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Patti Smith

Patti Smith
Artiste engagée, Patti Smith est née à Chicago en 1946. Issue d'une famille modeste, elle quitte le New Jersey pour partir travailler à New York en 1967. Elle y rencontre le photographe Robert Mapplethorpe et emménage avec lui au Chelsea Hotel. Habituée des clubs punk et rock du moment parmi l... Voir plus
Artiste engagée, Patti Smith est née à Chicago en 1946. Issue d'une famille modeste, elle quitte le New Jersey pour partir travailler à New York en 1967. Elle y rencontre le photographe Robert Mapplethorpe et emménage avec lui au Chelsea Hotel. Habituée des clubs punk et rock du moment parmi lesquels le célèbre CBGB, elle crée le « Patti Smith Group ». Leur premier single, Hey Joe / Piss Factory paraît en 1974. Suivront les albums Horses, Radio Ethiopia, Easter - avec notamment le tube Because the Night (1978), co-écrit avec Bruce Springsteen - et Wave. Admiratrice des textes d'Arthur Rimbaud et de William Blake, Patti Smith reçoit la médaille de commandeur de l'Ordre des Arts et des Lettres en 2005 et entre au Rock and Roll Hall of Fame en 2007. Trois autres albums sont produits : Twelve, The Coral Sea et Outside Society. Son récit autobiographique, Just Kids (2010), a été récompensé par le National Book Award.

Vidéos relatives à l'auteur

Articles en lien avec Patti Smith (1)

Avis sur cet auteur (25)

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    Couverture du livre « Just kids » de Patti Smith aux éditions Gallimard

    Lisa FRERING sur Just kids de Patti Smith

    https://animallecteur.wordpress.com/2020/04/09/just-kids-patti-smith/

    Si vous me suivez depuis un moment vous devez sans doute connaitre mon amour pour Patti Smith. Ça a commencé au lycée quand je piochais dans les disques de ma mère et je savais que quand elles étaient jeunes, ma mère et...
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    https://animallecteur.wordpress.com/2020/04/09/just-kids-patti-smith/

    Si vous me suivez depuis un moment vous devez sans doute connaitre mon amour pour Patti Smith. Ça a commencé au lycée quand je piochais dans les disques de ma mère et je savais que quand elles étaient jeunes, ma mère et une de ses sœurs l’écoutaient souvent. Puis en licence pro à Lille elle est passée en concert dans un théâtre et ma mère m’a offert une place pour aller la voir. Ça a été une révélation, j’ai adoré le personnage, son style, sa gestuelle, son humour et sa voix rauque et grave. Et puis après ça je me suis intéressée à ses écrits. Je me suis acheté Just Kids mais en version originale alors que l’anglais n’est pas vraiment mon fort du coup j’ai assez vite lâché l’affaire. Elle a un vocabulaire tellement riche que ça devenait laborieux de chercher un mot sur cinq dans le dictionnaire. Par la suite j’ai lu Glaneurs de rêves, M Train, Dévotion et j’ai profité de ce confinement pour lire en français Just Kids, la version XL de Gallimard avec des photographies puisqu’il n’est pas facile en mettre dans le sac à main.

    Just Kids c’est l’histoire de deux jeunes en quête d’identité artistique (la photographie et les arts plastiques pour l’un, la poésie pour l’autre) qui vont nouer une relation fusionnelle. Une histoire d’amour qui va se transformer en une magnifique histoire d’amitié après que Robert Mapplethrope ne se rende compte qu’il était finalement plus attiré par les garçons que par les filles.

    Cela commence durant l’enfance de Patti Smith, elle développe un amour précoce pour la littérature et en particulier pour les auteurs romantiques français comme Rimbaud, Baudelaire ou Genet. Cet amour la conduira d’abord à New-York pour essayer d’assouvir sa soif insatiable de connaissances puis à Paris où elle rendra visite à certains de ses idoles enterrés.

    Dans ce livre, elle nous raconte sa rencontre avec Robert Mapplethrope un soir d’été, qui lui a peut-être sauvé la vie, puis leurs galères au quotidien et leur débrouillardise. Elle y raconte son séjour au Chelsea Hotel qui a connu de grands nom de la littérature, de la musique ou du milieu artistique de manière générale comme Gregory Corso, Allen Ginsberg, William Burroughs, Janis Joplin ou encore Andy Warhol. Elle y décrit toutes ses années ) vivre avec lui ou auprès de lui, jusqu’à son décès en 1989 dû au VIH.

