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Patrice Gain

Patrice Gain
Patrice Gain est né à Nantes en 1961. Professionnel de la montagne, ingénieur en environnement, les territoires d'altitude et les grands espaces l'attirent depuis toujours. Il est déjà l'auteur de deux romans aux éditions Le mot et le reste : La Naufragée du lac des Dents Blanches (Prix du pay... Voir plus
Patrice Gain est né à Nantes en 1961. Professionnel de la montagne, ingénieur en environnement, les territoires d'altitude et les grands espaces l'attirent depuis toujours. Il est déjà l'auteur de deux romans aux éditions Le mot et le reste : La Naufragée du lac des Dents Blanches (Prix du pays du Mont-Blanc et Prix « Récit de l'Ailleurs » des lycéens de Saint-Pierre et Miquelon) et Denali.

Avis sur cet auteur (23)

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    Couverture du livre « Terres fauves » de Patrice Gain aux éditions Le Mot Et Le Reste

    Root sur Terres fauves de Patrice Gain

    Fraîchement plaqué par sa femme, David McCae n’a envie de rien, et surtout pas d’écrire le fichu bouquin du gouverneur. Fichu bouquin qui exige qu’il se rende en Alaska – on se plaindrait de moins – pour s’entretenir avec un « ami » du gouverneur Andrew Kearny, un alpiniste de renom qui...
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    Fraîchement plaqué par sa femme, David McCae n’a envie de rien, et surtout pas d’écrire le fichu bouquin du gouverneur. Fichu bouquin qui exige qu’il se rende en Alaska – on se plaindrait de moins – pour s’entretenir avec un « ami » du gouverneur Andrew Kearny, un alpiniste de renom qui l’aiderait à enjoliver les mémoires du sieur Kearny qui souhaite redorer son blason à l’approche de la présidentielle. Son éditeur ne voulant rien savoir, David prend sur lui et s’exile pour rencontrer Dick Carlson, qui s’avère aussi accueillant que le paysage. Porté sur la bouteille et les femmes (ses troisièmes noces se sont achevées comme les deux précédentes), Carlson semble ne pas pouvoir s’empêcher d’être odieux. Grossier, sans gêne, il est toutefois loquace, et David pourrait en découvrir plus que ce qu’il est venu chercher…

    Résigné à faire ce qu’on lui demande, David accepte de se rendre à Ravencroft, un morceau de terre isolé par les eaux et accessible uniquement en hélicoptère, pour recueillir les confessions du vieil homme. Sauf qu’au lieu de retrouver Dick Carlson comme il le pensait, David est abandonné là sans moyen de communiquer avec la civilisation ni de la regagner. Dans une nature hostile sous le joug du règne animal, il va devoir lutter pour sa survie, et il est difficile de prédire qui sortira gagnant de ce combat…

    L’atmosphère est oppressante dès le début. Le moral en berne du héros, taciturne et défaitiste, commence à planter le décor. Généralement, c’est le genre de personnage qui me plaît, et David McCae n’a pas fait exception à la règle. J’ai donc apprécié la première partie du roman, particulièrement sa rencontre avec le détestable Dick Carlson. Dans le rôle de l’antagoniste, l’alpiniste est plutôt bon et l’ambiance froide, sombre, brutale soutient son acrimonie. Aurais-je trop espéré de ce duo ? L’enchaînement d’événements dramatiques peu vraisemblables et trop prévisibles dessert l’intérêt que présentaient les personnages. L’extrême des situations gomme la dimension psychologique que j’aurais aimé voir creusée, et point alors ce que tout lecteur redoute : la lassitude. C’est toute une part du récit qui s’essouffle pour laisser place à l’aventure seule, qui n’a pas suffi à combler mes attentes. Ai-je été induite en erreur par le résumé ? Terres fauves semble diviser, et je vous souhaite de lui trouver les qualités que peut-être, je n’ai pas su apprécier.

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    Couverture du livre « Terres fauves » de Patrice Gain aux éditions Le Mot Et Le Reste

    Marie Kirzy sur Terres fauves de Patrice Gain

    Peut-être que j'en attendais trop ...
    Les premières pages m'ont ennuyée, non pas que la lecture ait été déplaisante, loin de là, mais bof, difficile de vraiment m'intéresser à ce David McCae, écrivain new-yorkais obligé de se rendre en Alaska pour terminer un biographie commandée par un...
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    Peut-être que j'en attendais trop ...
    Les premières pages m'ont ennuyée, non pas que la lecture ait été déplaisante, loin de là, mais bof, difficile de vraiment m'intéresser à ce David McCae, écrivain new-yorkais obligé de se rendre en Alaska pour terminer un biographie commandée par un gouverneur américain et y rencontrer un alpiniste à la renommée mondiale, ami dudit homme politique. Ecriture comme personnage, j'ai trouvé tout très fade, sans mystère, sans tension, sans interrogation. Plat.

    Puis le récit décolle lorsque l'interview vire au cauchemar et le roman en récit de survie dans le décor grandiose d'une île sauvage d'Alaska. Même si on est très loin de l'ambiance oppressante que propose David Vann dans le même cadre, j'ai été ferrée. Puis c'est retombé.

