Patrick K. Dewdney

Patrick K. Dewdney
Patrick K. Dewdney est né en Angleterre en 1984, et réside en France depuis 21 ans. Après un cursus scolaire dans la filière des lettres, il publie son premier roman, Neva, en 2007. Après la sortie de cet ouvrage, il renonce à poursuivre son master pour se consacrer exclusivement à l'écriture. Pe... Voir plus
Patrick K. Dewdney est né en Angleterre en 1984, et réside en France depuis 21 ans. Après un cursus scolaire dans la filière des lettres, il publie son premier roman, Neva, en 2007. Après la sortie de cet ouvrage, il renonce à poursuivre son master pour se consacrer exclusivement à l'écriture. Perséphone Lunaire, son premier recueil de poésie, est publié en 2010. Patrick K. Dewdney habite actuellement dans la campagne limousine, où il expérimente l'auto-suffisance et la réflexion sociale en parallèle avec son écriture. Il vit en Corrèze à Saint-Eloi-les-Tuileries.

Avis sur cet auteur (5)

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    Couverture du livre « Le cycle de Syffe t.1 ; l'enfant de poussière » de Patrick K. Dewdney aux éditions Au Diable Vauvert

    kadeline sur Le cycle de Syffe t.1 ; l'enfant de poussière de Patrick K. Dewdney

    Je suis assez déstabilisée avec cette lecture. A part le fait que les lieux annoncent un univers inventé, aucun code de la fantasy n'est là, on pourrait être dans un roman contemporain ou historique basé quelque part dans notre monde sans soucis. Pour moi en tant que roman fantasy, il ne fait le...
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    Je suis assez déstabilisée avec cette lecture. A part le fait que les lieux annoncent un univers inventé, aucun code de la fantasy n'est là, on pourrait être dans un roman contemporain ou historique basé quelque part dans notre monde sans soucis. Pour moi en tant que roman fantasy, il ne fait le job. Si on veut du bon fantasy avec un point de départ assez proche il vaut mieux se tourner vers l'assassin royal de Robin Hobb ou l'arcane des épées de Tad Williams. Mais en tant que roman de littérature blanche là il peut se démarquer car il est bien écrit et finalement rentre mieux dans les thématiques habituelles.
    On suit un orphelin des rues qui fera tout pour s'en sortir quitte à se retrouver dans des situations peu enviables (espion, guerrier…). Syffe nous raconte sa vie depuis l'enfance et on oublie facilement qu'il n'a que 8 ans ce qui est positif pour les personnes qui n'aiment pas suivre les aventures d'un enfant mais négatif quand on s'en souvient car il est vraiment trop mature pour son âge pour être parfaitement crédible. C'est lent sans qu'on s'ennuie et c'est doux même quand c'est censé être dur : on est sur la vie quotidienne plus que sur l'aventure et les scènes dures sont sans surenchère niveau action ou horreur.
    Je mettrais un petit bémol sur l'omniprésence de la météo, je ne sais pas pourquoi l'auteur à fait une fixation sur le temps mais c'est bien un des rares points qui m'a lassée.
    Pour moi, définitivement les fans de fantasy n'y trouveront pas leur compte il serait mieux en littérature blanche vu l'écriture, le rythme et l'histoire. Mais sinon c'est agréable à lire si on aime les histoires à la Oliver Twist sur la survie d'un gamin des rues.

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    Couverture du livre « Le cycle de Syffe t.1 ; l'enfant de poussière » de Patrick K. Dewdney aux éditions Au Diable Vauvert

    Manon S. sur Le cycle de Syffe t.1 ; l'enfant de poussière de Patrick K. Dewdney

    Je ne sais trop par où commencer tant la fin de ce livre m'a chamboulée et que ce sentiment est encore tout frais, mais sachez que cette lecture fut presque un coup de cœur et que j'ai vraiment hâte de lire la suite ! (qui heureusement est pour septembre !)

