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Pierre Jarawan

Pierre Jarawan
Pierre Jarawan habite à Munich et travaille comme écrivain. Il est né à Amman (Jordanie) en 1985 d'un père libanais et d'une mère allemande, après que ses parents aient du quitter le Liban à cause de la guerre civile. A l'âge de trois ans, il vint en Allemagne. Depuis 2009, Pierre Jarawan se ... Voir plus
Pierre Jarawan habite à Munich et travaille comme écrivain. Il est né à Amman (Jordanie) en 1985 d'un père libanais et d'une mère allemande, après que ses parents aient du quitter le Liban à cause de la guerre civile. A l'âge de trois ans, il vint en Allemagne. Depuis 2009, Pierre Jarawan se produit sur les scènes de slam, où il a été élu champion international de langue allemande en slam en 2012. L'année suivante il a participé au championnat du monde à Paris ; aujourd'hui il anime l'Isar Slam. Le travail d'écriture de ce roman a été soutenu par la bourse littéraire de la ville de Munich et sa publication a été récompensée par le prix bavarois Bayerischer Kunstförderpreis. Le livre est devenu un bestseller et est aujourd'hui traduit dans de nombreuses langues. Tout comme ce premier roman, son livre Ein Lied für die Vermissten (2020) tourne autour du trauma de la guerre civile, du printemps arabe et du destin du Proche Orient.

Avis sur cet auteur (7)

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    Couverture du livre « Tant qu'il y aura des cèdres » de Pierre Jarawan aux éditions Heloise D'ormesson

    Marie Nel sur Tant qu'il y aura des cèdres de Pierre Jarawan

    Je ne connaissais ni l'auteur ni le roman, je ne l'ai même jamais vu passer en grand format. Je suis donc très contente d’avoir lu et découvert cet auteur qui m'a emmenée dans un beau voyage au Liban. Je dois bien avouer que je n'avais encore jamais lu de romans avec le Liban en toile de fond,...
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    Je ne connaissais ni l'auteur ni le roman, je ne l'ai même jamais vu passer en grand format. Je suis donc très contente d’avoir lu et découvert cet auteur qui m'a emmenée dans un beau voyage au Liban. Je dois bien avouer que je n'avais encore jamais lu de romans avec le Liban en toile de fond, je connais à peu près les conflits qui y règnent, mais pas plus que ça. Ce roman aura au moins eu le mérite de m’éclairer sur le sujet.

     

    On va suivre Amir, un jeune garçon d'origine libanaise. Ses parents sont originaires de ce pays, ils ont fui le Liban juste après leur mariage et se sont installés en Allemagne. Amir à des relations fortes avec son père, qui lui raconte de belles histoires, qui l’emmène partout avec lui. Un jour, ce père qu’Amir vénère, va disparaître sans un mot, sans aucune explication. Il se retrouve seul avec sa mère et sa petite sœur née entre-temps, et leur ami Hakim et sa fille Yasmin, qui a quitté le Liban en même temps que les parents d’Amir. Alors que sa mère et sa sœur se tournent vers l'avenir et se sentent bien en Allemagne, le jeune garçon va grandir avec le souvenir de son père toujours bien présent, même obsédant, et dès qu’il sera en âge de voyager seul, il partira vers ce pays inconnu de lui mais qu'il a tellement l’impression de connaitre par les récits de son père. Et on va suivre Amir dans sa découverte du Liban, et dans ses recherches. Il va faire des rencontres surprenantes là-bas, il va se lier d’amitié, il va aussi se rendre compte des difficultés des Libanais pour vivre dans la paix. Ce qui est loin d’être facile avec toutes les tensions que ce pays connaît avec les Palestiniens, les Syriens, etc…

     

    Je me suis vite attachée à Amir, c’est un garçon très intelligent et fier de ses origines. Son père est tout pour lui, on peut même dire que c'en est assez obsédant pour lui. Il est vraiment tourné vers le passé, et je dois bien avouer que c’est parfois déroutant. Tout ce qu'il fait se comprend, c’est vrai que connaitre ses racines est très important. Par rapport à sa sœur, il a connu son père, a vécu avec lui, il a des souvenirs et il est persuadé qu’il est reparti dans son pays. Là-bas, il va découvrir une autre facette de son père, retrouver d'anciens amis, des parents. Il va suivre sa trace, dans ses anciens boulots, là où il a vécu. Cette quête d’identité ronge Amir et l’empêche de vivre son présent sainement.

    Je comprenais sa démarche et en même temps, parfois, j'avais envie de lui dire d'avancer, de ne pas rester toujours dans le passé mais d'avancer, et qu'il risquait de passer à coté de beaucoup de choses dans le présent à force d’être toujours dans le passé. Mais, personne ne peut dire comment on aurait réagi à sa place.

