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Petra Rautiainen

Petra Rautiainen

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Avis sur cet auteur (7)

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    Couverture du livre « Un pays de neige et de cendres » de Petra Rautiainen aux éditions Seuil

    Kateginger63 sur Un pays de neige et de cendres de Petra Rautiainen

    Un premier roman prometteur.
    J'avoue que la couverture assez clinquante et dans l'air du temps ne m'a pas donné envie d'y jeter un oeil. Mais le résumé m'a convaincu.
    Une période historique maintes fois racontée mais à travers le prisme des peuples natifs finlandais. Assez original.
    *
    Deux...
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    Un premier roman prometteur.
    J'avoue que la couverture assez clinquante et dans l'air du temps ne m'a pas donné envie d'y jeter un oeil. Mais le résumé m'a convaincu.
    Une période historique maintes fois racontée mais à travers le prisme des peuples natifs finlandais. Assez original.
    *
    Deux trames temporelles très rapprochées permettent de s'immerger totalement dans le récit.
    Des enjeux politiques et économiques sur cette portion de terre aux confins du monde intéressent beaucoup de monde, notamment les allemands. La barbarie ,la violence est ici corrélée avec la neige, le froid polaire....et les secrets.
    C'est rude, brutal mais aussi émouvant dans cette amitié fortuite entre une fille nomade et une femme désespérée.
    J'ai toujours voulu connaitre un peu cette culture sami. Et j'ai été gâtée par ce récit ethnographique.
    Un ethno-polar réussi !

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    Couverture du livre « Un pays de neige et de cendres » de Petra Rautiainen aux éditions Seuil

    Christlbouquine sur Un pays de neige et de cendres de Petra Rautiainen

    Olavi Heiskanen, jeune soldat finlandais, fait office de traducteur dans un camp de prisonniers dirigés par les allemands. Nous sommes en 1944, au cœur de la Laponie. 1947, à Enontekiö, Inkeri Lindqvist, photographe et journaliste, s’installe dans la ville pour, officiellement, écrire sur sa...
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    Olavi Heiskanen, jeune soldat finlandais, fait office de traducteur dans un camp de prisonniers dirigés par les allemands. Nous sommes en 1944, au cœur de la Laponie. 1947, à Enontekiö, Inkeri Lindqvist, photographe et journaliste, s’installe dans la ville pour, officiellement, écrire sur sa reconstruction. En réalité Inkeri est à la recherche de son mari, disparu pendant la guerre. Olavi et Inkeri se retrouvent à cohabiter et la journaliste découvre peu à peu toutes les souffrances qu’ont dû endurer les populations Samis. Au fur et à mesure de ses recherches, le voile se lève sur des secrets terribles et sur une vérité terrifiante.

    Ce livre se laisse apprivoiser petit à petit et devient de plus en plus captivant au fil des pages. L’auteur évoque une histoire sans doute mal connue autour des camps de prisonniers présents sur le sol finlandais. Que s’y est-il réellement passé ? Que sont devenus les prisonniers mais aussi les gardiens de ce camp à l’issue de la guerre ? Quels sombres secrets se cachent derrière les silences des populations encore sur place ? C’est ce qu’Inkeri découvre au fil des trois ans qu’elle va passer à Enontekiö.

    Le récit alterne ainsi entre ce qui semble être le journal intime de l’un des gardiens du camp en 1944 et l’année 1947 et jusqu’à 1950, période de l’enquête d’Inkeri. En se rapprochant de Piera, un vieil habitant qui lui loue sa maison, et de Bigga-Marja, la petite fille de Piera, la journaliste va bientôt recouper les indices d’une histoire dramatique dont les habitants de la Laponie ont été les victimes.

    Le récit est très intéressant par ce drame qu’il révèle, par cet aspect historique qui fit de la Laponie un enjeu territorial disputé par les Allemands et les Finlandais durant la seconde guerre mondiale et qui fit des Samis des victimes, par ce qu’il met en lumière du peuple Sami (sa culture, sa langue, ses traditions, ses croyances), par le côté presque policier de la quête d’Inkeri. L’intrigue est très habilement menée et la conclusion amenée petit à petit, même si on peut quand même imaginer ce qu’elle peut être grâce aux indices distillés par Petra Rautiainen au cours de l’histoire. Un livre véritablement très instructif.