    Just Kids est une véritable preuve d’amour, un cri du cœur et une promesse qu’elle a fait à Robert Mapplethrope, de raconter leur histoire, sans phare ni exagération. Simplement ce qu’ils ont vécu. Tout comme chacun de ses écrits, c’est beau, plein de poésie et de tendresse.

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    Couverture du livre « M train » de Patti Smith aux éditions Gallimard

    muriel thorel sur M train de Patti Smith

    J’ai trouvé ce livre étrange, inclassable et attachant.
    Pour moi, ce livre, ni roman, ni document, est un objet poétique.
    C’est une sorte de divagation de l’esprit au gré des voyages et des souvenirs, jalonnée d’objets, de lieux et de personnages sources d’inspiration.
    Une sorte de...
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    J’ai trouvé ce livre étrange, inclassable et attachant.
    Pour moi, ce livre, ni roman, ni document, est un objet poétique.
    C’est une sorte de divagation de l’esprit au gré des voyages et des souvenirs, jalonnée d’objets, de lieux et de personnages sources d’inspiration.
    Une sorte de vagabondage du corps et de l’esprit
    C’est une sorte de trace du processus de création qu’elle partage. Qu’est-ce qui inspire un artiste ? Des lieux mythiques pour elle, fréquentés par des gens inspirants, admirés, des objets leur ayant appartenus, des cafés, des détails de son quotidien, la nature… Et toujours le café noir, et toujours le carnets de notes.
    Patti Smith dans son livre se pose la question « Peut-on écrire sur rien ? » Ecrire sur rien ou presque, elle y parvient. Elle fait partager son univers dans ce qui ressemble au train de ses pensées, de son imagination, que ses très artistiques photos Polaroïd ponctuent comme autant de stations.
    J’ai aimé entrer dans le monde de Patti Smith.

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    Couverture du livre « M train » de Patti Smith aux éditions Gallimard

    NADIA D'ANTONIO sur M train de Patti Smith

    Une fois n’est pas coutume, je débute ma chronique de « M Train » de Patti Smith, par la photo de couverture : une photo en noir et blanc bien mélancolique – une femme seule devant une tasse – une femme songeuse. A quoi pense-t-elle ?

    Patti Smith, la célèbre chanteuse bohème de rock, a de...
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    Une fois n’est pas coutume, je débute ma chronique de « M Train » de Patti Smith, par la photo de couverture : une photo en noir et blanc bien mélancolique – une femme seule devant une tasse – une femme songeuse. A quoi pense-t-elle ?

