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Patti Smith

Patti Smith
Artiste engagée, Patti Smith est née à Chicago en 1946. Issue d'une famille modeste, elle quitte le New Jersey pour partir travailler à New York en 1967. Elle y rencontre le photographe Robert Mapplethorpe et emménage avec lui au Chelsea Hotel. Habituée des clubs punk et rock du moment parmi l... Voir plus
Artiste engagée, Patti Smith est née à Chicago en 1946. Issue d'une famille modeste, elle quitte le New Jersey pour partir travailler à New York en 1967. Elle y rencontre le photographe Robert Mapplethorpe et emménage avec lui au Chelsea Hotel. Habituée des clubs punk et rock du moment parmi lesquels le célèbre CBGB, elle crée le « Patti Smith Group ». Leur premier single, Hey Joe / Piss Factory paraît en 1974. Suivront les albums Horses, Radio Ethiopia, Easter - avec notamment le tube Because the Night (1978), co-écrit avec Bruce Springsteen - et Wave. Admiratrice des textes d'Arthur Rimbaud et de William Blake, Patti Smith reçoit la médaille de commandeur de l'Ordre des Arts et des Lettres en 2005 et entre au Rock and Roll Hall of Fame en 2007. Trois autres albums sont produits : Twelve, The Coral Sea et Outside Society. Son récit autobiographique, Just Kids (2010), a été récompensé par le National Book Award.

Vidéos relatives à l'auteur

Articles en lien avec Patti Smith (1)

Avis sur cet auteur (25)

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    Couverture du livre « Glaneurs de rêves » de Patti Smith aux éditions Gallimard

    Lisa FRERING sur Glaneurs de rêves de Patti Smith

    On ne présente plus Patti Smith, après des millions du disques vendus et l’incontournable succès de Just Kid (2010), elle revient avec un nouveau texte. Après l’avoir vu en concert à Lille en 2011 ça fait du bien de la retrouver et de retrouver sa plume notamment influencée par Bob Dylan et...
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    On ne présente plus Patti Smith, après des millions du disques vendus et l’incontournable succès de Just Kid (2010), elle revient avec un nouveau texte. Après l’avoir vu en concert à Lille en 2011 ça fait du bien de la retrouver et de retrouver sa plume notamment influencée par Bob Dylan et Arthur Rimbaud.

    Glaneurs de Rêves a été achevé le jour du 45ème anniversaire de l’artiste. Vingt ans plus tard il est réédité et augmenté de photographies et puis surtout, il est édité en France!

    Difficile de le qualifier, c’est un mélange de poésie, de souvenirs d’enfance et de cabinet de curiosités. Dans ce texte autobiographique, les champs et la campagne sont omniprésents, ils représentent la liberté. Patti Smith y fait l’éloge de l’enfance et de sa capacité à s’émerveiller de tout.

    C’est doux comme du coton et ça permet de faire de jolis rêves.

    https://animallecteur.wordpress.com/2015/03/25/glaneurs-de-reves-patti-smith/

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    Couverture du livre « Just kids » de Patti Smith aux éditions Gallimard

