, elle provoque son propre naufrage et sombre. Florence se cherche et se demande si la perfection existe.

    Pierre Linhart écrit au nom d’une femme, sur son propre reflet avec ses interrogations et ses doutes d’existence. C’est le regard du XXIème siècle sur une mère de famille voulant tout réussir à tout prix en s’en oubliant soi-même. L’auteur est parvenu à détourner mon attention de son véritable objectif : la descente aux enfers de Florence. Ma lecture se centrait principalement sur la relation avec Moussa, à aucun moment je n’ai senti la déchéance de Florence arriver. Pierre Linhart est scénariste et cela s’en ressent dans son écriture, il m’a tenue en haleine jusqu’à la chute, l’inévitable. Un roman qui peut être perçu comme dramatique, plombant mais qui acquiert son émancipation à la fin.

    http://www.mesecritsdunjour.com/archives/2018/07/13/36558786.html

  • Couverture du livre « Une mère modèle » de Pierre Linhart aux éditions Anne Carriere

    Olivia sur Une mère modèle de Pierre Linhart

    A quel âge arrête-t-on de se remettre en question? A quel âge cesse-t-on de vouloir plus pour se contenter seulement de l’existant? Florence arrive à cet âge où sa vie parfaite ne lui suffit plus. Elle ne peut plus se contenter de son mari William, professeur et écrivain exilé à New York. Elle...
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    A quel âge arrête-t-on de se remettre en question? A quel âge cesse-t-on de vouloir plus pour se contenter seulement de l’existant? Florence arrive à cet âge où sa vie parfaite ne lui suffit plus. Elle ne peut plus se contenter de son mari William, professeur et écrivain exilé à New York. Elle ne peut plus se contenter de son fils unique, Joachim, adorable mais trop gâté. Elle veut une aventure, elle veut un second fils, elle veut rester à Paris, continuer à vivre de sa passion, la musique, en tant que maître de chant. Quand elle rencontre Moussa, ami de son fils, elle trouve un nouveau sens à sa vie. Elle offre à Moussa tout ce que son fils n’a pas su apprécier, elle prend soin de lui, persuadée que personne d’autre n’est là pour le faire. Mais ce qui commence comme un élan d’altruisme aura des conséquences bien plus graves sur sa famille, sa santé et sa vie.

    Florence voulait être mère, plus mère qu’elle ne l’était déjà, elle voulait combler ce manque que la nature n’a pas voulu lui donner. Mais encore plus que ça, elle traverse une crise plus profonde, une crise propre aux femmes qui ont tout fait comme il faut, qui ont réussi dans la vie, qui se sont mariées et qui ont eu des enfants. Elle a cet élan que les femmes ne cachent plus de nos jours : elle veut tout envoyer balader, elle veut retrouver ses années folles, son indépendance, elle veut retrouver le sens de sa vie. Elle s’apprête à vivre un grand virage et elle refuse d’avancer plus loin.

    Pierre Linhart trouve les mots justes pour illustrer la lente et progressive descente aux enfers de cette femme arrivée au bout de son bonheur. Ce n’est pas simple d’expliquer le délitement d’une vie, de souligner l’incapacité d’une personne à voir ce qui se joue devant ses yeux. Même le lecteur ne voit pas la chute, il continue à lire, focalisé sur Moussa et ce qui va arriver à ce petit garçon, alors qu’il devrait se concentrer sur Florence, déjà en équilibre au bord du vide. Les pensées contradictoires de Florence sont extrêmement bien décrites, ses combats intérieurs et sa schizophrénie naissance sont rendus vivaces par ces dialogues intérieurs : un vrai scénario, où les dialogues restent dissimulés au reste des protagonistes.