     

    En plus d'une quête identitaire, ce roman est un très beau voyage au pays des cèdres. On entend bien souvent parler du Liban à cause des guerres et des drames qui s'y passent, et ce livre donne une autre vision, celle sur le peuple, sur le paysage, sur les villes, les petits villages perdus dans le sable. L’auteur en parle très justement, il a beaucoup de similitudes avec son personnage masculin, comme lui il est né au Liban et vit en Allemagne, alors il est très bien placé pour raconter ce que vit Amir. On sent qu'il a mis beaucoup de son propre ressenti dans son personnage. Il décrit très bien son pays, ce Liban auquel il est fortement attaché, et il n'y a rien de mieux que découvrir ce pays au travers les yeux de ceux qui l'aiment et le connaissent. Cela donne une autre image que celle que peut nous proposer les médias qui sont toujours dans le scénario catastrophe.

     

    C’est un premier roman pour Pierre Jarawan, et on ne peut qu’être admiratif devant  la qualité littéraire de cet écrit. Le style est très bon, les phrases bien tournées. Il y a eu parfois quelques redondances, qui ont provoqué quelques longueurs pour moi. Et je me suis parfois un peu perdue dans les débuts de chapitre, ne sachant pas toujours à quelle période du temps on se trouvait. Car ça ne suit pas un schéma linéaire, allant de la petite enfance à la vie de l'homme au présent. On est parfois dans le présent, on repart ensuite dans l'enfance, pour revenir à des moments au Liban, etc…ça oscille comme ça entre divers périodes et il m'a fallu parfois un petit temps d'adaptation pour me rappeler où et quand on était.

    J'ai beaucoup aimé le choix narratif utilisé par l'auteur qui est celui pour lequel je suis la plus sensible. Il a en effet raconté à la première personne du singulier, j’aime beaucoup l'utilisation de ce « je » qui me permet de me mettre complètement dans la peau du personnage principal et ainsi de ressentir la moindre de ses pensées et de ses émotions. J'ai ainsi pu me glisser dans la peau et la tête d'Amir et j'ai pu mieux le comprendre. Et à travers lui, j'ai ressenti également l'auteur et ce qu'il voulait faire passer à travers ses mots. L’écriture a d'ailleurs de beaux accents poétiques.
    Le final m’a laissée un peu dubitative. Je ne peux rien vous révéler, bien sûr, elle ne m'a pas déçue, c’est juste que je m'attendais à d'autres raisons pour le départ du père. Je me suis un peu retrouvée avec un effet de « tout ça pour ça » ! Je ne peux bien sûr rien dire de plus, ceux qui ont lu le livre comprendront sûrement de quoi je veux parler. Je m’attendais vraiment à d'autres révélations..

     

    J'ai donc passé un bon moment avec ce livre, très complet et qui traite de beaux sujets et transmet de belles valeurs sur les relations filiales, sur la paternité, sur l'attachement à un pays. C’est un livre plein d’espoir pour tous ceux qui ne vivent plus dans leurs pays de naissance. Mais après tout, on peut toujours retrouver ce pays dans sa tête, dans ses souvenirs. Cela fait pareil quand on change de régions, celle qu'on a connu enfant a toujours une place particulière dans nos cœurs.

     

    Je suis très contente d’avoir découvert et lu Pierre Jarawan. J'ai vu qu'il avait écrit un second roman Un chant pour les disparus qui va nous emmener une fois de plus au Liban avec un enfant et une nouvelle quête. À voir comment cela se passe cette fois et si ça ne ressemble pas trop à ce premier roman, vu que les résumés sont très similaires. Mais il y a tellement de choses à dire sur ce pays, il a une histoire tellement chargée, que je suis sure qu'il y a de quoi raconter d’autres histoires. Je lirai en tout cas cet autre roman avec plaisir, maintenant que je connais Pierre Jarawan.

    Je ne peux que vous conseiller ce livre, qui est très beau et très instructif. J'aime quand mes lectures ont ce double rôle de me divertir et de m'instruire, ça enrichit énormément

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    Couverture du livre « Tant qu'il y aura des cèdres » de Pierre Jarawan aux éditions Heloise D'ormesson

    fredleg sur Tant qu'il y aura des cèdres de Pierre Jarawan

    Une très belle quête du père et une invitation à découvrir le Liban.

    Une très belle quête du père et une invitation à découvrir le Liban.