    C'est une véritable épopée à...
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    Je ne sais trop par où commencer tant la fin de ce livre m'a chamboulée et que ce sentiment est encore tout frais, mais sachez que cette lecture fut presque un coup de cœur et que j'ai vraiment hâte de lire la suite ! (qui heureusement est pour septembre !)

    C'est une véritable épopée à travers la vie du tout jeune Syffe que nous offre l'auteur. A travers les yeux de ce petit orphelin de 8 ans, ce sont des complots et des guerres dignes du Seigneur des Anneaux qui vont nous être narrés. J'ai d'ailleurs tout de suite été conquise par la façon qu'a l'auteur de nous conter cette histoire, à la fois lente et très descriptive, mais tellement empreinte d'émotions et de détails qu'elle en devient addictive, d'ailleurs très proche de ce que j'avais ressenti en lisant du Tolkien.

    Ce premier tome va nous permettre de suivre Syffe durant plus de quatre ans, au sein d'un univers de fantasy assez simple. Pas d'orcs ou d'elfes ici, mais tout de même des scolopendres géantes et des petites touches de magie. Il faut dire que son univers est déjà bien complexe au niveau politique et fourmille de cultures différentes que j'ai adoré découvrir. Mais ce que j'ai le plus aimé fut de suivre l'évolution de ce garçon qui arrive toujours a se fourrer dans les pires draps.

    Le début est insouciant et frivole. La vie à la ferme n'est pas très facile, mais il a des amis de son âge : Merle, Cardou et Brindille, puis Driche qui va nous introduire aux différents clans. Mais il va malgré lui devoir s’insinuer dans le monde des adultes, il va être utilisé et ce sera le début de ses ennuis. Et le début des angoisses pour le lecteur, car il va vite devoir se rendre à l'évidence que chaque situation dans laquelle va se retrouver Syffe va finir mal. Les quelques lueurs d'espoir s’éteignent vite et vont mener notre jeune héros entre les mains d'Uldrick qui, pour son bien, va le plonger dans le plus grand désespoir. C'est pourtant la partie que j'ai le plus préféré : Uldrick est un Var et ils ont une culture qui m'a fascinée. A la manière des vikings, elle tourne autour de la guerre mais leur peuple est extrêmement soudé et tolérant, juste. Je me suis énormément attaché à eux, à leurs valeurs et leurs façons bourrues qui cachent pourtant un cœur pas si laid.

    Beaucoup de choses sont ambiguës de cette façon et rendent le récit tellement réel ! Certains passages sont même un peu trop abstraits lorsque la religion entre en jeu, notamment lors des cauchemars que fait Syffe, l'auteur m'a un peu perdu dans ces moments la. Il y a aussi parfois un véritable fossé entre l'âge de notre héros et la façon dont nous est conté son périple, car c'est Syffe adulte qui revient sur sa jeunesse et cela rend le récit parfois étrange, décalé. On a d'ailleurs parfois du mal à croire à certaines situations, Syffe est un garçon si jeune ! Et enfin, pour finir cette liste un peu négative, passée la moitié du livre, il y a très souvent des fautes d'oubli et de frappe, c'est tellement dommage !

    En tout cas ce livre m'a vraiment fasciné tout du long. Mon cœur s'est emballé à plusieurs reprises et notre jeune Syffe n'est vraiment pas sorti de l'auberge... J'ai adoré et je recommande. C'est de la vraie bonne fantasy que tous les fans de Tolkien sauront apprécier ! Merci à Babelio et à Au Diable Vauvert pour la découverte.

    https://bookshowl.blogspot.com/2018/08/le-cycle-de-syffe-tome-1-lenfant-de.html

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    Couverture du livre « Le cycle de Syffe t.1 ; l'enfant de poussière » de Patrick K. Dewdney aux éditions Au Diable Vauvert

    Miguel Aupresdeslivres sur Le cycle de Syffe t.1 ; l'enfant de poussière de Patrick K. Dewdney

    Il s’agit d’un ouvrage de plus de 600 pages, d’une écriture serrée, premier volume de la série « Le Cycle de Syffe ». On y trouve un monde qui n’est pas sans rappeler celui de «l’Assassin Royal[1]», de Robin Hobb. Nous sommes en présence de fantasy (pourtant peu présente dans ce volume), à une...
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    Il s’agit d’un ouvrage de plus de 600 pages, d’une écriture serrée, premier volume de la série « Le Cycle de Syffe ». On y trouve un monde qui n’est pas sans rappeler celui de «l’Assassin Royal[1]», de Robin Hobb. Nous sommes en présence de fantasy (pourtant peu présente dans ce volume), à une époque médiévale : la pauvreté et la violence sont présentes.

