Philippe Pollet-Villard

Philippe Pollet-Villard

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Avis (15)

  • Couverture du livre « L'enfant-mouche » de Philippe Pollet-Villard aux éditions Flammarion

    Mumu Dans le Bocage sur L'enfant-mouche de Philippe Pollet-Villard

    Voilà un récit de la Rentrée Littéraire 2017 que vous ne lâcherez pas une fois ouvert car on est embarqué très vite dans l'histoire, la petite histoire dans la grande histoire de la deuxième guerre mondiale, en France, à Casablanca, Paris puis Courcy dans l'Est de la France.
    L'auteur s'est...
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    Voilà un récit de la Rentrée Littéraire 2017 que vous ne lâcherez pas une fois ouvert car on est embarqué très vite dans l'histoire, la petite histoire dans la grande histoire de la deuxième guerre mondiale, en France, à Casablanca, Paris puis Courcy dans l'Est de la France.
    L'auteur s'est inspiré d'une histoire que sa mère lui racontait. Il s'est rendu dans le village de Courcy où les gens se souviennent de cette gamine dont on se méfiait : pourquoi était-elle là ? Juive ? Et cette femme qui l'accompagnait ? On les tenait à l'écart, ne leur donnant même pas de quoi survivre alors que la femme était malade.
    Mais ce qui frappe avant tout l'enfant, c'est le regard noir de ces dames. Des pupilles qui vous fixent telles deux billes de plomb engagées dans le barillet d'une arme de chair.
    Certains personnages ont existé : Toinette et Matesson (mais pas leur fils Gaston) et il a par inventé les personnages du passé de Anne Angèle.
    C'est une épopée : celle d'une enfant, Marie, sortie d'un orphelinat par une femme Anne Angèle, infirmière à Casablanca, la soixantaine, qui pense trouver là une façon d'avoir un revenu mais aussi parce que sa soeur décédée récemment s'occupait de l'avenir de cette enfant. Pourquoi ?
    Anne-Angèle et Marie vont devoir cohabiter mais on ne ressent pas une réelle affection entre les deux personnages, Marie étant d'ailleurs livrée à elle-même par la maladie d'Anne-Angèle et cette enfant d'une douzaine d'années, observatrice, curieuse va devoir découvrir les aléas de la vie, de la guerre, de ces différents protagonistes toute seule.
    Anne-Angèle est une femme de principe, droite et assez directive qui n'a jamais dans sa vie voulu assumer ses sentiments, les vivre jusqu'au bout.
    Toinette, la "pute" comme disent les gens du village, est la seule personne qui accueillera Marie, lui donnera un peu de douceur, d'affection, de dialogues sur la vie et de ..... la nourriture et puis il y a Gaston, que Marie aime comme une deuxième mère. Pour elle c'est l'image d'une famille mais d'une famille étrange, où les rôles et les règles sont différentes.
    Et puis la guerre et les hommes en temps de guerre, les différents camps, les ennemis, les résistants, les horreurs et les règlements de compte, les abus de certains, etceux qui sont sortis diminués du précédent conflit, Marie va traverser tout cela avec parfois inconscience et innocence mais au fur et à mesure avec lucidité, pesant le pour et le contre. Car elle le sait : sa vie et celle de sa tutrice ne tient qu'à peu de chose....
    Méfie toi des hommes, Marie, surtout quand il leur prend des envies d'héroïsme. Dans ces moments là, ils se regardent comme s'ils étaient des acteurs de cinéma. Et dans ces petits films sordides qu'ils se font dans leur tête, nous les femmes, n'avons pas d'autre choix que de faire semblant de les trouver formidables et d'applaudir : avant de les ramasser tout cassés à la fin....
    Elle finira par choisir un camp, celui où le risque est le moins grand pour elle, peut être aussi parce que finalement c'est là qu'elle a trouvé un peu de chaleur, d'humanité. Elle en sortira un peu plus forte, plus adulte sûrement mais avec aussi beaucoup de désillusions.
    Elle voit, elle entend et elle essaie de comprendre tout cela mais avec ses mots, avec ce qu'elle imagine et interprète. Elle ressent le bien, le mal et prend l'amour là où il se trouve. Car sa première mission : survivre.... A tout prix, qu'importe les moyens elle se doit de faire face. Résister, trouver de l'aide alors que tout le village les tient à l'écart, les juge.
    Marie, je t'en supplie, ne joue pas le jeu des hommes..... Souviens-toi qu'ils deviennent des crapules quand les choses tournent mal... et que c'est nous (les femmes) qui paierons à la fin de la guerre. Seulement nous. Toujours ! Toujours ! Tu m'entends ?
    Une écriture fluide, un auteur très attaché à la nature et au monde rural, à la dureté d'une région et d'une occupation en temps de guerre. Les petits arrangements, les magouilles, les destins balayés par la précédente guerre ou par les événements, les figures caricaturales d'un petit bourg de province. Oui il y a tout cela, on l'a déjà lu .... mais c'est tellement bien raconté que l'on s'en moque et ce qui compte c'est le destin de cette enfant-mouche. C'était sûrement cela, dans nos campagnes et nos villes. Il y a tellement eu de personnes jetées sur les chemins et encore de nos jours : comment les accueille-t-on, les juge-t-on sans les connaître....

