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Philippe Richelle

Philippe Richelle
Né en 1964, c'est comme dessinateur humoristique que Philippe Richelle débute en 1985 dans les pages de "Tintin". Il abandonne rapidement le dessin pour le scénario, écrivant notamment Jordan pour Cadot et Donmington pour Jean-Yves Delitte. En 1993, il entre au mensuel "(À Suivre)" où il écrit Le... Voir plus
Né en 1964, c'est comme dessinateur humoristique que Philippe Richelle débute en 1985 dans les pages de "Tintin". Il abandonne rapidement le dessin pour le scénario, écrivant notamment Jordan pour Cadot et Donmington pour Jean-Yves Delitte. En 1993, il entre au mensuel "(À Suivre)" où il écrit Le Wagon Rouge pour Eric Gorski et Belle comme la Mort puis le premier tome d'Amours Fragiles pour Beuriot. Toujours pour Casterman, il signe Les Coulisses du Pouvoir, série politico-policière dessinée par Delitte et le diptyque Opération : Vent Printanier avec Pierre Wachs. Sur Secrets Bancaires, série à succès sur les dessous d'affaires financières, il s'associe avec Pierre Wachs et Dominique Hé. En 2010, il lance la saga Media, sur les dessous de la télévision, avec Marc-Renier au dessin. 

Avis sur cet auteur (9)

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    Couverture du livre « Algérie ; une guerre française T.1 ; derniers beaux jours » de Philippe Richelle et Alfio Buscaglia aux éditions Glenat

    Lionel Arnould sur Algérie ; une guerre française T.1 ; derniers beaux jours de Philippe Richelle - Alfio Buscaglia

    Chronique précédemment parue sur le blog www.sambabd.net

    Eh bien, pour une fois, je suis assez d’accord avec le résumé de l’éditeur… J’ajouterais même le côté très ambitieux de la démarche des auteurs Richelle et Buscaglia. En effet, s’attaquer à la Guerre d’Algérie (qui, dans les textes de...
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    Chronique précédemment parue sur le blog www.sambabd.net

    Eh bien, pour une fois, je suis assez d’accord avec le résumé de l’éditeur… J’ajouterais même le côté très ambitieux de la démarche des auteurs Richelle et Buscaglia. En effet, s’attaquer à la Guerre d’Algérie (qui, dans les textes de loi en France, n’en est toujours pas une…), n’est certainement pas une mince affaire. De nombreux protagonistes sont encore vivants, vieux, mais vivants, et il reste à la fois de nombreuses zones d’ombre (tortures, exécutions sommaires, attentats, massacres, etc.) et de nombreuses cicatrices entre deux pays qui ont partagé une histoire commune pendant plus d’un siècle. C’est donc tout à leur honneur que de se lancer ainsi dans une série de fiction en cinq tomes (normalement) sur cette période charnière de l’Histoire de l’Algérie et de la France.

    Et donc, il s’agit bien d’une fiction. C’est plutôt une bonne nouvelle car cela permet aux auteurs de ne pas tomber dans une chronique un peu rébarbative et trop linéaire de ce qui s’est passé durant ces années. Au contraire, ce récit est incarné par des personnages auxquels on peut s’attacher, voire s’identifier assez facilement, que ce soit par quelques touches d’humour (toujours bienvenues quand il s’agit d’aérer une ambiance un peu tendue) ou par le déploiement de situations aussi intemporelles qu’universelles, notamment les amours de jeunesse.

    Côté scénario, donc, on assiste à la genèse du conflit par de petites touches qui nous rappellent à la fois les injustices sociales dont étaient victimes ceux que l’on appelait « les indigènes » mais aussi que tous les métropolitains (les blancs, pour faire court), colons ou non, n’adoptaient pas la même attitude (raciste) envers les populations musulmanes d’Algérie. Les auteurs nous montrent également que l’ordre établit convenait aussi à une partie d’algériens « indigènes » qui profitaient de ce système (tout en restant eux-mêmes des citoyens de seconde zone… il ne faut pas pousser non plus, hein…).

