Philippe Djian

Philippe Djian
Philippe Djian est né en 1949 à Paris. C'est en voulant essayer une machine à écrire, donnée par un ami, qu'il entame l'écriture des nouvelles qui composeront 50 contre 1. Mais le succès auprès du grand public vient en 1985 avec l'adaptation au cinéma de 37°2 le matin par Jean-Jacques Beineix. Tr... Voir plus
Philippe Djian est né en 1949 à Paris. C'est en voulant essayer une machine à écrire, donnée par un ami, qu'il entame l'écriture des nouvelles qui composeront 50 contre 1. Mais le succès auprès du grand public vient en 1985 avec l'adaptation au cinéma de 37°2 le matin par Jean-Jacques Beineix. Traduit dans vingt pays, le roman connaît un succès retentissant.

Articles en lien avec Philippe Djian (2)

Avis sur cet auteur (70)

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    Couverture du livre « Oh... » de Philippe Djian aux éditions Gallimard

    Fantomas 57 sur Oh... de Philippe Djian

    Dérangeant et déroutant comme la plupart des écrits de Djian. Dans la peau du voyeur, le lecteur assiste à la mise en place sordide d'un étrange mécanisme d'attirance / répulsion entre un agresseur anonyme et sa victime. Tout le débat de situe dans le consentement ... est-il réel, feint ?...
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    Dérangeant et déroutant comme la plupart des écrits de Djian. Dans la peau du voyeur, le lecteur assiste à la mise en place sordide d'un étrange mécanisme d'attirance / répulsion entre un agresseur anonyme et sa victime. Tout le débat de situe dans le consentement ... est-il réel, feint ?
    Presque un polar, en tout cas un objet littéraire non identifié

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    Couverture du livre « Marlène » de Philippe Djian aux éditions Gallimard

    Calimero29 sur Marlène de Philippe Djian

    Du pur Philippe Djian avec des personnages déglingués par la vie; les figures masculines sont deux anciens militaires rentrés d'Afghanistan bousillés par des bouffées de stress post-traumatiques (c'est un sujet dont se sont emparés assez récemment plusieurs auteurs comme L'Insouciance de Karine...
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    Du pur Philippe Djian avec des personnages déglingués par la vie; les figures masculines sont deux anciens militaires rentrés d'Afghanistan bousillés par des bouffées de stress post-traumatiques (c'est un sujet dont se sont emparés assez récemment plusieurs auteurs comme L'Insouciance de Karine Thuil), unis par une amitié virile non dénuée d'orages; les 3 personnages féminins ne sont pas dans un meilleur état et veulent désespérément être aimées; elles ont entre elles des relations plus que conflictuelles comme il en existe dans de nombreuses familles entre soeurs ou entre mère et fille adolescente.
    Le décor n'incite pas plus à l'allégresse : une maison presque vide pour un des 2 militaires (Dan) comme s'il ne voulait pas s'installer dans sa vie, la prison pour l'autre (Richard) qui a l'art de se mettre dans tous les plans foireux pour se sentir exister, pour retrouver un peu de l'adrénaline d'Afghanistan, un bowling miteux où les installations tombent souvent en panne, un salon de toilettage pour chiens où les chiens mordent les soigneuses.
    Tous les ingrédients sont là pour conduire aux drames; l'écriture directe, ciselée, sans fioriture de Philippe Djian y conduit irrémédiablement.
    Malgré tout l'art de l'auteur, j'avoue que je ne suis plus aussi fan qu'avant car aucune note d'espoir ne vient légèrement adoucir le récit, c'est glauque et j'accroche de plus en plus difficilement aux changements brusques et sans indice de personnages; on ne sait plus qui parle ou de qui parle l'auteur. Philippe Djian ne me surprend plus même si une curiosité addictive à chaque nouveau roman me pousse à m'y plonger.

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    Couverture du livre « Chéri-chéri » de Philippe Djian aux éditions Gallimard

    Bagus35 sur Chéri-chéri de Philippe Djian

    Denis est écrivain le jour et travesti la nuit.Il vit avec Hannah et dispose de l'appartement chic de ses beau-parents jusqu'au jour où ceux-ci décident de réintégrer la résidence et aménagent le rez de chaussée.Paul ,son beau-père , n'accepte pas que son gendre se travestisse la nuit et...
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    Denis est écrivain le jour et travesti la nuit.Il vit avec Hannah et dispose de l'appartement chic de ses beau-parents jusqu'au jour où ceux-ci décident de réintégrer la résidence et aménagent le rez de chaussée.Paul ,son beau-père , n'accepte pas que son gendre se travestisse la nuit et l'oblige à accompagner son chauffeur pour récupérer de l'argent auprès de mauvais payeurs.La cohabitation n'est pas trop du goût de Denis d'autant que Paul violente sa femme ,Véronika , régulièrement.
    Un bon roman mais je suis fan.

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    Couverture du livre « Les inéquitables » de Philippe Djian aux éditions Gallimard

    Régine Roger sur Les inéquitables de Philippe Djian

    Je suis toujours curieuse de découvrir un nouveau roman de Philippe Djian. Soit on aime, soit on n’aime pas les livres de cet auteur au style d’écriture si particulier.
    Moi, j’aime et j’adhère totalement à son univers qui me fait indéniablement penser à l’Amérique du peintre Edward hopper....
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    Je suis toujours curieuse de découvrir un nouveau roman de Philippe Djian. Soit on aime, soit on n’aime pas les livres de cet auteur au style d’écriture si particulier.
    Moi, j’aime et j’adhère totalement à son univers qui me fait indéniablement penser à l’Amérique du peintre Edward hopper.
    En lisant les inéquitables, j’avais sans cesse en tête Nightawks pour son atmosphère de lumière et d’ombre comme un soleil couchant sur l’océan et la fixité désenchantée de ses personnages qui semblent perdus au milieu du tableau. Un je ne sais quoi d’étrange et de profondément mélancolique.

    J’aime les livres de Philippe Djian pour ses beaux portraits de femmes blessées, fragiles et fortes à la fois comme Marlène que j’avais adoré.
    Ici, c’est Diana qui a perdu son époux dans des circonstances mystérieuses dont la disparition brutale lui a fait commettre plusieurs tentatives de suicide.
    C’est le frère de son défunt mari, Marc qui veille sur elle comme un ange gardien jusqu’au jour où il trouve sur la plage deux paquets blancs qui annoncent le drame.
    Rentre alors en scène une galerie de couples, des hommes et des femmes plus ou moins proches de Diana, plus ou moins aimés et violemment haïs mais inextricablement liés les uns aux autres.

    C’est la relation vénéneuse entre eux ou profondément solidaire d'êtres cabossés qui porte le roman avec en figure de proue non seulement Diana mais aussi Marc, réservé et flegmatique, qui écrit sans arrêt des notes sur un carnet dont la teneur reste un mystère.

    A mon tour, je suis entrée dans l’atmosphère trouble et opaque en compagnie pas vraiment rassurante de personnages à la dérive. Il n’y a pas d’indication de temps et de lieu, l’océan tout proche et les lumières de la ville font le décor d’un scénario terrible et glaçant, cyniquement dans l’air du temps lorsque l’auteur parle des drogues bio.
    J’ai avancé à petit pas dans ce drame psychologique et meurtrier à la tension constante accentuée par la densité du texte, très peu aéré, où les dialogues enchâssés m’a demandé un effort de concentration.
    Mais j’aime tout cela.