    Galirad sur Just kids de Patti Smith

    La voix rauque de Patti Smith, répétant sans se lasser « Because the night », raisonne encore à mes oreilles après plus de vingt ans de silence. C’est pourquoi, j’ai été si surprise de la voir ressurgir, ainsi en littérature. J’ignorais tout d’elle, mais il est vrai, que dans les années...
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    La voix rauque de Patti Smith, répétant sans se lasser « Because the night », raisonne encore à mes oreilles après plus de vingt ans de silence. C’est pourquoi, j’ai été si surprise de la voir ressurgir, ainsi en littérature. J’ignorais tout d’elle, mais il est vrai, que dans les années quatre-vingts, années de ma prime jeunesse, le public n’était pas aussi curieux de la vie des gens connus. Pourtant, à lire les pages de «Just Kids », je réalise qu’artiste, elle fut et restera, bien plus que de nombreuses stars actuelles, construites de toutes pièces par des producteurs avides et qui inondent la presse populaire, de leurs moindres faits et gestes, vides de sens.
    Au travers de ce livre, Patti Smith nous dévoile avec délicatesse et sans faux semblants, d’innombrables détails qui l’ont construite, à la fois en tant que femme et en tant qu’artiste. C’est un témoignage très personnel, où tout sonne juste, où la vie est présentée avec ses joies, ses peines sans en accentuer, exagérément, le coté émotionnel. Ce respect des gens se retrouve jusque dans ses remerciements de fin d’ouvrage, quand sobrement, elle livre la promesse qu’elle a faite à Robert Mapplethorpe et rend hommage à ceux qui lui ont permis d’honorer son engagement passé.
    Si son livre, laisse la part belle à Robert, qui fut plus qu’un amant, un amour et un ami, elle décrit aussi, avec beaucoup de réalisme, cette époque où New-York était, sans conteste, à l’avant-garde de tous les courants artistiques, aussi bien musicaux, plastiques que littéraires. Son style est époustouflant, d’une qualité littéraire rare. C’est fluide, pas de descriptions inutiles et d’une composition recherchée qui respecte la trame chronologique.
    J’ai eu beaucoup de plaisir à parcourir ces pages, où la pudeur accompagnait chacune de ses pensées et révélations. A aucun moment, je n’ai eu l’impression de voyeurisme, malgré tout ce qu’elle racontait : sa grossesse non-désirée, ses galères pour dormir dans Brooklyn à son arrivée, les morts successives des artistes côtoyés ou le sida qui a dévoré progressivement Robert, son alter ego. Chaque évènement est présenté avec simplicité et élégance, sans mise en scène excessive et comme faisant partie, tout naturellement, de sa vie !
    Merci au hasard d’avoir permis cette rencontre avec cette grande dame du rock qui, à bien des endroits, me ressemble malgré nos vies si différentes.
    A priori, je n’aurai pas été tentée de lire «Just Kids». Car d’une part, je ne me serais pas senti assez proche de son auteur et d’autre part j’aurais pensé, doublement à tort, encore un livre d’artiste sur le retour !

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    Couverture du livre « Glaneurs de rêves » de Patti Smith aux éditions Gallimard

    Claude Stas sur Glaneurs de rêves de Patti Smith

    Prendre le boîtier. Regarder la photo prise par Lizzy Mercier-Descloux. Glisser le Cd dans le lecteur. « Radio Ethiopia » est un de mes albums préférés. Voilà, Patti Smith dans les oreilles, je suis prêt pour écrire.
    Mais, pour les moins de vingt ans, il est impératif de présenter Patti Smith....
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    Prendre le boîtier. Regarder la photo prise par Lizzy Mercier-Descloux. Glisser le Cd dans le lecteur. « Radio Ethiopia » est un de mes albums préférés. Voilà, Patti Smith dans les oreilles, je suis prêt pour écrire.
    Mais, pour les moins de vingt ans, il est impératif de présenter Patti Smith. Elle fut l’égérie du sulfureux photographe Robert Mapplethorpe. Elle a débarqué en 1975, avec son album « Horses » sous le bras, en pleine léthargie musicale (entre le disco et le planant). Dès le départ, elle fut l’image même d’une androgyne vêtue de punk mais aussi celle d’une poétesse sous influence, celle de Bob Dylan, des Rolling Stones et d’Arthur Rimbaud. Elle combine également le talent de photographe, de dessinatrice et d’écrivaine.
    Que les lecteurs qui espèrent une autobiographie classique, se tournent plutôt vers « Just Kids », le récit de ses années en compagnie de Mapplethorpe à New York. Il a été couronné par le National Book Award et fut un véritable succès international, preuve de l’intérêt toujours bien présent pour ces deux enfants terribles de la culture américaine.
    Non, ce livre court, intitulé « Glaneurs de Rêves » (le titre original est « Woolgathering »), est autre chose ; plus un recueil de textes que véritable récit, et encore moins autobiographique que poétique. Ecrit dans une période de crise (creux de la vague musicale, Mapplethorpe mort du SIDA, son mari très malade), il est une commande de Hanuman Books et est publié le 30 décembre 1991, le jour des 41 ans de Patti Smith. Elle le dédie à son père, un homme avare en compliments. Dix ans plus tard, les textes sont réédités aux Etats-Unis par New Direction, augmentés de deux chapitres supplémentaires et de photographies, la plupart prises par Patti elle-même.
    La prose poétique de « Glaneurs de rêves » va désorienter plus d’un fan de rock. Ici, nous trouvons certes des souvenirs mais ils sont filtrés par le kaléidoscope des lectures de Patti Smith. Bien entendu que certains vers, presque spontanés, viennent perturber le fil du texte. Bien entendu que tant de figures de rhétorique sont sollicitées, de la métaphore à la licence en passant par l’oxymore (« mon fardeau joyeux »). Bien entendu que sont évoquées les grandes figures de la société américaine, ici, le cow-boy, là, le fermier. Mais ces hommes sont transcendés par le regard de l’enfant, une fillette à la grande bouche et à la coiffure improbable. Si bien que la lecture se fait doux chant d’une époque à jamais révolue, avec des accents rimbaldiens, voire baudelairiens. Et l’enfant de courir les champs, les bois, la salle de bal, les habitations voisines de sa propre maison. Un période simple avec des bonheurs simples, évoquée avec des images, des phrases d’une beauté épurée.
    Pour paraphraser Picasso, je dirais que, dans chaque artiste, il survit un enfant. Mieux, citons Jean Genet : « Créer, c’est toujours parler de l’enfance ». A 45 ans, Patti Smith était toujours en connexion avec ces moments privilégiés, là-bas, dans le sud du New Jersey. Aujourd’hui, à 68 ans, pour l’avoir vu sur scène, pour avoir lu et vu ses interviews, je suis persuadé que c’est toujours le cas : elle a conservé ce pouvoir d’émerveillement face à un arbre, à une tasse rouge ou à une ombre flottant dans un champ de blé. Cette capacité, nous sommes tant à l’avoir perdue. Dès lors, est-ce, par jalousie, que nous reprochons, à ceux qui l’ont conservée, leur différence ? Nous sommes raisonnables et, pour cela, nous avons éteint la lumière. Nous errons sans véritable but dans cette vie. L’artiste, lui, n’irradie pas par hasard. Il est la source de lumière et de chaleur. Il nous nourrit. Mais le laisserons-nous faire ? Aujourd’hui, alors que tout n’est que productivité et rentabilité, et que des discours réactionnaires fustigent les esthétiques récentes, l’artiste a-t-il encore une place ? J’ai bien peur de connaître la réponse… Heureusement, il reste Patti Smith (et quelques autres).