    Et puis, comme on est dans une fiction, il va de soi que l’on va assister à des déchirements de tragédie grecque, entre amis d’enfance aux chemins différents (indépendantistes contre militaires français) ou encore au sein de mêmes familles (comme c’est déjà le cas dans ce tome avec Slimane renié par son père jusque dans sa tombe).

    Bref, si l’on ajoute à cela que le dessin est à la fois propre, discret et assez lumineux (la lumière de l’Algérie !), on obtient un premier tome de qualité qui donne bien envie de lire la suite quand elle sortira.

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    Couverture du livre « Les guerriers de Dieu T.1 ; 1557, la chasse aux hérétiques » de Philippe Richelle et Pierre Wachs aux éditions Glenat

    Les Ô grimoiriens sur Les guerriers de Dieu T.1 ; 1557, la chasse aux hérétiques de Philippe Richelle - Pierre Wachs

    Dès les premières pages, je sais que les dessins de cette bd ne me plaisent pas vraiment… Mais en revanche, l’histoire me passionne : les guerres de religions en France, cette période noire et très trouble me plait énormément !

    On suit les péripéties qui arrivent à Arnaud de Boissac – dans ce...
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    Dès les premières pages, je sais que les dessins de cette bd ne me plaisent pas vraiment… Mais en revanche, l’histoire me passionne : les guerres de religions en France, cette période noire et très trouble me plait énormément !

    On suit les péripéties qui arrivent à Arnaud de Boissac – dans ce premier tome, il se fait emprisonner, s’évade, met au jour une trahison, se voit contraint de changer d’allégeance -, et comme sa situation est mouvementée et même périlleuse par moment, cela rythme l’album et il y a aucun temps mort ! On referme l’album convaincu et on attend avec l’impatience le tome 2, bref vivement le mois de mai !

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    Couverture du livre « Mitterrand, un jeune homme de droite » de Frederic Rebena et Philippe Richelle aux éditions Rue De Sevres

    Lisa_D sur Mitterrand, un jeune homme de droite de Frederic Rebena - Philippe Richelle

    On suit le jeune François Mitterrand avant qu’il ne devienne un animal politique. En 1935, il a 19 ans et n’est encore qu’un étudiant qui hésite entre devenir prof de droit et écrivain, loin de toute velléité politique. Son « socialisme » s’exprime avant tout dans sa pratique du catholicisme....
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    On suit le jeune François Mitterrand avant qu’il ne devienne un animal politique. En 1935, il a 19 ans et n’est encore qu’un étudiant qui hésite entre devenir prof de droit et écrivain, loin de toute velléité politique. Son « socialisme » s’exprime avant tout dans sa pratique du catholicisme.
    A travers lui, c’est aussi l’histoire de France qui se déroule dans les bulles ; histoire connue et moins connue (la cagoule : mouvement fasciste et terroriste). Et puis vient la guerre. Mitterrand est fait prisonnier et s’évade, après quoi il travaille pour le régime de Vichy au commissariat au reclassement des prisonniers. Régime qu’il quittera début 1943 jugeant que Laval au pouvoir, c’est le triomphe du collaborationnisme. Il rejoint alors les rangs de la résistance. On le quitte en 1945, il vient d’épouser Danielle et ils ont un petit garçon qui décédera âgé de deux mois.
    Son rapport à la gente féminine n’est pas occulté : son premier grand amour qui le quitte, son goût pour les femmes qui allient « l’esthétique » et l’intelligence.
    Portrait en finesse d’un homme conscient que ce n’est qu’en se « frottant à des gens qui pensent autrement, qu’on se forge une vraie personnalité et des opinions pertinentes sur le monde qui nous entoure».

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    Couverture du livre « Les mystères de la cinquième République T.5 ; au nom de la France » de Francois Ravard et Philippe Richelle aux éditions Glenat

    Lionel Arnould sur Les mystères de la cinquième République T.5 ; au nom de la France de Francois Ravard - Philippe Richelle

    Par où commencer pour vous dire tout le bien que je pense de ce cinquième tome et, plus généralement, de cette série.