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    Couverture du livre « Un pays de neige et de cendres » de Petra Rautiainen aux éditions Seuil

    Géraldine C sur Un pays de neige et de cendres de Petra Rautiainen

    Un pays de neige et de cendre dont la sortie est fixée à ce vendredi 4 mars est une référence au Grand Nord finlandais, la Laponie, qui abrite les Sames, peuple autochtone. Une partie de la Laponie, qui s’étend également en Russie, en Suède et en Norvège, constitue l’une des dix-neuf régions de...
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    Un pays de neige et de cendre dont la sortie est fixée à ce vendredi 4 mars est une référence au Grand Nord finlandais, la Laponie, qui abrite les Sames, peuple autochtone. Une partie de la Laponie, qui s’étend également en Russie, en Suède et en Norvège, constitue l’une des dix-neuf régions de la Finlande, et le nombre d’individus s’élève à peu près à 1500 personnes dans le pays aujourd’hui. Le mot Laponie semblerait être péjorativement perçu (lapp = porteur de haillons en suédois), c’est ainsi que j’utiliserai de préférence le terme qui provient directement des langues sames, Same ou Sami. C’est donc à ce peuple autochtone, qui vivait de chasse, de pêche et d’élevages de rennes, avant d’être assimilés à la population finlandaise que Petra Rautiainen a consacré son roman.


    Comme tous les groupes de populations minoritaires, c’est un peuple qui a souffert de la Seconde Guerre mondiale, c’est ce qui se perçoit de l’épisode qu’a inventé Petra Rautiainen et dont les protagonistes sames incarnent des personnages essentiels. C’est par le biais de ces années quarante, avant et après la fin de la guerre, que l’auteure finnoise met à jour le sort, loin d’être enviable, réservé à cette partie de la population finlandaise. Il est vrai que l’on ressent immédiatement cette division qu’il y a entre ces Samis et le reste de la population finlandaise, les uns et les autres étant ancrés chacun dans des cultures, us et coutumes singulièrement différents. Et si en 1944 la Finlande reste encore occupée par l’Allemagne nazie à travers les différents camps d’incarcération implantés, le sort réservé d’un côté aux Samis et au reste de la population finlandaise a été relativement différent.

    C’est une histoire que j’ai lue avec une extrême attention et grâce à laquelle j’ai permis de combler quelques lacune. Grâce au flot d’informations, et j’aime particulièrement cela, que Petra Rautiainen nous transmet sur un pays et un peuple que l’on connaît finalement peu. Deux temporalités se chevauchent, : l’année 1944 avec l’arrivée du traducteur Väinö Remes dans un centre pénitentiaire d’Inari, municipalité de la Laponie finlandaise, et l’après-guerre qui met en scène l’arrivée puis la vie d’Inkeri Lindqvist, photographe de profession, à Enontekiö, au nord-ouest du pays, en pays same, non loin de la Norvège et de la suède. L’un et l’autre ne sont pas samis, tous les deux vont devoir s’adapter à l’endroit qui les abrite, le premier en pleine guerre dans des conditions difficiles, la seconde avec un objectif dissimulé. La compréhension des tenants et aboutissants de chacune des histoires imbriquées, implique forcément la compréhension de la place des peuples Same dans la société finlandaise, au sein de son histoire, particulièrement à travers le prisme de la Seconde Guerre mondiale qui les a mis encore plus à l’annexe qu’ils ne l’étaient déjà. Notamment avec l’anéantissement des leurs et de leurs habitats, des villages entiers ont été rasés.

    Un pays de neige et de cendres est typiquement le genre de titre qui ouvre à des cultures sur lesquelles j’ai peu l’occasion de lire, et c’est ce qu’il me plaît : cette connaissance avec un peuple qui pour moi évoquait jusqu’à maintenant principalement le Grand Nord Finlandais (et le Père-Noël…), sa coexistence avec la majorité du pays, ces finnophones ou suedophones. Et la façon dont la guerre a été vécue dans ce coin du monde, les dégâts qu’elle a laissées derrière elle : le titre poétique du roman en donne un petit avant-gout. Et c’est l’histoire de tous les sames, d’Inkeri, de Väinö, qui doivent tous s’adapter aux changements. Même si la guerre est finie, les terres sames portent encore les stigmates fumants de tout ce qu’elle lui a infligé, de tous les hommes tombés en son nom. Si Petra Rautiainen a construit son roman d’après un fil narratif bien solide, l’aspect historique et culturel est le gros point positif de ce roman. Rien que pour cela, le titre s’inscrit parmi mes lectures essentielles de ce début d’année. Petra Rautiainen rend tous les préjugés dont sont victimes les Sames, qui les cantonnent à un peuple un peu archaïque de pêcheurs et chasseurs qu’il faut absolument assimiler. De par la langue, pour commencer. Mêmes causes, mêmes effets : on l’a vu ailleurs, c’est aussi ce qui contribue à la disparition de la culture same. Voilà des pensionnats malfamés où sont catapultés de force les enfants sames, Inkeri ne découvre pas qu’un beau et lumineux pays de neige et de toundra, la réalité, celle d’une pseudo-bienveillance affectée, est plus sombre : l’assimilation, qui est un concept problématique puisque il est synonyme d’acculturation devient un véritable conditionnement culturel sous l’excuse de sauvetage civilisationnel comme s’ils avaient besoin d’être sauvés. Comme si la guerre et ses idéologies de « races inférieures », catégorie dans laquelle les Sames étaient vaguement classés, avait toujours prise sur le pays.

