Philippe Francq

Philippe Francq

Philippe Francq est un dessinateur belge de de bandes dessinées, né à Etterbeek le 13 décembre 1961.

En 1988, il rencontre l'auteur des romans Largo Winch, l'écrivain Jean Van Hamme, qui lui propose d'adapter ses livres en bande dessinée. Dès 1990, avec L'Héritier, la saga connaît un immense suc...

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Philippe Francq est un dessinateur belge de de bandes dessinées, né à Etterbeek le 13 décembre 1961.

En 1988, il rencontre l'auteur des romans Largo Winch, l'écrivain Jean Van Hamme, qui lui propose d'adapter ses livres en bande dessinée. Dès 1990, avec L'Héritier, la saga connaît un immense succès qui ne se démentira pas, amenant Philippe Francq à se consacrer exclusivement à celle-ci.

Les deux hommes collaborent sur 20 albums de Largo Winch, jusqu'à Vingt Secondes, publié en 2015, suite auquel Jean Van Hamme annonce qu'il renonce aux aventures de Largo Winch. Philippe Francq décide de poursuivre la saga avec un nouveau scénariste, Eric Giacometti, pour un 21e album, L'Etoile du Matin, publié en octobre 2017.

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Avis (11)

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    Couverture du livre « Largo Winch T.21 ; l'étoile du matin » de Eric Giacometti et Philippe Francq aux éditions Dupuis

    Louisa Amara sur Largo Winch T.21 ; l'étoile du matin de Eric Giacometti - Philippe Francq

    Je fais partie de cette génération qui a découvert la BD Largo Winch grâce à la série TV belgo-canado-française diffusée en 2001 sur M6. Largo était alors incarné par Paolo Seganti, dont le visage et le physique collaient parfaitement au héros de Van Hamme et Francq. Au cinéma, c'est Tomer...
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    Je fais partie de cette génération qui a découvert la BD Largo Winch grâce à la série TV belgo-canado-française diffusée en 2001 sur M6. Largo était alors incarné par Paolo Seganti, dont le visage et le physique collaient parfaitement au héros de Van Hamme et Francq. Au cinéma, c'est Tomer Sisley, plus brun et typé qui devient Largo en 2008 et 2011. La BD a été toujours été une source d'inspiration pour le cinéma et la télévision, et c'est tout un nouveau lectorat qui découvre ainsi les personnages créés par Van Hamme. Un échange gagnant/gagnant.
    J'ai été intriguée par les propos du nouveau scénariste, Eric Giacometti, journaliste économique et romancier, lors de la soirée de lancement : "La Bourse aujourd'hui, ce sont des algorithmes. Des robots. Le trader à la Leonardo Di Caprio dans Le Loup de Wall Street, c'est terminé."
    Encore faut-il rendre intelligible, compréhensible aux néophytes ces systèmes très complexes. Quand le Dow Jones chute brutalement, qu'est-ce que ça veut dire ? Pourquoi et comment ? Qui contrôlent ces super-robots émetteurs d'ordres financiers ? Giacometti parvient à vulgariser toutes ces notions en donnant des exemples concrets qui sont réellement arrivés (les subprimes etc). Un monde passionnant à découvrir qui rejoint les interrogations des héros de la saga Terminator : faut-il avoir peur des machines ? Autant d'interrogations très actuelles qui contrastent avec l'image glamour de Largo Winch. Giacometti et Francq ont eu l'intelligence de donner une profondeur et une vraie réflexion au fils de Nerio.
    Sans vous dévoiler l'intrigue, c'est sans doute la 1ère fois qu'un patron milliardaire se soucie à ce point de ses salariés, des fermetures d'usines et évoque même le devoir moral d'être fiscalement responsable. C'est la révolution tout en restant dans l'univers connu de Largo Winch. L'intrigue est très prenante, on lit l'album d'une traite, avec un suspense haletant en fin de lecture. Hâte de lire la suite !

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    Couverture du livre « Largo Winch T.21 ; l'étoile du matin » de Eric Giacometti et Philippe Francq aux éditions Dupuis

    Nicolas Zwirn sur Largo Winch T.21 ; l'étoile du matin de Eric Giacometti - Philippe Francq

    Largo Winch change de scénariste et ce n’est pas rien de se passer de son créateur, Jean Van Hamme. Comme tout lecteur de la saga, même si j’avoue ne pas avoir lu l’intégralité des albums, j’étais donc un peu sceptique : changer d’auteur, après 20 albums qui ont imposé un personnage et un...
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    Largo Winch change de scénariste et ce n’est pas rien de se passer de son créateur, Jean Van Hamme. Comme tout lecteur de la saga, même si j’avoue ne pas avoir lu l’intégralité des albums, j’étais donc un peu sceptique : changer d’auteur, après 20 albums qui ont imposé un personnage et un univers très définis et référencés, c’est quand même un vrai bouleversement qui peut légitimement inquiéter.

    Et pourtant... Giacometti nous ramène d’emblée en territoire connu, et avec maestria !
    Dès les premières pages, on retrouve les intrigues croisées, le rythme soutenu et l’efficacité qui caractérisent la série. Giacometti, ancien journaliste économique mais également auteur de thrillers, parvient à garder la même tension que l’on soit dans des scènes d’action ou qu’il s’agisse de magouilles financières. Cerise sur le gâteau, l’album peut aussi se lire comme une source d’infos sur la face cachée de la Bourse et des transactions financières.

    Côté dessin, tout a déjà été dit sur le perfectionnisme de Francq, mais tant pis, il faut quand même le marteler : c’est magnifique, impeccable, rien n’est laissé au hasard et le plaisir qu’on a à basculer d’une ambiance à une autre est constant. Je ne trahirai pas trop les lieux représentés au cours du récit – Largo voyage beaucoup, comme à son habitude – mais il y a un travail exceptionnel sur les couleurs chaudes et froides qui est un vrai régal visuel (bravo à Bertrand Denoulet, Philippe Francq et Yoann Guillo).