    Bon, la série, d’abord. Elle est globalement centrée sur « les évènements » d’Algérie comme on nommait pudiquement cette sale guerre à l’époque. Ce choix n’est pas anodin car...
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    Par où commencer pour vous dire tout le bien que je pense de ce cinquième tome et, plus généralement, de cette série.

    Bon, la série, d’abord. Elle est globalement centrée sur « les évènements » d’Algérie comme on nommait pudiquement cette sale guerre à l’époque. Ce choix n’est pas anodin car il s’agit là de l’un des éléments fondateurs de la Cinquième en ce sens où c’est pour régler le cas de l’Algérie que De Gaulle est rappelé au pouvoir en 1958. Il en profite pour faire voter une nouvelle constitution renforçant les pouvoirs de l’exécutif comme on ne l’avait plus vu depuis la monarchie. Dans la foulée, il déçoit une partie de ceux qui l’ont fait revenir en orientant sa politique vers un règlement définitif du conflit algérien passant nécessairement par l’indépendance de la plus ancienne colonie française. Les coups tordus mis en place à l’époque (les barbouzes, le SAC, la France-Afrique, Jacques Focart, etc.) auront des répercussions sur la politique française durant les 30 à 40 années qui suivront.

    Dans cette série, Richelle mélange savamment des éléments d’évènements ou de personnages réels avec de la fiction sortie tout droit de son imagination mais qui aurait pu arriver. Des passeurs de valises français en direction des maquis algériens aux ratonnades de l’OAS, du racket systématique du FLN pour financer ses actions « terroristes » à la répression sanglante du 17 octobre 61 par la police « républicaine » d’une manifestation contre la guerre, et, encore, des intérêts stratégiques nationaux (le pétrole, encore et toujours) au meurtre d’état, les cinq tomes des Mystères de la Cinquième République couvrent un panel assez complet de ce qu’ont pu être ces années troubles.

    La trame narrative est identique aux 2 autres séries parallèles, les mystères de la Troisième et de la Quatrième République. Les premières pages du tome 1 nous présentent le personnage principal dans une situation plus ou moins tendue : condamné à mort, en train d’acheter une arme de poing illégalement ou, comme ici, en train d’écrire un livre explosif sur la France-Afrique. Puis, on nous déroule un flash-back durant les 4 tomes suivant pour arriver au dénouement du cinquième tome. Encore une fois, c’est assez classique mais ça reste très efficace. D’autant plus que les scénarii des épisodes pris individuellement sont de bonne facture et l’on s’ennuie pas du tout en les lisant.

    Ensuite, concernant ce tome en particulier, je dis : « chapeau » : -Spoiler Alert- faire mourir le héros de sa série déjà, respect, mais au bout du tiers de la BD, GROS RESPECT. D’autant que ce décès prématuré permet de faire émerger un peu plus un personnage secondaire pas spécialement sympathique (il n’y a qu’à voir comment il parle des « bicots » au long des tomes précédents) le commissaire Berlier. Un peu comme dans les mystères de la troisième république d’ailleurs, Philippe Richelle nous refait le coup de l’inspecteur Lacaze, et ça marche. C’est d’ailleurs l’un des talents de cet auteur que de nous servir des personnages secondaires tout en relief, avec leurs défauts et leurs qualités, auxquels on peut tout même s’attacher, alors que ses héros sont eux un peu plus lisses, humains certes, mais plus lisses. Je ne vous raconte pas la chute finale (je ne vais tout de même pas tout vous dévoiler !) mais ça m’a bien plu.

    Question dessin, j’ai apprécié l’évolution du trait de François Ravard au cours de la série. Passant d’un trait assez épais sur le premier tome à quelque chose de plus affiné sur les tomes suivants. J’ai juste un regret mais il concerne les couleurs. Autant j’apprécie généralement le côté lumineux de la mise en couleur de Claudia Boccato, autant je trouve dommage les fonds numériquement dégradés (notamment certains ciels), qui émaillent cet album. Ça gâche un peu le plaisir.

    Quoiqu’il en soit, les auteurs ont su (une fois de plus pour Richelle) conclure de fort belle manière cette très bonne série.

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