Pierre Bottero

Pierre Bottero
L'auteur est né dans les Alpes en 1964. Il a vécu en Provence, dans un petit village, où il a longtemps exercé la profession d'instituteur. Passionné par son métier, mais aussi par les livres, il a commencé à écrire pour la jeunesse en 2001. Chez Flammarion Jeunesse, il est l'auteur de Amies à... Voir plus
L'auteur est né dans les Alpes en 1964. Il a vécu en Provence, dans un petit village, où il a longtemps exercé la profession d'instituteur. Passionné par son métier, mais aussi par les livres, il a commencé à écrire pour la jeunesse en 2001. Chez Flammarion Jeunesse, il est l'auteur de Amies à vie, Mon cheval, mon destin et Un cheval en Irlande. Il a écrit Zouck et Tour B2 mon amour dans la collection « Tribal ». Il a également publié de nombreux récits fantastiques aux éditions Rageot. Il est décédé en novembre 2009.

Avis sur cet auteur (133)

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    Couverture du livre « Garcon qui voulait courir vite (anc ed) » de Pierre Bottero aux éditions Flammarion

    Marie Kacher sur Garcon qui voulait courir vite (anc ed) de Pierre Bottero

    A chaque fois que je termine un livre de Pierre Bottero, je me dis invariablement « Il est encore meilleur que ceux que j’ai lus jusqu’à présent ! » … mais je pense que la vraie explication, c’est tout simplement qu’ils sont tous extraordinaires ! Et contrairement à ce qui arrive parfois avec...
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    A chaque fois que je termine un livre de Pierre Bottero, je me dis invariablement « Il est encore meilleur que ceux que j’ai lus jusqu’à présent ! » … mais je pense que la vraie explication, c’est tout simplement qu’ils sont tous extraordinaires ! Et contrairement à ce qui arrive parfois avec d’autres auteurs, le fait de dévorer tout ou partie de sa bibliographie en très peu de temps n’entraine absolument pas d’overdose, bien au contraire, on en redemande … Cela fait maintenant jours que je suis complétement immergée dans ces incroyables petits contemporains et je pense que je ne m’en lasserai jamais. Malheureusement, il ne m’en reste plus qu’un à lire parmi ceux que j’ai trouvé à la bibliothèque municipale, il va donc falloir que je sorte de ce petit monde de douceur et de tendresse formé par ces petits romans riches en émotions …

    Depuis l’accident de voiture qui a couté la vie à leur père, Agathe, quatorze ans, veille comme elle peut sur son petit frère. Jules, six ans, est plongé dans un mutisme de plus en plus inquiétant et ne semble plus capable de courir : ses bras et ses jambes s’agitent sans qu’il ne parvienne à coordonner ses mouvements, et il finit inévitablement par s’effondrer brutalement au sol. Désemparée, elle ne sait pas quoi faire pour l’aider à retrouver gout à la vie … Et cela d’autant plus qu’elle vit dans l’angoisse permanente de croiser Julien et sa bande, véritables terreurs du collège qui semblent l’avoir pris comme cible privilégiée. Heureusement, il y a Thomas, dont le cœur semble lui aussi alourdi par la tristesse, et dont la simple présence suffit à l’apaiser … Et il y a Cornelia, leur nouvelle pédopsychiatre, qui semble bien décidée à faire sortir Jules de son terrifiant silence …

    Une fois de plus, Pierre Bottero a su trouver les mots justes pour aborder une thématique très sensible : la mort d’un parent. Si Agathe se remet progressivement de cette terrible perte, malgré les cauchemars qui la hantent chaque nuit, son petit frère semble au contraire s’enfoncer toujours plus profondément dans son désespoir. Il ne prononce désormais plus que deux mots, toujours la même question : « On court ? ». Car voilà l’obsession du petit garçon : réussir à courir à nouveau, sans ressembler à un pantin complétement désarticulé, sans perdre continuellement son équilibre. On ressent la frustration de Jules et le désarroi d’Agathe qui n’en peut plus d’espérer un miracle : elle supporte de moins en moins les regards étonnés, compatissants ou goguenards des passants ou des camarades de classe. Car voici la seconde grande thématique de cet ouvrage : le harcèlement scolaire. Entre Jules qui subit les moqueries de ses camarades à chaque fois qu’il tente de s’élancer, et Agathe qui vit dans l’angoisse perpétuelle de croiser le brutal Julien, le sujet, bien que secondaire, est bien présent dans ce roman.

