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Pierre Bergounioux

Pierre Bergounioux
Pierre Bergounioux est né en 1949 à Brive-la-Gaillarde. Il a été professeur de lettres, et enseigne actuellement à l'École Nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris. Il est l'auteur d'une vingtaine de livres, romans et essais aux éditions Gallimard, Verdier et a publié aux éditions Argol un ré... Voir plus
Pierre Bergounioux est né en 1949 à Brive-la-Gaillarde. Il a été professeur de lettres, et enseigne actuellement à l'École Nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris. Il est l'auteur d'une vingtaine de livres, romans et essais aux éditions Gallimard, Verdier et a publié aux éditions Argol un récit : B-17G (2006) ainsi qu'un livre d'entretiens avec son frère Gabriel : Pierre Bergounioux, l'héritage (2008).

Avis sur cet auteur (4)

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    Couverture du livre « Miette » de Pierre Bergounioux aux éditions Folio

    Musdjo32 sur Miette de Pierre Bergounioux

    Une écriture éblouissante qui demande de l'exigence. En effet, le propos est magnifiquement servi par une langue au plus proche de la complexité des sentiments humains. On peut aisément se figurer l'universalité de ce court récit qui ressemble à un palimpseste écrit en boustrophedon. Le...
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    Une écriture éblouissante qui demande de l'exigence. En effet, le propos est magnifiquement servi par une langue au plus proche de la complexité des sentiments humains. On peut aisément se figurer l'universalité de ce court récit qui ressemble à un palimpseste écrit en boustrophedon. Le parchemin effacé par la sueur et les larmes des hommes.

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    Couverture du livre « Catherine » de Pierre Bergounioux aux éditions Folio

    Chantal Lafon sur Catherine de Pierre Bergounioux

    « L’existence est soumise à l’inlassable travail du temps. »
    C’est beau, vous ne trouvez pas et très juste.
    Dans son premier livre Pierre Bergounioux trace son histoire d’une plume fine et d’une richesse stylistique qui nous revigorent, nous lecteurs, amoureux de cette belle langue française....
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    « L’existence est soumise à l’inlassable travail du temps. »
    C’est beau, vous ne trouvez pas et très juste.
    Dans son premier livre Pierre Bergounioux trace son histoire d’une plume fine et d’une richesse stylistique qui nous revigorent, nous lecteurs, amoureux de cette belle langue française. Il fait partie du trio : Pierre Michon, Marie-Hélène Lafon et Pierre Bergounioux, qui nous raconte la vie, avec des mots choisis, polis par leur savoir-faire et c’est passionnant.
    J’ai adoré la subtilité de nommé le narrateur par IL et de temps à autre par JE.
    IL a perdu son amour Catherine.
    « A dix ans de distance, c’était un double étonnement : infiniment tendre, émerveillé, irrévocable, que contre toute espérance elle ait consenti à devenir sa femme, sans effroi ni calcul ; et sombre, insupportable que dix ans aient passé de la sorte, dans ce parfait apaisement, pendant lesquels, chaque jour, sans s’en rendre compte, il avait commis la faute intime, impardonnable. »
    IL a perdu son JE, il pensait qu’il lui suffisait d’être.
    « JE considérais, au fond, que c’était tout lui donner que la dépendance dernière où j’étais vis-à-vis d’elle. »
    IL a demandé sa mutation dans l’urgence, le lendemain de la rupture, pour la Corrèze où il a hérité une maison de son oncle.
    Loin de son malheur, dans un cadre où la nature l’accueillera, lui la bête blessée.
    IL est dans une situation d’inconfort extrême, tout son être le crie.
    Chaque jour, IL doit « seul appareiller pour une journée sans havre. »
    IL commence à s’approprier l’environnement, l’intendance d’une maison est une donnée quasi-inconnue pour lui, mais dans cet antre, IL peut s’adonner à sa passion de l’entomologie et IL cherche réconfort dans la lecture de l’œuvre de Flaubert, celui d’avant Emma.
    IL doit conquérir son juste rapport au monde et à la vie sociale car jusque-là, cela se faisait naturellement par le truchement de Catherine.
    C’est ainsi qu’un pas après l’autre IL prend conscience que le monde tourne sans lui et que lui doit trouver voire prouver son existence par lui-même.
    Le désordre de la maison et sa façon de se nourrir fait sourire. Mais la scène de sa première rencontre avec ses voisins est hilarante, tant IL est en décalage et pour des roublards une proie en apparence facile.
    Mais cet intellectuel n’a pas oublié ses racines paysannes, elles seraient une ancre dans son désert. IL le prouvera.
    A la campagne, contrairement à ce que l’on dit, il y a de l’action.
    La preuve une véritable chasse à l’homme dont je vous laisse découvrir l’enjeu.
    L’auteur nous offre un voyage entre le subjectif et l’objectif accessible à chacun.
    Un pèlerinage comme interrogation existentielle, phrase après phrase.
    IL devient JE car il va inexorablement vers l’apaisement.
    IL a compris qu’IL ne pouvait vivre de papier imprimé, qu’IL devait acquérir un savoir-faire pour arriver à pouvoir-faire afin de savoir-être.
    Remettre sa vie entre ses mains.
    Entre ces turbulences, il enseigne à des gamins de onze ans, auxquels un lendemain d’agapes avec ses voisins qui ont été plutôt troubles, il donne un devoir de deux heures qui a pour sujet « Moi ».
    Il prend conscience du désarroi de sa classe, et leur donne des explications qui vous réjouiront car le savoir-faire est là, une leçon de philosophie.
    Si le ciel lui est tombé sur la tête, il finit par voir le ciel par-dessus les toits. Mais je ne vous dirai pas s’il finit par reconquérir Catherine, omniprésente sans que vous en sachiez plus sur elle.
    « La fuite légère, saccadée, du temps qui lui était encore accordé lui semblait tangible. C’est cela le bien suprême, le pur écoulement. Encore faut-il être quelqu’un ou quelque chose pour en profiter. »
    ©Chantal Lafon

