Philippe Torreton

Philippe Torreton

Philippe Torreton est né à Rouen le 13 octobre 1965. Après des études d’art dramatique au conservatoire national, il entre à la Comédie-Française en 1990 comme pensionnaire et en devient sociétaire quatre ans plus tard. Il y interprète notamment Scapin, Tartuffe et Arlequin, chez Goldoni et Mariv...

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Philippe Torreton est né à Rouen le 13 octobre 1965. Après des études d’art dramatique au conservatoire national, il entre à la Comédie-Française en 1990 comme pensionnaire et en devient sociétaire quatre ans plus tard. Il y interprète notamment Scapin, Tartuffe et Arlequin, chez Goldoni et Marivaux.

Après avoir démissionné en 1999, il joue dans Henri V de Shakespeare, dans la cour d’honneur du palais des papes à Avignon, ou encore dans Du malheur d’avoir de l’esprit de Griboïedov, Richard III de Shakespeare et Oncle Vania de Tchekhov.

Premier acteur de la Comédie-Française à recevoir un César pour Capitaine Conan de Bertrand Tavernier, Philippe Torreton est également chevalier de l’Ordre national du mérite.

(source le livre de poche)

Articles (1)

Avis (30)

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    Couverture du livre « Mémé » de Philippe Torreton aux éditions J'ai Lu

    Livresque78 sur Mémé de Philippe Torreton

    https://livresque78.wordpress.com/2017/03/28/meme-de-philippe-torreton/

    Je connaissais Philippe Torreton, l’acteur, je découvre ici l’auteur.
    Il nous raconte avec poésie cette « Mémé », certains d’entre nous l’appellent ou l’appelaient « Mamie, mémère… », peu importe le nom qu’on lui donne,...
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    https://livresque78.wordpress.com/2017/03/28/meme-de-philippe-torreton/

    Je connaissais Philippe Torreton, l’acteur, je découvre ici l’auteur.
    Il nous raconte avec poésie cette « Mémé », certains d’entre nous l’appellent ou l’appelaient « Mamie, mémère… », peu importe le nom qu’on lui donne, elle est précieuse, un véritable trésor à notre cœur.
    Philippe Torreton nous parle de son trésor, une mémé qui nous amène forcément la larme à l’œil, elle nous rappelle forcément la nôtre…
    Un roman court, poétique et émouvant, car l’auteur ne fait pas que nous raconter son enfance en sa compagnie, il réfléchit à ce qu’a été sa vie, ce qu’elle n’a pas vécu, ce qui lui a manqué.
    Un roman que chacun devrait lire, tant il lui mettra du baume au cœur et lui rappellera la chance qu’il a eu de connaître sa grand-mère et de ce qu’elle lui a transmis, qu’il est ce qu’il est aujourd’hui en partie grâce à elle.

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    Couverture du livre « Mémé » de Philippe Torreton aux éditions J'ai Lu

    Carole Eschalier sur Mémé de Philippe Torreton

    un excellent moment
    j'ai reçu la semaine dernière un petit paquet de lecteurs.com qui contenait ce livre... un petit livre, tout simple et sans prétention.
    un excellent moment de lecture, j'ai rit et pleuré, des moments m'ont rappelé certains de ma propre existence.
    Ce livre donne exactement...
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    un excellent moment
    j'ai reçu la semaine dernière un petit paquet de lecteurs.com qui contenait ce livre... un petit livre, tout simple et sans prétention.
    un excellent moment de lecture, j'ai rit et pleuré, des moments m'ont rappelé certains de ma propre existence.
    Ce livre donne exactement ce qu'il promet, et ça fait du bien.
    Que dire de plus sinon que j'encourage tout le monde à le lire, 2h (3 grand max) de plaisir (en tout cas pour moi).

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    Couverture du livre « Mémé » de Philippe Torreton aux éditions J'ai Lu

    Reine Lefranc sur Mémé de Philippe Torreton

    Mémé, que dire de ce magnifique livre!! oui magnifique pour moi!!!

    -Cela me rappel tellement, mon enfance, vous savez, chez moi , à l'Ile de La Réunion, il existe encore de ces endroits où on vit comme "Mémé" où on fait avec ce qu'on a, où ce n'est pas facile tout les jours, mais petit à...
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    Mémé, que dire de ce magnifique livre!! oui magnifique pour moi!!!

    -Cela me rappel tellement, mon enfance, vous savez, chez moi , à l'Ile de La Réunion, il existe encore de ces endroits où on vit comme "Mémé" où on fait avec ce qu'on a, où ce n'est pas facile tout les jours, mais petit à petit tout ce que "Mémé" et nous avions vu disparaît ce n'est pas aussi loin je suis des années 90 et pourtant j'ai eu juste le temps d'apercevoir ce que "Mémé" a vécue!!!-
    L'amour décrit pour notre "Mémé" chez nous on le dit encore!!! J'y ai rencontrer sa Mémé, j'ai même vécu pendant ces 141 pages avec "Mémé" et j'ai adoré!!!!

    Un livre ou il est peint la vie vraie avec "Mémé" , mais très dure aussi de nos anciens, là où comme dis les anciens le temps ou on prenait le temps de réparer au lieu de jeter... c'est magnifique!!!