    C’est un roman où le temps s’écoule très lentement (plus de quatre ans dans ce volume). Les événements se mettent en place tranquillement. L’auteur plante son décor, et nous fait découvrir les différents éléments de son intrigue (ou d’une partie), tout en laissant planer le mystère autour de Syffe. Les personnages sont travaillés, et nombreux sont ceux qui déclenchent de l’empathie : Hesse, Nahirsipal, Uldrick, Driche, etc.

    À la lecture de l’ouvrage, on comprend que Syffe revient sur sa vie qu’il nous raconte (point commun supplémentaire avec «L’assassin royal»). Malgré son jeune âge, Syffe est débrouillard, et a l’esprit vif. Par contre, il est impulsif et l’apprendra à ses dépens. Cela le poussera vers l’âge adulte plus vite que prévu. Il s’agit réellement d’un apprentissage de la vie. Le prochain tome nous montrera sans doute (je l’espère en tout cas) où cela mènera le jeune garçon.
    Ce premier volume se découpe en quatre parties, d’une écriture riche, travaillée, et rythmée, qui se lit avec appétit. On peut peut-être, par moments, ressentir quelques longueurs au vu des nombreuses descriptions, mais dans mon cas, rien de rédhibitoire.

    Vivement la suite !
    À lire !
    source: https://www.aupresdeslivres.fr/L-enfant-de-poussiere-de-Patrick-K-Dewdney

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    Couverture du livre « Écume » de Patrick K. Dewdney aux éditions La Manufacture De Livres

    Christelle Salvan sur Écume de Patrick K. Dewdney

    " Le bateau file maintenant face au vent. La bruine a cessé. Au-delà du sillon scintillant que la gueuse trace sur son passage, l'aube dévore ce qu'il reste des côtes, un lambeau sombre, inondé de lumière. Lorsque la mer se cabre, il arrive au fils d'y plonger les yeux par mégarde. Sa rétine...
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    " Le bateau file maintenant face au vent. La bruine a cessé. Au-delà du sillon scintillant que la gueuse trace sur son passage, l'aube dévore ce qu'il reste des côtes, un lambeau sombre, inondé de lumière. Lorsque la mer se cabre, il arrive au fils d'y plonger les yeux par mégarde. Sa rétine abrite déjà des essaims de taches noires, et pourtant, il juge l'obscure grouillante préférable à la contemplation de la timonerie. De ce qui frémit en dessous, en attendant son heure. "


    La Manche acceuille chaque jour le Pére et le Fils, marins pêcheurs. Une tension extrême possède ces deux êtres du même sang. Le Père, l'ancien, accroché au vieux monde. Le Fils, plus jeune et déjà désabusé du futur qu'il perçoit. Deux regards durs et cruels sur la mer qui les entoure.

    " Quel pouvoir terrible que le pouvoir du couteau, pense soudain le fils. C'est une chose dont il n'a jamais voulu. Une chose abominable d'absurdité qui prend racine dans la folie du père, mais aussi dans le gâchis terrifiant de l'espèce, à laquelle il a songé tantôt. À laquelle il songe à chaque instant, en vérité, alors que, par contrainte et lacheté, ses mains s'emploient -en compagnie de tant d'autres- à la mise à mort d'un monde. La démence et le dépouillement avide des mers. Cela s'amalgame en lui. Les rugissements du père et les marées noires. Les filets flottants. Le plastique."



    La Mer, berceau de la vie, trop dépouillée, trop polluée, trop maltraitée par ceux-là même qui devraient la protéger donne des signes de fatigue et se rebelle à sa façon. Pénurie des espèces, tempête déchainée.