    Malgré tout, cette histoire est loin d’être morose, triste, déprimante. Bien au contraire. Dès le début, le côté dramatique induit par le blocage psychologique du petit Jules et l’attitude menaçante de Julien à l’égard d’Agathe est contrebalancé par la force de l’amour qui unit le frère et la sœur. C’est tellement beau, cette complicité, cette tendresse, que cela met du baume au cœur. Ils sont tellement mignons, ces deux-là, tellement attachants, c’est vraiment adorable ! On le sent bien : ce lien fraternel va avoir son rôle à jouer dans la guérison de Jules, car Agathe est finalement celle qui connait et comprend le mieux le petit garçon … Mais, seule, la jeune fille ne peut rien pour son frère : elle a également besoin de soutien. Et ce soutien va lui être apporté par trois personnes : monsieur Ali, un grand ami de son père dont la bonne humeur est un rayon de soleil dans la morne vie des deux enfants, Thomas, un de ses camarades de classe avec qui elle se découvre de nombreux points communs et qui semble prêt à se battre pour elle, et Cornelia, leur nouvelle pédopsychiatre, qui semble avoir une idée révolutionnaire derrière la tête … L’union fait la force, n’est-ce pas ?

    En bref, le doute n’est pas permis : le coup de cœur est bel et bien là. En moins de deux-cent pages, Bottero a réussi à me faire rire et pleurer, mais surtout, il a réussi à me faire me sentir bien. Parce qu’on a tous, au fond de notre cœur, des lourdeurs, des poids qui nous empêche d’avancer, et que ce livre, étonnamment, parvient à les alléger. Ode à l’amitié, ode à l’amour fraternel, plaidoyer contre la violence, contre le découragement, ce livre invite le lecteur à ne pas s’enfermer sur lui-même mais à s’ouvrir à autrui pour trouver du soutien. Des personnages intéressants, une intrigue captivante malgré la simplicité du récit raconté, une plume incroyable qui fait naitre des cascades d’émotions dans le cœur du lecteur … C’est une vraie leçon de vie que nous apporte ce livre, sans en avoir l’air. Mention particulière à l’épilogue, qui donne la parole à tous les personnages, même au plus inattendu … Sans le moindre doute, je décerne à ce livre le statut de « livre-doudou-à-lire-quand-on-ne-se-sent-pas-bien » !

    https://lesmotsetaientlivres.blogspot.com/2018/09/le-garcon-qui-voulait-courir-vite.html

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    Couverture du livre « Tour B2 mon amour » de Pierre Bottero aux éditions Flammarion

    Marie Kacher sur Tour B2 mon amour de Pierre Bottero

    S’il y a bien une chose que je peux reprocher aux petits contemporains de Bottero, c’est qu’ils sont vraiment beaucoup trop courts : ils se lisent tellement vite que je suis toujours toute étonnée d’être déjà arrivée à la dernière page ! Et c’est toujours un déchirement que de quitter un livre...
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    S’il y a bien une chose que je peux reprocher aux petits contemporains de Bottero, c’est qu’ils sont vraiment beaucoup trop courts : ils se lisent tellement vite que je suis toujours toute étonnée d’être déjà arrivée à la dernière page ! Et c’est toujours un déchirement que de quitter un livre de Bottero, que de devoir revenir à la « vraie vie », que de devoir quitter ce petit cocon de poésie qui ouvre grand ses bras pour accueillir le lecteur en manque de douceur. Car voilà, une fois encore, Bottero nous offre un roman plein de tendresse, un roman qui nous chuchote des mots réconfortants, qui nous rappelle que la vie n’est pas si douloureuses si on sait s’ouvrir aux petits bonheurs que nous propose le monde … Mais surtout, il nous offre un récit sur la force du premier vrai grand amour, cet amour qui transforme tout, mais surtout soi-même …

    Tristan est un enfant de la cité : dès son entrée au collège, il a rapidement appris à respecter les règles tacites qui régissent les relations sociales dans le quartier. Au grand désespoir de sa mère, le jeune homme est loin d’être un bon élève : désireux de ne pas se faire remarquer, et également de garder ses copains – malgré leurs fréquentations de plus en plus douteuses –, il se désintéresse de plus en plus de ses études. Cependant, le jour où Clélia débarque dans sa classe, tout son monde est chamboulé. C’est plus fort que lui, il est intrigué – attiré ? – par cette grande timide, si différente de toutes les autres filles du quartier, qui parle comme un livre. Petit à petit, les deux adolescents se rapprochent et apprennent à se connaitre … Et voilà que surgit cet étrange sentiment qu’ils n’ont jamais éprouvé avec tellement de force, tellement de pureté : se pourrait-il qu’ils soient … amoureux ?

