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Pierre Ducrozet

Pierre Ducrozet

Né en 1982, Pierre Ducrozet est l'auteur de trois romans parus chez Grasset, Requiem pour Lola rouge (2010, prix de la Vocation 2011), La vie qu'on voulait (2013) et le très remarqué Eroica (2015, finaliste du prix de Flore), fiction biographique autour du peintre Jean-Michel Basquiat. L'inventio...

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Né en 1982, Pierre Ducrozet est l'auteur de trois romans parus chez Grasset, Requiem pour Lola rouge (2010, prix de la Vocation 2011), La vie qu'on voulait (2013) et le très remarqué Eroica (2015, finaliste du prix de Flore), fiction biographique autour du peintre Jean-Michel Basquiat. L'invention des corps reçoit le prix de Flore en 2017.

Articles en lien avec Pierre Ducrozet (1)

Avis sur cet auteur (23)

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    Couverture du livre « Le grand vertige » de Pierre Ducrozet aux éditions Actes Sud

    Jean-Paul Degache sur Le grand vertige de Pierre Ducrozet

    Mon avis de la page 100 :

    Page 100… enfin, plutôt page 108, je pose enfin le livre pour rédiger ces quelques lignes.
    Impossible de m’arrêter à la page 100, au milieu d’un chapitre, j’ai donc poursuivi et soudain tout s’est emballé. Voilà les services secrets français, le MI6 britannique car...
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    Mon avis de la page 100 :

    Page 100… enfin, plutôt page 108, je pose enfin le livre pour rédiger ces quelques lignes.
    Impossible de m’arrêter à la page 100, au milieu d’un chapitre, j’ai donc poursuivi et soudain tout s’est emballé. Voilà les services secrets français, le MI6 britannique car la mission que mène Adam Thobias commence à bousculer pas mal d’intérêts. Ce scientifique et romancier, dirige la Commission internationale sur le changement climatique pour un nouveau contrat naturel, la CICC. Il a tissé sa toile, recruté ses collaborateurs, enquêteurs, photographe, chercheurs passionnés. Petit à petit, Pierre Ducrozet met en place son roman, son histoire comme il a su le faire remarquablement avec Eroica et L’invention des corps que j’ai lus pendant le confinement. C’est de plus en plus passionnant, alors, je continue !

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    Couverture du livre « Le grand vertige » de Pierre Ducrozet aux éditions Actes Sud

    Yolande BASTIAN sur Le grand vertige de Pierre Ducrozet

    Adam Thobias ressemble à s’y méprendre à un oiseau avec ses longues pattes cagneuses, ses yeux perçants et sa tignasse ébouriffée. Mais il est avant tout un professeur d’Université avisé et un pionnier de l’écologie. A ce titre, il est pressenti pour diriger une commission d’une cinquantaine de...
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    Adam Thobias ressemble à s’y méprendre à un oiseau avec ses longues pattes cagneuses, ses yeux perçants et sa tignasse ébouriffée. Mais il est avant tout un professeur d’Université avisé et un pionnier de l’écologie. A ce titre, il est pressenti pour diriger une commission d’une cinquantaine de spécialistes : photographes, archéologues, géographes, aventuriers…, chargée de parcourir la planète pour tenter de vérifier, dénoncer ou empêcher les catastrophes économiques, politiques, écologiques qui la menacent. Cette commission au nom prédestiné « Télémaque » va précipiter ses participants dans une expédition folle, tentaculaire, fantastique, dangereuse, mystérieuse, éreintante. Ainsi, au fil des pages, on croise Nathan qui sait mieux que personne ausculter les fougères et comprendre la photosynthèse, Mia l’anthropologue post-punk, June la fille trépidante et insaisissable, qui parcourt le monde avec son crâne rasé et multiplie les voyages intenses, Arthur le camé qui adore les errances nocturnes. Le lecteur passe la frontière chinoise, pousse les portes de l’aéroport de Shanghai, circule entre les bambous, les hévéas, les oléoducs, se délecte des parfums de mûre et de girofle du Languedoc, va, vient, repart, s’envole, se désespère, hésite, agonise …
    Comme son titre l’indique, ce roman-puzzle semble jouer à Colin Maillard avec le lecteur : il lui propose tour à tour des aventures, des embuscades, de la poésie, de l’ivresse, de la révolte, des attentats, de la prison, des confusions, de l’écologie, de la politique, de l’utopie, de l’histoire, des pistes, de la technologie, des réseaux. Il le promène parmi des êtres marginaux, illuminés, maladroits, intrépides, crasseux, brillants, indécis. Tout ça pour le perturber, le rendre attentif, l’interroger sans toutefois lui offrir de solutions !
    Ce roman qui est aussi une fable écologique contemporaine, une enquête scientifique, un manuel d’histoire, un roman d’aventure, une réflexion humaniste est foisonnant autant que déconcertant ! Servi par une plume alerte, incandescente, railleuse, poétique, il ressemble à un trousseau de clés et laisse le lecteur libre de trouver celle qui ouvrira la porte qui lui convient.