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    Couverture du livre « Just kids » de Patti Smith aux éditions Gallimard

    Gérald LO sur Just kids de Patti Smith

    Just Kids est l'histoire, réelle, de deux jeunes adultes, tout juste sortis de l'adolescence, vivant à New-York à la fin des années 60, début 70, et qui essayent de vivre de leur art.

    Cette biographie romancée par l'un des personnages, Patti Smith, nous fait découvrir l'amour de deux jeunes...
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    Just Kids est l'histoire, réelle, de deux jeunes adultes, tout juste sortis de l'adolescence, vivant à New-York à la fin des années 60, début 70, et qui essayent de vivre de leur art.

    Cette biographie romancée par l'un des personnages, Patti Smith, nous fait découvrir l'amour de deux jeunes gens pour la musique, la peinture, et l'art dans tous ses états. Patti Smith et son compagnon Robert Mapplethorpe nous font vivre la vie trépidante, difficile et désinvolte, des artistes américains pendant quelques années, ces années de grande lucidité artistique.

    Patti Smith a une grande facilité pour l'écriture, et arrive à nous faire vivre avec une passion dévorante les petits tracas de la vie de tous les jours, et c'est ce qui fait l'atout de ce roman, ce qui fait aussi qu'elle est une artiste différente, elle s'émerveille de tout, s'attend toujours au meilleur, et fonce quoi qu'il arrive. Cette facilité se retrouve dans ses poèmes et dans ses chansons. Elle nous fait découvrir aussi un artiste photographe, en conflit avec soi-même, Robert. Ils forment un couple, un couple d'amoureux, puis un couple d'artistes, le créateur et la muse. Ce roman est une ode à la réussite tant attendue, chère payée aussi, mais tellement belle. C'est un hommage vibrant à Robert Mapplethorpe, son premier amour, dans lequel nous la découvrons, dans sa nature profonde, avec les qualités d'une insouciante jeune femme, qui manie les mots avec aisance, mais aussi les doutes qui la font quelques fois presque abandonner, mais Robert y veille, comme un rempart.

    Un roman biographique qui a trouvé le bon ton pour vous tenir d'un bout à l'autre, ne se limitant pas à nous décrire simplement deux êtres qui rencontrent le succès, mais plutôt, qui nous fait vivre une partie de la jeunesse américaine pendant une période artistiquement féconde.