    Ce livre, c’est l’histoire d’une rencontre. Entre deux êtres, entre deux mondes. Tristan a grandi dans ce quartier, réputé « difficile » : son quotidien, ce sont les tirs aux pigeons du vieux cinglé de Maurice, qui a une véritable collection d’armes chez lui, ce sont les petits trafics de CDs piratés et d’autoradios, ce sont les voitures qui flambent au milieu de la nuit, ce sont ces immenses tours et ce béton qui envahit tout. Alors, quand Clélia débarque avec son amour de la littérature et de la nature, avec son petit air perdu et triste, avec ses grandes idées sur la vie et le bonheur, c’est le choc. Tout les oppose, et pourtant … pourtant entre eux, l’alchimie est immédiate. Grâce à l’alternance de points de vue, on remarque rapidement que l’attirance est réciproque, mais ni l’un ni l’autre n’est prêt à se jeter à l’eau. Clélia car elle ne veut pas voir s’envoler ses rêves sur le grand amour. Tristan parce qu’il a peur du regard et des réactions des autres, prompts à juger et critiquer. Cette thématique est grandement exploitée dans ce livre : pour se conformer aux attentes de ses « amis », Tristan va faire de grosses erreurs …

    Car Tristan n’a rien d’un héros. Il n’est qu’un adolescent comme les autres, qui ne veut pas faire de vague, qui se laisse porter sans jamais se rebeller, parce que c’est plus facile, qu’il ne veut pas d’ennui. Mais voilà, maintenant, il y a Clélia. Au contact de la jeune fille, Tristan va oser s’émanciper du contrôle que les autres ont sur sa vie, il va prendre de l’assurance et affirmer avec force sa présence au monde. Il va regretter son comportement de « gros macho », parce qu’il a découvert quelque chose de beau, de doux : l’amour, celui qui fait naitre des papillons dans le cœur et dans l’âme, celui qui envahit tout au point de tout transformer dans votre vie … Je suis tombée amoureuse de cette histoire d’amour, mignonne à souhait, attendrissante à souhait. Tristan et Clélia sont deux personnages très attachants, chacun à leur manière, le premier par sa fragilité touchante, la seconde par sa naïveté désarmante. Contrairement à beaucoup trop d’ouvrages jeunesse qui présentent le premier amour comme quelque chose de lisse et idéal, ce livre montre bien que tout amour naissant est fragile, qu’un rien peut venir faire des nœuds dans ce lien encore timide qui unit deux êtres encore en construction …

    En bref, une fois encore, Bottero a su faire vibrer mon petit cœur de lectrice à l’unisson de ceux de ses personnages : Tristan et moi n’avons rien en commun, et pourtant je me suis si rapidement sentie si proche de ce jeune homme perdu face à cette nouvelle élève qui vient bouleverser toutes ses certitudes … Rares sont les histoires d’amour à être contées du point de vue du garçon, et c’est vraiment très intéressant de voir que, pour Tristan, ce n’est pas si facile qu’on pourrait l’imaginer que d’aborder une fille : il y a le regard des autres, il y a la peur d’être rejeté, de montrer sa sensibilité ... Comme toujours, Bottero nous offre un récit plein de douceur, de tendresse, de délicatesse, de poésie : ce livre, c’est une bouffée d’air frais dans notre quotidien pas toujours facile, c’est un livre qui fait du bien parce qu’il est beau. C’est un livre dont on tourne la dernière page avec un grand sourire aux lèvres et du baume au cœur, on se sent léger et revigoré, on se sent apaisé …

    https://lesmotsetaientlivres.blogspot.com/2018/09/tour-b2-mon-amour-pierre-bottero.html

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    Couverture du livre « Amies à vie » de Pierre Bottero aux éditions Flammarion

