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Patrice Gain

Patrice Gain
Patrice Gain est né à Nantes en 1961. Professionnel de la montagne, ingénieur en environnement, les territoires d'altitude et les grands espaces l'attirent depuis toujours. Il est déjà l'auteur de deux romans aux éditions Le mot et le reste : La Naufragée du lac des Dents Blanches (Prix du pays d... Voir plus
Patrice Gain est né à Nantes en 1961. Professionnel de la montagne, ingénieur en environnement, les territoires d'altitude et les grands espaces l'attirent depuis toujours. Il est déjà l'auteur de deux romans aux éditions Le mot et le reste : La Naufragée du lac des Dents Blanches (Prix du pays du Mont-Blanc et Prix « Récit de l'Ailleurs » des lycéens de Saint-Pierre et Miquelon) et Denali.

Avis sur cet auteur (63)

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    Couverture du livre « Terres fauves » de Patrice Gain aux éditions Le Mot Et Le Reste

    Sandrine Fernandez sur Terres fauves de Patrice Gain

    Écrivain new-yorkais, David McCae est le porte-plume du gouverneur Andrew Kearny, potentiel candidat à présidentielle. Il ne lui reste plus qu’un chapitre à écrire, celui sur l’amitié qui unit l’homme politique à Dick Carlson, alpiniste, héros national, premier Américain à avoir gravi un sommet...
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    Écrivain new-yorkais, David McCae est le porte-plume du gouverneur Andrew Kearny, potentiel candidat à présidentielle. Il ne lui reste plus qu’un chapitre à écrire, celui sur l’amitié qui unit l’homme politique à Dick Carlson, alpiniste, héros national, premier Américain à avoir gravi un sommet de plus de 8000 mètres.
    Mais quand son éditeur lui propose d’aller l’interviewer chez lui en Alaska, l’écrivain, citadin dans l’âme, rechigne à quitter New York pour découvrir cet état lointain qu’il imagine hostile. Pourtant, il finit par arriver à Valdez et l’alcool aidant, l’alpiniste vénéré de tous, va même aller trop loin et lui faire des révélations compromettantes. Dépositaire de secrets jusque-là bien gardés, David devient l’homme à abattre…

    Nature hostile, températures glaciales, animaux féroces, hommes rustres et violents…Pour l’écrivain new-yorkais, le séjour en Alaska est cauchemardesque et il ne doit qu’à une chance folle d’y survivre.
    Et même si on du mal à croire à la totalité de ses terribles aventures, le suspense est intense, l’atmosphère angoissante et on sent bien le piège se refermer, les évènements se succéder, la poisse s’installer.
    Si David apparaît comme un peu terne, dépressif, pas très courageux, il va devoir se dépasser pour échapper à l’enfer et ce sera une sorte de libération. Il va fuir certes, mais aussi rencontrer des personnes de valeur, se confronter à lui-même, se remettre en question et changer en profondeur.
    L’ensemble ne brille pas par sa vraisemblance et pourtant on est entrainé par le rythme trépident, l’angoisse latente et les belles descriptions de la nature. Divertissant.

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    Couverture du livre « De silence et de loup » de Patrice Gain aux éditions Albin Michel

