Pierre Boulle

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Avis (17)

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    Couverture du livre « Le professeur Mortimer » de Pierre Boulle aux éditions Lgf

    Bernard Viallet sur Le professeur Mortimer de Pierre Boulle

    Sommité du milieu médical britannique, cancérologue de renommée internationale, Sir Richard Mortimer a décidé de quitter son service dans un des plus prestigieux hôpitaux de Londres pour aller s’installer à son compte sur une île perdue. Il y fait construire une clinique ultra-moderne, un...
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    Sommité du milieu médical britannique, cancérologue de renommée internationale, Sir Richard Mortimer a décidé de quitter son service dans un des plus prestigieux hôpitaux de Londres pour aller s’installer à son compte sur une île perdue. Il y fait construire une clinique ultra-moderne, un laboratoire d’analyses muni des appareillages les plus performants et toutes sortes de bâtiments pour accueillir ses patients et les animaux qui lui servent de cobayes pour ses recherches. Apprenant cela, Miss Bridget, vieille fille passionnée par la défense des animaux, soupçonne le professeur de s’être ainsi retiré loin des regards pour mieux torturer souris, guenons, chiennes et même louves. Elle décide d’envoyer sur l’île sa secrétaire, Monique Sorel, comme cuisinière des Mortimer. Elle pourra ainsi s’introduire dans les services et espionner le professeur. Tout se complique quand Mortimer, très attaché à sa chienne Rosetta, découvre que celle-ci souffre d’un cancer de la mamelle.
    « Le professeur Mortimer » est un roman relevant du registre étrange et fantastique. Dès le début, le lecteur se demande ce qui peut bien pousser un grand ponte à s’exiler ainsi sur une île soi-disant pour être plus libre de mener des recherches. Il sent bien qu’il doit y avoir anguille sous roche et il ne sera pas déçu de l’intrigue très psychologique faisant dériver le personnage principal aux confins de la maladie mentale. Le suspens monte progressivement jusqu’à atteindre un paroxysme surprenant et assez monstrueux. Un très bon livre de Pierre Boulle qui se révèle ici digne des plus grands de ce genre littéraire. On pense à Edgar Poe, à Stevenson ou même à Lovecraft. Le style est bon, un peu daté et descriptif peut-être, mais toujours agréable à lire de nos jours tant le drame est finement observé et distillé.

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    Couverture du livre « La baleine des malouines » de Pierre Boulle aux éditions A Vue D'oeil

    Bernard Viallet sur La baleine des malouines de Pierre Boulle

    En avril 1982, la flotte britannique fait route vers les îles Falkland qu’il s'agit de reprendre aux Argentins, quand un fax du duc d’Edimbourg arrive. Le prince, féru d’écologie, recommande de bien veiller à ne pas confondre l’écho radar d’un cétacé avec celui d’un sous-marin. Sur le destroyer...
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    En avril 1982, la flotte britannique fait route vers les îles Falkland qu’il s'agit de reprendre aux Argentins, quand un fax du duc d’Edimbourg arrive. Le prince, féru d’écologie, recommande de bien veiller à ne pas confondre l’écho radar d’un cétacé avec celui d’un sous-marin. Sur le destroyer « Daring », le lieutenant commander Clark se retrouve vite face au dilemme qu’il redoute : a-t-il affaire à un sous-marin ennemi ou à une baleine et même bientôt à deux. Il peut heureusement compter sur l’aide de Bjorg, ancien baleinier, qui lui évite de faire tirer sur un couple de paisibles baleines bleues. Mais quand le mâle se fait attaquer et dépecer par une centaine d’orques épaulards sous les yeux de l’armada, matelots et soldats supplient leur chef de donner l’ordre de faire sur les tueurs pour sauver la femelle. Faisant fi de toute déontologie militaire, Clark accède à cette demande, ce qui ne manquera pas d’entrainer toutes sortes de conséquences…
    « La baleine des Malouines » se présente comme un roman d’aventures animalières tout à fait charmant et même dans la ligne de certains titres de Jack London. La malheureuse baleine bleue, vite baptisée « tante Margot » par tous les équipages, devient bientôt un personnage à part entière, dotée d’une intelligence remarquable et de sentiments incroyables. La Navy lui ayant sauvé la vie, elle va multiplier les marques de sa reconnaissance et, au fur et à mesure du développement de l’intrigue, faire preuve d’un courage exemplaire, réussir plusieurs actes de bravoure, le tout s’achevant en apothéose qu’il ne faut pas dévoiler pour ne pas gâcher le plaisir d’éventuels lecteurs. Une belle histoire pleine de bons et beaux sentiments, un hymne à l’intelligence animale ainsi qu’à la fidélité et au dévouement. Pas de science-fiction, pas d’anticipation ni de conte philosophique sarcastique, juste la belle histoire d’une charmante baleine hors norme.