    La faute, peut-être, à un autre livre ( pas Sukkwan Island ) que j'ai lu juste avant, Croire aux fauves, de Nasstaja Martin, récit qui n'a rien à voir avec Terres fauves mais qui relate aussi un combat avec un ours et surtout une transformation suite à cette confrontation, avec une force inouïe. Pas de bol d'avoir enchaîné ces deux lectures ... la comparaison a clairement parasité la lecture de certains chapitres de Terres fauves, et jamais à son avantage.

    On voit bien David, falot, naïf et dépressif, se transformer en mode survie, obligé de se surpasser une fois réellement confronté à la violence de la nature et des hommes. Mais plutôt que de pousser les curseurs à fond, de jouer la carte de l'ambiguïté de cette métamorphose, l'auteure confronte son personnage à une course contre la mort, certes bien ficelée mais qui repose sur des invraisemblances et qui aboutit à un enchaînements d'événements dramatiques en accéléré, tous prévisibles, ce qui décentre le récit qui aurait pu être captivant de la mue radicale de David. Je n'ai pas réussi à y croire.

    Bref, pas la bonne lecture au bon moment pour moi, je suis passée à côté ...

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    Couverture du livre « Terres fauves » de Patrice Gain aux éditions Le Mot Et Le Reste

    JuanGarciaMadero sur Terres fauves de Patrice Gain

    L’histoire de ce roman est d’une simplicité biblique. Un écrivain venu de la Grosse Pomme doit écrire la biographie d’un politicien, le gouverneur Andrew Kearny. Ce dernier, pour étoffer ses mémoires, désire ardemment un chapitre à la gloire de son ami Dick Carlson, montrant combien lui et ce...
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    L’histoire de ce roman est d’une simplicité biblique. Un écrivain venu de la Grosse Pomme doit écrire la biographie d’un politicien, le gouverneur Andrew Kearny. Ce dernier, pour étoffer ses mémoires, désire ardemment un chapitre à la gloire de son ami Dick Carlson, montrant combien lui et ce héros américain sont proches et se connaissent bien. Carlson c’est le baroudeur, l’aventurier, le vainqueur de l’Hidden Peak, le fameux Gasherbrum I, le onzième sommet le plus haut du monde, un des plus fameux « 8000 ». David McCae, l’écrivain, n’est pas enchanté pas la perspective d’aller rendre visite au personnage qui vit au fin fond de l’Alaska, bien loin de vie citadine chérie. Mais la pression de son éditeur et la nécessité dans laquelle il se trouve font qu’il finit par se retrouver sur les terres lointaines de Valdez, bourgade des confins de l’Alaska, puis dans le lodge de l’aventurier mondain, qui s’avère être un vantard empli de morgue, de suffisance, et d’estime de soi démesurée. Quelques confessions alcoolisées plus tard, McCae en sait suffisamment pour rabattre la morgue du personnage et détruire son mythe, ce qu’il ne va pas se priver de faire. A ses risques et périls, car la vengeance de Carlson sera terrible. Et la nature sauvage des contrées retirées qu’il affectionne deviendra sa complice.

    « Terres fauves » est difficile à évaluer. Dur à noter. Pas évident à juger. D’abord car sa morale m’est apparue un peu simpliste, ses personnages caricaturaux et mal dessinés, son histoire trop pleine d’invraisemblances. La fin notamment est expédiée dans une précipitation malvenue, le personnage de la sœur de l’écrivain et les fantômes de son passé venant se mélanger au présent de la sœur qu’il a préféré mettre de côté sont traités à la hâte, et c’est fort dommageable car il y aurait peut-être eu là matière à approfondir le personnage du narrateur, à le densifier et à le complexifier.

    Mais, malgré ses défauts qui pourraient sembler rédhibitoires, le roman de M. Patrice Gain est sauvé par d’estimables qualités. En premier lieu, une plume admirable, simple et efficace, précise et avec suffisamment de recherche et ce qu’il faut de savoir-faire pour nous embarquer quoi qu’il arrive. Et, en second lieu, un amour de la nature, de sa sauvagerie, de son imprévisibilité, des paradoxes qu’elle offre à l’être humain, cet animal doté d’un cerveau et d’une conscience. Cet aspect-là, l’auteur parvient à le transcender, et, même si j’ai trouvé déséquilibré les différentes parties de son roman, ma lecture n’en a pas moins été agréable de par sa volonté de nous faire partager cette nature, de nous la faire ressentir, et avec ceci nous finissons par entrer un peu dans le livre, et à être embarquer contre notre volonté, comme McCae, l’écrivain héros de cette histoire, dans les grands espaces de l’Amérique du Nord et leur dangereuse beauté.

    Au final, avis mitigé. L’écriture et la sauvagerie brutale de l’histoire peut séduire les amateurs du genre, et je peux encourager à sa lecture pour cela. Mais uniquement pour cela.

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    Couverture du livre « Terres fauves » de Patrice Gain aux éditions Le Mot Et Le Reste

    Ju-s-tine sur Terres fauves de Patrice Gain

    Encensé par beaucoup, je ne partage pas cet engouement.
    Je n'ai vu dans ce livre aucun suspens, tout est dit au fur et à mesure. La fin arrive donc sans surprise et avec beaucoup de déception...

    Encensé par beaucoup, je ne partage pas cet engouement.
    Je n'ai vu dans ce livre aucun suspens, tout est dit au fur et à mesure. La fin arrive donc sans surprise et avec beaucoup de déception...