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    Couverture du livre « Le grand vertige » de Pierre Ducrozet aux éditions Actes Sud

    Jean François SIMMARANO sur Le grand vertige de Pierre Ducrozet

    ETAPE DE LA PAGE 100 :

    Pas de chapitre d'observation dans ce roman. On comprend tout de suite que l'on nous raconte une histoire. Fiction à tous les étages dans un contexte toutefois bien réel, celui de la crise climatique, écologique et planétaire par rapport à laquelle l'Europe mandate un...
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    ETAPE DE LA PAGE 100 :

    Pas de chapitre d'observation dans ce roman. On comprend tout de suite que l'on nous raconte une histoire. Fiction à tous les étages dans un contexte toutefois bien réel, celui de la crise climatique, écologique et planétaire par rapport à laquelle l'Europe mandate un éminent scientifique pour entrer en résistance. Budget inhabituel aidant, le scientifique en question recrute. Et Pierre Ducrozet nous invite à suivre les recrutés missionnés à travers le monde, sous la forme d'un roman choral. Forme un peu fatiguée du roman moderne, surtout s'il ne se passe pas grand chose et que les personnages sont tous frappés d'angélisme, comme dans un film de Cédric Klapisch ou une chanson de Cali. Sans être cynique on a le droit vu le thème du roman de craindre une purge verte. Mais à l'étape de la page 100, le romanesque semble avoir gagné les personnages et le diable se cacher, comme il en a l'habitude, dans les détails.

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    Couverture du livre « L'invention des corps » de Pierre Ducrozet aux éditions Actes Sud

    Jean-Paul Degache sur L'invention des corps de Pierre Ducrozet

    Quelle histoire folle, terrible, technique, scientifique, dure et réjouissante aussi !

    Pierre Ducrozet m'avait déjà étonné avec Eroica, roman consacré au peintre Jean-Michel Basquiat. Ici, avec L'invention des corps - merci à Simon au passage – l'écrivain français qui vit à Barcelone, fait...
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    Quelle histoire folle, terrible, technique, scientifique, dure et réjouissante aussi !

    Pierre Ducrozet m'avait déjà étonné avec Eroica, roman consacré au peintre Jean-Michel Basquiat. Ici, avec L'invention des corps - merci à Simon au passage – l'écrivain français qui vit à Barcelone, fait encore plus fort.
    S'il décompose son roman en quatre mouvements, c'est d'abord et surtout l'histoire d'Álvaro qui m'a passionné. C'est pourquoi, j'ai été frustré un bon moment quand le jeune Mexicain, professeur d'informatique a été délaissé pour m'emmener dans les méandres d'internet, sur les pas des pionniers du net libre, luttant par tous les moyens contre ces géants qui confisquent tout pour leur seul profit : Google, Facebook, Netflix, Apple, Amazon, Uber…
    Terrible, cette histoire l'est d'entrée avec ces étudiants d'Ayotzinapa, de l'état du Guerrero, à six heures au sud de Mexico. Chaque année, ils se regroupent, réquisitionnent des bus pour se rendre à la capitale, le 2 octobre, afin de rendre hommage à leurs camarades fusillés en 1968 par l'armée républicaine. Hélas, le 26 septembre 2014, les bus sont attaqués par la police et des bandes armées. C'est hyper violent. Les étudiants ont beau affirmer leurs intentions pacifiques, le but est clair : il faut les éliminer.
    Álvaro échappe de peu au massacre et sa fuite est terrible, sa marche épuisante car il est blessé et profondément traumatisé. Sans se retourner, il n'a qu'une idée, fuir le plus loin possible de ce cauchemar. Il marche vers le nord, vers les États-Unis.
    L'auteur m'a fait vivre tous les affres des personnes qui tentent de franchir la frontière, d'échapper à la police, aux douaniers, à la rapacité des passeurs et à la menace des propriétaires terriens, côté USA, qui chassent, au sens propre, les migrants.
    Los Angeles puis San Francisco et voilà Álvaro qui rencontre la folie d'un homme, Parker Hayes, qui a bâti une fortune colossale grâce à internet et n'a qu'une obsession, créer un homme nouveau, éternel, en commençant par lui-même puisqu'il se sent si important…
    Par des chemins assez compliqués qui m'ont dérouté un temps, Pierre Ducrozet remonte le cours de plusieurs vies pour des personnages qui auront ensuite un rôle important. Il détaille très bien toute l'histoire de ce qui fait maintenant notre quotidien, le web, la toile, sans jamais occulter les menaces, les dérives que nous devons absolument connaître.
    Enfin, il y a Adèle, cette chercheuse en biologie moléculaire et cellulaire de Strasbourg qui aboutit à San Francisco et rencontre Álvaro. C'est là que le roman prend toute son ampleur, redevient palpitant sans que Pierre Ducrozet oublie les pionniers des logiciels libres, ces informaticiens géniaux qui réussissent à mettre à jour toutes les bassesses des puissants et retrouvent persécutés, emprisonnés.
    L'invention des corps est un roman plein d'enseignements qui détaille un monde fascinant et dénonce toute l'absurdité de ceux qui tentent, ne sachant pas quoi faire de leur fortune, d'accéder à l'immortalité en utilisant, pour leurs essais, ceux qui sont dans la plus grande misère.

    C'est un sujet important à connaître à l'heure où une pandémie mobilise quantité de chercheurs et des appétits féroces soucieux, avant tout, de bénéficier en premier des éventuelles découvertes.

    Chronique à retrouver sur : http://notre-jardin-des-livres.over-blog.com/