    tatibibibi sur De silence et de loup de Patrice Gain

    En ce caniculaire été 2022, petite incursion pour le moins rafraîchissante à Tiksi et en mer de Sibérie, avec des températures si négatives que l'on peut y mourir de froid, voire s'y laisser mourir.
    C'est cet endroit qu'a choisi la journaliste Anna pour accompagner une expédition scientifique...
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    En ce caniculaire été 2022, petite incursion pour le moins rafraîchissante à Tiksi et en mer de Sibérie, avec des températures si négatives que l'on peut y mourir de froid, voire s'y laisser mourir.
    C'est cet endroit qu'a choisi la journaliste Anna pour accompagner une expédition scientifique en hivernage sur la banquise.
    Destination rédemption ou délivrance pour Anna qui vient de perdre sa fille de 6 ans ainsi que sa compagne qui elle, s'est suicidée. Quand on a ainsi tout perdu, reviennent les souvenirs du bonheur enfui mais aussi tous les manquements culpabilisants et les absences regrettées.
    Dans des conditions climatiques extrêmes, des tensions apparaissent entre les membres de la mission : relations complexes, malsaines parfois et violences...
    Au silence de l'Arctique répondent les secrets de chacun et leurs blessures intimes.
    Quand, dans cette immensité glacée, les femmes en colère trouvent enfin la force d'éliminer les prédateurs.
    En parallèle, quelque part dans un monastère de la Grande Chartreuse, Dom Joseph, alias Sacha, le frère d'Anna, douloureusement plongé dans la lecture du carnet de voyage de sa soeur. Là aussi, exclusion loin du monde des hommes, expiatrice ou libératrice ?
    Fuir les hommes...sur la banquise ou dans un monastère , puis se retrouver seul face à soi-même et à des démons ....quelle peut en être l'issue ?
    Ce roman est totalement immersif.
    Spatialement, sur cette banquise, grâce aux mots de Patrice Gain, précis et coupants comme de la glace..
    Sensoriellement aussi. Et l'on avance lentement dans ces paysages hostiles et d'une beauté mortelle..et l'on avance parallèlement au coeur du coeur des personnages, de là nait l'intensité dramatique de ce superbe roman noir.
    C'est un véritable chemin de croix sur lequel se sont engagés Anna et son frère.
    Plus que jamais l'homme est un loup pour l'homme, tellement plus dangereux que celui sur la banquise à la recherche d'une proie.
    S'endormir pour ne pas se réveiller...
    Magnifique !!!

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    Couverture du livre « Le sourire du scorpion » de Patrice Gain aux éditions Le Mot Et Le Reste

    LALIE.01 sur Le sourire du scorpion de Patrice Gain

    Ingénieur en environnement, professionnel de la montagne, l’écrivain français Patrice Gain qui avait été primé au Festival du Polar de Villeneuve-lez-Avignon en 2029 (un Festival que je connais pour y avoir participé en tant que faisant partie du Jury, a publié récemment « Le Sourire du scorpion...
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    Ingénieur en environnement, professionnel de la montagne, l’écrivain français Patrice Gain qui avait été primé au Festival du Polar de Villeneuve-lez-Avignon en 2029 (un Festival que je connais pour y avoir participé en tant que faisant partie du Jury, a publié récemment « Le Sourire du scorpion ».
    Petit livre certes, mais avec des questionnements : cela m’a faite un peu penser au film « Délivrance » mais ici, ce serait plutôt « Errance » : des personnes partent à l’aventure dans des gorges, dévalent des rapides dans un canoë et…. se produit un drame.
    Ici, il s’agit d’une famille : le père, la mère (Alex, Emily ), leurs deux enfants, des faux jumeaux (Luna et Tom, quinze ans) et un guide serbe taciturne Goran.
    Patrice Gain fait partie de ces auteurs d’une élégante discrétion dont chaque nouveau roman est devenu une fête pour les lecteurs qui le suivent. « Le sourire du scorpion » ne fait pas exception à la règle : il s’agit d’un récit magnifique, sombre, habité par des personnages complexes et par une nature tantôt amie, tantôt adversaire.
    Le narrateur, Tom, est devenu un jeune homme au moment où il commence à raconter l’histoire du Scorpion. Mais, c’est encore un ado en 2006, au moment où sa vie et celle de sa famille basculent, quelque part au cœur du Monténegro, dans le canyon de la Tara.
    Famille de saltimbanques, les parents de Tom et de Luna, sa sœur jumelle, vivent leurs vies en êtres libres et généreux. Vivant dans un camion avec leurs deux ados, travaillant au gré des besoins saisonniers, Mily et Alex font partie de ces doux rêveurs qui traversent la vie en donnant plus qu’en se servant. La descente de la Tara en raft, une idée d’Alex et de leur guide serbe, Goran, ne réjouit pourtant pas Mily, incapable de se départir d’un désagréable sentiment de fatalité.
    Et cette descente du canyon vire rapidement au cauchemar : malgré les dires de Goran, les conditions météo sont très mauvaises – la rivière déchaînée est en crue – le canoë pris dans les tourbillons causés par les orages se renverse plusieurs fois, jusqu’au drame : le père tombe à l’eau et Goran n’a rien pu faire…
    Le retour en France en famille estropiée, le deuil qui vous cueille du jour au lendemain, le parent qui reste devenu un étranger, un malade, deux ados qui encaissent ce revirement de l’existence chacun à sa manière, des années qui s’écoulent, le voile qui se déchire enfin sur l’accident de la Tara.
    Tom, le narrateur, revient sur ces années angoissantes et remet les pièces du puzzle en place avec application : un travail de résilience qui impose le respect. Un survivant.
    Tom passe des gorges monténégrines au Causse du Larzac (en Aveyron), où les deux adolescents voient leur vie changer. Le deuil entame grandement leur confiance en la vie – Luna prend ses distances au grand désespoir de son frère que la solitude gagne malgré une ouverture à la société. Peut-être à cause de celle-ci, des doutes qui affleurent sur le drame du Monténégro, pays des Balkans où les plaies de la guerre sont encore à vif. Après le génocide de Bosnie, les vengeances et les haines couvent toujours, prêtes à s’embraser.
    Si les paysages de falaises et de canyons participent à l’âpreté et à la lourdeur de l’atmosphère, l’Histoire est centrale, et la barbarie cynique rattrape nos héros.
    L’écriture de Patrice Gain, précise dans les détails, sobre, miroir d’encre des paysages qu’il décrit, entraîne le lecteur au cœur d’un drame qui, s’il est prévisible, n’en est pas moins poignant. Et c’est par ce drame que la véritable histoire commence.
    L’auteur dose parfaitement la tension jusqu’à l’explosion de désespoir finale.
    Avec « Le sourire du scorpion », Patrice Gain nous décrit aussi du nature writing avec tous ces beaux paysages traversés. Certaines notifications peuvent sembler « bizarres » (comme l’histoire de la cassette…). Par contre, j’ai bien apprécié que l’on y parle de l’Histoire avec cette guerre de Yougoslavie.
    Un roman très sombre lu en très peu de temps.