  • Couverture du livre « L'enfant-mouche » de Philippe Pollet-Villard aux éditions Flammarion

    Florence Mayor Voegele sur L'enfant-mouche de Philippe Pollet-Villard

    Me voici tellement et touchée par ce roman puissant, cette incroyable déclaration d'amour filial.
    Portrait de marie, petite orpheline sous l'Occupation, recueillie par Anne-Angèle, tante fictive forçée par le destin d'honorer la dette de sa soeur décédée.
    Après un court séjour parisien, la...
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    Me voici tellement et touchée par ce roman puissant, cette incroyable déclaration d'amour filial.
    Portrait de marie, petite orpheline sous l'Occupation, recueillie par Anne-Angèle, tante fictive forçée par le destin d'honorer la dette de sa soeur décédée.
    Après un court séjour parisien, la femme et l'enfant s'installeront en Champagne.
    Dans ce petit village de province, la population aura bien du mal à les accepter et les mettra tout simplemnet à l'écart.marie devra soigner et nourrir sa tante tombée malade et perdant la vue.Pour survivre, dans ce monde rural incroyablement cruel et violent, la petite n'aura d'autre choix que de se rapprocher du camp allemand.Un monde nouveau s'ouvrira à elle et marie deviendra alors l'enfant-mouche.
    Ce roman m'a émue car l'histoire s'inspire de celle de la propre famille de l'auteur,émue aussi de redécouvrir cette sombre période de l'histoire, cette guerre vécue à travers les yeux d'une enfant lumineuse dont la seule préoccupation est de ne pas mourir de faim.
    le livre est formée chapitres courts comme succession de petits récits.L'écriture au présent donne une force, une vivacité au récit, écriture teintée d'humour dans un monde barbare où atmosphère et relations humaines sont si sombres.
    On ressent l'amour de l'auteur pour la nature, lorsque celui-ci nous emporte dans la forêt.En effet, un monde magique s'ouvre à nous lecteurs , lors de la découverte de la petite maison de Toinette.La faune et la flore y sont décrites comme dans un conte, on en oublierait presque les horreurs de la guerre durant quelques lignes mais un événement comme un coup de poing, nous replonge dans le quotidien terrifiant de l'enfant-mouche.
    Ce roman est une ode à la tolérance, à la compassion.
    Un livre qui jamais ne condamne ou se permet de poser un jugement sur cette humanité qui parfois montre faiblesse,lâcheté, égoisme et jalousie face à cette petite marie si courageuse, intelligente et déjà si mûre.
    Petite fille dont les besoins de manger, d'être aimée, d'appartenir à une famille et de se faire pardonner sont finalement les besoins légitimes liés à l'enfance , à l'être humain.
    Ne passez pas ä côté de ce livre !!

  • Couverture du livre « L'enfant-mouche » de Philippe Pollet-Villard aux éditions Flammarion

    TLivresTArts sur L'enfant-mouche de Philippe Pollet-Villard

    Tout commence au Maroc, Anne-Angèle, une jeune femme, française, y est infirmière. Alors qu’elle soigne un patient, elle apprend par télégramme que sa soeur, Mathilde, est dans le coma suite à un accident. Il profite de ce moment de désarroi pour la mordre. Il est malade de la syphilis, une...
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    Tout commence au Maroc, Anne-Angèle, une jeune femme, française, y est infirmière. Alors qu’elle soigne un patient, elle apprend par télégramme que sa soeur, Mathilde, est dans le coma suite à un accident. Il profite de ce moment de désarroi pour la mordre. Il est malade de la syphilis, une maladie du sang. Mathilde décède. Marie-Angèle découvre à Paris les secrets de sa cadette, notamment un contrat passé pour l’accueil d’une enfant, Marie, de l'Assistance Publique. Elle décide de prendre la relève de sa soeur et de l’honorer, coûte que coûte. Elle abandonne son pays d’adoption et voue toute son attention à la petite, tout ça sur fond de seconde guerre mondiale. Alors que l’histoire aurait pu rester banale, elle devient une épopée romanesque pleine de rebondissements.

    Ce roman est inspiré de l’histoire familiale de l’auteur, Philippe POLLET-VILLARD, il retrace la vie d'une enfant qui va devoir prendre son destin en main pour assurer sa survie et celle de sa mère adoptive. Dans l'impossibilité de vivre plus longtemps dans la capitale, elles quittent Paris pour la Champagne et s'installent dans le petit village de Courcy. Marie va devoir prendre très vite des responsabilités en temps normal dédiées aux adultes, elle va vivre de péripétie en aventure jusqu'à flirter avec le camp allemand. C'est un véritable page-turner.

    Il évoque les expatriés en terre colonisée, le sort des hommes et des femmes vivant sous la pression Française, et puis, subitement, les camps sont inversés, la France est occupée et là, c'est au tour de l'occupant de fixer les règles du jeu.

    Philippe POLLET-VILLARD fait la part belle aux femmes dans ce roman, des femmes qui n'ont eu qu'elles sur qui se reposer, des femmes éprises de liberté qui souhaitent choisir de leur sort, quitte à en payer le prix fort. Marie évolue entre une femme de principe et une "pute".

    Quant aux hommes, ils jouent avec le pouvoir, c'est à celui qui sera le plus fort et en de conflit, paradoxalement, les risques sont plus élevés.

    Je ne connaissais pas encore l’écriture de Philippe POLLET-VILLARD. Il nous livre un roman empreint d’humanité, fluide et dont j’ai tourné les pages avec avidité, j’avais très envie d’en connaître le dénouement.

    http://tlivrestarts.over-blog.com/2017/12/l-enfant-mouche-de-philippe-pollet-villard.html

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