    " Il n'y a pas de paix ici, seulement l'illusion de la paix. Et encore. Il faudrait ne pas avoir saisi la force de ce qui dort pour ne pas le craindre à chaque instant. "



    Pour survivre, les pêcheurs deviennent passeurs. Un nouveau fléau dont la mer est témoin. Le fils suit le père, il n'a pas son mot à dire. Il doit respecter l'ancien même s'il ne l'approuve pas. Une certaine compassion le gagne pour ces migrants.



    " Leurs horizons sont différents mais la trajectoire de l'âme est identique. Il s'agit de laisser derrière soi la misère familière et le parfum de la poudre. Il s'agit de ne pas avoir fait autant pour rien, de ne pas finir dans la boue, en gibier à gendarme, sous les bâches de Calais. "

    Ecume, un roman noir engagé admirable, grâce à un auteur qui n'hésite pas à s'insurger par sa plume contre ces différents fléaux qui polluent le bien-être du monde.

    Patrick K . Dweney nous offre un huis-clos à bord de la Gueuse d'une force aussi déchainée qu'un jour de tempête. Un écriture au scalpel, précise, tranchante, cruelle, écorchée, à fleur de peau. Un récit court mais aussi dense que l'immensité de la Manche, aussi intense qu'un ouragan. Page après page, la tension se renforce, on sent le drame approché, tel des nuages noirs prêts à exploser, en attente dans le ciel .

    Un divin nectar de noirceur.

    Une prose pleine de poésie que je n'ai pu m'empêcher de vous faire découvrir dans ces extraits.

    " Autour, le vent a forci, a libéré le ciel scintillant des nuages qui l'obstruaient tantôt. Le souffle s'évertue à polir désormais, à faire reluire la lune dans son bassin étoilé. "



    Un récit magnifique, qui révèle le chaos humains, lève le voile sur la noirceur du monde. Les relations père/fils, les vies chaotiques, des hommes torturés autant vivants que survivants, la pollution, les migrants, la misère affective, la difficultés de vivre quand tous les éléments se déchainent, autant de thémes abordés par l'auteur qui donne une profondeur supplémentaire à son roman. Un récit sombre, vertigineux, captivant, envoûtant, d'une lucidité féroce sur cette mer moribonde.

    " L'ecume appelle le père, et rien ne pourra l'en détourner. L'ecume appelle le père, et c'est ainsi. Le sommeil attendra. "

    Une plume que j'avais découverte avec "Crocs" sont précédent roman édité également à la Manufacture de Livres. Un roman noir remarquable, un style sauvage, enragé, cruel, accrocheur, " On ne creuse pas le passé sans y trouver des échardes et de la souffrance" ( Extrait de Crocs)



    Une plume que j'ai eu plaisir à retrouver, un auteur brillant, que je ne peux que vous encourager à découvrir tellement c'est beau, tellement c'est fort, tellement j'ai adoré.

    La mer comme vous ne l'avez jamais lu.

    j'espère sincèrement que vous lui accorderez toute l'attention qu'il mérite.

    Lisez Ecume, lisez Crocs, vous verrez c'est magnifique.


    Patrick K. Dewdney

    Patrick K. Dewdney est né en Angleterre en 1984, et réside en France depuis 21 ans. Après un cursus scolaire dans la filière des lettres, il publie son premier roman, Neva, en 2007. Après la sortie de cet ouvrage, il renonce à poursuivre son master pour se consacrer exclusivement à l'écriture. Perséphone Lunaire, son premier recueil de poésie, est publié en 2010. Il a publié Crocs à La Manufacture des Livres Collection Territori en 2015. Ecume est son second roman noir qui rejoint la collection Territori. Une bien belle collection, de magifiques bijoux dans de merveilleux écrins. Patrick K. Dewdney habite actuellement dans la campagne limousine, où il expérimente l’auto-suffisance et la réflexion sociale en parallèle avec son écriture. Il travaille à une saga de fantasy au Diable Vauvert.