    C’est un livre extrêmement riche, sur le renoncement inconscient des femmes, sur l’incompréhension des hommes qui en demandent toujours plus, sur le sens de la vie, sur la passion et le désir, sur l’instinct maternel et ses limites pour les femmes modernes qui veulent s’accomplir autrement. Pierre Linhart, en racontant une femme, nous raconte beaucoup de femmes. Je n’aurais qu’une question pour l’auteur : si le personnage principal avait été un homme, est-ce que la dépression et l’accompagnement psychiatrique auraient été la suite logique de ce roman? Florence avait besoin d’un électrochoc, c’est bien vrai, mais peut-être aurait-elle pu sortir de son tunnel personnel, dans tomber dans le cliché de la femme « hystérique »?

  • Couverture du livre « Une mère modèle » de Pierre Linhart aux éditions Anne Carriere

    Violaine belouard sur Une mère modèle de Pierre Linhart

    Ne pas lire certains livres avant certains événements !

    Ce pourrait être le conseil que je donne pour ce livre.

    Enfin c'est un conseil ultra égoïste car je me suis retrouvée dans la situation plutôt inverse de l'héroïne de ce roman mais malgré moi, cette femme a réussi à insinuer un peu de...
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    Ne pas lire certains livres avant certains événements !

    Ce pourrait être le conseil que je donne pour ce livre.

    Enfin c'est un conseil ultra égoïste car je me suis retrouvée dans la situation plutôt inverse de l'héroïne de ce roman mais malgré moi, cette femme a réussi à insinuer un peu de doutes en moi…

    Etre femme, puisque c'est le sujet du roman et que j'en suis une, n'est pas chose aisée ! Nous faisons face à des obstacles, surement autant que les hommes, mais il y en a un qui bouleverse toute une vie...le jour où on devient maman.

    Chacune cherche sa voie, son destin, l'idée étant de donner à nos enfants une super éducation et sortir de cette maternité la tête haute et fière d'avoir réussi.

    Parfois c'est à peine le cas… des erreurs sont commises, des manques restent à combler, des décisions sont difficiles à prendre même si au final l'amour reste au centre de la relation mère-enfant.

    Cette femme qui représente finalement la Femme, est traversée d'envies, d'ambition, de rêves mais elle n'arrive pas à les mettre en mots et à l'inverse les maux s'installent et gagnent du terrain en elle.

    La relation qu'elle créée avec l'ami de son fils est particulièrement déstabilisante, n'importe quel enfant serait "jaloux" où désarçonné devant cette mère qui semble presque oublier qu'elle a mis au monde un enfant. A la lecture, j'ai ressenti cette différence qui prenait de l'ampleur et qui rendait l'ambiance lourde et complexe.


    J'ai eu beaucoup d'empathie pour Joachim, le fils, qui m'a semblé en recherche incessante de l'amour maternel, parfois j'avais envie de leur dire "mais faites juste un pas l'un vers l'autre et ça va se débloquer". Mais rien n'est jamais aussi simple dans la vie.

    Il faudrait bien plus qu'un pas pour que cette héroïne reprenne pied dans la réalité. Ses décisions porteront la marque des difficultés de cette étrange période que la famille vit. Certains choix seront étonnants et même dérangeants je trouve mais je crois qu'ils sont fait dans le respect de Joachim aussi…

    Cette lecture a eu deux facettes :

    * j'ai aimé : le thème, la façon d'écrire, le huis clos installé entre seulement 3 voire 4 personnages, le fait d'être obligée de sortir de cette zone de confort du style "tout va bien je vais bien" qui n'est pas le cas ici.


    * j'ai eu du mal avec : les choix qui sont faits mais comme je le disais au début je l'ai lu juste au moment où il ne fallait pas je crois ;) , le caractère de cette femme que j'ai trouvé parfois vraiment égoïste et que j'avais envie de secouer...

    Impossible de dire que je n'ai pas aimé ce livre car ce roman met juste en lumière des aspects de nos vies actuelles, de nos âmes que nous ne voulons pas toujours voir. Cet ouvrage permet donc d'ouvrir la réflexion plutôt que se prendre en pleine face tel un boomerang les sentiments enfouis sans y être préparé.

    Une nouvelle fois, les 68 m'auront permis de découvrir un univers unique.

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