Patrick Breuze

Patrick Breuze
Journaliste et familier de la haute-montagne, Patrick Breuzé écrit sur un sujet qui lui est cher et qu'il maîtrise parfaitement. Il vit à Samoens dans les Alpes du Nord.

Avis (2)

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    Couverture du livre « La montagne pour refuge » de Patrick Breuze aux éditions Calmann-levy

    Catherine Quart Foisset sur La montagne pour refuge de Patrick Breuze

    Bien sûr, étant très sensible aux couvertures, j'ai choisi celui-ci justement car il met la Nature en premier plan: la montagne, la forêt, une cabane).
    Le démarrage était assez lent pour moi, au bout d'une cinquantaine de pages, j'avais envie de l'abandonner, j'avais l'impression de relire...
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    Bien sûr, étant très sensible aux couvertures, j'ai choisi celui-ci justement car il met la Nature en premier plan: la montagne, la forêt, une cabane).
    Le démarrage était assez lent pour moi, au bout d'une cinquantaine de pages, j'avais envie de l'abandonner, j'avais l'impression de relire toujours la même histoire - une jeune femme assez perdue de premier abord qui arrive dans une résidence cossue et soigne le maître de maison.
    Puis, au bout d'une dizaine de jours, j'ai tout de même poursuivi.
    Ce deuxième était le bon!
    C'est l'histoire d'une jeune femme infirmière qui, après la 1ère guerre mondiale, décide de trouver "refuge" en Savoie pour soigner un photographe-guide aisé. Sa deuxième intention est de surtout retrouver son fiancé-soldat, n'ayant aucune nouvelles de lui depuis la fin de la guerre.
    Jeanne est assez désabusée, blasée par la vie. Elle ne se laisse rien conter au départ puis petit à petit elle fait une rencontre assez fortuite avec un sculpteur/paysan qui lui "raconte" la montagne. "Elle a envie de renouer avec les traces d'un passé confisqué par la vie"
    Elle découvre aussi d'autres aspects de la personnalité de chaque interlocuteur qu'elle croise.
    Et toujours cette Montagne en ligne de mire. Cette montagne qui oblige Jeanne à regarder en elle et à admettre ce qu'elle est. Elle n'a pas peur, elle est impressionnée. Et c'est pour cela qu'elle va essayer de "soigner" la montagne. Je n'en dis pas plus, cela vous gâcherait la surprise. En tout cas, quelle admiration pour cette femme qui arrive à "dompter" un petit peu cette masse granitique!
    Est-ce une histoire vraie? A l'issue du roman, je me pose encore la question.....

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    Couverture du livre « La montagne effacée » de Patrick Breuze aux éditions Presses De La Cite

    Yves MABON sur La montagne effacée de Patrick Breuze

    La bonne idée de l'auteur est de combiner la maladie d'Alzheimer avec la montagne et les ravages qu'elle peut faire chez de pauvres gens qui n'ont pour gagne pain que cette montagne justement. Mais en même temps, Léon est un homme à poigne, habitué à diriger les autres guides de Samoëns, un...
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    La bonne idée de l'auteur est de combiner la maladie d'Alzheimer avec la montagne et les ravages qu'elle peut faire chez de pauvres gens qui n'ont pour gagne pain que cette montagne justement. Mais en même temps, Léon est un homme à poigne, habitué à diriger les autres guides de Samoëns, un homme qui ne lâche rien. On a donc à la fois un roman sur la perte d'autonomie, de la fierté (parce que diminué par une maladie inconnue à l'époque, l'homme n'est plus "un homme" aux yeux de beaucoup, qui ne peut plus nourrir sa famille) et sur la montagne, les randonnées et les paysages. Armande est aussi un personnage important : la femme effacée mais toujours présente, qui est en fait le pilier de ce couple vieillissant (ils ont un peu plus de 65 ans), comme beaucoup de femmes de l'époque. Elle s'inquiète Armande, se demande ce que va devenir Léon : "Quand elle entendit la porte se refermer, elle ne ressentit rien. Ni soulagement, ni colère. Ses mains étaient gelées, ses pieds violacés. Son corps noué attendait qu'on lui dise quoi faire. Ce sentiment de fin de vie, elle le connaissait déjà. [...] Adossée contre le mur chaulé, elle regarda défiler sa vie, de rares moments de bonheur, de longues années de labeur. Désormais, il faudrait admettre que le fardeau devint encore plus lourd." (p.76)

    Roman bien écrit, dans une langue simple et soignée, insérant pas mal de dialogues dans le patois local, ce qui lui donne du rythme et du corps. Un livre qui a ce côté roman du terroir ou régional, un peu désuet, mais loin d'être désagréable. Un peu comme un téléfilm de France 3 : pas le film de l'année, mais on le regarde avec plaisir en famille ! Ce genre d'histoire ne deviendra pas ma lecture favorite, mais une de temps en temps (point trop souvent non plus), pourquoi pas ?

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