    Merci Philippe Torreton merci pour ce partage, je n'ai pas vraiment donner d'avis sur le livre car pour moi ce n'est pas juste un livre ou on doit en parler il faut surtout le comprendre,le vivre et bien l'imaginer votre livre parle de votre "Mémé" mais pas que... et je vous remercie!!!

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    Couverture du livre « Mémé » de Philippe Torreton aux éditions J'ai Lu

    Mireille B sur Mémé de Philippe Torreton

    Lors de sa sortie en 2014, je guettais sa disponibilité en bibliothèque, par curiosité, sans acharnement, car j’avais un a priori sur ce livre mémoire, écrit par l’acteur et comédien que j’admire, mais que je n’imaginais pas, sous son air bourru, capable de prendre la plume pour dévoiler ainsi...
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    Lors de sa sortie en 2014, je guettais sa disponibilité en bibliothèque, par curiosité, sans acharnement, car j’avais un a priori sur ce livre mémoire, écrit par l’acteur et comédien que j’admire, mais que je n’imaginais pas, sous son air bourru, capable de prendre la plume pour dévoiler ainsi autant de sensibilité.
    Eh bien, cet homme est descendu de la scène pour nous raconter « sa mémé », femme de la campagne normande, faisant partie de ces « gens de peu » … sans crainte des préjugés, sans ce complexe dans lequel ce milieu modeste enferme parfois en formatant souvent des ribambelles de taiseux.
    A travers le parcours de vie de sa grand-mère, le sien est en filigrane. Elle était sa muse, celle qui lui a inspiré ses valeurs, ses références. C’était le respect de l’autre, des biens qui n’étaient jamais frappés d’obsolescence, la discrétion, l’humilité. La géographie des lieux faisait que la tentation induite par la vie urbaine n’existait pas, et culture paysanne et restrictions des années 30 et suivantes étaient en plein accord. C’était aussi l’acharnement au travail, les tâches lourdes, reléguant plaisirs et loisirs à l’arrière-plan, instaurant une frontière entre le rural et l’urbain et ainsi, une profonde méconnaissance d’un monde plus ouvert. N’est-ce pas aussi une forme de fracture sociale ?

    Et, comme dans un conte, Mémé, réalisant peut-être un rêve enfoui, va enfin voir son petit-fils et comprendre son « métier de saltimbanque ». De son étable pouvait-elle s’imaginer franchir les portes de la Comédie Française, passer de Forent Pagny à Rossini, découvrir un Figaro tellement ému ce jour-là et son « outil de travail » ? « Mémé est dans la salle ! Et je suis dans la fosse d’orchestre avec les musiciens, un trac fou dans la panse. Ca y est, Paris est jumelé avec Triqueville, c’est officiel ! Ma mémé est assise sur un fauteuil en velours rouge et moi je suis en costume de soie à double trame juste pour rire. C’était un dimanche en matinée pour que tu puisses retourner chez toi le soir même… ».
    Ce jour-là, le petit-fils a reçu une autorisation, son métier était possible, il avait « le droit d’en être », celle qu’il adorait avait aimé son jardin et sa cour, « mon lointain se rapprochait de toi ».
    Ce n’est pas facile de choisir le passage le plus fort de ce livre, mais celui-ci m’a bouleversée. Avait-il besoin de cette reconnaissance, cette validation pour mieux continuer ? La littérature et notamment les biographies montrent combien l’amour des grands-parents maternels ou paternels participe à la réussite d’une personne… et suggère combien la même absence peut manquer pour se construire pleinement…

    Ainsi, avec une multitude de scènes et d’anecdotes plus touchantes les unes que les autres, l’auteur exprime comment sa vie s’est inscrite dans celle de sa grand-mère. Se remémorant son enfance, il décrit les forces intellectuelles qu’il a puisées près d’elle, loin des facilités qu’aurait pu lui offrir la ville pour s’ouvrir à sa passion. Au-delà de l’expérience qui fait grandir, des sentiments, il est aussi question de la vieillesse de Mémé qui attend fébrile le passage de la Faucheuse et des armes psychologiques que l’auteur a mis en place pour accepter l’après. D’ailleurs, j’ai retrouvé chez Philippe Toretton la croyance du peuple Toraja inspiratrice de Philippe Claudel pour son roman « L’arbre du pays Toraja ». Chez ce peuple, une singulière tradition consiste à placer le corps des enfants morts dans le tronc d’un arbre. Ainsi la mort rejoint la vie, celle de l’arbre qui continue sa croissance emmenant avec lui l’hôte qu’il a reçu, l’entraînant dans son ascension. S’agissant d’un enfant ou d’une mémé, n’est-ce pas un symbole apaisant ?
    Enfin, l’auteur fait preuve d’une grande humilité pour nous livrer bien plus qu’un pan de sa vie dont sa grand-mère en est la charpente. Notons également que le terme employé « Mémé », tout en douceur, ne craint pas la ringardise mais renforce ici la force de l’admiration et de l’amour, induit même la possession.
    C'est aussi une histoire qui nous renvoie seulement quelques années en arrière, et qui permet de mesurer l'évolution de la société.

    Ce serait se méprendre que de considérer cette véritable ode à l’amour comme une histoire à tirer les larmes. Et puis, peu importe de verser quelques larmes émotionnelles devant tant de beauté. A quiconque le destin n’a pas donné ce privilège, le regret prime, la convoitise s’invite, puis arrive la résignation. A ceux-ci, c’est sans doute une belle feuille de route à inscrire dans le menu des transmissions.

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