Passionné(e) de lecture ? Inscrivez-vous gratuitement ou connectez-vous pour rejoindre la communauté et bénéficier de toutes les fonctionnalités du site !  

Paul Greveillac

Paul Greveillac

Paul Greveillac né en 1981, est un romancier et novelliste français

Avis sur cet auteur (24)

  • add_box
    Couverture du livre « L'étau » de Paul Greveillac aux éditions Gallimard

    Mangeur_de_livre sur L'étau de Paul Greveillac

    « L’étau » est un superbe roman qui happe le lecteur et l’entraîne avec lui. Il s’agit d’un roman singulier car au-delà du parcours de ses différents dirigeants successifs, celle qui est au cœur du roman, telle une entité vivante, c’est l’usine Fernak elle-même. Le lecteur la voit au fil du...
    Voir plus

    « L’étau » est un superbe roman qui happe le lecteur et l’entraîne avec lui. Il s’agit d’un roman singulier car au-delà du parcours de ses différents dirigeants successifs, celle qui est au cœur du roman, telle une entité vivante, c’est l’usine Fernak elle-même. Le lecteur la voit au fil du livre évoluer, se moderniser, changer d’objet et de destination, s’agrandir pour mieux disparaitre finalement. Une usine autour de laquelle va se resserrer petit à petit un double étau. Celui de l’occupation nazie d’une part, qui va voir ses dirigeants pris entre des impératifs contradictoires : responsabilité, devoir, convictions mais aussi de manière plus terre à terre une question de survie. L’étau du communisme ensuite, un totalitarisme ayant chassé l’autre en Tchécoslovaquie, qui a particulièrement marqué la famille Zdrail. En effet, aux difficultés de devoir composer avec le régime hitlérien s’est ajouté une totale réécriture manichéenne de la période de l’occupation, sous le régime communiste. Un manichéisme dont Paul Greveillac se garde bien dans ce roman en proposant des personnages bien différents dans leurs attitudes et dans leurs rôles mais qui tous tentent tant que bien que mal, à leur niveau, de faire au mieux par rapport à leurs convictions dans un environnement pour le moins complexe et périlleux. Un roman très profond !

  • add_box
    Couverture du livre « Maîtres et esclaves » de Paul Greveillac aux éditions Gallimard

    Franck FINET sur Maîtres et esclaves de Paul Greveillac

    L'Histoire de la Chine de 1950 à 1989.
    Du "Grand Bond en avant" de Mao aux révoltes étudiantes Place Tian'anmen (1989), l'auteur démonte le communisme à la chinoise qui vous fait roi un jour et traitre le lendemain.
    Petites lâchetés, hypocrisies, purges, lavage de cerveau, mises au ban...
    Voir plus

    L'Histoire de la Chine de 1950 à 1989.
    Du "Grand Bond en avant" de Mao aux révoltes étudiantes Place Tian'anmen (1989), l'auteur démonte le communisme à la chinoise qui vous fait roi un jour et traitre le lendemain.
    Petites lâchetés, hypocrisies, purges, lavage de cerveau, mises au ban arbitraires.... n'en jettez plus !
    La Grande Histoire vue au travers Tian Kowei - personnage central du roman - fils d'un paysan du Sichouan et peintre à ses heures perdues.
    Tian Kowei deviendra un homme respecté, membre du Parti, et rejoindra la prestigieuse Académie des Beaux-Arts de Pekin. Mais l'exercice de son art sera mis au profit du parti , Kewei sera LE peintre de la propagande.

    Rien de neuf sous le soleil !
    Certes, ce roman est bien écrit, richement documenté, mais j'avoue ne rien avoir appris sur la période.
    Des objectifs politiques, philosophiques dévoyés car l'Homme est... faible et vil.
    L'Histoire (avec un grand H) prend le pas sur le roman.
    Une belle expérience de lecture néanmoins.

  • add_box
    Couverture du livre « Art nouveau » de Paul Greveillac aux éditions Gallimard

    Les Lectures de Cannetille sur Art nouveau de Paul Greveillac

    En 1896, le jeune Autrichien Lajos Ligeti, passionné d’architecture, quitte la majestueuse Vienne pour la bouillonnante Budapest, alors en pleine fièvre bâtisseuse. Apprenti au sein d’un grand cabinet d’architectes, il découvre les réalités du métier : la difficulté de séduire commanditaires et...
    Voir plus

    En 1896, le jeune Autrichien Lajos Ligeti, passionné d’architecture, quitte la majestueuse Vienne pour la bouillonnante Budapest, alors en pleine fièvre bâtisseuse. Apprenti au sein d’un grand cabinet d’architectes, il découvre les réalités du métier : la difficulté de séduire commanditaires et maîtres d’oeuvre, les rivalités et les manœuvres déloyales des concurrents, la nécessité de louvoyer et de pactiser avec les puissants … Il lui faudra des trésors de détermination pour percer et imposer son style, au cours d’une carrière qui lui fera connaître grandeur et décadence.