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    Couverture du livre « Le sourire du scorpion » de Patrice Gain aux éditions Le Mot Et Le Reste

    Bill sur Le sourire du scorpion de Patrice Gain

    Quel roman ! 

    Je ne m'attendais absolument pas à une telle histoire quand je me suis plongée dans ce roman qui commence par du rafting au Montenegro organisé par une famille française et leur ami local, Goran.

    Cette excursion tourne au drame quand après de monstrueux orages et des bivouacs...
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    Quel roman ! 

    Je ne m'attendais absolument pas à une telle histoire quand je me suis plongée dans ce roman qui commence par du rafting au Montenegro organisé par une famille française et leur ami local, Goran.

    Cette excursion tourne au drame quand après de monstrueux orages et des bivouacs à flanc de falaise, des rapides trop forts retournent leur embarcation et le père disparaît.

    La mère, les ados jumeaux, Tom et Luna, et Goran rentrent en France, vont se réfugier dans la maison délabrée, isolée dans les Grands Causses que la mère a hérité de ses parents, et omù ils vivent dans leur camion-roulotte. 

    Goran commence à consolider les murs tandis que la mère s'emmure dans son chagrin, Luna et Tom explorent les environs.

    C'est Tom qui raconte, Tom qui va souffrir de la séparation avec Luna quand elle part pour le lycée alors qu'il redouble sa troisième. Tom qui reste souvent seul quand sa mère et Goran partent à Lyon chercher les loyers impayés des locataires de l'appartement des grands-parents.

    Luna qui se révolte, qui part, qui explore les sports extrêmes, funambulisme, escalade, ... 

    Tom qui regarde, qui écoute, qui s'inquiète ; Tom qui s'apaise en plaine nature, qui contemple, qui se trouve dans l'apprentissage du métier de charpentier  ; Tom qui découvre le passé trouble et violent de Goran et qui l'expose ...

    Un roman oppressant dont la tension et la violence sous-jacente, montent peu à peu à la surface du récit.

    Latente en première partie quand rien sauf les pressentiments de la mère, ne laissent imaginer que la descente de la rivière Tara sera plus proche de Délivrance que d'un long fleuve tranquille.

    An première ligne dans les derniers chapitres quand éclatent au grand jour, les exactions de goran pendant la guerre civile bosniaque.

    Un roman qui mêle actualité récente, nature et crises familiale ! 

    Ma première lecture de cet auteur mais certainement pas la dernière !