    Patti Smith, la célèbre chanteuse bohème de rock, a de nombreuses cordes à son arc : écrivaine, poétesse de talent, auteure, musicienne, peintre, photographe. Sa notoriété a été acquise pendant les années 70 pour sa « fusion révolutionnaire entre poésie et rock. » Elle a été classée parmi les cent meilleurs par le magazine Rolling Stones. J’avais beaucoup apprécié « Just Kids » et ici, l’une des icônes du rock, nous fait faire un voyage (à travers divers pays) – un voyage initiatique comportant de la poésie en continuant ainsi son autobiographie.
    Avec sa phrase : « Il est bien plus facile de ne parler de rien », elle nous fait visiter les dix-huit « stations » les plus importantes de sa vie. Elle nous parle aussi des autres, des œuvres qui lui sont chères, des artistes comme les musiciens Lenny Kaye et Tony Shanahan - des auteurs qu’elle aime, (Kurozawa, Mishima, Akutagawa Bolaño, Rimbaud, Murakami avec son livre « Chroniques de l'oiseau à ressort ») - des siens, de son bungalow de Rockaway Beach, ainsi que du quotidien – de son mari, le guitariste Fred - un livre qui parle d’un cow-boy ressemblant à Sam Shepard (à qui elle a dédié son récit) – elle évoque des pays lointains tels que le Japon, le Mexique, la Guyane (parmi bien d’autres) – elle évoque des anecdotes où on trouve de l’humour…. L’ouvrage est parsemé de multiples photos prises par elle-même « sauf lorsque c’est précisé. »
    Elle s’installe chaque matin dans le Café ‘Ino situé sur Bedford Street, dans Greenwich Village (New York) et on suit ses déambulations à travers le monde où elle honore un poète disparu – elle erre dan les rues de New York, ou encore elle s’occupe de ses chats dans un petit appartement. D’ailleurs, « Mon chez-moi est un bureau. L'amalgame d'un rêve. Mon chez-moi, ce sont les chats, mes livres, et mon travail jamais fait. »
    On ne trouve pas de chronologie dans son récit, c’est du brut retrouvé dans ses précieux carnets de moleskine où elle a tout noté.
    Si elle dit ne parler de rien, elle parle plutôt de tout. Quant à chroniquer ce livre par ma modeste situation de lectrice passionnée, il m’est bien difficile de parler de ce livre plus qu’intéressant où l’écriture de Patti Smith est tellement fluide que l’on se laisse entraîner par cette grande chanteuse – narratrice. De sa vie si dynamique et riche, on ressent tout l’amour qu’elle met au service de l’écriture et on parcourt ces dix-huit « stations »/« chapitres » avec elle comme guide.
    Un livre plein de sensibilité, d’intelligence, de poésie – c’est un voyage étonnant que l’on fait avec ce personnage important de la scène underground des années 70. Patti nous offre ainsi un ouvrage qui a la règle de ne pas en avoir et c’est également une réflexion sur le deuil et l’espoir.
    Bravo #Patti Smith et chapeau bas ! Pour #Mtrain publié en 2016 aux #EditionsGallimard.

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    Couverture du livre « Dévotion » de Patti Smith aux éditions Gallimard

    Lisa FRERING sur Dévotion de Patti Smith

    https://animallecteur.wordpress.com/2018/12/21/devotion-patti-smith/


    À la question « Pourquoi écrivons-nous ? » Patti Smith répond « Parce que nous ne pouvons pas simplement vivre. » L’écriture est quelque chose pour elle de naturelle et inné, elle a le sens de la formule et une...
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    https://animallecteur.wordpress.com/2018/12/21/devotion-patti-smith/


    À la question « Pourquoi écrivons-nous ? » Patti Smith répond « Parce que nous ne pouvons pas simplement vivre. » L’écriture est quelque chose pour elle de naturelle et inné, elle a le sens de la formule et une magnifique plume, je ne cesserais jamais de le dire après avoir lu Just Kid, M Train ou encore Glaneurs de rêves.

    Dans ce livre découpé en 3 parties, Patti Smith nous offre un mélange d’autobiographie et de fiction. Dans une première partie « Esprit, mode d’emploi« , elle nous offre les secrets de fabrication de son livre qu’elle rédige dans un train qui traverse la France. On y découvre son long processus de captation des sensations et des émotions qui s’invitent autour d’elle pour laisser place à des associations d’idées qui lui offriront sa matière première pour son histoire. On se promène avec elle dans les rues de Paris sur les traces de Patrick Modiano et Simone Weil et dans la maison Gallimard.

    Puis dans une seconde partie nous avons la nouvelle imaginée par Patti Smith. C’est l’histoire d’Eugenia, jeune estonienne qui a fui son pays et s’est réfugiée avec sa tante et le mari de cette dernière en Suisse. Cette jeune fille, depuis son plus jeune âge voue une passion pour le patinage artistique et y consacre sa vie jusqu’à commettre l’irréparable… D’où le titre du livre qui est en réalité de titre de la nouvelle, « Dévotion » Je ne vous en dit pas plus, il faut garder un peu de mystère !

    Enfin, dans la troisième partie du livre intitulée « Un rêve, n’est pas un rêve« , nous sommes à nouveau aux côté de Patti Smith qui nous emmène à Sète, invitée par sa fille, dans la maison d’Albert Camus.

    Comme tout ce que fait Patti Smith (oui je suis une fan inconditionnelle) c’est beau et généreux. Les livre est agrémenté de photographies en noir et blanc, de poésie et de voyage. Il se dégage une certaine sérénité à la lecture de ce livre que je ne saurais que vous conseiller.