    Classique et soigné, le récit ressuscite de façon vivante et crédible l’atmosphère optimiste et insouciante de la Belle Epoque, ces quatre décennies de paix qui ont favorisé la croissance économique et d’extraordinaires progrès techniques. Vienne, alors considérée comme l’une des plus splendides capitales d’Europe, affirme son prestige au travers d’une architecture devenue reine des arts, réinventée dans de nouveaux développements décoratifs en rupture avec l’académisme. Budapest, la seconde capitale dédaignée de l’Empire austro-hongrois, ville en profonde transformation, cherche à renforcer son identité nationale, et trouve également dans l’Art Nouveau un symbole de son affirmation et de son émancipation.

    Dans cet âge d’or où se multiplient les grands chantiers publics, de nombreux architectes autrichiens et hongrois acquièrent une renommée internationale. Au milieu de ces personnages réels, l’auteur a imaginé l’apprentissage d’un jeune homme passionné et idéaliste, qui va tout sacrifier à son art. Et c’est presque dommage, tant la restitution soignée du cadre historique et le récit aux allures de biographie appelaient à la résurrection d’un de ces hommes aujourd’hui presque oubliés, plutôt qu’à l’invention romanesque d’un héros au final bien moins crédible et consistant que le riche univers pour lui si précisément recréé. Lajos Ligeti, peint dans son unique obsession professionnelle, manque globalement d’âme et d’émotions pour réellement s’incarner et convaincre.

    Au bémol près de son personnage central un peu trop monolithique pour être à la hauteur du reste du roman, Art Nouveau restitue, avec force détails fascinants, un moment particulier de l’Histoire qui permit, en Europe Centrale bien plus qu’ailleurs, le bref fleurissement d’un art moderne et réformateur.

  • add_box
    Couverture du livre « Art nouveau » de Paul Greveillac aux éditions Gallimard

    Aurélien RIZZON sur Art nouveau de Paul Greveillac

    Allez, je vais le dire d'entrée de jeu, ce roman est une surprise. La quatrième de couverture m'a interpellé lors d'un passage en librairie notamment en raison de son thème principal qui porte sur l'architecture, thème finalement assez peu courant en littérature, du moins pas en tant que thème...
    Voir plus

    Allez, je vais le dire d'entrée de jeu, ce roman est une surprise. La quatrième de couverture m'a interpellé lors d'un passage en librairie notamment en raison de son thème principal qui porte sur l'architecture, thème finalement assez peu courant en littérature, du moins pas en tant que thème principal.

    Paul Greveillac invite le lecteur à suivre les traces de Lajos Ligeti. Ce jeune homme qui habite Vienne est poussé par ses parents à reprendre la pharmacie familiale. Pourtant, son choix va être radicalement différent puisqu'il va décider de quitter Vienne pour Budapest afin de faire carrière en tant qu'architecte.

    La carrière du jeune architecte va connaître des hauts et des bas. La construction du roman va suivre cette courbe et chaque partie va donc se rattacher à une phase de sa carrière. L'arrivée à Budapest, les débuts difficiles, le succès, le déclin... Je n'en dit pas plus pour ne pas dévoiler des éléments majeurs de l'intrigue.

    J'avoue avoir eu un peu peur au début en me disant qu'un roman sur un thème aussi "spécialisé" pouvait vite devenir laborieux pour le lecteur. J'imaginais alors de nombreux développements très techniques sur l'architecture de certains bâtiments et sur l'histoire de l'architecture. Pas du tout, l'auteur arrive à doser subtilement son roman et il ne m'a jamais perdu au fil du récit. Ca parle évidemment de points un peu techniques par moment mais toujours d'une manière extrêmement pédagogique et il faut dire aussi que le style d'écriture agréable de l'auteur parvient à fluidifier tout ça.

    L'architecture est bien évidement au centre du récit mais pas seulement. Le jeune personnage principal est juif et le sujet de l'antisémitisme est abordé tout au long du roman. Le contexte politique n'est pas non plus mis de côté dans cette histoire qui se déroule en plein dans la période de l'Empire Austro-Hongrois avec une montée nationaliste qui se fait sentir année après année puis la survenue des conflits mondiaux...

    L'ensemble est vraiment intéressant à suivre. En tout cas, ça a fait mouche de mon côté et j'ai même été surpris d'accrocher aussi facilement à ce roman. La belle plume de l'auteur n'y est pas pour rien et bien que cela soit parfois un peu distant vis à vis des personnages, j'ai réussi à me mettre dans la peau des protagonistes. Certains passages sont un peu plus arides mais l'ensemble est bien sympa. Evidement, le côté romanesque est bien présent et au-delà du contexte historique et de l'architecture, on retrouve aussi les éléments classiques de la vie du personnage principal qui va trouver l'amour et fonder une famille. L'évolution des relations entre les personnages que cela soit entre le personnage principal et sa famille ou bien avec ses associés est vraiment bien mise en avant et on voit bien la progression des différents personnages au fur et à mesure de l'avancée du récit.

    Au final, c'est donc un roman au thème original qui ne tombe pas dans le piège du cours magistral. C'est vraiment bien écrit et tous les ingrédients sont là pour en faire une lecture très romanesque et captivante. Un roman qui sort un peu de l'ordinaire et des thèmes lus et relus, ça fait du bien. La belle plume de Paul Greveillac renforce le plaisir de lecture. Une petite découverte de cette rentrée littéraire 2020 que je recommande.