    L’Etoile du Matin donne envie de se replonger dans les albums précédents, d’autant qu’il reprend le récit exactement dans la continuité de « 20 secondes », mais on a aussi hâte, dès la dernière case lue, de vite découvrir le prochain album, tant la collaboration Francq/Giacometti s’impose déjà comme une réussite.

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    Couverture du livre « Largo Winch T.21 ; l'étoile du matin » de Eric Giacometti et Philippe Francq aux éditions Dupuis

    Lionel Arnould sur Largo Winch T.21 ; l'étoile du matin de Eric Giacometti - Philippe Francq

    On ne me l’aurait pas dit, je ne l’aurais pas deviné… D’ailleurs, on ne me l’a pas dit ! Largo Winch a (de nouveau) perdu son père. En effet, en arrivant à la sympathique (et bien pourvue en éclairs au chocolat et autre délicieux petits fours) soirée de lancement de ce 21ème tome des aventures...
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    On ne me l’aurait pas dit, je ne l’aurais pas deviné… D’ailleurs, on ne me l’a pas dit ! Largo Winch a (de nouveau) perdu son père. En effet, en arrivant à la sympathique (et bien pourvue en éclairs au chocolat et autre délicieux petits fours) soirée de lancement de ce 21ème tome des aventures du « milliardaire au grand cœur », je remarquai sur le visuel de la couverture affichée un peu partout que le nom de Van Hamme avait été remplacé par celui de Giacometti, Éric de son prénom. Contrairement au premier épisode : « L’Héritier » où Nério Winch mourrait en laissant Largo orphelin, multi-milliardairement riche certes, mais orphelin tout de même, cette fois-ci, son deuxième papa, Philippe Francq (son excellent dessinateur) lui en a trouvé un nouveau, et un très bon, qui plus est. Il s’agit d’un auteur de romans policiers à succès qui fut, accessoirement, journaliste économique pour Le Parisien.

    Résultat : On ne me l’aurait pas dit… Je ne l’aurais pas deviné…

    La transition - toujours plus délicate quand on change un scénariste que lorsqu’il s’agit d’un nouveau dessinateur - se fait donc tout en douceur. Enfin, c’est du Largo Winch, en douceur certes, mais avec de l’action.

    Sans être « fan » de cette série (je n’aime pas trop ce terme, à part si l’on me parle des Beatles ou du Liverpool Football Club), je l’apprécie énormément et la suis avec assiduité. Eh bien je dois avouer que la façon dont est traité ce nouveau tome est un réel soulagement.

    D’abord, comme le rappellent les deux (nouveaux) compères au fil des interviews, il fallait poursuivre et clôturer l’aventure précédente (le diptyque Chassé-croisé et 20 secondes) scénarisée par Jean Van Hamme et qui se terminait sur un « à suivre » un poil inquiétant. Aussitôt dit… Ce nouvel épisode débute donc quelques mois après les évènements de Londres et l’on y retrouve Largo et Simon en train d’essayer de débusquer celui qui se cachait derrière l’attentat manqué contre la tour londonienne du Groupe W. Voilà pour le début.

    Ensuite, on peut dire que Giacometti a bien bossé son sujet. Car oui, tous les éléments d’un bon Largo son présents sans pour autant être hors de propos. En effet, il n’est pas rare de voir des auteurs reprendre une série à succès et se perdre en hommages et autres clins-d ’œil à l’auteur précédent. Giacometti évite cet écueil tout en disséminant les ingrédients auxquels nous sommes habitués : Les amis, Simon et Freddy, les jolies (sublimes et sexy) femmes qui en veulent à Largo, le Big Board du Groupe W, les flashbacks avec Nério Winch, un orientalisme assumé, un contexte réaliste (forum économique et Anonymous), de l’action (des meurtres gratuits ou pas, des avions qui arrivent à point), la banque de Vaduz (la fameuse Zukunft Ansalt), des trahisons et, last but not least, un bon cliffhanger final… Le tout parfaitement intégré à un scénario très bien documenté (saint-Van-Hamme n’est pas loin !) faisant la part belle à l’Economie et la Finance en allant fouiller du côté du Trading Haute Fréquence, des ordinateurs et autres algorithmes qui prennent toujours plus de place dans nos vies.

    Côté graphisme, que dire ? Que Philippe Francq est un orfèvre de la Bande Dessinée, que chacune de ses planches est un trésor d’harmonie, que son trait est précis, ses cadrages millimétrés et que ses compositions frôlent la perfection ? Mais bon, vous le saviez déjà, non ? Les couleurs sont également à tomber. Bien que traitées numériquement, elles gardent un aspect « BD » tout en renforçant le côté réaliste du trait de Francq. C’est d’autant plus appréciable qu’aujourd’hui, nombre de bandes dessinées (je ne citerai pas de noms…) qui paraissent sont colorisées (et même dessinées) à la va-vite, faisant regretter le bon vieux temps des aplats de Tintin ou d’Astérix…

    Bref, si vous aimez Largo Winch, il est plus que probable que, comme moi, non seulement vous appréciez ce tome 21, mais, qu’en plus, il vous rassure sur l’avenir de la série. Bienvenue monsieur Giacometti !

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    Couverture du livre « Largo Winch T.20 ; 20 secondes » de Jean Van Hamme et Philippe Francq aux éditions Dupuis

    Sophie Wag sur Largo Winch T.20 ; 20 secondes de Jean Van Hamme - Philippe Francq

    Largo, toujours l'homme idéal :)

    Largo, toujours l'homme idéal :)

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