    C’est encore un autre titre sur la seconde guerre mondiale que je présente ici, mais un titre qui apporte un éclairage encore différent sur la façon dont cette guerre a pu être vécue et subie dans un pays pris en sandwich entre l’Axe d’un côté, les Soviétiques de l’autre. Petra Rautiainen a utilisé à bon escient tous les ressorts d’une narration sous-tendue par ces secrets soigneusement filés où ce contexte historique et culturel dresse une toile de fond particulièrement riche et instructive. Si le pays a été soumis à une politique de neutralité stricte pendant la Guerre Froide, nommée Finlandisation, il semblerait que les malheureux événements actuels la poussent peu à peu à se désolidariser de cette impartialité adoptée, n’en déplaise à la Russie.

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    Couverture du livre « Un pays de neige et de cendres » de Petra Rautiainen aux éditions Seuil

    catherine a sur Un pays de neige et de cendres de Petra Rautiainen

    "Un pays de neige et de cendres" est un texte qui va nous emmener dans la Finlande de la seconde guerre mondiale et de l'après guerre. A double voix, nous allons lire un journal, tenu par un interprète-gardien qui travaille dans un camps de prisonniers des Allemands pendant la seconde guerre...
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    "Un pays de neige et de cendres" est un texte qui va nous emmener dans la Finlande de la seconde guerre mondiale et de l'après guerre. A double voix, nous allons lire un journal, tenu par un interprète-gardien qui travaille dans un camps de prisonniers des Allemands pendant la seconde guerre mondiale.
    Puis, dans les années 50, l'installation d'une femme, Inkeri, journaliste et photographe, qui vient de s'installer dans une maison d'une ville de la Laponie. Ville qui est reconstruite et où les autorités ont décidé de "civiliser" les autochtones, les Same, une tribu nomade du Grand Nord. Cette ville était aussi très proche d'un camps de prisonniers où son mari aurait été emprisonné et dont les pages du journal intime nous en parlent.
    J'ai été un peu perdue au début de ce texte, pour comprendre le contexte historique et la situation géographique de ce texte. Puis, nous commençons à comprendre l'histoire et les relations entre les différents personnages. l'auteure nous décrit très bien aussi la nature de cette zone, une zone où il peut faire jour pendant des journées entières et aussi l'inverse. Où la neige envahit tout, mais où le printemps apparaît aussi sur la toundra avec beaucoup, avec de belles fleurs très colorées. Nous apprenons à comprendre les différences entre les différents personnages.
    Que ce soit cette femme, qui est venue en autre pour en savoir un peu plus sur la disparition de son ex mari : elle avait vécu avec lui en Afrique et de belles pages sur sa vie en Afrique et de sa découverte de la faune et flore africaine et sa prise de conscience face aux différences. Son ex mari a été emprisonné pendant la seconde guerre mondiale et s'est retrouvé dans un camps. Ce camps qui nous est décrit dans les pages du journal, dont nous lisons les pages mais dont nous ignorons qui en est réellement l'auteur.
    Nous allons aussi rencontrer une petit fille autochtone, qui vient dans cette école de cette ville, mais elle veut aussi garder un lien avec les traditions de ces aïeuls et en particulier, celles de son grand père.
    Ce livre aborde beaucoup de sujets graves, des expériences dans ces camps et la situation face aux autochtones, que ce soit pendant et après la guerre.
    Ce texte est aussi un très beau texte sur la nature et le rapport de certains personnages à la flore, faune (un des personnages se promène avec une truie en laisse, des arbres préservés dans ou hors des maisons) et les portraits des personnages sont touchants, que ce soit cette femme à la recherche de son mari, que ce soit cette jeune fille, qui se cherche sans renier ses origines, mais ce n'est pas facile, que ce soient ces hommes, taiseux au quotidien mais qui refusent aussi de parler de leur passé. Ce teste est aussi un roman d'amour entre des êtres mais aussi ces êtres avec la nature, quelquefois hostile mais qui peut aussi être belle.
    J'ai donc découvert l'histoire d'un pays, la Finlande et aussi ses populations et sa triste histoire, qui ont malheureusement encore des échos dans notre actualité.

Bibliographie de Petra Rautiainen (1)

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