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    Couverture du livre « Lundi » de Pierre Bergounioux aux éditions Galilee

    Dominique Jouanne sur Lundi de Pierre Bergounioux

    « Lundi ».

    « … il contaminait, déjà, le dimanche après-midi. »

    C’est par hasard, dans une librairie, en feuilletant ce livre de 40 pages qui m’a attirée par son titre, me disant que le lundi est un vrai bon sujet, que je découvre Pierre Bergounioux. Puis, l’écriture est remarquable. Je...
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    « Lundi ».

    « … il contaminait, déjà, le dimanche après-midi. »

    C’est par hasard, dans une librairie, en feuilletant ce livre de 40 pages qui m’a attirée par son titre, me disant que le lundi est un vrai bon sujet, que je découvre Pierre Bergounioux. Puis, l’écriture est remarquable. Je n’ai pas eu tort d’acquérir ce court roman qui nous plonge dans une évocation intense de l’enfance et l’adolescence de l’auteur corrézien passées dans un village d’Occitanie, proche de « la Dordogne qui coulait, limpide, à une quarantaine de kilomètres, au sud, à travers un paysage si différent de celui qui m’était familier que j’étais surpris, chaque fois, d’une telle dissemblance à pareille proximité. »

    C’est un régal littéraire. Un texte puissant et lumineux qui sait transmettre le goût de la littérature avec l’élégance d’un talent d’écrivain exceptionnel qui sait parler du pouvoir des livres et rendre des images nettes et sculptées des paysages et des ressentis.

    Je viens tout juste de découvrir cet auteur à l’œuvre féconde, récompensé, entre autre, par le Grand prix de littérature de la SGDL pour l’ensemble de l’œuvre (2002) et par le Prix Roger-Caillois pour l'ensemble de son œuvre (2009).

    Un délicieux moment de lecture.

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    Couverture du livre « La maison rose » de Pierre Bergounioux aux éditions Gallimard

    Jean-Luc Martin sur La maison rose de Pierre Bergounioux

    Copier/coller (site Gallimard) :
    Le narrateur se souvient de la maison de son enfance, dans le Quercy. Il se revoit à la campagne, il a six ans, vit avec sa mère et ses tantes, rêve d'un oiseau d'or, partage les souvenirs de guerre de son grand-père. Il se revoit à dix ans, passionné de...
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    Copier/coller (site Gallimard) :
    Le narrateur se souvient de la maison de son enfance, dans le Quercy. Il se revoit à la campagne, il a six ans, vit avec sa mère et ses tantes, rêve d'un oiseau d'or, partage les souvenirs de guerre de son grand-père. Il se revoit à dix ans, passionné de lecture, inquiet de l'absence de sa mère, refusant la mort de son grand-père, ayant mal au cœur lors des voyages en 4 CV. À quatorze ans, il tombe gravement malade et rejoint la maison du Quercy pour y voir mourir sa tante Lise. À dix-sept ans, il connaîtra d'autres deuils. Derrière tous ces morts de la maison rose, on découvre peu à peu de dramatiques histoires d'amour très anciennes, un épisode de la Résistance, et l'amour naissant du narrateur pour Catherine.
    Pierre Bergounioux a le don de voir, entendre, toucher, goûter, sentir mieux que quiconque. Les histoires qu'il nous rapporte prennent un extraordinaire relief, ainsi que cette maison rose, dont il en fait le cœur battant.

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