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    Couverture du livre « Tant qu'il y aura des cèdres » de Pierre Jarawan aux éditions Heloise D'ormesson

    Elobooks sur Tant qu'il y aura des cèdres de Pierre Jarawan

    Le roman s'ouvre sur un proverbe libanais : « Si quelqu'un croit avoir compris le Liban, c'est qu'on le lui a mal expliqué ».
    Ce proverbe illustre parfaitement la complexité de l'histoire chaotique de ce petit pays dévasté par la guerre. Un pays qui conserve sa part de mystère, et qui malgré...
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    Le roman s'ouvre sur un proverbe libanais : « Si quelqu'un croit avoir compris le Liban, c'est qu'on le lui a mal expliqué ».
    Ce proverbe illustre parfaitement la complexité de l'histoire chaotique de ce petit pays dévasté par la guerre. Un pays qui conserve sa part de mystère, et qui malgré ses blessures, irradie d'une beauté lumineuse, avec ses forêts de cèdres emblématiques.

    Fils de réfugiés libanais, Samir, le héros du livre, est né en Allemagne dans les années 80. Il ne connaît le Liban qu'à travers les récits de son père qui lui transmet l'amour et la nostalgie de son pays.
    Sa vie bascule à l'âge de 8 ans, lorsque son père disparaît soudainement. Cet abandon sera un grand traumatisme pour le petit garçon. Comment se construire sans père, dans un pays où il ne se sent complètement pas à sa place ?
    Alors qu'au fil des années sa sœur et sa mère se tournent vers l'avenir et acquièrent la nationalité allemande, Samir reste bloqué dans le passé et développe une véritable obsession pour le Liban et pour son père.
    Devenu adulte, sa quête d'identité le conduira au Liban, à la recherche de son père et de ses origines.

    Malgré quelques longueurs et un dénouement qui aurait mérité d'être plus développé, j'ai beaucoup aimé le souffle romanesque de ce récit dans lequel les secrets de famille viennent s'entremêler à l'histoire du Liban.

    Lu dans le cadre du prix des lecteurs du livre de poche 2021

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    Couverture du livre « Tant qu'il y aura des cèdres » de Pierre Jarawan aux éditions Heloise D'ormesson

    Lisa_D sur Tant qu'il y aura des cèdres de Pierre Jarawan

    Sélection Prix des Lecteurs 2021

    Samir, huit ans, fils de réfugiés libanais en Allemagne, voit son monde s’écrouler lorsque son père disparaît sans laisser aucune explication. De ce père complice et aimant qui lui a transmis l’amour de la patrie de ses origines, il ne lui reste que les...
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    Sélection Prix des Lecteurs 2021

    Samir, huit ans, fils de réfugiés libanais en Allemagne, voit son monde s’écrouler lorsque son père disparaît sans laisser aucune explication. De ce père complice et aimant qui lui a transmis l’amour de la patrie de ses origines, il ne lui reste que les histoires racontées le soir avant de s’endormir et une photo datant de la guerre du Liban.
    Vingt ans plus tard, n’ayant pas réussi à faire le deuil de cette disparition, Samir décide enfin de se rendre à Beyrouth sur les traces de son père…

    Un premier roman dense et foisonnant qui a pour base la relation père-fils et les secrets de famille,l’immigration, l’exil. Un conte moderne sur la quête des origines qui s’apparente à une enquête policière avec le duo Nabil/Samir très attachant.

    Tant qu’il y aura des cèdres est aussi un chant d’amour au Liban et « à sa beauté inaltérable qu’aucune cicatrice ne peut amoindrir, à sa dimension tragique, à cette bénédiction d’être la patrie de tant d’êtres différents - qui est aussi la cause de sa ruine. »

    Un portrait entre nostalgie et espoir en l’avenir porté par la jeunesse. Parce que tant qu’il y aura des cèdres, il y a l’espoir qu’un jour les dix-huit groupes religieux forment un peuple uni.

    Même si comme le dit le proverbe libanais épigraphe : « Si quelqu’un croit avoir compris le Liban, c’est qu’on lui a mal expliqué », je referme ce livre en ayant le sentiment de mieux connaître un pays, d’en avoir saisi les enjeux géopolitiques, sociaux-historiques, une autre image que les clichés de résilience dans les actualités.

    Un conteur est né. Pierre Jarawan m’a fait voyager, j’ai eu envie de m’adosser à un cèdre pour lire son livre ; me rendre à Zhalé, la cité du vin et de la poésie, pour déjeuner dans un restaurant au bord de l’eau ; sillonner la région du Chouf, terre de contrastes entre sols arides et prairies verdoyantes et, enfin voir Beyrouth, l’étincelante, dont on espère qu’elle retrouvera son lustre.

    Prix du premier roman de Chambéry 2017

    Traduit de l’allemand par Paul Wider.

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