    Marie Kacher sur Amies à vie de Pierre Bottero

    Comme pour bien d’autres lecteurs, Bottero occupe une place particulière dans mon cœur. Véritable magicien des mots, c’est lui qui m’a donné envie de passer de l’autre côté de la barrière, de coucher sur papier les histoires qui dansaient dans ma tête … Toutefois, jusqu’à présent, je ne...
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    Comme pour bien d’autres lecteurs, Bottero occupe une place particulière dans mon cœur. Véritable magicien des mots, c’est lui qui m’a donné envie de passer de l’autre côté de la barrière, de coucher sur papier les histoires qui dansaient dans ma tête … Toutefois, jusqu’à présent, je ne connaissais que la facette « fantasy » de sa bibliographie. Pour tout avouer, je n’avais pas spécialement envie de lire ses autres ouvrages, tout simplement parce que j’ai peur du jour où je n’aurai plus rien à découvrir de lui … Mais voilà, il y a quelques jours, alors que j’errais comme une âme en peine à la bibliothèque, je suis tombée sur ces magnifiques rééditions de ses romans réalistes, et j’ai craqué. Et finalement, même si cela me rapproche inexorablement de ce terrible jour où je n’aurai rien de nouveau à lire de lui, je suis vraiment ravie de m’offrir ce petit marathon « botteronien » inattendu ! J’ai donc commencé avec Amies à vie, le tout premier roman de Pierre Bottero …

    Brune est en quatrième. Elle a plusieurs bonnes copines, avec qui elle aime bien trainer pendant les récréations, mais aucune véritable amie … Elle aimerait tant avoir une vraie amie. Une amie à qui confier ses peines, ses joies, ses peurs, ses doutes. Une amie avec qui elle n’aura même pas besoin de parler pour se faire comprendre. Une amie pour la vie, qui ne la laissera jamais tomber, qu’elle ne laissera jamais tomber. Et puis un jour, Sonia entre dans sa vie, et devient cette amie dont elle a tant rêvé. Mais une terrible nouvelle vient ternir la joie de Brune : Sonia est gravement malade ... Alors Brune décide de faire tout ce qu’elle peut pour aider son amie à guérir. Parce qu’une amie, ce n’est pas uniquement important quand tout va bien, ça l’est bien plus quand les choses vont mal …

    Ce livre m’a bouleversée, malgré sa brièveté, malgré son apparente simplicité. Il m’a bouleversée, tout d’abord, parce que je me suis reconnue en Brune dans sa quête de l’Amitié avec un grand A, celle dont parlent les romans. Tout comme Brune, j’ai eu de nombreuses copines dans ma vie, des camarades de classe ou d’activités extrascolaires avec qui j’aimais bien passer un peu de temps, mais je n’ai jamais eu de véritable ami(e) … Pour moi, l’amitié, c’est vraiment quelque chose de grand, de fort, de puissant, de durable, et je n’ai jusqu’à présent jamais trouvé quelqu’un qui partage la même conception de l’amitié que moi … à part Brune. Brune qui est prête à tout pour aider son amie à surmonter cette terrible et éprouvante épreuve que représente le combat contre la maladie … J’ai vraiment été bouleversée par cette belle histoire d’amitié et de courage, qui invite à ne jamais baisser les bras, à écouter son cœur sans tenir compte du regard méprisant des autres, à croire en ses rêves.

    Comme toujours, j’ai été époustouflée par la plume de Bottero. C’est beau, tout simplement. C’est impressionnant de voir comment de simples mots peuvent se transformer en histoire aussi émouvante, aussi captivante. Avec beaucoup de douceur et de poésie, de tendresse et de délicatesse, Bottero métamorphose une histoire apparemment banale en véritable leçon de vie, en véritable chef d’œuvre. Malgré la gravité de la thématique abordée dans ce tout petit livre, j’ai vraiment apprécié la légèreté qui se dégageait de l’histoire. Ce n’est pas un livre larmoyant, mais bien un livre réconfortant, qui invite à croire en ses rêves et à garder espoir. J’ai également énormément aimé la discrète petite touche de magie apportée par le personnage de la grand-mère, qui se dit elle-même « un peu sorcière », qui semble toujours tout savoir et tout deviner … Brune ne se pose pas plus de questions, elle fait juste confiance en sa grand-mère, en ses prédictions, en ses conseils, en ses silences : elle apprend, finalement, à se fier à son instincts, à faire ce qui lui semble être juste, sans trop rationaliser … Et je pense qu’on devrait parfois prendre exemple sur elle !