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    Couverture du livre « Les jeux de l'esprit » de Pierre Boulle aux éditions J'ai Lu

    Bernard Viallet sur Les jeux de l'esprit de Pierre Boulle

    Dans un futur relativement proche, les scientifiques les plus renommés, pour la plupart Prix Nobel comme Alex Keene ou O'Kearne, s’organisent pour obtenir des politiciens en place que ceux-ci acceptent de laisser la place à un gouvernement mondial uniquement dirigé par de jeunes savants. Le...
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    Dans un futur relativement proche, les scientifiques les plus renommés, pour la plupart Prix Nobel comme Alex Keene ou O'Kearne, s’organisent pour obtenir des politiciens en place que ceux-ci acceptent de laisser la place à un gouvernement mondial uniquement dirigé par de jeunes savants. Le physicien Fawell, futur président du monde, est ainsi recruté suite à une longue série d’épreuves et de tests de très haut niveau. Il s’adjoint les services du Français Yranne et de Betty Han, psychologue d’origine chinoise. Le but de l’opération est d’en finir avec la guerre et avec la famine. Il suffirait pour cela d’éradiquer les nations et toute forme de patriotisme. Ce qui est obtenu avec un certain succès. Les richesses sont mieux répartis et comme on ne perd ni temps ni argent dans des préparatifs militaires, plus de pénuries ni de famine. Les heureux humains ne doivent plus travailler que deux heures par jour. Serait-on arrivé à faire descendre le paradis sur terre ?
    « Les jeux de l’esprit » se présentent comme un roman en forme de conte philosophique. Publié en 1971, cet ouvrage semble l’œuvre d’un auteur ayant tellement d’avance sur son époque qu’il pourrait être écrit de nos jours et encore répondre à nombre de nos interrogations. À quoi bon tous ces changements ? Les hommes, libérés de toutes leurs chaînes s’ennuient lamentablement et sombrent dans une mélancolie incapacitante. Les suicides se multiplient de façon exponentielle. Les dirigeants n’ont d’autre issue que d’inventer sans cesse de nouveaux jeux de plus en plus violents et de plus en plus cruels. Rien de bien neuf depuis le « panem et circenses » (du pain et des jeux) des Romains ! Et quand le lecteur découvre qu’il faut en arriver à de véritables jeux de guerre pour enrayer le fléau, la boucle est bouclée et la démonstration par l’absurde évidente. Un régal pour les esprits intelligents. À conseiller aux utopistes béats et à tous les partisans de la mondialisation « heureuse »…

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    Couverture du livre « E=Mc2 » de Pierre Boulle aux éditions Julliard

    Bernard Viallet sur E=Mc2 de Pierre Boulle

    À Paris, Oscar Vincent est tranquillement assis à la terrasse de la Coupole quand il est abordé par un étrange individu vêtu d’une toge romaine rouge, lequel lui demande en quelle année on se trouve. C’est un Badarien venu des temps anciens. Il est suivi de près par un Pergolien venu, lui, d’un...
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    À Paris, Oscar Vincent est tranquillement assis à la terrasse de la Coupole quand il est abordé par un étrange individu vêtu d’une toge romaine rouge, lequel lui demande en quelle année on se trouve. C’est un Badarien venu des temps anciens. Il est suivi de près par un Pergolien venu, lui, d’un très lointain futur… Bourdon, savant amateur d'énigmes, se lance le défi de reconstituer un texte écrit sur deux feuillets dont il ne reste que les cendres… Arrivée sur la face cachée de la Lune, une expédition américaine croit découvrir la présence de Luniens… Un savant parvient à fabriquer le robot parfait à tout point de vue. Il sait parfaitement compter, résoudre toutes sortes de problèmes compliqués mais également avoir des sentiments et, comble du raffinement, faire des erreurs !
    « E = MC2 et autres nouvelles » est un excellent recueil comportant huit nouvelles de fantastique, de science-fiction ou d’étrange scientifique, toutes teintées de l’humour sarcastique ou décalé du grand auteur. Lui-même de formation scientifique est loin d’être tendre avec la profession. Bien des personnages sont de doux dingues comme « l’homme qui haïssait les machines » ou de joyeux lurons aussi naïfs qu’idéalistes comme l’équipe entourant Einstein dans la nouvelle éponyme, de loin la plus inquiétante du lot avec cette version uchronique et pleine de poésie de l’invention et de l’explosion de la première bombe atomique. Chaque nouvelle est un petit bijou distrayant mais faisant aussi réfléchir sur les possibles dérives d’une science sans conscience (on connait la suite du célèbre adage…). Une mention spéciale pour « L’amour en apesanteur », nouvelle particulièrement réussie dans laquelle Pierre Boulle donne libre cours à une cocasserie des plus débridées. À de tordre de rire !

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