    En bref, vous l’aurez bien compris, je suis tombée sous le charme de ce petit roman, dévoré en une soirée, qui m’a fait rire et pleurer, qui m’a fait sourire et rêver. Une très belle histoire d’amitié, un très beau récit plein de poésie, voilà le beau cadeau que la plume de Bottero offre au lecteur. Bien que destiné au jeune public, ce livre a à mon avis tout pour conquérir également les plus grands. Des personnages très attachants à qui on peut très facilement s’identifier quelle que soit notre histoire, de très beaux messages d’espoir, de tolérance et de bienveillance, une ribambelle d’émotions portées par une narration pleine de poésie … Malgré une intrigue pleine de simplicité, cette histoire est vraiment riche, et surtout, incroyablement belle. J’ai maintenant vraiment hâte de me plonger dans un autre de ces petits romans réalistes pour retrouver, encore quelques fois, la belle plume de Pierre Bottero …

    https://lesmotsetaientlivres.blogspot.com/2018/09/amies-vie-pierre-bottero.html

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    Couverture du livre « Les mondes d'Ewilan T.1 ; la forêt des captifs » de Pierre Bottero aux éditions Rageot

    Nath_Aely_Bookivore sur Les mondes d'Ewilan T.1 ; la forêt des captifs de Pierre Bottero

    Dès le départ Pierre Bottero nous met la pression. Là où nous avions laissé Ewilan enfin en compagnie de ses parents à Gwendalavir et donc en sécurité, voici que nous retrouvons Salim caché dans un bois et désespéré par la vision émaciée et malade qu'elle lui a laissé.
    Que s'est-il passé donc...
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    Dès le départ Pierre Bottero nous met la pression. Là où nous avions laissé Ewilan enfin en compagnie de ses parents à Gwendalavir et donc en sécurité, voici que nous retrouvons Salim caché dans un bois et désespéré par la vision émaciée et malade qu'elle lui a laissé.
    Que s'est-il passé donc pour en arriver là ? Pour que l'apprenti Marchombre se retrouve seul dans un bois de France à tenter de sauver celle qu'il aime plus que tout ?
    C'est ce que, petit à petit, nous allons découvrir en remontant le temps au fil des premiers chapitres. Pierre Bottero, égal à lui-même va mettre dans ses textes toute l'émotion, l'horreur et la tension de la situation. Et c'est la narration vivante de Kelly Marot qui vous plongera dedans comme dans un bain glacé.
    Depuis le premier tome de la quête d'Ewilan cette jeune femme a su conquérir mon oreille de lectrice par sa voix aux tonalités changeantes en fonction des situations. On sent, cette fois, encore bien, l'ambiance lourde d'incertitude qui tient Salim aux aguets. Son désespoir aussi face à l'adversité et aux épreuves qu'il traverse. Et pire que tout son inquiétude grandissante pour Ewilan.
    Prisonnière de l'Institution, celle qu'il aime n'est plus que l'ombre d'elle-même. Dans ce laboratoire clandestin des expériences sont faites et Ewilan semble avoir de plus en plus de mal à réagir face aux médicaments qui l'abrutissent. Cela met un vrai stress dans la lecture car on l'a connu battante, têtue et pleine de joie. Elle semble s'être perdue en elle-même et la vision qu'elle donne à Salim est effarante de tristesse.
    Cette deuxième trilogie commence avec un contexte beaucoup plus sombre qui ne va pas s'arranger au fil des chapitres. Camille a morflé, beaucoup, profondément et n'en ressortira pas indemne. Cauchemars mais aussi une sombre flamme au fond des yeux vont la tenir aux aguets et la pousser à faire des folies. Bien entendu suivie par Salim qui ne peut laisser seule, celle qui malgré ses changements est et reste son amie, son amour et sa moitié.
    Ce tome est vraiment prenant, encore plus même que la première série qui pourtant me tenait déjà dans le creux de sa main. L'ambiance est sombre, les expériences scientifiques sur des cobayes humains, les complots profonds que nos amis vont découvrir n'arrangent rien. Pourtant un sentiment fort et lumineux perdure celui de l'amitié, de l'amour aussi et de la loyauté.
    Quelques indices nous laissent présager que la suite va nous amener à rechercher la présence des parents d'Ewilan et son frère Mathieu partis de l'autre côté des mers brumeuses. Un nouveau secret, de nouvelles rencontres pleines de beauté ou de frayeur et surtout de surprenantes découvertes sont en approche.
    Cet auteur, qui nous a quitté bien trop tôt, a une plume vraiment merveilleuse. Ilen viendrait à nous laisse penser qu'il a su lui aussi atteindre l'Imagination pour nous en faire bénéficier sous ses mots. le final de ce tome exprime tant de poésie et d'émotion que c'en est poignant et magnifique.
    C'est donc encore et toujours un coup de coeur tant pour l'écrit que pour la narration de Kelly Marot qui restera dans mon âme de lectrice la voix et l'esprit d'Ewilan.

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